TURQUIE. Décès d’un autre prisonnier kurde

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TURQUIE / KURDISTAN – Le détenu kurde, Mecit Yılmaz est décédé des suite d’une crise cardiaque dans une prison de Van peu après avoir été renvoyé de l’infirmerie de la prison qui lui avait dit qu’il n’y a rien.
Le détenu Mecit Yılmaz, qui se trouvait à la prison de type T de Van (Wan), a été emmené hier à l’infirmerie de la prison après un malaise. On déclaré que le détenu a été renvoyé à sa cellule par le médecin de l’infirmerie qui lui a dit qu’il n’avait rien. Il est décédé d’une crise cardiaque peu de temps après.
Yılmaz a été enterré dans le cimetière d’İskele du district de Tûşba (Tuşba), à Wan.

Une délégation du Rojava s’entretient avec les partis du Bundestag en Allemagne

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ALLEMAGNE – Plusieurs cadres kurdes du Rojava ont mené une série de rencontres diplomatiques avec des membres du Parlement allemand à Berlin, en Allemagne.
 
Dans le cadre d’un effort diplomatique, une délégation de haut niveau du nord-est de la Syrie s’est entretenue avec des membres du Parlement allemand à Berlin, en Allemagne. La délégation comprenait Mahmoud al-Mislat, coprésident du Conseil démocratique syrien (CDS), Ilham Ahmad, coprésidente du Département des relations extérieures de l’administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (AANES), Abdulkarim Omar, représentant de l’AANES en Europe, Joseph Lahdo, chef du Parti de l’Union syriaque en Europe, Khaled Darwish, représentant de l’AANES en Allemagne. La délégation a eu des réunions séparées avec Nils Schmid et Frank Schwabe, membres du Parlement allemand du parti social-démocrate (SPD) au pouvoir, et Gokay Akbulut, membre du Parlement allemand du Parti de gauche, dans le bâtiment du Bundestag. La délégation a commencé les réunions en fournissant un exposé complet sur la détérioration de la situation en Syrie après près d’une décennie et demie de crise brutale sans solution politique en vue. Ils ont également souligné les répercussions des conflits en cours en Ukraine et en Palestine et leurs impacts négatifs sur la situation générale en Syrie dans son ensemble, et dans le nord-est de la Syrie en particulier. La délégation a également discuté des développements récents et des défis majeurs auxquels l’AANES est confrontée aux niveaux politique, économique et sécuritaire dans le nord-est de la Syrie. Ils ont particulièrement souligné le danger que représentent les activités des cellules terroristes dormantes de l’EI qui exploitent les attaques turques en cours dans la région. La réunion a discuté en détail de la question des détenus de l’Etat islamique et de la nécessité de les tenir responsables conformément au droit international. Il a également abordé la question non résolue des familles des combattants étrangers dans les camps d’al-Hol et Roj. La délégation a réitéré la nécessité pour la communauté internationale d’assumer toutes ses responsabilités face à cette question, qui constitue une menace croissante pour la sécurité. La délégation a également souligné les attaques systématiques turques visant les infrastructures et les installations de services dans le nord-est de la Syrie. Ces attaques, qui constituent des crimes de guerre, ont provoqué une véritable catastrophe humanitaire. Ils ont accru les souffrances des civils non armés et mis leur vie en danger, tout en provoquant de nouvelles vagues de déplacements dans la région. La délégation a également souligné l’importance de développer et de renforcer un partenariat stratégique entre l’AANES et des entités en Allemagne dans un intérêt commun. Ces intérêts sont la lutte contre le terrorisme, la résolution des problèmes migratoires et la coopération dans le domaine humanitaire, ainsi que le soutien au processus politique en Syrie.

TURQUIE. Libération d’une ancienne maire kurde

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TURQUIE – Mukaddes Kubilay, ancienne co-maire d’Ağrı, a été libérée de la prison de Sincan, où elle était tenue en otage depuis 2016.
 
Mukaddes Kubilay a été accueillie par sa famille, le député du Parti pour l’égalité des peuples et la démocratie (Parti DEM) Sırrı Sakık, et des activistes femmes.
 
Mukaddes Kubilay a déclaré : « 9 amis, dont 5 sont emprisonnés depuis 30 ans, devraient être libérés, mais malheureusement leur libération est reportée tous les six mois. J’espère que cette injustice sera surmontée le plus rapidement possible et que nos amis retrouveront leur liberté ».
 
