TURQUIE. Une maire kurde obtient le plus grand nombre de votes en pourcentage

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TURQUIE / KURDISTAN – La candidate du Parti DEM pour la municipalité kurde de Batman, Gülistan Sönük, a reçu le plus grand nombre de voix dans toute la Turquie avec une victoire à 64,52 % des votes exprimés dans sa ville. La province kurde de Batman est le meilleur exemple de résistance féminine face à l’idéologie obscurantiste et misogyne de la colation islamo-fasciste à la tête de la Turquie. En effet, dans sa ville, Erdogan avait misé sur le parti islamiste HUDA-PAR (ancien Hezbollah responsable de nombreux meurtres politiques dans les régions kurdes pendant les années 1990). C’est le retour en force de l’esprit « Jin, Jiyan, Azadi » (femme, vie, liberté) dans les villes kurdes, malgré la fraude massive mise en place par les gangs d’Erdogan. (Résultats provisoires des élections à voir ci-dessous)
 
 
Dès 2016, Erdogan a fermé 93 centres pour femmes dans les villes kurdes

Après la tentative de coup d’État du 15 juillet, le gouvernement turc s’en est pris à la lutte des femmes et leurs acquis. Il a essayé d’éliminer l’existence des femmes dans tous les domaines où elles étaient organisées et une des première chose qu’il a fait a été de fermer tous les centres (93) pour femmes qui avaient été ouverts par les municipalités kurdes.

Avec le décret-loi n° 674 signé le 1er septembre 2016, les préfets et les sous-préfets des villes kurdes ont reçu le pouvoir de nommer des administrateurs aux municipalités kurdes, ainsi que le pouvoir de saisir les biens mobiliers et immobiliers des municipalités et de suspendre de leurs fonctions les employés municipaux. Après ce décret, les communes dirigées par le parti kurde DBP ont commencé à être saisies le 11 septembre 2016. Des administrateurs ont été nommés dans 95 municipalités, dont 3 villes métropolitaines, 7 provinces, 63 districts et 22 villes. 93 co-maires kurdes ont été jets en prison. Près de 15 000 travailleurs et fonctionnaires kurdes travaillant dans le secteur public et dans les municipalités du Kurdistan ainsi que près de 300 dirigeants ont été expulsés. Outre les députés, des centaines de membres de conseils municipaux et de conseils généraux provinciaux, ainsi que plus de milliers de dirigeants de partis et d’employés travaillant dans des organisations provinciales et de district ont été emprisonnés. L’une des institutions que le gouvernement a ciblées et tenté d’éliminer avec l’aide des administrateurs était les centres pour femmes des municipalités.

Deuxième période d’administrateurs 

Le 19 août 2019, les co-maires des municipalités métropolitaines de Diyarbakir (Amed), Mardin et Van ont été démis de leurs fonctions et les gouverneurs de province ont été nommés administrateurs. Les nominations d’administrateurs ont ensuite inclus 48 municipalités supplémentaires. Des centaines de membres du conseil ont été arrêtés et des dizaines d’autres ont été arrêtés. Au total, durant cette deuxième vague de anti-kurde, 88 membres du conseil municipal et 17 membres du conseil général provincial ont été suspendus de leurs fonctions. Lors de la deuxième nomination des administrateurs, les centres pour femmes kurdes ont de nouveau été pris pour cible.

Par exemple, la responsable d’unité travaillant au Département des politiques féminines à Van et 11 femmes qui étaient responsables dans d’autres départements et unités ont été suspendues. La responsable du département des politiques féminines de la municipalité métropolitaine d’Amed a été arrêtée et démise de ses fonctions. Özlem OZEN, la directrice de DIKASUM, une association de femmes kurdes, attachée à la mairie métropolitaine de Diyarbakir et membre du DOKH (Demokratik Özgür Kadın Hareketi – Mouvement démocratique des Femmes libres) a été démise de ses fonctions. La responsable du département des femmes de la municipalité de Mardîn a été démise de ses fonctions et bannie de la fonction publique. Un directeur masculin a été nommé au service des femmes et de la jeunesse de la municipalité métropolitaine de Mêrdîn.

 
Voici les résultats des élections locales du 31 mars au Kurdistan du Nord:
Le Parti DEM a remporté 3 municipalités métropolitaines malgré les votes des soldats transportés d’autres régions et est devenu le premier parti aux élections des conseils provinciaux dans 9 villes.
 
Le Parti de l’égalité du peuple et de la démocratie (Parti DEM) a remporté les municipalités métropolitaines de Diyarbakir (Amed), Van (Wan) et Mardin (Mêrdîn), selon des résultats non officiels. Il est également devenu le premier parti à siéger aux conseils provinciaux dans 9 provinces.
 
Ces villes comprennent Şirnak (Şirnek), Siirt (Sêrt), Batman (Êlih), Agri (Agirî), Igdir (İdîr) et Kars (Qers), où l’AKP a transporté des milliers de soldats et de policiers. Le parti DEM est devenu le deuxième parti à Bingol (Çewlig).

