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ROJAVA. Deux drones turcs abattus à Manbij

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SYRIE / ROJAVA – Les forces du Conseil militaire de Manbij ont abattu deux drones de l’armée d’occupation turque dans la campagne nord de Manbij.

Alors que l’armée d’occupation turque continue de cibler la campagne nord-ouest de Manbij depuis ce matin au moyen de drones et de bombardements d’artillerie, les forces du Conseil militaire de Manbij ont réussi à abattre deux drones supplémentaires.

Plus tôt, le Centre des médias du Conseil militaire de Manbij avait rapporté, que leurs combattants avaient abattu un drone turc dans la matinée, portant le nombre total de drones abattus à trois.

Le canton de Manbij, sous contrôle des forces arabo-kurdes, a été le théâtre de nouveaux bombardements de la part de l’armée d’occupation turque et de ses mercenaires dans la campagne nord. Il y a également eu une tentative d’infiltration dans les positions tenues par les forces gouvernementales de Damas dans la campagne ouest depuis l’aube d’aujourd’hui.

Un drone suicide a ciblé le village d’Al-Jarad dans la campagne nord de Manbij, blessant le civil Mahmoud Hussein Al-Khalaf (40 ans).

En outre, trois soldats du gouvernement de Damas ont été tués et un autre blessé lors d’affrontements qui ont éclaté lors d’une tentative d’infiltration de mercenaires soutenus par la Turquie dans une position du village d’Al-Dandania.

TURQUIE. Des hommes ont tué 27 femmes en août 2024

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TURQUIE / KURDISTAN – Des hommes ont tué au moins 27 femmes et tué 6 enfants en Turquie, y compris dans les régions kurdes du pays. Au cours des huit premiers mois de 2024, le pays a connu 245 féminicides.

Provinces où les hommes ont assassiné des femmes

Adana (1), Afyon (1), Ankara (1), Antalya (1), Aydın (1), Balıkesir (2), Eskişehir (1), Giresun (1), Kocaeli (1), Konya (2), Malatya (1), Mersin (2), Muğla (1), Samsun (1), Siirt (1), Tekirdağ (2), Urfa (1), Zonguldak (1), Istanbul (3), Izmir (2)

Des hommes ont tué 13 femmes parce qu’elles « voulaient rompre » ou « ne voulaient pas se réconcilier », et quatre femmes parce qu’elles étaient « jalouses ». Une femme a été tuée parce qu’elle « ne baissait pas le volume de la musique ». Des hommes ont tué une femme parce que « sa fille voulait rompre » et une autre parce que « sa poule était entrée dans le jardin ». Le « prétexte » pour le meurtre de cinq femmes n’a pas été mentionné dans les médias.

Au moins 13 femmes ont été tuées par leur mari ou leur petit ami, six par des membres de leur famille, comme leur petit-fils ou leur fils, et une par son gendre. Une femme a été tuée par son employeur, trois par des proches et cinq par des hommes qu’elles ne connaissaient pas.

Données compilées par le site d’information Bianet

Le rapport de surveillance de la violence masculine de Bianet ne couvre que les femmes qui ont perdu la vie à la suite de violences masculines rapportées dans la presse.

Il n’inclue pas les cas de violence ou les crimes qui ne sont pas fondés sur le genre.

Tout au long de l’année, Bianet collecte les données sur les meurtres non identifiés et les décès suspects de femmes dans des décomptes mensuels distincts.

 

Le rapport de Bianet n’inclue pas dans les rapports les meurtres commis par des personnes souffrant de troubles psychologiques (comme les meurtres commis par des personnes atteintes de schizophrénie).

Le rapport de Bianet inclue les cas de suicide ou de tentative de suicide dans le décompte uniquement si la femme a été victime de violence ou de violence systématique dans son passé. Nous couvrons ces cas de suicide dans une catégorie distincte et n’ajoutons pas les cas de suicide au nombre présenté dans le titre.

Il n’inclue pas les cas de féminicide qui surviennent lors d’un meurtre de masse dans lequel la femme n’était pas directement ciblée, à condition que l’incident en question ne soit pas non plus basé sur le genre.

