TURQUIE. La police casse le nez d’un journaliste qui couvrait une manif pro-kurde

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ISTANBUL – Les policiers turcs ont violemment réprimé la manifestation d’Istanbul/Esenyurt organisée en soutien aux maires élus de Van dont le mandant avait été confisqué par Erdogan. Les policiers ont cassé les nez du journaliste Ferhat Sezgin qui couvrait la manifestation et le musicien Yusuf Keleş, membre du Grup Hevra. Plus de 130 personnes, dont 4 journalistes, ont été arrêtées pendant la manifestation pro-kurde d’Istanbul du 2 avril dernier.
 
Ferhat Sezgin, reporter de l’agence kurde Mezopotamya (MA), était l’un des quatre journalistes arrêtés lors des incidents. Selon l’avocat de Sezgin, la police a tenté de l’arrêter en recourant à la force, ce qui lui a cassé le nez.
 
Les journalistes détenus sont Müzeyyen Yüce d’Artı Gerçek, Dilan Şimşek de Pir Haber Ajansı (PİRHA) et Sema Korkmaz de Yeni Yaşam.
 
Parallèlement, le journaliste Sezgin Kartal a publié les images de violences policières prises par Ferhat Sezgin lors de la manifestation.
 
« La caméra que j’ai trouvée au sol appartenait à Ferhat Sezgin et il y a avait ces images (…) », a déclaré Kartal, montrant les violences infligées également au journaliste.

Il y a 44 ans, Saddam ordonnait le génocide des Kurdes Feyliés

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IRAK / KURDISTAN – Le 4 avril 1980, le régime irakien a lancé une campagne de nettoyage ethnique des Kurdes Feyli à Bagdad, Diyala, Kut, Khanaqin, Jalawla, Numaniyah, Mandali, Naft Khana, Badra, Gassan et de nombreux autres endroits, entraînant la mort de 600 000 Kurdes feyli.
 
Bien que le Haut Tribunal irakien en 2008 et le Parlement irakien en 2010 aient officiellement reconnu le génocide des Kurdes Feyli, ils n’ont pas obtenu la citoyenneté irakienne ni été indemnisés pour les crimes commis contre eux. 44 ans après le génocide des Féylis commis par le boucher irakien Saddam Hussein, les rescapés feylis demandent réparation.
 
Le Président du Kurdistan irakien demande réparation pour les Féylis rescapés du génocide
 
Nechirvan Barzani, président de la région du Kurdistan (KRI), a publié jeudi une déclaration à l’occasion du 44e anniversaire du génocide perpétré par le régime de Saddam Hussein contre les Kurdes Feyli, exhortant de nouveau le gouvernement fédéral iranien à se conformer à la justice irakienne qui avait ordonné au gouvernement à payer des compensations pour préjudices multiformes infligés aux Kurdes féylis.
 
« À cette occasion solennelle, nous renouvelons notre appel au gouvernement fédéral irakien pour qu’il fournisse une compensation complète aux Kurdes Feyli, conformément à la décision de la Cour pénale suprême irakienne, qui a qualifié sans équivoque cette atrocité de génocide. rétablir leur citoyenneté, restituer leurs biens et leurs propriétés et résoudre leurs griefs. Nous restons fermes dans notre quête de justice et nous engageons à coopérer pleinement dans tous les efforts pertinents.
(…)
Le génocide perpétré contre les Kurdes Feyli, ainsi que toutes les tentatives visant à leur annihilation et les atrocités infligées à la population kurde, incarnent un chapitre sombre et un héritage désolant de faux pas en Irak, contribuant au déclin de la nation. »
 
Un responsable kurde condamne des décennies de génocide des Kurdes Feyli et appelle à l’action
 
Le chef de la cinquième branche du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) a souligné que les Kurdes Feyli sont confrontés à l’oppression et au génocide depuis la création de l’État irakien au cours des 100 dernières années.
 
Azad Shafi, chef de la cinquième branche du PDK, a déclaré jeudi à Kurdistan24 que « 21 ans après la chute du régime Baas, qui a commis un génocide contre les Kurdes Feyli, il reste un certain nombre de lois et de décrets de l’ancien régime et qui sont encore en vigueur aujourd’hui dans le nouvel Irak.
 
Azad Shafi a déclaré que le régime Baas a d’abord privé les Feylis de leur identité, puis les a déportés par étapes, puis a commis un génocide contre eux en 1981, exécutant 22 000 personnes dont les corps n’ont pas été restitués à leurs familles. La responsabilité incombe au gouvernement irakien.
 
