Les Kurdes syriens condamnent l’attentat d’Istanbul et demandent une enquête internationale
SYRIE / ROJAVA – L’administration autonome de la Syrie du Nord et de l’Est (AANES) a condamné l’attaque d’Istanbul et exigé l’ouverture d’une enquête internationale. Selon l’AANES, les accusations de la Turquie visant les forces kurdes font partie d’un plan d’attaque du Rojava.
Le département des relations extérieures de l’administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (AANES) a déclaré qu’accuser l’administration autonome pour l’attaque d’Istanbul du 13 novembre sert à détourner l’attention des problèmes internes de la Turquie et à se préparer à une attaque contre le Rojava.
Voici le communiqué de l’AANES:
« L’État turc et ses services de renseignement diffusent de fausses informations. Les scénarios et les allégations inventés manquent de fondement et servent à tromper le peuple turc et l’opinion publique. Nous condamnons l’attentat terroriste d’Istanbul qui a tué des civils. L’État turc et ses services secrets prétendent qu’il existe un lien entre l’attentat avec l’administration autonome et ses institutions militaires. Avec ces déclarations, l’État turc vise à créer un prétexte pour détruire la paix dans la région.
(…) Nous rejetons ces accusations et déclarons que nous et nos institutions n’avons rien à voir avec l’événement d’Istanbul. Les accusations de la Turquie sont loin de la réalité. C’est une tentative de cacher la vérité. Nous n’avons pas non plus de documents sur Ehlam Bashir. Nous exigeons que les institutions internationales soient impliquées dans l’enquête et que leurs conclusions soient rendues publiques. Nous appelons l’opinion publique à ne pas croire aux fausses accusations, car c’est ainsi que l’État turc tente de dissimuler sa crise interne et de détourner l’attention du public. L’État turc devrait reconsidérer sa politique car le régime turc a soutenu et est lié à des terroristes et des mercenaires. »
ANF
Attentat à Istanbul pour anéantir les Kurdes du Rojava?
Il y a quelques années, en direct sur une chaîne de télévision turque, İsmail Hakki Pekin, un ancien chef des renseignements d’état-major turc, faisait la promotion du terrorisme d’État pour saboter les gains des Kurdes syriens, quitte à s’en prendre à ses alliés de l’OTAN (Etats-Unis, etc.) en activant les groupes jihadistes en Syrie… (A regarder dans cette vidéo sous-titrée en français)
Les Kurdes connaissant les plans machiavéliques du régime colonialistes turc déclarent aujourd’hui que le massacre d’Istanbul / Beyoglu du 13 novembre 2022 est sorti du chapeau des renseignements turcs (MIT) qui sont experts en la matière.
Attentats, invasions, armes chimiques…, tant que le pouvoir turc aura des vues colonialistes au Moyen-Orient, il utilisera tous les moyens illégaux pour déstabiliser la région. Il est plus qu’urgent de mettre fin au colonialisme turc au Kurdistan pour la paix au Moyen-Orient.
Lien de la vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=LgROUZqBKIc
Photo: Ahlam Albashir, une femme accusée par le régime turc d’être la poseuse de la bombe d’Istanbul / Beyoglu qui a été violentée et arrêtée par les unités anti-terroristes turques chez elle à Istanbul. Il s’agit très probablement d’une réfugiée innocente dont la vie est en danger entre les mains du régime turc et pour laquelle les ONG des droits humains devraient se mobiliser avant que ce ne soit trop tard.
ROJAVA. Les Kurdes syriens nient toute responsabilité dans l’attentat d’Istanbul/Beyoglu
SYRIE / ROJAVA – Les YPG ont nié toute responsabilité dans l’attentat d’hier dans la rue commerçante Istiklal à Istanbul/Beyoglu. Le porte-parole des forces kurdes syriens, Nuri Mehmud a accusé la Turquie de planifier une nouvelle invasion du nord de la Syrie avec un scénario irréaliste pour obtenir le feu vert.