 

 

KURDISTAN. Un Kurde et ses deux fils tués par un drone turc

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IRAK / KURDISTAN – Un drone armé turc a ciblé une voiture civile dans la province kurde de Sulaymaniyah, dans le Nord de l’Irak, tuant Muzaffer Hussein Xidir et ses deux fils. Chaque jour, la Turquie massacre les Kurdes, sois au Kurdistan irakien, soit au Rojava, mais la communauté internationale reste muette.

Une attaque d’un drone turc a été menée par l’État turc occupant contre une voiture civile entre les régions de Xelekan et Kaniwatman, dans le district de Dukan à Sulaymaniyah.

Selon la déclaration faite par le gouverneur du district de Dukan, Sirwan Serhat, les victimes étaient Muzaffer Hussein Xidir Ewla et ses deux fils, dont l’un a été identifié comme Muhammad Muzaffer.

Les victimes habitaient le quartier de Hajiawa, dans le district de Ranya, à Sulaymaniyah.

Le 23 août, un drone de l’État turc a pris pour cible un véhicule appartenant à la société de médias Chatr Production qui transportait des journalistes kurdes dans le district de Seyidsadık à Souleimaniye. Les journalistes Hêro Bahadîn et Gulistan Tara ont été tués dans l’attaque, tandis que le superviseur de Chatr Production, Rêbîn Bekir (30 ans), a été blessé.

Depuis des années, la Turquie utilise des drones pour tuer illégalement des « ennemis » dans le sud du Kurdistan et dans la région du Kurdistan irakien (KRI). Les cibles de ces attaques sont des personnes que l’État turc associe d’une manière ou d’une autre au PKK. De ce point de vue, cela inclut également toute la région autonome du nord et de l’est de la Syrie. Plus de 110 attaques de drones y ont déjà été enregistrées cette année, dont beaucoup ont eu des conséquences mortelles. Au cours des dernières semaines et des derniers mois, il ne s’est pas passé un jour dans la région du KRI sans qu’une attaque ou un déplacement de drones turcs ne se produise. La communauté internationale ignore cette guerre aérienne menée par l’État turc contre la population du Kurdistan.

PARIS. Concert pour le « droit à l’espoir » des prisonniers politiques kurdes

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PARIS – Le 19 octobre prochain, la diaspora kurde organise un concert pour les prisonniers politiques kurdes, dont le leader kurde Abdullah Ocalan tenu en isolement carcéral sur l’île prison d’Imrali.

 

Concert au Paris Montreuil Expo

Le concert de solidarité aura lieu au parc des expositions Paris Montreuil-Expo, à Montreuil, en région parisienne.

L’événement, qui aura lieu le 19 octobre, sera un moment clé de mobilisation pour la liberté et les droits humains, organisé par le Conseil démocratique kurde en France   (CDK-F) en collaboration avec le Mouvement des femmes kurdes en France (TJK-F), l’Association culturelle du Kurdistan, l’Association France-Kurdistan, le syndicat Solidaires, la Fondation Danielle Mitterrand, le MRAP, le Mouvement pour la paix, SOS Racisme et l’association tamoul Maison Tamil Eelam.

Dans le communiqué suivant, CDKF invite le public à venir nombreux assister au concert:

 
 
« Nous vous invitons à participer à un grand concert de solidarité en soutien au leader kurde Abdullah Öcalan et à tous les prisonniers politiques kurdes détenus sous le régime autoritaire d’Erdogan en Turquie.
 
 
Cet événement sera un moment clé de mobilisation pour la liberté et les droits humains, organisé par le Conseil démocratique kurde en France (CDK-F) en collaboration avec le Mouvement des femmes kurdes en France, l’Association culturelle du Kurdistan, France-Kurdistan, Solidaires, la Fondation Danielle Mitterrand, le MRAP, le Mouvement de la Paix, SOS Racisme, et la Maison du Tamil Elam.
 
 
Ce sera également l’occasion de rencontrer des associations engagées pour la cause kurde et la justice sociale. Des stands associatifs seront présents pour informer, sensibiliser et mobiliser autour des luttes pour la liberté et les droits humains.
 
