Des Loups gris turcs attaquent une veillée kurde à Strasbourg

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STRASBOURG. Des Loups Gris turcs ont attaqué la veillé kurde installée devant le Conseil de l’Europe à Strasbourg depuis plus de 12 ans, mais les médias français le font passer pour un rixe entre communautés turque et kurde…
 
 
Le 2 juin, vers 14 h 30 des Loups Gris turcs ont attaqué un rassemblement kurde devant le Conseil de l’Europe à Strasbourg. Ils ont filmé l’attaque et diffusé les images sur les réseaux sociaux. Mais devinez quoi? La police a arrêté plusieurs Kurdes tandis que les médias locaux parlent de « rixe entre communautés turque et kurde » !
 
Depuis plus de 12 ans, la communauté kurde a installé un stand devant le Conseil de l’Europe où les Kurdes se relaient pour réclamer la libération de leur chef historique, Abdullah Öcalan, emprisonné en Turquie.
 
La Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, France… dans plusieurs pays européens, les Loups Gris, officiellement connus sous l’appellation « Foyers idéalistes » (Ülkü Ocakları), ont leurs militants bien organisés qui ont noyauté la plupart des partis politiques (de gauche mais aussi de droite). Ils défendent les intérêts turcs sur le sol européen, au détriment des pays où ils sont installés. Ils attaquent les Kurdes, Arméniens, opposants turcs, ils sont armés, ils détestent l’Occident et la démocratie, défendent le salafisme des Frères-Musulmans… mais l’Europe assiégée de l’intérieur les tolère, inconsciente de la menace que représente une telle bombe à retardement. En effet, un tel groupe bien organisé et dirigé depuis l’étranger est un danger pour la sécurité de l’Europe car elle est capable de mobiliser ses militants et faire du chantage aux États européens.
 
L’ensemble des pays européens devraient mettre les Loups Gris sur la liste des organisations terroristes et expulser ses militants avant qu’il soit trop tard pour leur propre sécurité.

TURQUIE. Un autre maire kurde détenu et démis de ses fonctions

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TURQUIE / KURDISTAN – Hier soir, le maire de la ville kurde d’Hakkari (Colemêrg) Mehmet Sıddık Nakit a été détenu par la police turque. En parallèle à son arrestation, la municipalité de Colemêrg a été mise sous tutelle et assiégée par la police qui empêche les responsables municipaux à accéder à la mairie. Il s’agit de la deuxième arrestation de maire kurde après deux mois d’élections locales qui ont chassé les administrateurs de l’AKP des municipalités kurdes.
 
La police qui a bloqué la municipalité de Colemêrg face aux protestations du DEM Parti
Hier soir, le co-maire de Colemêrg, Mehmet Sıddık Nakit, a été arrêté à Wan. Simultanément, le bâtiment de la municipalité a été perquisitionné par la police dans la matinée. En réaction à la descente de police, les membres du parti DEM se sont rassemblés devant la mairie. Les membres du parti DEM ont réagi au blocus de la municipalité par la police.
L’un des policiers a déclaré que le co-maire Nakit avait été démis de ses fonctions avec la signature du ministre de l’Intérieur Ali Yerlikaya. Quand l’adjoint au maire, Şaban Alkan a demandé à la police de leur montrer la décision en question, il a essuyé un refus des policiers turcs.
Alkan a déclaré : « Les élus et le personnel ne sont pas autorisés à entrer dans le bâtiment. Ils nous ont dit que notre co-maire avait été démis de ses fonctions. Il y a du pillage ici. Nous ne reconnaissons pas et rejetons cette décision. »
La police a bloqué toutes les routes menant à la municipalité tandis que le sous-gouverneur Tayyar Emre Mahmutoğlu, qui était auparavant assistant de l’administrateur de la municipalité de Colemêrg, serait venu dans la municipalité.
La population se rassemble devant le bureau du parti DEM en protestation aux perquisitions et aux détentions.