Azad Shafi a souligné qu’en ce qui concerne les Kurdes Feyli, la constitution irakienne et l’article 140 n’ont pas été appliqués.
 
Le 21 décembre 2008, le génocide des Feylis a été renvoyé devant la Haute Cour pénale irakienne. Le 29 novembre 2010, après 44 audiences, le tribunal a reconnu le génocide des Feylis.
 
 
*Les Kurdes feyliéns, ou Feyliés (kurde: Kurdên Feylî)

TURQUIE. 132 civils, dont 3 journalistes, détenus lors d’une manifestation pro-kurde

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ISTANBUL – La période de détention de 132 personnes, dont 3 journalistes, arrêtés à Istanbul lors des protestions d’hier, a été prolongée d’un jour.

La période de détention de 132 personnes arrêtées à Istanbul lors des protestations contre la tentative de coup d’État électoral de la municipalité kurde de Van été prolongée d’un jour. 132 personnes, dont le journaliste de l’agence Mezopotamya (MA) Ferhat Sezgin, la journaliste de l’agence de presse Pir (PİRHA) Dilan Şimşek et la journaliste du journal Yeni Yaşam Sema Korkmaz, qui ont été battus et détenus alors qu’ils couvraient la manifestation pro-DEM, devraient être amenés au palais de justice d’Istanbul en Çağlayan aujourd’hui. Cependant, la période de détention a été prolongée d’un jour supplémentaire.

TURQUIE. Leyla Guven assiste à l’enterrement de son frère

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TURQUIE – La femme politicienne kurde emprisonnée, Leyla Guven a assisté aux funérailles de son frère Mustafa Güven. Elle a aussitôt été ramenée à la prison de Sincan.
 
Leyla Güven, coprésidente du Congrès de la société démocratique (DTK), a assisté aux funérailles de son frère Mustafa Güven, décédé d’une maladie à Linz, en Autriche. Güven, qui est emprisonnée dans la prison de Ankara/Sincan, a été amenée au village de Yapalı, dans le district de Cihanbeyli à Konya, où la cérémonie funéraire a eu lieu dans la matinée.
Les députés du Parti de l’égalité des peuples et de la démocratie (Parti DEM), Ferit Şenyaşar et Burcugül Çubuk, ainsi que de nombreuses personnes, ont assisté aux funérailles de Güven. Après avoir accepté les condoléances de la foule pendant un moment, Güven a été ramenée à la prison de Sincan.

ROJAVA. Les gangs de la Turquie kidnappent un civil kurde à Afrin

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SYRIE / ROJAVA – Les mercenaires de la Turquie ont kidnappé un civil kurde qui s’était plaint de la confiscation de sa maison par un colon installé dans la région par la Turquie.
 
L’organisation des droits de l’homme Afrin – Syrie a rapporté que la « police militaire » de l’État d’occupation turc a kidnappé Renas Rashid (34 ans) du village de Shekhorza.
 
Selon l’organisation, Renas a été kidnappé le 31 mars, alors qu’il déposait une plainte contre l’un des colons s’emparant de sa maison située dans le quartier d’Achrafieh à Afrin occupée. Depuis, il n’y a plus de nouvelle du jeune kidnappé.

« L’impossible Kurdistan – Du rêve inachevé à l’assassinat du leader kurde Ghassemlou »

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PARIS – L’Institut kurde de Paris organise une Rencontre-débat avec Carol Prunhuber à l’occasion de la parution aux édition de Perrin de son livre: « L’impossible Kurdistan – Du rêve inachevé à l’assassinat du leader kurde Ghassemlou ».
 