 
Vous pourrez aussi profiter d’une restauration sur place, dans une ambiance conviviale et solidaire.
 
 
Des prises de parole marqueront également cette soirée, permettant à des personnalités engagées de s’exprimer sur les enjeux actuels et sur la nécessité de soutenir les prisonniers politiques kurdes.
 
 
Ce sera un moment de réflexion collective, de partage d’idées et de renforcement des liens entre les différentes luttes.
 
 
Venez nombreux pour soutenir cette cause, partager un moment de solidarité et d’espoir, et faire entendre votre voix pour la liberté et la justice. »

KURDISTAN. Les bombardements turcs font un mort dans la province d’Erbil

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IRAK / KURDISTAN – Un berger kurde du nom de  Bedia Kemal Muhammed, 29 ans, a été tué lors d’un bombardement de la Turquie à Sidekan, dans la province d’Erbil (Hewler).
 
La nuit dernière, la Turquie a mené 24 attaques contre le Kurdistan irakien.
 
Kameran Osman de Community Peacemakers Teams (CPT), ONG enregistrée aux Etats-Unis mais implantée au Kurdistan d’Irak, a rapporté que les attaques ont été menées à Girê Bihar, derrière le village de Belave, dans la montagne Heft Tebeq, et dans les villages de Kevne Mijê, Sipêndarê, Gîrgaşê à Garê, et dans les montagnes Kitkitên et Xakurk à Sîdekan, région de Soran. Osman a noté que les avions de guerre ont également bombardé les montagnes Koxe et Tale à Çoman, autour de Qelatukan à Pişder, la région de Hewarî Rewendekanî dans le village de Kiwêrekan et la montagne Asos à Mawet.

L’ONG indique par ailleurs que 10 civils ont été tués et 2 autres ont été blessés lors des attaques menées par la Turquie contre le Kurdistan irakien depuis le début de 2024

TURQUIE. La disparition de Narin révèle des problèmes liés à la sécurité des enfants

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TURQUIE / KURDISTAN – L’arrestation de l’oncle de la fillette disparue Narin Güran met en lumière le problème plus profond des enfants disparus en Turquie, y compris dans les régions kurdes du pays, avec des statistiques obsolètes et des échecs systémiques pour assurer la sécurité des enfants.
 
 
L’arrestation de Salim Güran, l’oncle de Narin Güran, 8 ans, pour privation de liberté et meurtre volontaire, a renforcé l’attention sur le problème croissant des disparitions d’enfants en Turquie. Narin est portée disparue depuis le 21 août, date à laquelle elle a disparu dans le quartier de Çulî, dans le district de Bağlar (Rezan) à Diyarbakır (Amed). Cette affaire a suscité un débat plus large sur l’insuffisance des mesures de protection de l’enfance dans le pays.
 
Güran, qui est également le chef du village local, a été arrêté après que des éléments de preuve l’ont lié à la disparition de Narin, notamment l’ADN de la victime retrouvé dans son véhicule et des contradictions dans ses déclarations. Güran a admis avoir supprimé des messages WhatsApp et a fourni des récits contradictoires de ses activités le jour de la disparition de Narin. Il a nié toute implication dans sa disparition.
 
L’enquête a donné lieu à un black-out médiatique décrété le 29 août par le 5e tribunal pénal de Diyarbakır pour protéger l’intégrité de l’enquête. Cette mesure intervient après l’arrestation de huit individus et la découverte de taches de sang près du domicile de Narin, qui sont en cours d’analyse.
 
La disparition de Narin n’est pas un incident isolé. Elle a mis en lumière des inquiétudes plus larges concernant la sécurité des enfants en Turquie. L’association Enfants et Femmes d’abord a critiqué la réponse des autorités aux cas de disparition d’enfants, soulignant un manque important de données. L’Institut turc des statistiques (TÜİK) a fait état pour la dernière fois de disparitions d’enfants en 2016, révélant que 104 531 enfants avaient été portés disparus entre 2008 et 2016. Depuis lors, aucune nouvelle donnée officielle n’a été publiée, ce qui laisse l’ampleur actuelle du problème inconnue. « Pourquoi n’y a-t-il pas eu de données sur les enfants disparus depuis 2016 ? », a demandé l’avocate Müjde Tozbey, qui représente l’association.
 