ELECTIONS EN TURQUIE. Les Kurdes ont chassé Erdogan de leurs villes

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TURQUIE / KURDISTAN – Ni les fraudes massives, ni la violence étatique n’ont pu fléchir le peuple kurde lors des élections municipales* du 31 mars 2024. Leur parti DEM a raflé les 12 provinces du Sud-Est de la Turquie (Kurdistan du Nord). Dans les métropoles turques où il y a une grande diaspora kurde, cette dernière a préféré voter pour les Kémalistes contre Erdogan.
 
Maintenant, il y a deux questions qu’on se poser côté kurde. Est-ce qu’Erdogan les laissera diriger leurs villes ou est-ce qu’il nommera de nouveau des administrateurs à la places des élus kurdes qu’il avait emprisonnés lors des élections précédentes? La deuxième question est de savoir si Erdogan prendra la main tendue par les Kurdes pour la paix au Kurdistan.
 
Voici les résultats des élections locales du 31 mars au Kurdistan du Nord:

Le Parti DEM a remporté 3 municipalités métropolitaines malgré les votes des soldats transportés d’autres régions et est devenu le premier parti aux élections des conseils provinciaux dans 9 villes.
 
Le Parti de l’égalité du peuple et de la démocratie (Parti DEM) a remporté les municipalités métropolitaines de Diyarbakir (Amed), Van (Wan) et Mardin (Mêrdîn), selon des résultats non officiels. Il est également devenu le premier parti à siéger aux conseils provinciaux dans 9 provinces.
 
Ces villes comprennent Şirnak (Şirnek), Siirt (Sêrt), Batman (Êlih), Agri (Agirî), Igdir (İdîr) et Kars (Qers), où l’AKP a transporté des milliers de soldats et de policiers. Le parti DEM est devenu le deuxième parti à Bingol (Çewlig).
 
Les résultats des 12 provinces sont les suivants
 
Van  
DEM Parti: 55.17
AKP: 27.9
Mardin
DEM Parti: 53.77
AKP: 24.91
Diyarbakir
DEM Parti: 62.49
AKP: 17.09
Agri
DEM Parti: 46,19
AKP: 26,25
Sirnak
DEM Parti: 55.31
AKP: 24.23
Siirt
DEM PARTİ: 41.08
AKP: 36.25
Batman
DEM Parti: 55.97
AKP: 17.36
Bitlis
DEM Parti: 35.34
AKP: 32.09
Mus 
DEM Parti: 43.34
AKP: 25.24
Kars
DEM Parti: 24.58
AKP: 21.92
Igdir
DEM Parti: 45.03
AKP: 24.73
Hakkari
DEM Parti: 54.11
AKP: 28.11
Bingol
DEM Parti: 19.83
AKP: 33.11

TURQUIE. Fraudes massives et violences dans les provinces kurdes

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TURQUIE / KURDISTAN – Les élections municipales de Turquie sont émaillées de violences et de fraudes massives dans les régions kurdes où des candidats et assesseurs kurdes ont été agressés, l’un d’entre eux tué, en plus des dizaines de milliers de soldats et policiers transportés dans la région pour voter illégalement afin d’empêcher les Kurdes de se gouverner.
Soldats & policiers turcs emmenés à voter illégalement dans un bureau de vote de Sirnak
Ce matin, une personne a été tuée et 11 autres blessées lors d’élection du chef (muhtar) du village Ağaçlıdere, à Sur, dans la province kurde de Diyarbakır. La victime s’appelle Emin Çelik, 43 ans, il était assesseur du parti kurde DEM.

 

Emin Çelik, assesseur du DEM Parti tué avec une arme à feu dans le village d’Ağaçlıdere
La chanteuse et candidate du parti DEM à Mardin / Ömerli, Devrim Demir a été aspergée de gaz lacrymogène par la police turque. La journaliste Özgür Aksoy qui couvrait la scène a été arrêtée.
Journalistes menacés
 
 
Devrim Demir recevant les premiers soins après l’attaque policière
 
Argent contre vote
Par ailleurs, dans le district de Ceylanpınar, à Şanlıurfa, plusieurs personnes qui ont voté pour le parti AK en échange d’argent ont partagé des photos de leurs bulletins tamponnés pour AKP dans un groupe WhatsApp qui a près de 300 membres.