Les Unités de protection du peuple (YPG) ont nié toute responsabilité dans l’attentat qui a fait six morts à Istanbul. Le porte-parole des YPG, Nuri Mahmoud, a nié lundi tout lien avec le principal suspect et a accusé la Turquie de répandre des mensonges. Le fait que les dirigeants politiques du pays aient présenté en un rien de temps un assassin présumé, qui avait reçu son prétendu « ordre » dans le nord de la Syrie, brosse le tableau d’un « scénario très éloigné de la réalité ». De cette manière, le président Recep Tayyip Erdoğan a voulu convaincre le monde à l’approche du sommet du G20 à Bali d’accepter une attaque turque contre le Rojava et les zones autonomes du nord et de l’est de la Syrie. Ankara menace depuis un certain temps une nouvelle invasion de la région.
La police turque avait précédemment annoncé que la principale suspecte (une femme syrienne) arrêtée dans l’attaque avait agi « au nom » de PKK/YPG/PYD. La jeune femme de 23 ans était récemment entrée illégalement dans le pays depuis les régions d’Afrin et d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, occupées par la Turquie et les milices djihadistes alliées. Les autorités turques se sont dépêchées d’accuser les forces kurdes PKK/YPG/YPJ, déclarant la suspecte avait été formée dans la ville kurde de Kobanê avant de venir en Turquie pour l’attentat.
Mehmud a souligné que les YPG condamnaient toute attaque contre des civils. Le monde a suffisamment appris que leurs forces défendent les droits du peuple kurde et combattent le terrorisme. « Nos actions sont basées sur les valeurs de la démocratie, des droits des femmes et humains et de la liberté. Le but de notre travail est la lutte contre le terrorisme et les dictatures. Nos pensées vont aux proches des victimes, nous souhaitons un prompt rétablissement aux blessés », a déclaré le porte-parole des YPG.
La police turque et les médias pro-gouvernementaux, dont l’agence de presse officielle Anadolu, ont publié des photos de la suspecte et son nom. Vous pouvez voir une jeune femme regarder la caméra avec des yeux pétrifiés. Des traces de violence sont également clairement visibles sur son visage.
Mahmud : Le scénario ressemble à une manœuvre électorale
Selon Mehmud, le scénario ainsi que toutes les spéculations folles sur la responsabilité des organisations kurdes PKK/YPG/PYD dans l’attaque ressemblent également à une manœuvre électorale typique d’Erdoğan. En 2023, les élections présidentielles auront lieu en Turquie. Dans le passé, il y avait eu des attaques répétées à l’approche des élections. Deux attaques particulièrement dévastatrices contre les rassemblements du HDP à Ankara et Diyarabakir (Amed), tuant 109 personnes et en blessant des centaines par des kamikazes de l’organisation terroriste État islamique (EI) ont eu lieu juste avant et après les élections législatives de juin 2015. A cette époque, l’AKP avait perdu sa majorité absolue après douze ans de règne sans partage, et le HDP entrait au parlement pour la première fois. Lors des élections anticipées de novembre de la même année, Erdoğan a pu reconquérir le pouvoir.
ANF
L’Iran attaque les opposants kurdes en Irak
KURDISTAN DU SUD – Ce matin, le régime iranien a lancé des missiles contre les bases des partis kurdes d’opposition Komala et PDK-I à Koya, au Kurdistan irakien. Au moins deux personnes ont été tuées et huit autres blessées.
Au moins cinq missiles iraniens ont touché lundi un bâtiment appartenant au Parti démocratique du Kurdistan-Iran (PDK-I) à Koya, dans le gouvernorat de Hewlêr (Erbil), au Kurdistan irakien. Selon le ministère de la Santé du gouvernement régional, Rêbwar Ebdî et Aso Twana, deux combattants du PDK-I, ont été tués tandis que huit personnes ont été blessées dans l’attaque.
Lors d’une autre attaque près du village de Zirguwêz près de Sulaymaniyah, le mouvement de résistance kurde du Rojhilat, KOMALA a été attaqué. Au moins six drones de combat auraient été utilisés dans l’attaque. Jusqu’à présent, rien n’est connu ici sur les conséquences de cette attaque.
Lundi également, des pâturages de la région de Bradost ont été attaqués par l’armée iranienne, sans qu’on connaisse le bilan humain des attaques. (ANF)
« Fin septembre, des dizaines de personnes, en majorité des civils, ont été tuées/blessées dans des bombardements iraniens, selon les forces antiterroristes du Kurdistan d’Irak. Après cette frappe meurtrière, les gardiens de la révolution, l’armée idéologique de l’Iran, ont affirmé qu’ils allaient poursuivre leurs attaques contre ces factions.