Des critiques politiques ont également émergé du côté du DEM Parti. Tuncer Bakırhan, coprésident du parti, a critiqué le gouvernement pour ne pas avoir retrouvé Narin malgré ses capacités de surveillance étendues. « Chaque recoin d’Amed est rempli de caméras et le gouvernement mobilise toute sa puissance pour empêcher les gens de se rassembler. Pourtant, chaque heure qui passe sans que Narin soit retrouvée aggrave notre douleur. » Bakırhan a ajouté que le parti avait exprimé sa solidarité avec la famille Güran et continuait de soutenir les efforts pour retrouver la fillette disparue. « La disparition de Narin est inacceptable. Nous exhortons les autorités judiciaires et administratives à s’acquitter correctement de leurs devoirs. Nous ne pouvons pas supporter de perdre un autre enfant », a-t-il déclaré, demandant : « Où est Narin Güran ? »
 
L’exploitation des enfants vulnérables en temps de crise suscite également des inquiétudes. Après les tremblements de terre de février 2023, des rapports ont fait état de groupes religieux profitant du chaos pour enlever des enfants. L’avocate Müjde Tozbey a cité des cas où des plaintes pénales concernant l’enlèvement de plus de 1 100 enfants par des sectes ont été déposées, mais toutes ont été classées sans suite sans enquête. « Nous continuerons à suivre ces affaires jusqu’au bout », a souligné Tozbey. Elle a déclaré que des enfants étaient délibérément remis à des sectes religieuses par l’État, ce qui, selon elle, est illégal. (Medya News)

ROJAVA. Un drone turc cible les forces de sécurité intérieur à Qamishlo

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SYRIE / ROJAVA – Aujourd’hui, un drone turc a ciblé une voiture devant la prison d’Oum Farsan à Qamishlo, tuant Dijawr et Hejar Qamishlo, deux membres des forces de sécurité intérieur chargés de la protection de la prison. 
 
Les Forces de sécurité intérieure (asayiş en kurde) ont publié un communiqué concernant l’attaque turque:
 
 
« L’armée fasciste d’occupation turque poursuit ses attaques continues contre nos régions, qui visent la sécurité et la sûreté de notre peuple (…). Pour les personnes arrêtées pour crimes liés à la drogue dans le quartier d’Umm Al-Fursan dans la ville de Qamishlo. (…)
 
Ce ciblage est une tentative claire de créer un état de chaos à l’intérieur du point de détention et d’aider les criminels à y mener une émeute, afin qu’ils puissent s’échapper. Cependant, la vigilance de nos forces a grandement contribué à éviter toute difficulté ou chaos au sein du point d’arrêt.
 
Les attaques de l’occupation turque visent à détourner nos forces de l’accomplissement de leurs devoirs envers la société (…). »

TURQUIE. Un Kurde emprisonné, ses six enfants placés dans un foyer d’État

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TURQUIE  / KURDISTAN – Les six enfants d’une famille kurde détenus à la porte frontière Habur pendant 4 jours ont été placés dans un foyer d’État après que leur père Savaş Çelik ait été arrêté par la police turque. Un oncle des enfants avait demandé leur garde mais les autorités turques ont exigé un teste ADN avant de les lui remettre.

Savaş Çelik avait dû se réfugié au Rojava avec sa femme et ses six enfants pour des raisons politiques en 2016. Çelik, qui a été détenu au Liban et amené en Turquie alors qu’il tentait de se rendre en Europe en 2022, a été arrêté par le tribunal et envoyé à la prison de type T d’Erzurum Dumlupınar. Après l’arrestation du père Çelik, la mère des enfants n’a pas pu rentrer chez elle pour des raisons politiques et les enfants sont restés bloqués.