TURQUIE. Appels à fermer les prisons « puits »

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TURQUIE – Les principales organisations de défense des droits humains en Turquie appellent à la fermeture des prisons « de type puits » réservés aux prisonniers politiques (notamment des Kurdes), célèbres pour les conditions carcérales difficiles et les violations des droits des prisonniers.
 
Les principales organisations turques de défense des droits humains ont lancé une demande collective pour la fermeture de certains types de prisons, appelées prisons « de type puits », réputées pour leurs actes de torture, leurs mauvais traitements et leurs violations des droits humains. Ces appels ont été lancés lors d’un communiqué de presse samedi au siège de l’Association des Droits de l’Homme (İHD), soulignant le besoin urgent d’une réforme pénitentiaire.
Le communiqué souligne que ces établissements, notamment les prisons de type S, de type Y et de haute sécurité, sont conçus pour promouvoir l’isolement social et la déshumanisation, ce qui a de graves conséquences sur la santé mentale et physique des détenus. L’IHD, la Fondation turque des droits de l’homme (THIV) et la branche des droits de l’homme de l’Association médicale turque (TTB) ont souligné de nombreux rapports et lettres de prisonniers détaillant les conditions difficiles, telles que le manque de soleil, une ventilation inadéquate et un isolement extrême, qui entraîner des problèmes de santé psychologique et physique. La doctoresse Şebnem Korur Fincancı du TTB a souligné que les conditions de ces prisons sont propices au développement de troubles psychiatriques et d’autres problèmes de santé. Les prisonniers passent jusqu’à 22,5 heures par jour en isolement cellulaire, ce qui s’apparente à une privation sensorielle, entraînant une grave détérioration de leur santé mentale. Elle a également souligné que les détenus sont souvent victimes de mauvais traitements, notamment en se voyant refuser l’accès aux livres ou aux activités de plein air, ce qui exacerbe leur isolement et leur stress.
La doctoresse Sebnem Korur Fincanci, au centre
La surpopulation des prisons turques, avec plus de 329 000 détenus hébergés dans des établissements conçus pour 295 000 personnes, aggrave encore la situation. Malgré les changements législatifs visant à réduire la population carcérale, le nombre de détenus a rapidement augmenté, reflétant les problèmes systémiques persistants au sein du système pénal turc. Les organisations ont exigé que les nouvelles constructions de prisons cessent, que les prisonniers gravement malades soient libérés immédiatement et que l’architecture des prisons existantes soit réformée pour préserver la dignité humaine. Ils ont souligné que l’emprisonnement ne devrait pas être utilisé comme un outil de punition mais plutôt comme un dernier recours, appelant à une refonte du système judiciaire pour l’aligner sur les normes des droits humains. De nombreux cas de mauvais traitements ont été signalés ces derniers temps dans les prisons turques. Un prisonnier kurde du nom d’Ercan Çakar est décédé dans des circonstances suspectes au milieu d’allégations de torture et de mauvaise conduite en mai, dans la prison de type S d’Iğdır en Turquie, suscitant des appels à une enquête approfondie. Une semaine auparavant, Senem Eriş, membre du parti pro-kurde pour l’égalité des peuples et la démocratie (DEM), avait été soumise à des fouilles à nu répétées et traînée de force vers un quartier judiciaire après son arrestation à Istanbul, en Turquie, ont rapporté ses avocats. En mai également, le prisonnier politique kurde Reber Soydan, détenu à l’isolement, est décédé dans des circonstances suspectes dans une prison turque de haute sécurité de type F à Van (Wan). Les autorités affirment qu’il s’est suicidé. Et plus particulièrement, d’innombrables appels ont été lancés pour obtenir davantage d’informations sur la prison de l’île d’Imralı, où sont emprisonnés le leader kurde Abdullah Öcalan et trois autres personnes. Le député du parti pro-kurde pour l’égalité des peuples et la démocratie (DEM Parti) d’Istanbul, Cengiz Çiçek, a demandé une enquête parlementaire sur les allégations d’isolement absolu dans la prison turque d’Imralı, contestant les affirmations du ministère de la Justice selon lesquelles une telle pratique n’existe pas. Öcalan est en isolement absolu depuis 38 mois, incapable de rencontrer sa famille ou ses avocats. La torture est une politique d’État en Turquie, systématiquement appliquée et profondément ancrée dans les pratiques de détention et d’interrogatoire, en particulier contre les prisonniers politiques et les groupes minoritaires, selon l’avocate kurde des droits humains, Eren Keskin. S’exprimant lors d’une conférence de presse en avril au cours de laquelle le rapport sur les violations des droits dans les prisons 2022-2023 a été publié, Keskin, coprésident de l’IHD, a souligné la nature systémique de ces violations des droits humains, affirmant que le recours massif à la torture, y compris la violence sexuelle, sert non seulement de méthode de répression mais aussi d’outil pour maintenir le contrôle et étouffer la dissidence au sein de l’appareil d’État. (Medya News)

