Combattantes yézidis: Les femmes seront libérées par la résistance

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SHENGAL – Les unités féminines de Shengal (YJŞ) ont célébré la Journée internationale des femmes en déclarant que le slogan « Jin, jiyan, azadi » (femme, vie, liberté, en kurde) était devenue le slogan du 21e siècle et que les femmes seront libérées par la résistance.
 
L’Union des femmes de Shengal (Yekîneyên Jinên Şengalê – YJŞ) a publié une déclaration écrite pour marquer le 8 mars, Journée internationale des femmes travailleuses.
 
« Pour nous, le 8 mars est la fête du travail des femmes. Il représente l’insistance sur la liberté de lutter contre l’injustice et le génocide. Le 8 mars est la révolte des femmes contre le pouvoir des hommes et représente la culture de la résistance.
La résistance à Shengal a été menée sur l’héritage du 8 mars et a commémoré les femmes de la résistance, Bêrîvan, Binefş, Arîn, Nazê et Şîlan.
Les journées sont enveloppées de la couleur des femmes, et les femmes ouvrent la voie à chaque instant. La nature des femmes a été éclairée plus que jamais. Plus important encore, la devise « Jin, jiyan, azadi » (femme, vie, liberté) est devenue le slogan du XXIe siècle. Nous affirmons que les femmes seront libérées par la résistance. »
 

Le Bureau des femmes de TEV-DEM appelle les femmes à soutenir la révolution féministe du Rojava

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SYRIE / ROJAVA – Le Bureau des femmes du mouvement kurde (TEV-DEM) appelle les femmes à soutenir la révolution féministe du Rojava / Syrie du Nord et de l’Est.
 
Le Bureau des femmes du Mouvement pour une société démocratique TEV-DEM a salué la lutte des femmes aux quatre coins du monde à l’occasion du 8 mars et les a appelé à unir leurs efforts et à soutenir la révolution des femmes du Rojava / Syrie du Nord et de l’Est.
 
Voici leur communiqué:
 
« A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, nous, le Bureau des femmes de TEV-DEM, saluons toutes les femmes, les mères de martyres, et toutes les combattantes pour les valeurs humaines et morales.
 
Le 8 mars est une révolution construite avec l’aide d’une femme qui lutte et se sacrifie face aux politiques des forces capitalistes dominantes et contre la mentalité patriarcale imposée à son libre arbitre. La victoire remportée ce jour-là est devenue un héritage et un tournant majeur dans la vie des femmes.
 
Les forces capitalistes mondiales tentent par divers moyens d’exploiter le rôle des femmes à leurs fins politiques et économiques, de distraire le rôle des femmes dans la structure de la société et sous divers noms pour faciliter le contrôle sur l’ensemble de la société.
 
Avec l’émergence du mouvement de libération du Kurdistan et la mise en évidence du rôle réel des femmes basé sur la philosophie de la vie libre et de la liberté des femmes comme base de la lutte de libération, la femme kurde a commencé à organiser ses rangs sur les principes et les valeurs fondamentales de l’héritage historique des femmes et est devenue un modèle pour le leadership de la femme moderne luttant pour protéger les valeurs humaines et morales, qui a résisté et vaincu le terrorisme mondial.
 
En tant que Bureau des femmes du Mouvement pour une société démocratique (TEV-DEM), nous appelons à cette occasion toutes les femmes libres du monde à unir le libre arbitre (…) et à soutenir les femmes dans la révolution dans le nord-est de la Syrie. »
 

Appel à construire le confédéralisme démocratique des femmes

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L’organisation féminine kurde, KJK appelle à construire le confédéralisme démocratique des femmes au niveau mondial dans son communiqué publié à l’occasion de la Journée mondiale des droits des femmes du 8 mars.
 
Le Comité pour les relations et les alliances démocratiques des Communautés des femmes du Kurdistan (kurde: Komalên Jinên Kurdistan – KJK) a publié un communiqué à l’occasion de la Journée mondiale des droits des femmes du 8 mars. Le KJK appelle à construire « le confédéralisme mondial des femmes démocratiques » .
 
Voici le communiqué du KJK :
 
« Construisons le Confédéralisme démocratique mondial des femmes!
 
À l’occasion de la Journée internationale des femmes, nous commémorons toutes les femmes qui ont perdu la vie dans la lutte pour la liberté et l’égalité. La mémoire de femmes comme Sakine Cansız, Rosa Luxemburg, Meena Kewshwar, Berta Caceres, Shadia Abu Ghazaleh, Maita Gomez, Emily Davison et beaucoup d’autres continue à éclairer notre chemin de résistance. Le 8 mars 2022, en tant que Mouvement des femmes du Kurdistan, nous envoyons nos salutations révolutionnaires à toutes les femmes en quête de liberté et nous nous engageons à nouveau à transformer notre siècle en celui de la libération des femmes.
 