 

L’oncle Vasıf Çelik a alors tenté de ramener les enfants à Kop. Oncle Çelik, D. Ç. (16), Z.Ç. (14), E.Ç. (12) A.Ç. (9), F.Ç. (10) et F. Ç. Il s’est rendu dans la région du Kurdistan fédéré pour amener ses neveux (11 ans) à Muş. Les enfants ont été gardés au poste frontière pendant 4 jours au motif que leurs cartes d’identité étaient anciennes. Lorsque les enfants n’ont pas été autorisés à passer, l’oncle Çelik s’est retrouvé bloqué à la porte frontière de Habur avec les enfants.
Après nos nouvelles, l’oncle et les enfants ont été autorisés à passer la porte frontière hier soir. Les enfants ont été placés dans un dortoir affilié au ministère de la Famille et des Services sociaux au centre de Şirnex. Les enfants resteront dans le dortoir jusqu’à ce que l’ADN de leur père détenu soit identifié. 

ROJAVA. L’occupation turque viole le droit à l’éducation des enfants du canton de Jazira

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SYRIE / ROJAVA – 4 300 élèves du canton de Jazira ont été privés du droit à l’éducation à cause des destructions d’écoles par l’occupation turco-jihadistes signalent les autorités kurdes du Rojava.

L’Autorité de l’éducation de l’Administration du Nord et de l’Est de la Syrie / Rojava a annoncé que la nouvelle année scolaire commencera le 1er septembre, que le premier semestre se terminera le 2 janvier 2025 et que le deuxième semestre commencera le 15 janvier et se terminera le 15 mai.

4.100 écoles dans le nord et l’est de la Syrie se préparent à accueillir environ 900.000 élèves et élèves, avec la rentrée scolaire de cette année avec un personnel enseignant de 41.000 personnes et un nombre total de travailleurs dans le secteur éducatif d’environ 50.000 travailleurs, selon le vice-président de l’Autorité de l’éducation dans le nord et l’est de la Syrie, Azad Barazi.

D’autre part, des milliers d’étudiants sont toujours privés de leur droit à l’éducation, en raison de l’incapacité des écoles et des centres éducatifs actuels de Tal Tamr et de Zerghan à les accueillir tous, en raison des conditions de guerre dans la région.

Selon le coprésident de la direction des écoles de Tal Tamr, Khader Mizr al-Aliwi, « le système éducatif de la ville a été gravement endommagé depuis le début des attaques turques en 2019.

Les attaques de l’occupation turque et de ses mercenaires ont abouti à la saisie de 26 écoles et à la destruction de 20 autres ». Il a souligné que 83 écoles sont encore ouvertes dans la ville et sa campagne, mais environ 1 500 enfants sur plus de 6 000 ont été privés de leur droit à l’éducation.

Au cours des années scolaires précédentes, l’autorité éducative avait fourni un certain nombre de salles préfabriquées à transformer en écoles temporaires, mais ces salles n’étaient pas suffisantes pour accueillir le nombre total d’élèves.

Dans la ville de Zerghan, située au nord de Tal Tamr et en première ligne avec les zones occupées par la Turquie, les écoles sont fréquemment prises pour cible. Les bombardements turcs ont perturbé le processus éducatif et fermé complètement 5 écoles. L’occupation turque a également transformé 29 écoles dans les villages qu’elle occupait de la ville de Zerghan en bases militaires, tandis que les attaques précédentes ont détruit 4 écoles.

Selon la Direction des écoles de la ville de Zerghan, environ 2 800 élèves sur plus de 8 500 éprouvent des difficultés à accéder à l’éducation.

IRAN. 93 prisonniers exécutés en un mois

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IRAN / ROJHILAT – En un mois, le régime iranien a exécuté au moins 93 prisonniers, dont de nombreux Kurdes, Baloutches et des Afghans.

Les autorités iraniennes ont procédé à 93 exécutions entre le 31 juillet et le 30 août, et un groupe d’experts de l’ONU s’est inquiété de la forte augmentation du nombre d’exécutions effectuées par le régime iranien en août dernier et a appelé à un moratoire immédiat sur les exécutions.

Les experts de l’ONU ont noté que ce nombre est plus du double des 45 exécutions effectuées entre le 30 juin et le 30 juillet.