RDV le samedi 20 avril 2024, à 16h, à l’Institut kurde de Paris
 
 
« Le combat d`Abdul Rahman Ghassemlou pour la liberté des Kurdes. Le 13 juillet 1989, le leader kurde Abdul Rahman Ghassemlou est assassiné à Vienne par des tueurs à gages de l’ayatollah Khomeini. Pourquoi ce meurtre a-t-il été orchestré ? En quoi Ghassemlou constituait-il une menace pour la République islamique ? Cet acte terroriste aurait-il pu être évité ? Dans cette biographe originale aux accents d`enquête politique, la journaliste d’investigation Carol Prunhuber répond à toutes ces questions et à beaucoup d`autres. Ce faisant, elle dresse le portrait d’un homme exceptionnel, passionné, cultivé et obsédé par un idéal : créer un Kurdistan autonome au sein d`un Iran démocratique. En effet, fier d`être kurde et iranien, Ghassemlou lutte toute sa vie pour regrouper les Kurdes – répartis principalement entre la Turquie, l`Iran, l`Irak et la Syrie – dans un même État. Secrétaire général du Parti démocratique du Kurdistan d`Iran (PDKI) de 1973 à 1989, il devient une figure incontournable de la résistance aux régimes autoritaires iraniens – celui du shah Mohammad Reza Pahlavi d`abord, puis celui de l`ayatollah Khomeini dès 1979. Dans cet ouvrage enfin traduit en français, Carol Prunhuber raconte ce rêve inachevé, cette lutte pour la liberté et cette vie fauchée. Spécialiste du monde kurde et proche de Ghassemlou, l’auteure nous emmène, de Téhéran à Vienne, au cœur d’un univers fascinant et méconnu. Alors que la République islamique d’Iran continue de perturber et de défier l’Occident, L’Impossible Kurdistan est un ouvrage essentiel pour comprendre le Moyen-Orient d’hier et d’aujourd’hui. »
 
Carol Prunhuber est écrivaine et journaliste. Elle s’est rendue plusieurs fois au Kurdistan iranien, et a rencontré Ghassemlou en 1983 quand il lui a demandé d’écrire sa biographie. Le projet a changé d’envergue en 1989 lorsque le leader kurde a été assassiné.

DEBAT: Afrin à l’époque ottomane

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PARIS – L’Institut kurde de Paris organise une Rencontre-débat avec Stefan Winter, professeur d’Histoire du Proche-Orient et du Maghreb, Université du Québec à Montréal, sur le district kurde d’Afrin à l’époque ottomane (1516-1921). RDV le samedi 6 avril 2024 à 16h, au siège de l’Institut kurde de Paris. Stefan Winter est le co-éditeur de l’ouvrage collectif « Syrian-Kurdish Intersections in the Ottoman Period » à paraître en août 2024 aux éditions University of Toronto Press.   L’ouvrage collectif « Syrian-Kurdish Intersections in the Ottoman Period » renferme 14 articles portant sur différents aspects de l’histoire du peuple kurde en Syrie sous l’Empire ottoman, écrits par des spécialistes venant de Turquie, du Canada, de Chypre, d’Allemagne, d’Iran, du Japon, de la Jordanie, du Liban, des Pays-Bas, et de Syrie. La collection explore les points de jonction et les croisements du vécu historique kurde, de la géographie syrienne au sens large, et du cadre administratif ottoman. Les auteurs s’appuient sur de nouvelles recherches à même des sources documentaires et narratives en langues turque ottomane et arabe, afin d’illuminer l’histoire de l’installation des Kurdes dans la région, les politiques ottomanes de sédentarisation tribale, l’influence des grandes familles kurdes, le commerce, les relations entre Kurdes et Bédouins, le soufisme, les fonctionnaires kurdes-ottomans et les réformes étatiques du XIXe siècle. « Syrian-Kurdish Intersections » contribue ainsi à retracer l’histoire sociale, politique, économique et religieuse du peuple kurde dans cette partie du Proche-Orient sur près de 400 ans. Photo de couverture: Mausolée de Nebi Huri ou Kela Huri (Prophète Huri) situé sur le site antique de Cyrrhus. C’est un saint soufi vénéré autant par les musulmans que par les chrétiens, est situé à l’extérieur des murs du site hellénistique de Cyrrhus, dans l’actuel district de Shera, dans la région de Çiyayê Kurmênc (Jabal al-Akrad). La ville a été fondée par les Séleucides vers 300 avant JC.
Après l’invasion d’Afrin en mars 2018, l’État turc a converti en mosquée le mausolée de Nebi Huri.
 