La région autonome du Kurdistan d’Irak, dont les autorités entretiennent des relations très tendues avec le gouvernement central de Bagdad, est aussi régulièrement le théâtre de bombardements turcs contre les bases arrière du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). » (AFP)
IRAN. Un manifestant condamné à mort
Hier, un tribunal de Téhéran a condamné à mort une personne accusée d’avoir participé aux « émeutes » qui secouent l’Iran. C’est la première condamnation à mort prononcée depuis le début des manifestants anti-régime provoquées par le meurtre de Jina Mahsa Amini, une jeune femme kurde de 22 ans, à Téhéran le 16 septembre dernier.
Le site internet de l’autorité judiciaire Mizan a déclaré que la personne avait été reconnue coupable d’avoir « incendié le bâtiment du gouvernement, troublé l’ordre public, complot en vue de commettre des crimes contre la sécurité nationale, guerre contre Dieu et corruption sur terre ». Aucune information n’a été donnée sur l’identité et l’âge de la personne condamnée à mort.
Un autre tribunal de la ville a condamné cinq personnes à des peines allant de cinq à dix ans de prison pour « rassemblement et complot en vue de commettre des crimes contre la sécurité nationale et trouble à l’ordre public ».
Mizan a également déclaré que les condamnés peuvent faire appel.
Plus de 2 000 personnes ont été inculpées depuis le début des manifestations, dont la moitié à Téhéran, selon les chiffres de la justice iranienne. Alors que les organisations de défense des droits humains basées à l’étranger ont fait état de 15 000 personnes arrêtées.
La guérilla kurde condamne l’attentat d’Istanbul et demande à ce qu’on fasse toute la lumière sur l’attentat
« Les responsables turcs pointant Kobanê comme cible dans le cadre de cet événement révèlent l’aspect de leur plan. L’événement indique le déclenchement d’un plan sombre », a déclaré le centre de médias de la guérilla kurde.
HSM, centre des médias des HPG (branche armée du PKK), a publié un communiqué réfutant toute implication dans l’explosion meurtrière survenue dimanche sur l’avenue Istiklal à Istanbul/Beyoglu.
Alors que les responsables turcs ont annoncé que 46 personnes, dont la personne ayant laissé la bombe sur les lieux, ont été arrêtées en lien avec l’explosion, le HSM a invité à faire la lumière sur l’arrière-plan de l’attaque meurtrière.
Voici le communiqué du HSM:
« Tout d’abord, nous présentons nos condoléances aux proches des victimes et souhaitons un prompt rétablissement aux blessés. Nous n’avons rien à voir avec cet incident et il est bien connu du public que nous ne ciblerions pas directement les civils ni n’approuverions des actions dirigées contre des civils. Nous sommes un mouvement menant une lutte juste et légitime pour la liberté. Nous agissons dans une perspective qui cherche à créer un avenir commun, démocratique, libre et égal avec la société turque. De ce point de vue, il est définitivement hors de question que nous ciblions la population civile de quelque manière que ce soit.
C’est une vérité amère que le régime AKP-MHP éprouve des difficultés face à notre lutte légitime qui se développe. Surtout avec la révélation de leur utilisation d’armes chimiques et d’images prouvant qu’ils mettent le feu aux cadavres de leurs propres soldats, il est évident qu’il y a une tentative de mettre en œuvre un plan sombre pour déformer complètement l’état actuel. Les responsables turcs désignant Kobanê comme cible dans le cadre de cet incident révèlent l’aspect de leur plan. Vu sous cet angle, il est évident qu’il s’agit d’un sombre incident, et bien que l’on prétende que l’auteur est kurde ou syrien, cela ne changera pas les conséquences. L’incident indique le début d’un sombre plan. À cet égard, il est important que toutes les forces démocratiques turques et le public voient le sombre processus que l’on souhaite développer et se battent pour décrypter cet événement. »
ANF
IRAN. Trois Baloutches pendus à Zanedan
IRAN – Mohsen Anshini, Imam Bakhsh Naroui et Vali Roudini ont été exécutés hier à l’aube dans la prison centrale de Zahedan, au Sistan-Baloutchistan. On ne sait pas de quoi le régime iranien les accusait.