Selon les experts, le régime iranien a exécuté 400 citoyens, dont 15 femmes, cette année. Ils ont noté que près de la moitié des personnes exécutées, selon les autorités iraniennes, ont commis des « délits liés à la drogue ».

Des experts de l’ONU ont exprimé aujourd’hui leur inquiétude face à la recrudescence des exécutions au cours du mois d’août 2024 et ont exhorté la République islamique d’Iran à cesser immédiatement l’exécution de personnes passibles de la peine de mort.

Au moins 81 personnes ont été exécutées en août, soit deux fois plus que les 45 exécutions signalées en juillet, selon les informations reçues par les experts. Le nombre d’exécutions signalées cette année s’élève à plus de 400 personnes, dont 15 femmes.

« Nous sommes profondément préoccupés par cette forte augmentation des exécutions. Selon les informations reçues, sur les 81 exécutions du mois d’août, seule une fraction est officiellement signalée par la République islamique d’Iran, ce qui souligne le besoin urgent de transparence », ont-ils déclaré.

Près de la moitié (41) des exécutions ont été prononcées pour des infractions liées à la drogue. Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel l’Iran est partie, limite l’application de la peine de mort aux « crimes les plus graves », entendus comme l’homicide volontaire.

« Les exécutions pour délits liés à la drogue violent les normes internationales », ont déclaré les experts.

L’Iran connaît une augmentation marquée des exécutions pour trafic de drogue depuis 2021, avec plus de 400 exécutions liées au trafic de drogue effectuées rien qu’en 2023. Cette augmentation s’est produite malgré les révisions de la loi sur la lutte contre les drogues illicites, qui visaient à restreindre l’application de la peine de mort pour les infractions liées à la drogue.

« Les pays qui maintiennent la peine de mort doivent veiller à ce que les personnes ne soient pas soumises à la torture ou à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants tout au long du processus de justice pénale. Leur droit à un procès équitable et à l’égalité devant la loi et les tribunaux doit être respecté dans toutes les procédures pénales », ont déclaré les experts.

Sur la base des rapports reçus, les experts estiment que les procès des personnes exécutées – y compris pour meurtre – n’ont pas respecté les garanties d’une procédure régulière.

Reza (Gholamreza) Rasaei, un manifestant kurde de confession yarsani, a été exécuté le 6 août à la prison de Dizel Abad. Sur la base d’aveux obtenus sous la torture, Rasaei a été condamné à mort pour le meurtre d’un membre du Corps des gardiens de la révolution islamique alors qu’il participait à une cérémonie en l’honneur d’un dirigeant et musicien yarsani, en brandissant des pancartes « Femme, vie, liberté [jin, jiyan, azadî] ». La Cour suprême a confirmé sa condamnation à mort malgré les rétractations des coaccusés sur l’implication de Rasaei dans le meurtre, et malgré le témoignage d’un médecin légiste contestant l’implication de Rasaei dans le meurtre.

« Les informations faisant état de violations graves du droit à un procès équitable et à une procédure régulière signifient que la peine de mort telle qu’elle est actuellement pratiquée en République islamique d’Iran équivaut à une exécution illégale », ont-ils déclaré.

Aujourd’hui, de nombreuses personnes sont passibles de la peine de mort pour toute une série d’infractions, parmi lesquelles des atteintes à la sécurité définies au sens large, comme la rébellion armée, la propagation de la corruption sur terre, la guerre contre Dieu et l’apostasie. Ces infractions ne peuvent pas être qualifiées de « crimes les plus graves » au sens du PIDCP. Ces accusations vagues ont été appliquées à plusieurs reprises contre des dissidents du gouvernement, en violation flagrante des normes internationales.

Les experts ont déclaré qu’ils avaient connaissance des individus suivants, parmi probablement un certain nombre d’autres, condamnés à mort sans fondement pour des infractions à la sécurité, au sujet desquels des communications ont été envoyées à la République islamique d’Iran en 2023-2024, dont deux femmes – Sharifeh Mohammadi et Pakhshan Azizi, et quatre hommes – Mahmoud Mehrabi, Abbas Deris, Ahmadreza Jalali et Jamshid Sharmahd.