En analysant les développements de la dernière année, nous observons à la fois des avancées, comme en Inde ou en Colombie, et des reculs, comme en Afghanistan et en Pologne. Ce n’est pas surprenant, bien au contraire. Dans cette période de l’histoire des femmes, les avancées et les reculs vont de pair. Car si, d’un côté, la quête de liberté et d’égalité des femmes s’intensifie, le système patriarcal tente aussi de contrer cette lutte, qui est la plus dynamique de notre époque, en organisant et en mobilisant la misogynie et le sexisme. L’attaque systématique des forces fondamentalistes contre les droits des femmes sous le masque de la religion ou du moralisme, l’assassinat ciblé de dirigeantes communautaires, l’augmentation de la violence sexuelle et physique sont des expressions de cette guerre patriarcale agressive, qui vise à empêcher l’avènement de la révolution des femmes.
Pourtant, il n’y jamais eu tant d’opportunités, de conditions favorables et une telle urgence à réaliser cette révolution. Les raisons de cette chance historique résident dans a) la puissante quête de liberté des femmes, b) les crises structurelles de l’hégémonie capitaliste patriarcale, et c) le rôle stratégique de la libération des femmes au XXIe siècle. Une fois de plus, nous voyons combien notre leader Abdullah Öcalan avait raison à la fin du siècle dernier lorsqu’il prédisait que « le 21e siècle sera l’ère de la libération des femmes ». La lutte des femmes pour la liberté, l’égalité, la justice, la dignité et la paix est le mouvement social le plus inclusif aujourd’hui, englobant et incluant les luttes des peuples pour la démocratie, contre le fascisme et le racisme, pour la protection de la nature et le droit à l’autodétermination. Cela fait d’elle la force la plus stratégique dans la lutte millénaire contre le pouvoir et l’exploitation.
 
En tant que mouvements de femmes qui luttent pour la réalisation de la liberté et de l’égalité, nous devons prendre en considération ces conditions historiques et la responsabilité qu’elles font peser sur nos épaules lorsque nous organisons notre résistance. Nous devons analyser collectivement la situation historique dans laquelle nous nous trouvons, évaluer les risques, les défis et les opportunités, clarifier nos objectifs et développer nos stratégies.
 
Nos rassemblements doivent répondre à ces besoins et aboutir à une organisation autonome plus forte du mouvement transnational des femmes. De plus, nous devons trouver des formes et des structures qui nous permettent de lutter ensemble sur la base d’un équilibre idéal entre le local et l’universel. En tant que Mouvement de libération des femmes kurdes, nous proposons le projet du Confédéralisme démocratique mondial des femmes. Sur la base de nos propres expériences pratiques et théoriques, nous pensons que le confédéralisme démocratique pourrait être la forme nécessaire pour organiser la révolution des femmes et, ce faisant, transformer notre siècle en celui de la libération des femmes et de la société.
 
Pour cela, nous avons également besoin de plus d’espaces pour mener des dialogues théoriques et idéologiques sur les racines du patriarcat et la vie libre. La liberté n’est pas une chose que l’on peut reporter à une date inconnue dans un avenir lointain. Il est essentiel de ne pas séparer notre vie de notre lutte, mais de vivre dès maintenant ce que nous défendons et exigeons. La révolution n’est pas une date précise inscrite dans le calendrier mais un processus continu, qui a déjà commencé. Nous devons donc libérer nos liens affectifs, nos relations de couple, nos amitiés, nos familles et remplir nos espaces de vie d’une culture basée sur la liberté, le communalisme, la démocratie et l’écologie.
 
Nous devons renforcer notre conscience des attaques contre-révolutionnaires du système patriarcal, en particulier lorsqu’elles semblent invisibles. En particulier, nous devons approfondir notre compréhension de l’idéologie libérale qui constitue le principal instrument utilisé par la Modernité capitaliste pour intégrer les mouvements de femmes au système dominant. La nomination de femmes à des postes au sein de l’ordre étatique capitaliste sous le prétexte de « l’égalité des sexes » doit être considérée de manière critique car elle vise souvent à saper les revendications du mouvement des femmes. Il en va de même pour les tentatives de diviser le mouvement des femmes en créant des conflits artificiels.
 
Les débats idéologiques sont essentiels au développement du mouvement féministe, mais ils ne doivent pas nous amener à nous opposer les unes aux autres, ce qui ne fait que servir le système patriarcal. La tactique du « diviser pour régner » ne doit pas s’infiltrer dans nos luttes et nous devons répondre à ces attaques en renforçant notre unité.
 
Le Confédéralisme démocratique mondial des femmes pourrait servir de base au renforcement de cette unité par la construction d’un système mondial autonome des femmes. Plus nous nous organiserons de manière autonome, plus nous serons capables de changer. Ce n’est que par l’organisation que nous pourrons nous libérer nous-même et la vie. Dans ce sens, à l’occasion du 8 mars, nous appelons toutes les femmes, au Kurdistan et dans le monde entier, à prendre part à la révolution des femmes en s’organisant.
 