Montpellier. Formation d’un groupe de solidarité avec le peuple kurde

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Une quarantaine de personnes se sont retrouvées le 31 mai au Centre Démocratique Kurde de Montpellier. Un collectif de soutien au peuple kurde devrait émerger de cette rencontre.
 
Le 31 mai au soir, une quarantaine de personnes, dont une trentaine de militant.es de la gauche française, ont répondu à l’appel lancé par le Centre Démocratique Kurde de Montpellier (CDKM), accompagné de militant.es internationalistes.
 
(…)
 
Autour de la table, en plus des militant.es kurdes du CDKM, des membres du Parti Communiste Français, de l’Union Communiste Libertaire, de la Coopérative Intégrale du Bassin de Thau, de l’organisation antifasciste La Jeune Garde, mais aussi des curieux.ses et militant.es sans affiliations particulières.
 
Il aura donc été décidé d’un travail commun pour la constitution d’un réseau de local de soutien au peuple kurde plus étoffé, avec comme première étape une discussion avec les anciens membres du Collectif de Soutien au Peuple Kurde de Montpellier, aujourd’hui en sommeil. (Le Poing)

Sultan Ulutas Alopé à la rencontre de la langue interdite du père

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PARIS – Invitée par l’Institut kurde de Paris pour un débat-rencontre autour de son livre « La Langue de Mon Père », la comédienne Sultan Ulutas Alopé nous apprend qu’elle s’était rendue aux locaux de ce même Institut en 2019 pour apprendre le kurde. Elle disait également son état émotionnel de l’époque, rien qu’en voyant la plaque de l’Institut kurde de Paris posée sur le bâtiment au 106, rue La Fayette, dans le Xe arrondissement de Paris, avec ce mot tabou « kurde » qu’on affichait sans peur.
 
A l’Institut, elle entreprendrait l’apprentissage de la langue de son père, interdite en Turquie et sources d’inquiétudes, comme son origine kurde qu’elle devait cacher à tout le monde, surtout à l’école où elle assistait en silence aux passages à tabac d’un autre enfant kurde qui n’avait pas la chance de pouvoir cacher sa kurdicité (extraits de son livre lus ici)…
 
Grâce à l’écriture de son livre, Sultan apprendra un peu plus sur la vie de son père qui fugue à l’âge de 13 ans et se retrouve à Istanbul, cirer des chaussures pour survivre. Une vie difficile, non exempte de violences qu’il a faites vivre par la suite à sa propre famille.

 

A travers « La Langue de Mon Père », Sultan Ulutas Alopé dresse un tableau à double facette. D’un côté, nous avons devant les yeux la vie intime de la famille Ulutas mais aussi celle de la société turque fascisant biberonnée par la haine des Kurdes dès le berceau. Le Kurde n’a d’autre choix que d’accepter d’être le bouc-émissaire idéal sur lequel tous les coups tombent depuis si longtemps… S’en résulte une vie de traumas-tabous qu’on doit taire, comme son identité de Kurde colonisé.e.