IRAN. En mars 2024, au moins 91 Kolbars kurdes tués ou blessés

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IRAN / ROJHILAT – Selon les données recueillies par l’ONG Hengaw, en mars 2024, au moins 91 Kolbars kurdes ont été tués ou blessés le long des frontières du Kurdistan iranien. 66 % des incidents impliquaient des tirs directs des forces armées iraniennes. Les statistiques révèlent une hausse de 34% par rapport à février 2024. Le rapport indique que 13 Kolbars (porteurs de marchandises transfrontaliers) et commerçants locaux ont perdu la vie et que 78 autres ont été blessés. Notamment, un enfant Kolbar nommé Hastiar Andulkarimi de la ville de Divandarre a perdu la vie à cause d’engelures, et cinq autres enfants Kolbars ont été blessés par des tirs directs aux frontières des provinces de Kermanshah (Kirmaşan) et de Sanandaj (Sînê). Le plus grand nombre de victimes, soit 44 cas, a été enregistré aux frontières de la province du Kurdistan (Sanandaj). Les causes de décès ou de blessures sont les suivantes : • Tirs directs : 60 cas (4 tués et 54 blessés), soit 66% du total des incidents. • Chutes de montagne : 16 cas (4 morts et 12 blessés), soit 17,5% du total des cas. • ⁠Explosion de mines terrestres : 4 cas (entraînant des blessés), soit 4,5% du total des cas. • Gelures : 2 cas (entraînant le décès), représentant 2% du total des cas. • Accidents de voiture : 3 cas (2 morts et 1 blessé), soit 3,5% du total des cas. • Arrêt cardiaque : 1 cas (entraînant le décès), équivalent à 1% du total des cas. • Agression physique par les forces gouvernementales : 4 cas (entraînant des blessures), soit 4,5% du total des cas. • Jets de pierres par les forces gouvernementales : 1 cas (entraînant des blessés), soit 1% du total des incidents. Répartition des victimes par province : • Province de Kermanshah (Krmashan) : 42 cas (3 tués et 39 blessés). • Province du Kurdistan (Sanandaj) : 44 cas (7 tués et 37 blessés). • Azerbaïdjan occidental (province d’Urmia) : 5 cas (3 tués et 2 blessés).

KCK: « Le 4 avril est un appel à la lutte écologique »

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Le comité écologique du KCK a publié un communiqué appelant à la « lutte écologique » (…) « pour une vie amie de la nature où les plus belles valeurs se rencontrent sous l’idéologie de Jin, Jîyan, Azadî » ce 4 avril, à l’occasion du 75e anniversaire d’Abdullah Öcalan, chef historique du PKK tenu en isolement carcéral en Turquie depuis 1999. Voici le communiqué de l’Union des communautés du Kurdistan (Koma Civakên Kurdistanê – KCK): « Nous célébrons le 75e anniversaire de Rêber Apo [Rêber signifie « leader » tandis qu’Apo – oncle – est le surnom affectif d’Abdullah Öcalan], qui a offert aux peuples du Kurdistan et du monde l’opportunité de participer à cette vaillante lutte et a ouvert la voie à une vie nouvelle, libre et écologique. Rêber Apo a changé le sort du peuple kurde, a redéfini le dernier demi-siècle avec la lutte pour la liberté qu’il a menée à la tête du PKK. Au cours de ses 75 années de vie, il s’est inscrit dans une lutte qui, autrement, ne se serait développée qu’en plusieurs décennies. Avec sa pensée et sa philosophie – toutes dédiées à la liberté – il continue d’influencer des millions de personnes. L’exemple le plus concret en est la situation actuelle du peuple kurde. Sous la direction de Rêber Apo, le peuple du Kurdistan renaît de ses cendres et se recrée. Avec la conspiration et l’isolement cellulaire imposés à Rêber Apo, l’objectif des forces derrière la conspiration internationale et du parti fasciste AKP-MHP L’administration est d’empêcher ses pensées d’atteindre le peuple. Pourtant, Rêber Apo a saisi chaque occasion, malgré les conditions brutales de la prison de l’île d’Imrali, pour approfondir et partager ses connaissances. Les écrits carcéraux qu’il a préparés et le paradigme qu’il a établi au cours du 25 La période d’Imrali en 1947 n’attire pas seulement les Kurdes ; ils ont une importance mondiale. Il a empêché les forces conspiratrices d’atteindre leur objectif ; il a rempli ses devoirs et ses responsabilités et a fait bien plus que ce que l’on pouvait imaginer. Il a été nommé par le peuple en tant que leader, ce à quoi il a répondu par un travail extraordinaire et une grande lutte. Il a formulé un nouveau paradigme de démocratie, d’écologie et de liberté des femmes et l’a présenté à l’ensemble de l’humanité. Rêber Apo mène la plus grande lutte contre les puissances de la modernité capitaliste, qui continuent de menacer chaque jour l’avenir de l’humanité par l’exploitation et les pratiques immorales.  Face à la catastrophe écologique provoquée par les forces capitalistes et à l’éloignement entre l’humanité et la nature, Rêber Apo choisit de célébrer son anniversaire en plantant des arbres comme moyen de rencontre et de connexion avec la terre. De cette manière, il critique et montre une alternative au mode de vie consumériste favorisé par la modernité capitaliste. Rêber Apo refuse de monopoliser aucune de ses réalisations, mais attribue plutôt du crédit à l’humanité, au peuple kurde et à la cause indépendantiste. Ce n’est qu’en acceptant le paradigme écologique que la nouvelle vie envisagée par Rêber Apo – une restauration de l’écologie sociale – pourra se réaliser. En conséquence, le 4 avril doit être célébré en préservant la terre, l’eau et les arbres qui sont constamment menacés par la modernité capitaliste, ainsi qu’en favorisant la solidarité écologique tout en créant de nouveaux parcs, jardins et habitats pour les membres de notre planète. La tradition de « l’arbre de vie » [dara jîyanê], comme l’appelle la tradition pratiquée au Kurdistan et dans de nombreuses autres régions du monde, doit être mise en œuvre de manière plus populaire. Prendre des mesures pour rencontrer le sol et planter un arbre est la façon la plus significative de célébrer le 4 avril. Selon les principes développés par Rêber Apo, nous partageons un héritage distinctif de lutte, d’idéologie, de perspective et d’organisation qui ouvre la perspective d’un mouvement écologique nouveau et alternatif. Ainsi, dans le paradigme qu’il a proposé comme remède, Rêber Apo a souligné l’importance de relier le mouvement de libération des femmes à la révolution écologique. Il a qualifié tout le travail réalisé au nom de l’écologie, d’œuvre de légendes. Il a également affirmé que le 21ème siècle est le siècle de la femme. Ainsi, le XXIe siècle – que nous abordons avec l’objectif de réaliser une révolution des femmes – devrait également être un siècle où la révolution écologique obtiendra le soutien qu’elle mérite. Nous appelons toutes les couches de la société à développer la lutte écologique, à établir le paradigme de Rêber Apo pour une vie écologique et libre ; pour une vie amie de la nature et où les plus belles valeurs se rencontrent sous l’idéologie de Jin, Jîyan, Azadî [femme, vie, liberté]. »