Des électeurs votant pour l’AKP contre de l’argent à Şanlıurfa/Ceylanpınar
Un cas similaire de corruption a été révélé dans le district de Çınar (Xana Axpar) de Diyarbakır où le candidat de l’AKP, Davut Arzu, aurait conclu un contrat de 2 millions de livres turcs avec des chefs de quartiers (muhtar) et les imams en échange de 1 200 voix.
Le contrat de 2 millions de livres turcs qui serait signé avec des chefs de quartiers (muhtar) et les imams en échange de 1 200 voix
Au moins 46 901 « électeurs importés » ont voté dans les provinces kurdes La porte-parole du Parti de Parti DEM, Ayşegül Doğan, déclaré qu’ils ont compté 46 901 électeurs mobiles (soldats et policiers) inscrits dans 31 localités kurdes. Elle a souligné que les « électeurs mobiles » étaient une usurpation de volonté et un coup d’État contre les urnes et appelé l’opposition turque à agir contre ces fraude électorale mise en place dans les région kurdes. Elle a déclaré : « Cela ne devrait pas être uniquement la question du parti DEM ; dans une partie de la Turquie, dans une géographie, le droit de vote d’un peuple est entravé par un coup porté à leur droit de revendiquer leur volonté ». Les 31 circonscriptions où 46 901 électeurs mobiles ont voté sont: Ağrı centre : 4 168 Taşlıçay: 204 Batman Hasankeyf: 280 Gercüş: 274 Adaklı: 99 Bitlis centre: 51 Bitlis Tatvan: 726 Dersim Mazgirt Akpazar: 127 Diyarbakır Eğil: 1 129 Diyarbakır Hazro: 797 Diyarbakır centre: 1 929 Elazığ Karakoçan: 519 Erzurum Karaçoban: 312 Çukurca: 3235 Derecik: 1979 Hakkari Yüksekova Esendere: 953 Şemdinli: 1886 Iğdır: 4382 Kars centre : 3842 Mardin Dargeçit: 570 Savur: 978 Mersin Akdeniz: 460 Muş Malazgirt: 609 Siirt Eruh: 1071 Kurtalan: 688 Pervari: 33 Siirt centre : 6 328 Şırnak Beytüşşebab: 828 Güçlükonak: 494 Şırnak centre: 6 541 Uludere: 1 409
Les militantes kurdes signalent que, comme les élections précédentes, le régime turc recours à la fraude massive pour gagner les élections dans les régions kurdes, violant la volonté du peuple kurde qui lutte pour ses droits fondamentaux, dont le droit d’élire ses propres représentants et non pas des administrateurs nommés par Erdogan qui spolient les provinces kurdes et privent la population des services de base.
 
     

Élections en Turquie: fraude massive dans les régions kurdes

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TURQUIE / KURDISTAN – Alors qu’on vote pour les élections locales en Turquie aujourd’hui, on assiste à de nombreuses fraudes électorales dans les régions kurdes où le gouvernement d’Erdogan a envoyé plusieurs milliers de soldats et policiers pour qu’ils inversent les résultats en votant dans les provinces kurdes de Mardin, Diyarbakır, Hakkari et Şırnak acquises au parti DEM. Depuis hier, les militants kurdes publient sur les réseaux sociaux les images de soldats et policiers turcs transférés en car dans les régions kurdes spécialement pour changer le résultat des élections.

Argent contre vote

Par ailleurs, dans le district de Ceylanpınar, à Şanlıurfa, plusieurs personnes qui ont voté pour le parti AK en échange d’argent ont partagé des photos de leurs bulletins tamponnés pour AKP dans un groupe WhatsApp qui a près de 300 membres.

Des électeurs votant pour l’AKP contre de l’argent à Şanlıurfa/Ceylanpınar
Un cas similaire de corruption a été révélé dans le district de Çınar (Xana Axpar) de Diyarbakır où le candidat de l’AKP, Davut Arzu, aurait conclu un contrat de 2 millions de livres turcs avec des chefs de quartiers (muhtar) et les imams en échange de 1 200 voix.
contrat de 2 millions de livres turcs avec des chefs de quartiers (muhtar) et les imams en échange de 1 200 voix
 
Les militantes kurdes signalent que, comme les élections précédentes, le régime turc recours à la fraude massive pour gagner les élections dans les régions kurdes, violant la volonté du peuple kurde qui lutte pour ses droits fondamentaux, dont le droit d’élire ses propres représentants et non pas des administrateurs nommés par Erdogan qui spolient les provinces kurdes et privent la population des services de base.

KCK: Les agresseurs des Kurdes en Belgique étaient les membres de l’EI turc

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Tout en exigeant des gouvernements européens qu’ils adoptent une réponse adéquate aux récentes attaques des Loups Gris turcs en Belgique, l’Union des communautés du Kurdistan (KCK) exhorte les Kurdes à éviter de répondre aux provocations et d’user uniquement d’actions légales. KCK a déclaré que ceux qui avaient attaqué les Kurdes en Belgique étaient les gangs de l’État islamique de Turquie.
 