Nous appelons tous les mouvements et groupes de femmes progressistes, révolutionnaires et en quête de liberté à construire collectivement le Confédéralisme démocratique mondial des femmes, avec nous et nos sœurs organisées à travers le monde.
 
Jin Jiyan Azadî! »
 
7 Mars 2022
Communautés des femmes du Kurdistan (KJK) –
Comité pour les relations et alliances démocratiques
 

2 musiciennes kurdes sortent un album dédié à la solidarité des femmes

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Rewşan et Tara Mamedova, deux des artistes féminines les plus en vue de la scène musicale kurde contemporaine, se sont réunies pour « Xuçê (Sœur) » , une chanson dédiée à la solidarité des femmes.
 
Une nouvelle chanson de deux jeunes musiciennes kurdes, dédiée à la solidarité des femmes qui luttent pour l’égalité et la liberté, a été diffusée sur les plateformes de streaming vendredi, quelques jours avant la Journée de les droits des femmes du 8 mars.
 
« Xuçê » (Soeur, en kurde) a été composé par Rewşan et les paroles appartiennent à Tara Mamedova. Les deux femmes, qui chantent la chanson ensemble, ont déclaré :
 
« La solidarité des femmes découle de la fraternité [sororité pour les femmes]. Ce lien invisible entre nous remonte à plusieurs siècles, lorsque nous étions les sages, les artistes et les sorciers guérisseurs. Cette fraternité qui nous relie s’est affaiblie avec le temps, mais ne s’est jamais rompue, car nous, en tant que femmes, sommes toujours les mêmes sorcières qui chantent, dansent et s’acceptent avec amour. Nous essayons de renforcer les liens avec l’amour. Nous le faisons pour un monde meilleur pour tous car nous appartenons les uns aux autres. »
 
La chanson a été produite par Hakan Gürbüz, qui a travaillé sur plusieurs autres projets avec Rewşan auparavant.
 
La pochette de la chanson a été réalisée par Hülya Özdemir et le clip vidéo officiel a été réalisé par Melodi Tözüm.
 

L’arbre de Roshna: Hommage aux femmes kurdes qui résistent et s’organisent

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LAVRIO – Les militants du Convoi Solidaire on interviewé 3 femmes kurdes qui ont fuit la prison en Turquie et qui sont à Lavrio, en Grèce. Les autorités turques les ont accusées d’être membres du PKK et elles ont subi la torture, le viol et toutes sortes d’horreurs que l’homme puisse imaginer. Pourtant, elles sont plus déterminées que jamais et disent qu’elles lutteront pour les droits du peuple kurde colonisé jusqu’à leur dernier souffle.
 
Nous partageons avec vous leur témoignage publié sur Youtube à la veille du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, sous le titre de « L’ARBRE DE ROSHNA« .
 
« Emprisonnées en Turquie à 16 et 17 ans elles ont subi la torture, les viols. Mais la prison ne les a pas brisées. Elles résistent, elles luttent, elles s’organisent. Pour leur combat, nous leur devons la solidarité.
 
La presse, la télévision les veulent invisibles. Nous avons décidé de leur donner la parole pour qu’enfin elles soient visibles. Regardez ces témoignages et partagez car pour combattre le fasciste Erdogan l’information doit circuler » , déclare l’activiste Jacques Leleu.
 
Vive la solidarité féminine internationale !

Lien de la vidéo est ici: https://youtu.be/PxXm_HZ5LZk
 

ROJAVA. Inauguration de la pépinière Havrin Khalaf à Qamishlo

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SYRIE / ROJAVA – Le nom d’Hevrîn Xelef, politicienne kurde tuée par des islamistes en 2019 lors de l’invasion de Serê Kanîyê par la Turquie, a été donné à une pépinière inaugurée à Qamishlo.
 
Une pépinière portant le nom de Hevrîn Xelef a été ouverte dimanche à Qamishlo. Il s’agit d’un projet conjoint de la Direction Générale de l’Agriculture et du Développement Rural et du Comité des Forêts. Les préparatifs avaient pris des mois et environ 12 000 jeunes arbres ont été cultivés jusqu’à présent. Ils ont plantés pour le reboisement du Rojava. En même temps, le jardin créait aussi un lieu de perpétuation du souvenir, disait-on. La date de l’inauguration de la pépinière n’a pas été choisie au hasard par les comités responsables, mais a été déterminée pour ce jour. Depuis des jours, des célébrations ont lieu dans la région autonome du nord et de l’est de la Syrie à l’occasion de la Journée internationale des femmes, le 8 mars. Le ruban d’ouverture rouge traditionnel était donc violet et a été coupé par la mère de Hevrîn Xelef, Suad Mistefa. Elle était visiblement touchée et émue. Dans un salut aux nombreux invités, parmi lesquels se trouvaient des membres de la société civile, des partis politiques, du mouvement écologiste et de l’organisation faîtière des femmes Kongra Star, Mistefa a souhaité « aux révolutionnaires, mères, prisonnières et combattantes de ce monde » à l’occasion de la Journée des droits des femmes du 8 mars.
 