Marginalisés à cause de leur religion sunnite par le régime chiite iranien, les Baloutches sont persécutés d’avantage depuis les manifestations anti-régime provoquées par le meurtre de Jina Mahsa Amini, une femme de la minorité kurde réprimée autant voire plus que les Baloutches…
IRAN. Au moins 326 civils tués lors des manifestations anti-régime
IRAN – Depuis le meurtre de Jina Mahsa Amini, une jeune Kurde de 22 ans par la police des mœurs le 16 septembre, au moins 326 civils, dont 43 enfants, ont été tués par les forces gouvernementales lors des manifestations anti-régime. La majorité des victimes sont des Baloutches, suivis des Kurdes…
Selon les informations obtenues par Iran Human Rights, au moins 326 personnes, dont 43 enfants, ont été tuées par les forces de sécurité lors des manifestations à l’échelle nationale jusqu’à présent.
Sur les 43 enfants, neuf étaient des filles et trois étaient des ressortissants afghans. Les 43 enfants avaient tous moins de 18 ans, mais n’ont pas tous été vérifiés par des preuves documentaires. Iran Human Rights s’efforce d’obtenir la confirmation de leur âge.
Nombre de morts par province
Des manifestants ont été tués dans 22 provinces, les plus signalés étant respectivement le Sistan-Baloutchistan, Téhéran, Mazandaran, le Kurdistan et le Gilan.
Des décès ont été enregistrés dans 22 provinces:
Sistan et Balouchistan : 123 ;
Téhéran : 33 ;
Mazandaran : 33 ;
Kurdistan : 27 ;
Gilan : 22 ;
Azerbaïdjan occidental : 22 ;
Kermanshah : 13 ;
Alborz : 12 ;
Khouzistan : 5 ;
Khorasan-Razavi : 4 ;
Ispahan : 4 ;
Zanjan : 4 ;
Lorestan : 3 ;
Markazi : 3 ;
Qazvin : 2 ;
Le Kohguilouyeh-et-Bouyer-Ahmad : 2 ;
Azerbaïdjan oriental : 2 ;
Ardabil : 2 ;
Ilam : 2 ;
Hamedan : 2 ;
Bouchehr : 1 ;
Semnan : 1
Le plus grand nombre de décès a été enregistré les 21, 22 et 30 septembre (« Vendredi sanglant » au Balouchistan).
Des détenus risquent la peine de mort
Selon des informations officielles, des dizaines de manifestants ont été inculpés des accusations liées à la sécurité de guerre contre Dieu (moharebeh) et de corruption sur terre (efsad-fil-arz) passibles de la peine de mort. L’histoire et les preuves actuelles de la République islamique indiquent qu’elle a l’intention d’utiliser la peine de mort comme outil de répression politique pour intimider son opposition. Au moins neuf manifestants ont jusqu’à présent été jugés pour des accusations liées à la sécurité et risquent d’être exécutés à la hâte.
Les nombres de décès publiés sont un minimum absolu. Les informations faisant état de meurtres de manifestants ces derniers jours font toujours l’objet d’une enquête. Iran Human Rights a reçu un grand nombre de rapports de décès sur lesquels il continue d’enquêter avec des interruptions d’Internet. Le nombre réel de personnes tuées est donc certainement plus élevé.
ANF
La Turquie accuse les Kurdes d’avoir commis l’attentat d’Istanbul
Hier, un attentat a fait 6 mort et des dizaines de blessés à Istanbul / Taksim, sur la rue commerçante d’Istiklal. Comme on s’y attendait, en quelques heures, le régime turc, par la voix de son ministre de l’intérieur, a accusé les Kurdes d’être derrière cet attentat. Ils vont jusqu’à dire que l’ordre de l’attentat a été donné par le « PKK à Kobanê », célèbre ville du Rojava où DAECH / ISIS a essuyé sa première défaite et qu’Erdogan espère envahir tôt ou tard.
Les autorités turques ont arrêté Ahlam Albashir, une réfugiée syrienne originaire d’Idlib, qu’elles accusent d’avoir commis l’attentat. Elle aurait « avoué avoir été formée » par les forces kurdes en Syrie avant d’entrer en Turquie via Afrin pour commettre l’attentat.
De nombreux Kurdes pensent que cet attentat a été planifié par le MIT turc pour créer un prétexte à l’armée turque d’envahir le Rojava car les USA ont dit non à une nouvelle invasion turque en Syrie après Afrin et Serê Kanîyê.