Le 24 mars, des Kurdes, principalement des familles du Rojava, ont été attaqués par des centaines de fascistes turcs dans la ville belge de Heusden-Zolder, alors qu’ils revenaient des célébrations du Newroz. Des dizaines de Kurdes ont été menacés d’être brûlés dans une maison où ils s’étaient réfugiés et certains ont été grièvement blessés lors de l’attaque. Le Conseil exécutif de l’Union des communautés du Kurdistan (Koma Civakên Kurdistanê – KCK), a publié une déclaration condamnant les attaques de la foule contre les Kurdes en Belgique, ainsi que l’incitation du régime turc, appelant à une réaction sous la forme d’une protestation démocratique contre ces attaques. Le communiqué du KCK publié samedi comprend les éléments suivants : « Sur le chemin du retour après les célébrations locales du Newroz, des citoyens kurdes de Belgique ont été attaqués par des foules fascistes, racistes et sectaires. Les auteurs de l’assaut avaient l’intention de tuer des Kurdes non armés en encerclant une maison dans laquelle les gens cherchaient refuge. L’attaque a fait de nombreux blessés parmi les Kurdes, dont certains sont actuellement dans un état critique. L’attaque est toujours en cours. Tayyip Erdogan et les médias turcs spécialisés dans la guerre travaillent très dur pour alimenter ces attaques. Nous condamnons fermement ces agressions racistes et fascistes issues d’une idéologie anti-kurde. Cette attaque était une tentative de massacre. Les maisons ont été incendiées et ceux qui s’y trouvaient devaient être brûlés vifs. Cette tentative de massacre est le reflet du massacre de Madimak. L’administration fasciste de l’AKP-MHP, enragée et hystérique face à la lutte croissante de notre peuple, a organisé et planifié l’attaque en Belgique. L’intention était d’inciter la population à la peur et à l’intimidation, de détourner l’agenda populaire par des provocations, de dresser la population contre les gouvernements concernés et, en fin de compte, de saper la résistance croissante du peuple. C’est ainsi qu’est née la tentative de massacre en Belgique : l’administration AKP-MHP, furieuse et impuissante face au mouvement de libération grandissant, a saisi Newroz comme une opportunité pour prendre de telles mesures. Notre peuple a exprimé une position très ferme contre le colonialisme et la trahison des collaborateurs, en célébrant Newroz avec une passion et une implication immenses dans les quatre régions du Kurdistan et au-delà. Ils ont une fois de plus démontré leur engagement envers le mouvement de libération et le leader Apo [Abdullah ÖCalan] envers le monde. Le Newroz de cette année a révélé la conscience historique de notre peuple et démontré l’échec de la politique fasciste et meurtrière du gouvernement AKP-MHP. Le gouvernement AKP-MHP, plongé dans la politique de génocide contre les Kurdes, commet de nouvelles horreurs en raison de la frustration et de la défaite auxquelles il est confronté. L’attentat en Belgique montre que de nouveaux projets sont poursuivis par le gouvernement AKP-MHP, qui continue d’insister sur le génocide du peuple kurde. L’un des principaux objectifs de ces attaques est de provoquer le peuple kurde, en particulier la jeunesse, afin de le pousser à riposter, en le présentant selon le récit établi par le régime fasciste turc. Lancée par nos amis internationaux le 10 octobre 2023, la campagne mondiale pour la liberté a obtenu un soutien considérable de la part des citoyens du monde entier, en particulier des femmes, des opprimés et de l’opinion publique démocratique. Cela a en outre servi à universaliser la lutte du peuple kurde. Face à cette lutte en cours, le gouvernement nationaliste, raciste et fasciste AKP-MHP, qui envisage de tenter l’occupation du Kurdistan et le génocide des Kurdes, s’est heurté à des obstacles majeurs. Ces forces fascistes mettent en œuvre toutes sortes de politiques d’isolement, d’isolement cellulaire et de génocide contre le leader Apo. L’objectif du gouvernement AKP-MHP était de provoquer en planifiant l’attaque en Belgique, d’influencer l’agenda de nos peuples en Europe et d’empêcher la campagne mondiale pour la liberté de progresser davantage, réalisant que si elle continue avec son succès actuel, le le régime fasciste ne sera pas en mesure de maintenir sa politique. C’est la principale raison derrière l’attaque d’une foule aussi fasciste, raciste et sectaire en Belgique. La nature de la menace que font peser sur l’Europe l’État turc et la coalition AKP-MHP est devenue une fois de plus évidente avec l’attentat en Belgique. Les auteurs de cette attaque partagent le même état d’esprit que l’Etat islamique. L’EI est dirigé et soutenu par l’État turc et le gouvernement AKP-MHP, ce qui représente une menace pour tout le monde. Les intérêts de l’État turc et du gouvernement AKP-MHP sont le principal moteur des attaques de l’État islamique. Le fait que l’attaque en Belgique ait eu lieu juste après les atrocités commises à Moscou n’est pas une coïncidence. Le gouvernement AKP-MHP entend créer un environnement déchiré par la guerre afin de réaliser ses objectifs néo-ottomans, en particulier le génocide du peuple kurde, et de transformer chaque site en un champ de bataille sanglant, poussant l’Europe à obéir à leurs exigences. Nous pensons qu’il est raisonnable et bon que le gouvernement belge tente de mettre fin à de nouvelles provocations à cet égard. Néanmoins, il est impératif de découvrir, dénoncer et exposer clairement les motivations qui sous-tendent ces attaques de la part du gouvernement dirigé par l’AKP-MHP. L’approche des États européens face aux atrocités commises contre les Kurdes n’est jamais totalement transparente. Non seulement cette approche obscurcit la vérité, mais elle ouvre également la porte à davantage d’agressions et d’atrocités. Dans toute l’Europe, l’administration AKP-MHP rassemble, équipe et attaque les personnes aux convictions racistes, fascistes et sectaires. Rien n’est fait pour les arrêter, même si cela est fait publiquement. Nous exigeons un changement de politique de la part des gouvernements européens, en particulier de l’État belge. Il est impératif de reconnaître que ces gangs de l’EI, fascistes, racistes et fanatiques, n’attaquent pas seulement les Kurdes mais aussi la population européenne. En outre, nous exhortons notre peuple à s’abstenir de tout comportement provocateur ou de recourir à des moyens autres que les actions et efforts démocratiques. »
 