Qui est Havrin Khalaf ?
 
Havrin Khalaf, ou Hevrîn Xelef, est née en 1984 à Dêrik, ville du nord de la Syrie. Elle a grandi enfant dans une famille socialement et politiquement engagée. Quatre de ses frères et la sœur d’Havrin, Zozan, ont rejoint la lutte de libération et sont tombés dans les rangs du mouvement de libération kurde.
Sa mère Sûad a participé à de nombreuses assemblées populaires d’Abdullah Öcalan. Ce qu’elle a appris ici a également eu une grande influence sur l’éducation et le développement de la personnalité de Havrin. Après avoir terminé ses études à Dêrik, Havrin a étudié l’agronomie à Alep. Après avoir terminé ses études, elle est retournée à Dêrik. Avec le début de la révolution au Rojava, Havrin a participé à la lutte pour la liberté et au travail du mouvement des jeunes. Peu de temps après, elle a commencé à organiser des activités de développement de la société civile et a assumé des postes de direction au sein du Conseil économique de Qamishlo. En 2015, avec la proclamation de l’Administration démocratique autonome, elle a pris la responsabilité de coprésidente adjointe du Comité de l’énergie de l’autonomie démocratique du canton de Cizière.
Dans son travail, elle a accordé une attention particulière aux besoins économiques des femmes et au développement de l’économie des femmes. En 2018, Havrin a participé au processus de création et de fondation du Parti Avenir de la Syrie dans le but de défendre les intérêts de tous les groupes de population syriens et un renouveau démocratique de la Syrie. Lors de la fondation de son parti le 27 mars 2018 à Raqqa, elle s’est engagée de manière désintéressée dans la tâche de la secrétaire générale. S’exprimant à l’occasion du 8e anniversaire du soulèvement populaire en Syrie, Havrin a exprimé sa conviction que la crise politique en Syrie ne peut être résolue par la guerre.
Dans chacun de ses discours, Havrin a souligné l’importance du dialogue entre les différentes forces politiques et communautés syriennes. Elle insiste pour que les peuples déterminent leur propre avenir et façonnent ensemble leur propre vie politique et sociale. À travers sa lutte politique, Havrin a appelé tous les cercles de la société et les acteurs politiques à participer à une solution démocratique à la crise en Syrie.
Avec le début de la guerre d’occupation turque contre les territoires de l’administration démocratique autonome du nord et de l’est de la Syrie le 9 octobre 2019, Havrin a résolument poursuivi sa lutte politique, jusqu’au jour de son exécution.
Havrin Khalaf a joué un rôle inoubliable dans la révolution des femmes du Rojava et de la communauté des peuples avec sa vie et son travail. La commémorer, c’est défendre plus résolument que jamais la révolution des femmes dans le nord et l’est de la Syrie qui est un espoir pour tous les pays du Moyen-Orient et du monde.
 

8 mars. Appel des femmes kurdes: Résister, s’organiser, vivre libre !

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FRANCE – A l’occasion de 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, les organisations féminines kurdes d’Europe seront dans la rue le mardi 8 mars dans toute l’Europe. Cette année, le slogan des femmes kurdes est: « Résister, s’organiser, vivre libre ! »  
Le TJK-F a salué toutes les femmes, de Clara Zetkin à Havrin Xelef, de Mère Teybet à celles en prison – qui ont tissé la résistance. Le TJK-F a rappelé que les femmes doivent embrasser leur propre lutte de toutes leurs forces, ajoutant que la lutte pour la libération des femmes est décisive contre le système de modernité capitaliste alimenté par le sexisme, le nationalisme et les idéologies réactionnaires.
Rappelant qu’il y a une guerre qui normalise le massacre des femmes dans le monde où la mentalité masculine prévaut, le TJK-F a déclaré que l’immigration et le chômage, les attaques fascistes, la pandémie du coronavirus et la pauvreté frappent surtout les femmes, et a ajouté : il est temps de passer à l’action.
 
Voici le communiqué du TJK-F invitant à descendre dans la rue le 8 mars:
« De Rosa jusqu’à Sara, nous marcherons aux rythmes et aux couleurs des femmes du monde, à la lumière du Confédéralisme Démocratique.
 
Contre les féminicides, les viols, les violences physiques, contre tous les types de violence et la non reconnaissance de la force du travail des femmes, nous sortirons dans la rue sous la bannière “Il est temps de protéger les femmes libres et la société libre”.
En résistant et en s’organisant nous pourrons créer une vie libre, ensemble !
 
Nous vous invitons à notre manifestation le 8 mars. Nous vous invitons à venir avec vos banderoles, vos revendications et votre détermination à la lutte. Nous souhaitons marcher ensemble, avec nos différences car elles sont la preuve que nous sommes plurielles.
 