Koma Amed remonte sur scène après 27 ans de silence

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  PARIS – Lors du concert final du Festival culturel kurde de Paris au Cirque d’Hiver, le groupe légendaire « Koma Amed » s’est réuni pour la première fois, 27 ans après la dissolution du groupe. Le 3e Festival culturel kurde de Paris (Festivala çanda Kurd a Parîsê) s’est achevé samedi par un concert de Deza Amed, Chopy et le groupe Koma Amed au Cirque d’Hiver. L concert final des festivités d’une semaine de festival a suscité un grand intérêt et a enchanté le public. Le festival était organisé par le Conseil Démocratique Kurde de France (CDK-F) en collaboration avec l’Institut de Réflexion et d’Études sur le Kurdistan (IREK), l’association Arts et Culture du Kurdistan (ACK), l’association France-Kurdistan et la Fondation Danielle Mitterrand. Le concert a débuté par une minute de silence en l’honneur des martyrs de la révolution du Kurdistan, en particulier Evdilmelik Şêxbekir (surnommé Melek), l’un des fondateurs de Koma Amed originaire du Rojava, tombé martyr cinq mois après avoir rejoint les rangs du PKK en septembre 1991. La dernière soirée du festival a été marquée par des moments forts de la musique kurde qui ont offert au public un moment unique.  

Koma Amed

 Fondé à Ankara en 1988 par un groupe d’étudiants majoritairement issus de la faculté de médecine, Koma Amed émerge durant une période vibrante mais tumultueuse pour le peuple kurde. Dans un contexte où la culture kurde et sa langue étaient sévèrement réprimées, le groupe ne pouvait exprimer sa musique qu’à travers de rares rassemblements. Malgré ces défis, Koma Amed a enregistré son premier album, Kulîlka Azadî, en 1990. Cet album, gravé en une seule journée sous des conditions extrêmes, comprend notamment une version kurde de l’hymne international « Bella Ciao » (Çaw Bella). À travers des copies clandestines, l’album a atteint un large public, marquant plusieurs premières pour la communauté kurde.

En 1993, le groupe déménage à Istanbul et se joint au Centre culturel de Mésopotamie (MKM), le premier centre culturel et artistique kurde de la ville. Koma Amed continue de se faire un nom en tant que pionnier de la musique de groupe kurde, et sort son deuxième album, Agir û Mirov, en 1995. Les membres du groupe, incapables de se produire au Kurdistan, ont toutefois tourné à travers la Turquie et l’Europe.

Leur tournée de 1996, sponsorisée par le Parti communiste italien, a marqué une autre première historique, exposant la musique kurde à travers de nombreuses villes italiennes. L’esprit politique d’émancipation et de résistance infuse leurs compositions, qui puisent aussi dans la musique traditionnelle kurde et la littérature orale.

Leur troisième album, Dergûş (1997), a été un tournant majeur. L’album a transcendé les frontières locales pour toucher une audience mondiale, grâce à une approche novatrice de la musique folklorique traditionnelle kurde. L’impact de Dergûş fut tel que le ministre des affaires étrangères de l’époque a utilisé l’album pour souligner la présence kurde en Turquie auprès des ministres de l’Union européenne.

Cependant, la pression politique a contraint de nombreux membres à demander l’asile, dispersant le groupe dans divers pays. Un facteur qui, combiné avec leur installation à Paris, a mené à une désintégration temporaire. En 2015, exactement 27 ans après leur formation, Koma Amed s’est retrouvé à Paris pour interpréter de nouveau leurs chansons emblématiques, confirmant leur héritage durable dans la musique kurde.

 

ROJAVA. Remise des diplômes à l’Université de Kobanê

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SYRIE / ROJAVA – Les premiers étudiants de l’Université Kobanê (Zanîngeha Kobaniyê) ont reçu leurs diplômes lors d’une cérémonie officielle. Malheureusement, malgré un enseignement de qualité, les diplômes des Universités de la région autonome kurde ne sont reconnus ni en Syrie, ni au niveau international.