L’idéologie des Loups Gris du Mouvement Ülkücü (Idéalistes, le nom complet est « Foyers idéalistes », en turc: Ülkü Ocaklari) repose sur une exaltation de la « race », de la langue, de la culture et de la nation turques. Les autres peuples de Turquie sont considérées comme une force de division de l’unité du pays et sont donc combattus. L’idéologie des Ülkücü est largement façonnée par les images de l’ennemi et les théories du complot. L’éventail des ennemis « internes » et « externes » s’étend des Kurdes, des Grecs et des Arméniens aux Juifs, des Européens et des Chinois aux États-Unis et au Vatican.
 

TURQUIE. Les mères du Samedi exigent la vérité dans l’affaire de disparition de Talat Türkoğlu

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ISTANBUL – Les mères du Samedi qui se rassemblent chaque semaine sur la place Galatasaray, à Istanbul, pour s’enquérir du sort de leurs proches disparus et assassinés en détention et pour exiger que les auteurs soient poursuivis, ont demandé ce qui est arrivé à Talat Türkoğlu, un socialiste d’Istanbul porté disparu en avril 1996 et dont un ancien agent du JITEM a avoué le meurtre sous la torture de Turkoglu par des policiers.
 
Talat Türkoğlu, avait été arrêté et jugé à plusieurs reprises dans le passé pour des délits politiques. Les policiers civils le surveillaient. Le 29 mars 1996, Talat Türkoğlu a voyagé en bus d’Istanbul à Edirne, une ville proche de la frontière avec la Grèce, pour rendre visite à des proches. Pendant son trajet vers Edirne, le bus a été arrêté par une voiture et une personne de cette voiture est montée dans le bus. Avant son arrivée à Edirne, la même voiture a de nouveau arrêté le bus et la personne qui était montée dans le bus plus tôt est revenue à la voiture. Cette voiture a suivi Talat Türkoğlu jusqu’à son arrivée chez ses proches à Edirne.
 
Le 1er avril 1996, Talat Türkoğlu quitta Edirne pour Istanbul. Il n’est pas arrivé chez lui et a disparu depuis. En entrant chez elle, le cinquième jour après la disparition de son mari, son épouse remarqua que la porte d’entrée était ouverte et que sa télévision était allumée. Selon elle, les personnes qui sont entrées chez elle l’avaient fait avec la clé de son mari.
 
Zeynep Yıldız, membre de la commission contre les disparitions en détention de l’Association des Droits de l’Homme (IHD), a lu un communiqué de presse lors de la 992e veillée des Mère du Samedi.
 
Elle a déclaré: « Talat Türkoğlu, 45 ans, connu pour son identité socialiste, a été vivant à Avcılar, Istanbul. Il s’est rendu à Edirne pour rendre visite à sa mère le 29 mars 1996. Il a raconté à ses frères qu’il avait été suivi par des policiers en civil depuis Istanbul jusqu’à la porte de sa maison à Edirne. Ils ont également été témoins de cette situation alors qu’il séjournait chez sa famille. Il a décidé de rentrer chez lui à Istanbul le 1er avril 1996 et on n’a plus jamais eu de nouvelles de lui. Toutes les tentatives de la famille Türkoğlu, de l’Association des Droits de l’Homme et d’Amnesty International ont échoué. Les autorités officielles ont déclaré que Talat Türkoğlu n’avait pas été arrêté et que l’on ne savait pas où il se trouvait. En 1997, les aveux de Kasım Açık, membre du JİTEM, ont été repris dans la presse. Kasım Açık, qui a donné des informations détaillées sur la description, la montre, les vêtements, les chaussures et le portefeuille de Talat, a déclaré qu’il avait été interrogé par une équipe de policiers, de soldats (…) à Çadurkent, près d’Edirne, et que son corps, qui avait été torturé, a été jeté dans la rivière Meriç. (…)
 