Partageons ensemble cette journée de grève internationale des femmes ! »
 
Voici les lieux et horaires des rassemblements du 8 mars où il y aura des cortèges de femmes kurdes:
 
Paris
Lieu : Gare du Nord
Heure : 12:00
 
Rennes
Lieu : Place de la République
Heure : 14h00
 
Mulhouse
Lieu : Place de la Bourse
Heure : 18h00
 
Marseille
Lieu : Réformé canebière (devant l’église)
Heure : 13h00
 
Bordeaux
Lieu : Place de la Comédie (grand Théâtre)
Heure : 14h00
 
Toulouse
Lieu : Métro Jolimont
Heure : 14h00
 
Draguignan
Lieu : Centre kurde, 130 Bd Joseph Bernard de Trans en Provence
Heure : 14h00
 
Montpellier
Lieu : Place de la Comédie
Heure: 15.00
 

8 mars déclaré jour férié au Rojava

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SYRIE / ROJAVA – L’Administration autonome du Rojava a décrété jour férié le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes. C’est une première dans tout le Moyen-Orient qui doit tant au mouvement kurde combattant pour la liberté des femmes et des peuples dans la région.
 
L’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (AANES) a établi la Journée internationale de la lutte des femmes le 8 mars comme jour férié dans la région. L’amendement nécessaire à la loi est déjà en vigueur, selon un décret présenté samedi par le Conseil exécutif de l’autonomie et le Conseil législatif. Cela signifie que le 8 mars est déjà une journée légale de la femme au Rojava depuis cette année. Les organisations de femmes de la région autonome du nord-est de la Syrie ont exprimé leur satisfaction, car cette fête est réclamée depuis longtemps.

La Journée internationale des droits de femmes promeut l’égalité des droits entre les femmes et les hommes depuis 1911. À l’origine, elle avait lieu le 19 mars – le choix de cette date visait à souligner le caractère révolutionnaire de la Journée de la femme, car la veille était le jour du souvenir de ceux qui sont morts lors de la Révolution de mars 1848. En attendant, cependant, la Journée de la femme est uniformément célébrée le 8 mars. Ce jour-là, des femmes du monde entier descendent dans la rue pour revendiquer leurs droits. Même si le rôle des femmes dans la société a déjà changé. Il existe encore des problèmes mondiaux d’égalité des droits et cette journée attire l’attention sur ceux-ci. Dans certains pays, le 8 mars est un jour férié. Il s’agit notamment de l’Angola, de l’Arménie, de l’Azerbaïdjan, du Burkina Faso, de l’Érythrée, de la Géorgie, de la Guinée-Bissau, du Kazakhstan, du Cambodge, du Kirghizistan, de Cuba, du Laos, de Madagascar, de la Moldavie, de la Mongolie, de la Corée du Nord, du Népal, de la Russie, de la Serbie, du Tadjikistan, du Turkménistan, Ouganda, Ukraine, Ouzbékistan, Vietnam et Biélorussie. En Allemagne, ce jour est également un jour férié depuis 2019 – mais uniquement à Berlin. (ANHA / ANF)

TURQUIE. Des hommes ont tué au moins 22 femmes en février

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FÉMINICIDES. Des hommes ont tué au moins 22 femmes en février en Turquie, y compris dans les régions kurdes.
 
Selon les nouvelles compilées par l’agence Bianet à partir de journaux locaux et nationaux, de sites Web et d’agences d’information, des hommes ont tué au moins 22 femmes et violé trois femmes en Turquie en février 2022.
 
En février, au moins 16 femmes (dans les provinces d’Afyon (1), Çanakkale (1), Isparta (4), İzmir (1), Kayseri (1), Kütahya (1), Maraş (1), Mardin (1 ), Muğla (1), Samsun (1), Sinop (1), Tekirdağ (1), Urfa (1)) sont décédés dans des circonstances qualifiées de « suspectes » par la presse.
 
Des hommes ont menacé de tuer trois femmes à Eskişehir, Iğdır et Ankara. A Kocaeli, la mort d’une femme a été rapportée dans la presse comme un « meurtre non identifié » . À Denizli, des hommes ont tenté de tuer une femme.
 
Féminicides
 
En février 2022, des hommes ont tué au moins 22 femmes. En février dernier, ce nombre était de 33. En février, des hommes ont également tué trois femmes qui étaient avec les femmes. L’une des femmes tuées venait d’Ukraine.
 
Une femme avait des problèmes mentaux. Des hommes ont tué au moins trois femmes malgré des ordonnances de « protection » ou de « restriction ».
 

Escadrons de la mort liés à la Turquie: SADAT se prépare pour les opérations en Europe

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L’organisation paramilitaire turque, SADAT prépare des assassinats visant les Kurdes et des opposants turcs en Europe selon le journaliste Maxime Azadi basé à Bruxelles.