Erdogan profitera du sommet du G20 pour jouer les victimes
Ces mardi et mercredi les dirigeants mondiaux se réunissent à Bali pour le sommet du G20. Erdogan en profitera pour jouer les victimes après l’attentat d’Istanbul et fera pression sur la Suède qui veut rejoindre l’OTAN en leur disant « Regarder le méchant PKK tue des civils. Alors, rendez-nous les Kurdes réfugiés sur votre sol et vous pouvez rejoindre l’OTAN. » Il dira également aux présidents russe et américain qu’ils le laissent envahir le Rojava pour le nettoyer des Kurdes, comme il l’a fait à Afrin et Serê Kanîyê.
PKK et les Kurdes, le bouc émissaire idéal
Une journaliste kurde a déclaré qu’« En Turquie, il faut quelques heures pour identifier l’auteur d’une attaque, pour interroger la personne, pour dire où la personne a reçu une formation et a reçu des ordres, comment la personne est entrée en Turquie. La liste est longue. D’autres gouvernements ont besoin de semaines ou de mois pour clarifier de telles choses ! »
Un autre journaliste prédit qu’Erdogan obligera la Cour constitutionnelle turque à rendre la décision d’interdiction concernant le Parti démocratique des Peuples (HDP), le seul parti luttant pour la résolution pacifique de la question kurde en Turquie.
A qui profite le crime?
L’analyste Frederike Geerdink déclare de son côté que : « Le PKK attaque des cibles militaires dans le sud-est rural de la Turquie et les faucons de la liberté du Kurdistan (TAK) frappent des cibles militaires/policières dans les villes. L’attentat d’hier visait des civils innocents, ce qui exclut totalement le PKK et le TAK. »
Sara Glynn écrit que « Le gouvernement turc a construit son récit de rêve pour l’attentat d’Istanbul, mais la question que nous devons nous poser est « qui a tout à gagner de l’attaque ? » Indice : ce n’est pas le PKK. »
En effet, après chaque cycle de violence en Turquie, c’est le pouvoir en place qui ressort renforcé du bain de sang. Alors, il est tout à fait naturel que tous les regards se tournent vers Erdogan et ses élections présidentielles de 2023.
IRAN. Un civil kurde accusé d’être un « ennemi de Dieu » risque la peine de mort
IRAN – Parham Parvari, un ingénieur kurde originaire de Saqqez accusé par la « justice » iranienne d’être un « ennemi de Dieu », risque la peine de mort. Cet ingénieur et champion de natation est emprisonné à Téhéran depuis plus de 40 jours.
Selon un rapport reçu par l’ONG Hengaw, Parham Parvari, 25 ans, a été accusé de « guerre contre Dieu » (moharebeh) le 9 novembre 2022 au palais de justice d’Evin à Téhéran. Mazhar Parvari, le père de Parham, a déclaré que son fils avait été arrêté par les forces gouvernementales alors qu’il revenait du travail au milieu de manifestations généralisées à Téhéran.
Il est important de noter que Parham Parvari s’est vu refuser l’accès à un avocat et la communication avec sa famille jusqu’à présent, même si, selon les lois de la République islamique, il a ces droits. Il n’a pu les informer des accusations de Moharebeh contre lui que par un bref appel téléphonique à sa famille. Il est actuellement incarcéré dans le quartier 209 de la prison d’Evin.
Parham Parvari, entraîneur de natation qui a remporté de nombreux championnats à différents niveaux, travaillait comme ingénieur pour une société d’ingénierie basée à Téhéran.
L’un des crimes les plus graves en vertu du Code pénal islamique de la République islamique d’Iran est appelé Moharebeh (guerre contre Dieu), passible de peine de mort et d’autres châtiments barbares.
Tout en exprimant sa profonde inquiétude quant à la situation de Parham, Hengaw souligne que ce jeune homme s’est vu refuser tous les droits fondamentaux à un procès équitable depuis son arrestation brutale. (Hengaw)
Depuis le meurtre de Jina Mahsa Amini, plus de 15 000 civils ont été arrêtés. La majorité des personnes arrêtées appartiennent à des minorités telles que les communautés kurde et baloutche et ils risquent d’être exécutés en masse.