250 étudiants diplômés

250 étudiants sont diplômés de tous les départements de l’Université de Kobanê. Avec la participation de milliers de personnes, une cérémonie de remise des diplômes a eu lieu samedi au Stade de Kobanê. La célébration a commencé par la lecture de l’hymne kurde « Ey Reqib ». Les étudiants ont également visité le cimetière des martyrs de Dicle et ont dédié leurs diplômes aux martyrs. S’exprimant lors de la cérémonie, le coprésident de l’Université de Kobanê, Şervan Muslim, a déclaré : « L’obtention du diplôme de 250 étudiants est très importante et est le produit de la révolution. Les années de lutte et de résistance, l’héritage de milliers de martyrs et le fait que des milliers de personnes se soient rassemblées aujourd’hui pour assister à la cérémonie de remise des diplômes de 250 étudiants nous en disent long. »   Evîn Siwêd, coprésidente du Conseil exécutif de l’Administration autonome démocratique du nord et de l’est de la Syrie, a déclaré : « Nous célébrons cette journée pour tout notre peuple. Les habitants de Kobanê sont connus pour leur résistance. Le nom de cette ville a trouvé un écho dans le monde entier. Nous commémorons tous les martyrs et déclarons que nous suivrons leur lutte. » Après les discours, les étudiants ont reçu leurs diplômes.

TURQUIE. Les gardes villageois abattent les forêts du Kurdistan

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TURQUIE / KURDISTAN – Les gardes villageois de l’Etat turc abattent la forêt d’Herekol, dans la province kurde de Şirnak / Dihê où on assiste à un écocide systématique depuis des décennies.

Après les régions de Besta, Cudî et Gabar de Şirnex, des zones forestières ont commencé à être détruites dans le district de Dihê (Eruh) de Siirt (Sêrt). Les gardes forestiers ont commencé à couper des arbres au pied des montagnes Herekol. Les arbres coupés sont transportés vers différents points par camions.

IRAN. Un kolbar kurde tué et son corps jeté à l’eau par les gardes iraniens

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IRAN / ROJHILAT – Les forces du régime iranien ont assassiné un kolbar kurde près de Sardasht et jeté son corps à l’eau. Le corps de Rahim İbrahim, père de trois enfants et inscrit au village Wilîû de la ville de Sardasht, a été repêché par les riverains 24 heures plus tard.
 
Les forces du régime iranien ont tué un kolbar dans la région de Sardasht et ont jeté son corps à l’eau. Selon les informations fournies par le Réseau des droits de l’homme du Kurdistan, un groupe de kolbars a été attaqué par les gardes iraniens près de la frontière du Kurdistan du Sud le 31 mai. À la suite de l’attaque, un kolbar nommé Rahim İbrahim a perdu la vie. Le corps d’Abraham a ensuite été jeté à l’eau.
Le corps de Rahim, père de trois enfants et inscrit au village Wilîû de la ville de Sardasht, a été repêché par les riverains 24 heures plus tard.

IRAN. Exécution d’au moins 67 prisonniers, dont 25 Kurdes, en mai 2024

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IRAN. En mai 2024, la République islamique d’Iran a exécuté au moins 67 prisonniers, soit une baisse de 13 % par rapport aux 77 exécutions d’avril.
 
L’ONG Hengaw a confirmé l’identité de 66 de ces prisonniers. Parmi les personnes exécutées figuraient 25 (37%) prisonniers kurdes, 15 prisonniers turcs, 5 prisonniers baloutches et 3 ressortissants afghans.
 
Parmi les exécutions notables figuraient deux prisonniers religieux kurdes, Khesraw Besharat et Anwar Khezri, et un jeune délinquant kurde, Ramin Saadat (condamné pour un délit commis à l’âge de 17 ans).
 
Quatre femmes ont également été exécutées : Fariba Mohammadzahi à la prison de Kerman, Razieh à la prison de Vakil Abad (Mashhad), Parveen Mousavi à la prison d’Urmia et Fateme Abdullahpour à la prison centrale de Neishabur.
 
La majorité des exécutions ont eu lieu dans la province de l’Azerbaïdjan occidental (Urmie) avec 13 cas, suivie de la province d’Alborz avec 10 cas, d’Ispahan avec 7 cas et de diverses autres provinces signalant moins de cas Seulement 3 des 67 exécutions, soit 4,5 %, ont été annoncées publiquement par des sources officielles iraniennes.