Voici la troisième partie de l’enquête d’Azadî sur les escadrons de la mort turcs agissant en Europe:
 
Bien que les activités croissantes de SADAT en Europe ces dernières années aient été ignorées à la fois par les autorités européennes et les principaux médias, même des informations partielles reflétées dans les médias indiquent que le danger est grand. En effet, s’adressant au Huff Post basé aux États-Unis en novembre 2018, l’ancien officier de l’OTAN Cafer Topkaya a averti que SADAT se préparait à mener des opérations en Allemagne. Le major Cafer Topkaya, qui était de service au siège de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) à Bruxelles, a également été arrêté après la tentative de coup d’État en Turquie le 15 juillet 2016. Topkaya, qui a été libéré sur parole après avoir passé près d’un an et demi en prison, s’est enfui à l’étranger après sa libération.

Déclarant que le MIT peut mener des opérations d’enlèvement similaires à celles au Kosovo et en Afrique dans les pays d’Europe occidentale, Topkaya a déclaré que le gouvernement Erdogan utilisera SADAT, une force de milice armée, pour cela. Soulignant que Sadate était le groupe armé le plus puissant de Turquie à cette époque, Topkaya a poursuivi : « Un de mes amis dans l’armée m’a dit que SADAT tentait une opération contre les dissidents en Europe. Mon ami est une source de confiance au sein de l’armée. Il a également déclaré que SADAT envoie des messages à ses cellules dormantes en Europe via l’Agence Anadolu (AA). » Escadrons de la morts et leurs liens démasqués à Bruxelles L’affaire à Bruxelles est considérée comme extrêmement importante pour empêcher les réseaux d’espionnage turcs et les complots d’assassinat, qui représentent un grand danger. Suite à l’enquête sur la tentative d’assassinat en juin 2017 contre le coprésident de KONGRA GEL, Remzi Kartal, et le membre du conseil exécutif du KCK, Zübeyir Aydar, il a été décidé d’intenter une action en justice le 18 juin 2021.
 