En résumé, bien que tous les recours aient été tentés en droit interne concernant la disparition de Talat Türkoğlu en détention, le dossier a été clos par prescription. À l’occasion du 28e anniversaire de sa disparition en détention, nous exigeons que toutes les décisions de prescription prises dans le dossier Talat Türkoğlu, contraires au droit international, soient levées et que le dossier soit rouvert et qu’une enquête et des poursuites efficaces soient menées. Peu importe le nombre d’années qui passent, nous ne cesserons pas d’exiger justice pour Talat Türkoğlu et toutes nos disparus, et de rappeler que l’État doit agir selon les normes du droit universel. »
 
Depuis près de 29 ans, les mères du samedi s’arment d’œillets contre la police turque Mères du Samedi est un groupe de militants qui cherchent à connaître le sort de leurs proches disparus en garde à vue dans les années 1980 et 1990 et exigent des comptes pour ces disparitions. En mai 1995, les Mères du Samedi (en kurde: Dayikên Şemiyê, en turc: Cumartesi Anneleri) descendaient pour la première fois sur la place Galatasaray, à Istanbul, pour exiger la fin des disparitions forcées et demander qu’on leur rende leurs proches portés disparus. Les « mères du samedi » reproche l’État turc de ne pas avoir enquêté sérieusement pour établir la vérité sur ceux qui ont disparu après leur mise en détention par les autorités turques. Selon l’Association des droits de l’Homme (IHD), entre 1992 et 1996, 792 disparitions forcés et meurtres (de journalistes, syndicalistes, médecins, enseignants, enfants ou simples paysans) par l’État ont été signalés dans les régions kurdes de Turquie.

TURQUIE. Mort d’un autre prisonnier kurde malade

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TURQUIE / KURDISTAN – Mutlak Tozun, un prisonnier politique kurde qui a passé 30 ans en captivité, avait été hospitalisé à cause d’un cancer au stade avancé. Remis en liberté conditionnelle, il est décédé dans un hôpital de Van. Mutlak Tozun, un prisonnier de 30 ans qui a été hospitalisé après être tombé malade dans une prison de Manisa Akhisar et qui a obtenu une décision de libération conditionnelle, a été transféré à un hôpital de Wan le 2 mars, à la demande de sa famille. L’état de santé de Tozun s’est aggravé la nuit dernière. Tozun est mort dans la matinée. Tozun sera inhumé dans la province d’Agri. Chronologie d’une mort annoncée Tozun, qui a été emmené à l’hôpital d’État d’Akhisar après s’être évanoui dans la prison le 18 décembre 2023. Tandis que les examens de santé de Tozun se poursuivait, ses avocats ont demandé sa libération à cause des problèmes de santé et Tozun a été remis en liberté conditionnelle le 25 janvier. Il souffrait d’un cancer avancé.

Le kurdisme entre kémalisme et islamisme

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Ni le kémalisme ni l’islamisme ne répondent aux attentes des Kurdes. Les deux idéologies sont étrangères aux Kurdes. Ils sont des armes de la turcité, écrit le journaliste Necat Zanyar.
 
Voici la suite de l’article de Necat Zanyar:
 
L’ingénierie sociale se poursuit sans interruption avec des élections fréquentes en Turquie.
 
Le peuple [kurde] est plongé dans le même piège à chaque saison électorale et est obligé de faire un choix. Les esprits sont tempérés pour adopter l’un des deux pôles.
 
Ceux d’entre nous qui ont suivi ces deux [mouvements] sont parfois qualifiés de kémalistes, parfois d’islamistes.
 
Cependant, ce n’est pas notre fête. Être pris dans l’un ou l’autre signifie notre mort cognitive.
 
Ni le kémalisme ni l’islamisme ne répondent aux attentes des Kurdes. Tous deux sont étrangers aux Kurdes. Tous deux sont des armes de la turcité.
 
Rien de bon ne peut venir des Kurdes qui suivent le kémalisme. De la même manière, ceux qui suivent l’islamisme ne produiront rien de bon. Ce sont les deux branches poulpes de l’État suprémaciste turc. En dernière analyse, ils ne sont pas différents les uns des autres.
 
L’arme d’oppression passée est le kémalisme, l’arme actuelle est l’islamisme.
 
L’État turc poursuit depuis vingt ans son oppression, son occupation et son despotisme avec l’arme de l’islamisme.
 
Le kémalisme n’est plus qu’un paratonnerre de colère et une distraction.
 
La critique du kémalisme par les islamistes romantiques et ceux qui les suivent, qui ont longtemps été mobilisés par les idées anti-kémalistes et maintenus au sein du système, n’est pas anti-establishment. Au contraire, rester dans le système turc signifie souvent être un rouage.
 
Pendant que vous maudissez les auteurs du massacre de Zilan, vous ne pouvez pas coopérer avec ceux qui ont commis le massacre de Roboski.
 
Tandis que vous vous opposez à ceux qui ont usurpé les droits étatiques des Kurdes à Lausanne, vous ne pouvez pas soutenir ceux qui ont construit des murs sur trois côtés du Kurdistan et occupé Afrin et Serekaniye.
 