« Les exécutions injustifiées sont irréversibles. L’application actuelle de la peine de mort en République islamique d’Iran nous laisse extrêmement préoccupés par le fait que des personnes innocentes aient pu être exécutées. Nous renouvelons notre appel aux autorités iraniennes pour qu’elles mettent un terme aux exécutions de toutes les personnes condamnées à mort », ont déclaré les experts.

 

TURQUIE. Un otage kurde libéré après 31 ans de captivité

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TURQUIE – Le prisonnier politique kurde, Ali Şen a été libéré après 31 ans de captivé dans les geôles turque malgré sa grave maladie et son âge avancé.

Şen, détenu pour des raisons politiques à Mersin en 1993, a été condamné à la réclusion à perpétuité par la Cour de sûreté de l’État (DGM) pour « atteinte à l’unité et à l’intégrité de l’État » après des jours de torture intense.

Şen a purgé sa peine de 30 ans le 12 juillet 2023. Cependant, la libération d’Ali Şen a été reportée 5 fois car il n’a pas exprimé de « regrets » exigés par les autorités pénitentiaires.

L’ONU accepte la plainte des Kurdes concernant le Traité de Lausanne

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Plus de 100 ans après la signature du Traité de Lausanne ayant permis la colonisation du Kurdistan et le génocide des Kurdes, un groupe d’avocat saisi l’ONU pour l’annulation du Traité de Lausanne et la reconnaissance du droit des Kurdes à l’autodétermination. La requête a été accepté par le Comité des droits de l’homme de l’ONU. Mais comme ledit Comté n’a pas de pouvoir de contrainte, on ne s’attend pas à ce que les droits des Kurdes soient reconnus par la communauté internationale et les États occupant le Kurdistan: Turquie, Iran, Syrie et Irak.
 
Le 24 juillet 1923, les puissances victorieuses de la Première Guerre mondiale ont imposé le partage du Kurdistan en quatre parties par le traité de Lausanne. Depuis lors, les Kurdes sont soumis au génocide, à l’assimilation et aux massacres sous la souveraineté des États de Turquie, d’Irak, d’Iran et de Syrie. Cet accord a jeté les bases de la discrimination du peuple kurde et de la négation de son existence. Pour dénoncer les conséquences graves et persistantes du traité pour la société kurde et pour dénoncer la situation imposée d’inexistence politique et juridique, plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Lausanne.
 
A l’occasion du centenaire du traité de Lausanne, la Confédération de la diaspora kurde a saisi les institutions turques compétentes pour l’annulation du Traité de Lausanne et la reconnaissance du droit des Kurdes à l’autodétermination. Après avoir épuisé les recours internes et essuyé une fin de non-recevoir, les avocats de DIAKURD ont saisi le Comité des droits de l’homme des Nations Unies concernant le Traité de Lausanne au motif que le droit du peuple kurde à l’autodétermination n’a pas été pas mis en œuvre. Mais le Comité des droits de l’homme de l’ONU n’ayant pas de pouvoir de contrainte, il ne faut pas s’attendre à des miracles car tous les États occupant le Kurdistan refusent catégoriquement les droits du peuple kurde qu’ils exterminent et assimilent de force.
 
La Confédération de la diaspora kurde (DIAKURD*) a déposé une plainte auprès du Comité des droits de l’homme des Nations Unies, rappelant que le peuple kurde n’a pas été représenté lors de la signature du Traité de Lausanne (1923) et que droit du peuple kurde à l’autodétermination n’a pas été pas mis en œuvre.
 
Le Comité des droits de l’Homme est un organe de surveillance du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, responsable du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et ses protocoles facultatifs. Il rend des avis et des recommandations aux 173 États parties du pacte, sans pouvoir de contrainte. (Wikipedia)
 
*Le congrès fondateur de la Confédération de la diaspora kurde (Kongreye Zaraya Nîştîman – DIAKURD) a eu lieu à Stockholm, la capitale de la Suède il y a deux ans.