Zübeyir Aydar, Remzi Kartal et Jan Fermon- Palais de justice de Bruxelles La première audience a eu lieu le 1er octobre 2021. Au total, quatre personnes sont jugées dans cette affaire : Zekeriya Çelikbilek, Yakup Koç, Necati Demiroğulları et Hacı Akkulak. Ce dernier Haci Akkulak est d’origine kurde. D’abord dit qu’il devait collecter des informations, il révèle le complot lorsqu’il se rend compte que le véritable objectif est de commettre des assassinats. Cette affaire est de nature « explosive » pour les services de renseignement de la Turquie et des pays occidentaux avec lesquels elle coopère. Les autorités kurdes veulent que cette tentative d’assassinat, qui a été décryptée, soit condamnée par la justice. On espère que l’affaire en Belgique créera également un précédent pour d’autres pays européens. Dans l’enquête menée par les instances judiciaires belges concernant la tentative d’assassinat, en termes de liens avec le groupe accusé d’avoir comploté l’assassinat, des détails frappants sont apparus. Surtout grâce au suivi technique, des informations importantes ont été obtenues. Les enquêteurs ont déterminé qu’il y avait un plan pour « se transformer en bain de sang » dans l’appel téléphonique entre les deux personnes. Ces déclarations ont conduit l’enquête à être prise encore plus au sérieux.Les déclarations en question sont faites lors d’un appel téléphonique de Zekeriya Çelikbilek, avant que le véhicule avec l’équipe d’escadrons de la morts liés à la Turquie ne soit coinsé lors du contrôle de police qualifié de contrôle « de routine » à Bruxelles en 2017. Il a été révélé dans l’enquête qu’il y avait eu un travail et une recherche de matériel pour l’assassinat. Selon les informations du dossier, Çelikbilek résidant en France, un autre membre de l’équipe, Yakup Koç, surnommé « Colonel », s’est rendu en France pour le rejoindre a été mobilisé à partir de là. Yakup Koç avait attiré l’attention avec une pièce d’identité appartenant à la police turque sur lui lors du contrôle de police en Belgique. Lors de l’enquête, il a été établi que Koç travaillait également à l’ambassade de Turquie à Paris. L’épicentre de l’équipe étant en France, la justice belge a demandé aux autorités françaises de mener une enquête dans le cadre de la coopération judiciaire internationale. La police française a commencé à écouter les téléphones des personnes impliquées dans le réseau d’assassinats. Seuls certains d’entre eux ont été partagés avec les autorités belges. Jan Fermon, l’avocat des hommes politiques kurdes, a déclaré qu’ils avaient l’impression que la France ne partageait pas toutes les informations avec la Belgique. Selon Fermon, la France retient des informations importantes. Cependant, à la suite des écoutes téléphoniques, il a été compris que non seulement Çelikbilek et Koç, mais aussi un groupe de personnes étaient liés l’un à l’autre. On pense que le chef de l’équipe est Yakup Koç. Chef de l’équipe Yakup Koç Il a été déterminé que tous les membres du groupe agissant ensemble avaient des liens avec l’ambassade de Turquie à Paris. L’équipe a également des liens directs avec Ankara. De nombreux membres de l’équipe se font photographier avec un conseiller d’Erdogan au palais présidentiel d’Ankara. Les membres de l’équipe sont connus pour des professions telles qu’électricien, vendeur de voitures d’occasion, etc. Par exemple, Çelikbilek se présente comme ingénieur électricien.
Mais il y a une image différente en arrière-plan. « Demain, je dois aller en Belgique pour la patrie », déclare l’un d’eux dans des écoutes téléphoniques. En 2017, il se rend à Gand, en Belgique, et achète une voiture à un « homme d’affaires turc » Necati Demiroğulları et se rend à Ankara avec. Demiroğlulları est également le beau-frère de Yakup Koç et est responsable de toute la logistique de l’équipe de tueurs à gage. Demiroğulları fabrique de faux documents pour Yeşilyurt, présentant le véhicule comme un « véhicule de société » et Yeşilyurt comme un « employé de la société » . Yesilyurt met Yakup Koç en action pour faire avancer ces choses. Koç demande à son beau-frère Demiroğulları de s’occuper du travail. À cette fin, le passeport de Yeşilyurt et d’autres documents nécessaires sont demandés. Dans l’enquête, des copies du passeport et d’autres documents se trouvent sur le compte WhatsApp de Demiroğulları. Ainsi, la justice belge décide d’approfondir davantage l’enquête sur Yeşilyurt. Yeşilyurt, inscrit au bureau d’état civil de la province de Trabzon, est décédé le 8 avril 2021, à l’âge de 41 ans, des suites du « Covid-19 ». Son corps a été envoyé dans sa ville natale. Au cours de l’enquête, il a été déterminé qu’İrfan Yeşilyurt avait envoyé un colis à Istanbul avec Chronopost avant sa mort. Yeşilyurt a appelé Chronopost et a demandé pourquoi son colis n’était pas parvenu à son adresse et s’est mis en colère. Lorsque Chronopost a demandé ce qu’il y avait dans le colis, İrfan Yeşilyurt a répondu qu’il avait une liste de noms et de numéros de téléphone. La police française, qui a interrogé Yesilyurt, a demandé ce qu’il avait envoyé à Istanbul. Yesilyurt a prétendu avoir une liste de noms et de numéros de téléphone. Lorsque la police a demandé de quel type de liste de noms il s’agissait, ils ont reçu une réponse incohérente. Yeşilyurt a soutenu qu’il était allé dans les cimetières en France, nota les noms des Turcs qui y étaient enterrés et les envoya à Ankara. Le fait que la police française se soit contentée de cette réponse a également soulevé des questions. Il était surprenant que les morts aient des numéros de téléphone. Il y a un autre développement remarquable concernant Yeşilyurt. Les enquêteurs belges ont réalisé que Yeşilyurt avait été détecté par un système d’alerte secret dans l’espace Schengen. En d’autres termes, chaque fois que la frontière de Yeşilyurt passe, elle est transmise aux unités compétentes. Cela signifie que les Français suivaient Yeşilyurt. Selon Fermon, Yesilyurt a été étrangement retiré du système d’alerte Schengen et ses traces ont été effacées lorsque les autorités belges ont commencé à poser des questions. Un autre nom identifié dans ce réseau est Sami Koç. Il est le neveu de Yakup Koç. Il y a une autre personne appelée « Avni » . Lorsque la police française les retrouve, ils se rendent compte qu’ils ont reçu une formation spéciale, car ce groupe utilise une technique pour empêcher les écoutes téléphoniques. Autrement dit, ils savaient comment empêcher les écoutes téléphoniques. Dans l’enquête, il est entendu que l’épicentre de l’équipe d’assassinat envoyée en Belgique est la France. Les photographies des sujets de l’enquête avec İsmail Hakkı Musa, alors ambassadeur de Turquie en France, révèlent les liens de l’équipe. Çelikbilek et İsmail Hakkı Musa se tiennent côte à côte dans l’un des cadres photo. Dans le dossier d’enquête mené en Belgique, il y a des indices que « les actions de ce réseau d’espions et d’assassinats ont été coordonnées par İsmail Hakkı Musa » en Europe. Musa, l’ancien numéro deux du MIT, alors que les soupçons sur lui se renforçaient, est rentré dans son pays le 14 mars 2021, annonçant que son mandat à l’ambassade était expiré. Musa était le nom numéro deux du MIT au moment de l’assassinat de trois femmes révolutionnaires kurdes à Paris en janvier 2013.
 