Même si vous condamnez ceux qui ont exécuté Gibranlı Halid Bey, Seyid Abdülkadir, Seyid Riza et Sheikh Said, vous ne pouvez pas rendre un grand honneur à ceux qui ont gardé des milliers de Kurdes dans des cachots pendant des décennies.
 
Même si vous considérez comme des ennemis ceux qui ont commis les massacres au gaz dans le Dersim, vous ne pouvez pas être amis avec ceux qui ont commis les massacres dans les tranchées de 2015.
 
On ne peut pas forcer la conscience kurde à choisir entre deux génocidaires. Ni les kémalistes d’hier n’étaient démocrates et progressistes, ni les islamistes d’aujourd’hui musulmans et justes.
 
Pour comprendre que le kémalisme n’est pas du progressisme, il suffit de regarder le monde moderne et de constater que la Turquie n’a pas été intégrée à la civilisation depuis cent ans.
 
Vous pouvez comprendre que l’islamisme n’est pas l’islam en regardant l’Iran, l’Afghanistan, la Palestine, l’Égypte, l’Etat islamique et la Turquie d’Erdogan.
 
Alors, ni kémalisme ni islamisme. Pas nécessairement le Kurdisme, pas nécessairement le Kurdisme.
 
Jusqu’à ce que les Kurdes se débarrassent du joug et deviennent dominants, leur principal objectif sera le kurdisme.
 
Le kurdisme est une vérité rendue nécessaire par les conditions. Protéger et assurer son existence est le réflexe le plus élémentaire. À moins que l’identité, la langue, la culture et les droits souverains des Kurdes ne soient garantis, le kurde est obligatoire.
 
Le kurdisme ne signifie pas se considérer comme supérieur, ignorer les autres, standardiser les différences ou convoiter les terres des autres nations.
 
C’est le nom de la cause de l’exercice du droit à la souveraineté dans le Kurdistan historique, sur lequel les Kurdes vivent depuis des milliers d’années et qui a été divisé et réparti entre quatre États et trois nations pendant un siècle.
 
Le terrain sur lequel tous les mouvements et toutes les idéologies seront testés est le kurdisme.
 
Aucun mouvement démocratique ne peut défendre le pluralisme, le libertarisme et la volonté du peuple en ignorant le kurdisme.
 
Aucun mouvement socialiste de gauche ne peut défendre les opprimés et les marginalisés en ignorant le kurdisme.
 
Aucun mouvement islamique ne peut parler de justice et de moralité en s’opposant au kurdisme.
 
Aucune pensée libérale ne peut être libertaire sans adhérer au kurdisme.
 
Le kurdisme est la pierre angulaire et le test décisif de toutes les idéologies.
 
Le kurdisme est la lutte pour l’existence d’une nation qui a connu le génocide et l’ethnocide à Zilan, Dersim, Halabja, Anfal, Robozik, Shengal et Afrin.
 
Prenez vos jeux et jouets et allez jouez plus loin. Ne vendez pas de rêves aux Kurdes.
 
Afin de barrer la route au kurdisme, le kémalisme et l’islamisme auront besoin de personnes d’origine kurde, de langue kurde et de déguisement kurde, mais ils n’accepteront jamais le droit des Kurdes à la souveraineté et ne s e priveront pas de guerres et de massacres.
 
Le fait que les mouvements politiques créés par le kurdisme soient dans un état végétatif pourrait permettre au kémalisme et à l’islamisme de s’emparer et de piller imprudemment cet héritage abandonné. Cependant, le kurdisme est un droit et ce droit ne peut être ignoré.
 
Même si une politique kurde qui a perdu son discours, s’est égarée et s’est transformée en une roue d’auto-assimilation peut amener les masses kurdes à adopter le syndrome [de Stockholm], la seule conscience qui mènera les Kurdes au salut est le kurdisme.
Article (en turc) publié sur le site Rudaw

TURQUIE. Peines de prison pour 12 membres du HDP pour avoir condamné le génocide arménien

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Douze anciens membres du Parti démocratique des peuples (HDP), pro-kurde, ont chacun été condamnés à cinq mois de prison pour avoir « insulté l’État turc » en reconnaissant le génocide arménien, suscitant ainsi des débats sur la liberté d’expression.
 