TURQUIE. La résistance kurde fait plier Erdogan à Van

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TURQUIE / KURDISTAN – Grace à la mobilisation massive des Kurdes face à l’usurpation par Erdogan de la municipalité kurde de Van, le haut conseil électoral turc a dû rendre son mandat à Abdullah Zeydan, le maire élu avec une victoire écrasante face au candidat du pouvoir. Ce soir, un million de Kurdes célèbrent la deuxième victoire de Zeydan, en dansant autour d’un feu allumé dans le centre de Van.
Un million de Kurdes célèbrent la victoire de Zeydan à Van
Erdogan essuie une deuxième gifle à Van
 
Après deux jours d’opposition politique rigoureuse et de manifestations civiles massives, le haut conseil électoral turc a annulé la décision du conseil provincial et a rendu le certificat d’élection officiel d’Abdullah Zeydan, co-maire de la municipalité métropolitaine de Van (Wan) du parti DEM. Cette décision intervient après que le certificat a été remis à un candidat de l’AKP au pouvoir. La décision du haut conseil électoral est saluée comme une victoire pour la démocratie et la représentation kurde, mais il reste encore de nombreuses municipalités usurpées par une fraude massive qui a été mise en place Erdogan. En cela, on peut dire qu’il s’agit d’une demie victoire qui sera complète le jour où les Kurdes s’auto-gouverneront.
 
Depuis l’annulation du mandat de maire du candidat DEM il y a deux jours, les protestations ont éclaté dans les grandes villes kurdes, malgré la répression sanglante de la police turque. Les manifestants dénoncent le « coup d’État électoral » qui a disqualifié le maire kurde de Van qui avait emporté une victoire écrasante sur le candidat d’Erdogan.
 
La police a arrêté violemment près d’une centaine de civils, dont des mineurs, au cours des manifestations. Par ailleurs, les attaques contre les journalistes se sont également intensifiées. Plusieurs reporters ont été menacés, d’autres blessés alors qu’ils couvraient les protestations dans les régions kurdes.