Zekeriya Çelikbilek (à gauche) et İsmail Hakkı Musa (au milieu) Alors que certaines photos ont été partagées sur les réseaux sociaux, certaines ont été prises depuis le téléphone portable de Çelikbilek. Au cours de l’interrogatoire, Çelikbilek affirme que l’une des photographies a été envoyée par Yeşilyurt. İrfan Yeşilyurt (milieu), Adnan Tanrıverdi (premier à droite)-Paris Yeşilyurt se tient entre deux personnes sur la photo. Lorsqu’on demande à Çelikbilek qui ils sont, il dit que l’un d’eux est de la famille, l’un est Yeşilyurt et le troisième ne lui est pas connu. Cependant, l’une des personnes qu’il prétend ne pas connaître est Adnan Tanriverdi qui est le fondateur de SADAT qui est l’abréviation de International Defence Consulting Company. Cette personne était également le conseiller personnel du président turc Recep Tayyip Erdogan. Tanriverdi a également attiré l’attention, notamment lors de sa visite à Paris avec Erdogan en 2018. Son nom n’a pas été mentionné dans la délégation officielle. L’équipe a des photos prises avec Tanrıverdi à Ankara et à Paris. Photos Il a été révélé lors de l’enquête que l’équipe, basée à Paris et déguisée en électricien ou vendeur de voitures d’occasion, était chargée de rencontrer Tanrıverdi et Seyit Sertçelik, le conseiller du président turc Recep Tayyip Erdoğan. Seyit Sertçelik était l’un des noms auxquels Erdoğan était affilié lors de sa visite à Paris. Il est conseiller principal du président Erdoğan et membre du Conseil présidentiel de politique de sécurité et de politique étrangère. Le professeur Dr. Seyit Sertçelik semble être principalement occupé à nier le génocide arménien. Seyit Sertçelik, avec Osmanlı Ülkü Ocakları (Loups Gris) – Août 2020 Il est photographié visitant une prison turque à Afrin, une ville du Rojava occupée par l’État turc en mars 2018. Il a également partagé cette photo sur sa page Facebook. Le conseiller d’Erdoğan, Seyit Sertçelik, devant une prison d’Efrin occupée en 2018 Cependant, ses autres photos, qui n’ont pas été rendues publiques, montrent que Sertçelik est allé beaucoup plus loin. Par exemple, il a des photos prises à la fois à Paris et au palais présidentiel d’Ankara, avec le réseau des tueurs à gages en Europe. Zekeriya Çelikbilek (première à gauche), Seyit Sertçelik (deuxième à gauche)-Paris Deux photographies de Sertçelik attirent particulièrement l’attention. L’un avec Çelikbilek à Paris, l’autre avec Keskin et Koç à Ankara. Zekeriya Çelikbilek a pris la photo à Ankara. Ces trois personnes ont rendu visite à Sertçelik dans son bureau situé au palais d’Erdogan à Ankara. Yakup Koç (à droite), Sertçelik (au milieu), Mustafa Keskin (à droite)-Palais présidentiel-Ankara Le téléphone de Çelikbilek contient également un morceau de papier et des photographies contenant le nom d’un attaché militaire à l’ambassade de Paris. L’attaché militaire, dont on ignore le nom, décrit tout ce qu’il a fait pour l’AKP dans cet article. Lorsque la police française a demandé à Çelikbilek ce que cela signifiait, il a répondu que l’attaché militaire était accusé d’être affilié à la communauté Fethullah Gülen et qu’il lui avait été demandé de remettre le document mentionné à Erdoğan s’il devait être appréhendé. La note remise à Zekeriya Celikbilek par l’attaché militaire pour la remettre à Erdogan Lorsque Çelikbilek et l’attaché militaire se sont rencontrés à l’ambassade de Paris après la tentative de coup d’État en 2016, une telle demande écrite lui a été envoyée. Si Çelikbilek n’est qu’un « électricien » comme il le prétend, la question de savoir pourquoi l’attaché militaire a remis ce message à Çelikbilek pour qu’il puisse être transmis à Erdoğan se pose. Bref, l’attaché militaire savait que Çelikbilek avait des liens directs avec Ankara. Le dossier devant le tribunal en Belgique comprend 7 000 pages. Zübeyir Aydar, qui était la cible de la tentative d’assassinat, a déclaré : « L’existence d’un réseau criminel est très clairement révélée dans ce dossier. Les plans d’assassinat ont été exposés en toute clarté, et il est clair dans le dossier que c’est directement en association avec le MIT, le gouvernement turc et même Tayyip Erdogan. » Le procureur, qui s’occupe du dossier, soutient qu’il n’y a pas eu de tentative d’assassinat et qu’il pourrait s’agir d’une activité de renseignement. L’avocat Jan Fermon a déclaré : « Les faits du dossier indiquent quelque chose de complètement différent. Il était clair pour moi qu’il y avait eu une tentative d’assassinat. Le commentaire du procureur est assez surprenant » , dit-il. De nombreuses questions concernant ces personnes qui ont des liens avec le sommet de l’État turc attendent des réponses. Alors que la Turquie ne contribue en aucune manière à l’enquête, le partage insuffisant d’informations par la France éveille les soupçons. Aucune enquête n’a été ouverte contre le membre du groupe Yakup Koç et aucune enquête n’a été menée dans en Turquie.