L’accusation était de « insulter publiquement la République turque » suite à leur déclaration sur le génocide arménien faite le 24 avril 2021. La déclaration, qui appelait à une confrontation avec la « honte du génocide arménien », a donné lieu à une bataille juridique mettant en lumière les questions de liberté. d’expression et de reconnaissance historique en Turquie. Lors de l’audience finale, les avocats des accusés ont fait valoir que l’affaire constituait une atteinte injustifiée à la liberté d’expression, dépourvue de fondement juridique et ne répondant pas aux critères d’un but légitime et d’une nécessité dans une société démocratique. Ils ont souligné l’absence d’intention spécifique de commettre le crime dans la déclaration de l’accusé. L’une des avocats, Senem Doğanoğlu, a souligné qu’Alp Altınörs, l’un des accusés, était en prison au moment de sa déposition pour une autre affaire, contestant la cohérence des accusations. L’avocat Ali Cangı a en outre fait valoir le manque de substance de l’affaire en soulignant que les événements de 1915 sont antérieurs à la création de la République turque, condamnant les actions du Comité Union et Progrès (İttihat ve Terakki Cemiyeti) et de son organisation spéciale (Teşkilatı Mahsusa) n’a aucun rapport avec la diffamation de l’État turc moderne. Cet argument mettait en évidence l’application anachronique du droit et l’absence de fondement juridique permettant d’attribuer la responsabilité des actions de l’Empire ottoman à la République de Turquie. La décision du tribunal de condamner les anciens membres du HDP, compte tenu de la nature du crime, de l’importance du sujet et de la gravité présumée des dommages causés, a été réduite de six à cinq mois après application d’une réduction de peine, qui a ensuite été suspendue.

Erdogan mobilise-t-il les Loups Gris en vue des élections européennes?

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Le parti DAVA (mot turc signifiant « la Cause ») fondé en Allemagne par la diaspora turque et en lice pour les élections européennes du 9 juin 2024 est accusé d’être un cheval de Troie d’Erdogan en Europe. On prédit même qu’il enverra des députés au Parlement européen où il est censé défendre « [la cause] des Musulmans et la diversité » !
 
Selon plusieurs militants kurdes, les attaques anti-kurdes fomentées par les Loups Gris turcs en Belgique lors des célébrations du Nouvel-an kurde (Newroz) et qui se sont depuis propagées en Allemagne et d’autres régions d’Europe ne doivent pas être considérées indépendamment des calcules électoraux du président turc. En effet, il sait que la diaspora turque est dans sa majorité pro-Erdogan, soutient les projets expansionnistes turques au Kurdistan, mais aussi au Moyen-Orient. Mais cette diaspora pro-Erdogan ne semble pas être assez impliquée dans la politique locale en Europe selon le dirigeant turc. Il pense qu’en brandissant la « peur kurde » devant les Turcs d’Europe, il pourra les mobiliser en masse pour qu’ils aillent voter aux élections européennes du juin 2024 afin qu’il ait une tribune pour la propagande panturque et islamiste jusqu’au coeur du Parlement européen. Ainsi, une fois de plus, les Kurdes réfugiés en Europe servent de bouc émissaire aux Loups Gris de l’extrême-droite turque solidement ancrés en Europe depuis plusieurs décennies, afin de faire avancer les plans diaboliques d’Erdogan sur le sol européen.
 
A quelques rares exemples près, les journalistes européens d’investigation ne s’intéressent absolument pas à l’entrisme de l’extrême-droite turque dans le sphère politique européen, même si on sait qu’elle constitue la plus grande organisation extrémiste en Allemagne, loin devant les Néo-Nazis! Aux Pays-Bas, en Belgique, mais aussi en France…, elle est solidement implantée et peut être facilement mobilisée par le gouvernement turc, comme on l’a vu en Belgique récemment et en France, pendant l’attaque du Haut Karabagh par l’armée azerbaidjanaise.
 
Cela fait des années que les paramilitaires turcs (Loups Gris*) pourchassent les Kurdes, les Arméniens et les opposants turcs en Europe. Ils intimident même les Européens s’ils osent critiquer le régime turc et détestent les valeurs occidentales. De part leur nombre et leur implantation solide en Europe, ils sont devenus une menace pour la démocratie et les intérêts européens. Mais le vieux continent ressemble à un colosse tombé dans un sommeil léthargique que les tambours de guerre d’Erdogan ne perturbent pas. Jusqu’à quand?
 
*Loups Gris, la plus grande organisation d’extrême droite d’Allemagne
 
En Allemagne, les plus de 18 500 membres des Loups Gris sont représentés par trois organisations faîtières au sein d’environ 303 centres dans tout le pays. Ils constitue la plus grande organisation d’extrême droite d’Allemagne.
 
L’idéologie des Loups Gris (en turc: Bozkurt) du Mouvement Ülkücü (« idéalistes », le nom complet est « Foyers idéalistes », en turc: Ülkü Ocaklari) repose sur une exaltation de la « race », de la langue, de la culture et de la nation turques. Les autres peuples de Turquie sont considérées comme une force de division de l’unité du pays et sont donc combattus. Cette idéologie fasciste est largement façonnée par les images de l’ennemi et les théories du complot. L’éventail des ennemis « internes » et « externes » s’étend des Kurdes, des Grecs et des Arméniens aux Juifs, des Européens et des Chinois aux États-Unis et au Vatican. Et c’est cette idéologie qui veut faire croire aux Européens qu’ils veulent défendre la diversité en Europe! Une diversité qu’ils ont pratiquement anéantie en Anatolie en massacrant les Arméniens, Grecs, Kurdes/Alévis/Yézidis, ou menant des politiques d’assimilation forcée ou en les poussant à se convertir à l’islam sunnite pour avoir la vie sauve…