Mukaddes Kubilay est entrée en politique active en 1990 et a été élue maire de la municipalité du district de Doğubeyazıt à Ağrı en 1999 en tant que candidate du Parti de la démocratie populaire (HADEP). Mukaddes Kubilay a été réélue maire aux élections municipales de 2004 avec un pourcentage de voix élevé. Après avoir servi jusqu’en 2009, elle a été élue co-maire d’Ağrı avec Sırrı Sakık lors des élections du 1er juin 2014.
 
Le 22 décembre 2016, Mukaddes Kubilay a été arrêtée lors d’une perquisition au domicile de sa fille et emprisonnée le 26 décembre 2016. Le 1er mars 2017, la municipalité a été usurpée et elle a été remplacée par un administrateur nommé par le gouvernement.
 
Lors du procès final qui s’est tenu le 16 février 2018, Mukaddes Kubilay a été condamnée à 8 ans, 6 mois et 15 jours de prison pour avoir prétendument « été membre d’une organisation illégale » et « fait de la propagande pour une organisation illégale ». La peine a ensuite été confirmée par la cour d’appel régionale d’Erzurum et par la Cour de cassation. La libération de Mukaddes Kubilay a été empêchée à plusieurs reprises par la Commission d’observation.

ROJAVA. Une famille d’Afrin célèbre le départ de leur fille qui rejoigne les YPJ

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SYRIE / ROJAVA – Fidan Aslan Khalil, est une jeune Kurde qui fut chassée d’Afrin avec sa famille lors de l’invasion turque en mars 2018. Depuis, elle est ses parents vivent dans la campagne d’Alep. Fidan vient de rejoindre les Unités de protection des femmes (YPJ). Sa famille a célébré cette occasion importante. D’Alep à Afrin, de Manbij à Dêrik, de Serê Kaniyê à Girê Sipî, des jeunes hommes et femmes, confrontés aux assauts de l’occupation turque, rejoignent la résistance pour empêcher des massacres contre eux-mêmes et contre les populations de la région. Certaines familles envoient leurs fils et leurs filles rejoindre la lutte pour la liberté.
Fidan Aslan Khalil fait ses adieux à ses parents (Vidéo à voir ici)
Fidan Aslan Khalil, qui a été témoin de la résistance des quartiers kurdes d’Alep (Cheikh Maqsoud et Achrafieh) et de la « Résistance du siècle » à Afrin, a été déplacée de son village de Khirabi Shara, dans la région occupée d’Afrin, vers le quartier de Cheikh Maqsoud à Alep en raison des attaques de l’occupation turque. Pour marquer son entrée dans la résistance, la famille de Fidan a organisé une petite fête. Son père, Aslan Mohammed Khalil, s’est entretenu avec l’ANHA, exprimant son soutien à la décision de leur fille unique de rejoindre les unités de protection des femmes. Fidan Aslan Khalil a quitté son domicile à Alep, a fait ses adieux à ses parents et à ses proches et a rejoint les rangs des unités de protection des femmes.

ALLEMAGNE. La ministre de Basse-Saxe veut mettre fin à l’expulsion des Yézidis

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ALLEMAGNE – La ministre de l’Intérieur de Basse-Saxe, Daniela Behrens (SPD), a appelé à un arrêt général des expulsions de Kurdes yézidis vers l’Irak. La ministre de l’Intérieur de Basse-Saxe, Daniela Behrens (SPD), a appelé à un arrêt général des expulsions de Yézidis d’Allemagne vers l’Irak. Elle a déclaré au journal Neue Osnabrücker Zeitung qu’elle œuvrerait en faveur d’une solution uniforme à l’échelle nationale lors de la conférence des ministres de l’Intérieur à Potsdam, qui débutera demain mercredi. Dans le même temps, Behrens a critiqué l’Office fédéral des migrations et des réfugiés (BAMF), « car bien que le Bundestag ait reconnu les crimes de l’EI contre les Yézidis comme un génocide, il continue de rejeter régulièrement les demandes d’asile des Yézidis d’Irak comme étant infondées ». Beherns a déclaré qu’il était « très insatisfaisant » que les Länder soient obligés de trouver leurs propres réglementations pour empêcher les expulsions. Il y a quelques jours, Behrens a imposé une interdiction d’expulsion correspondante pour les femmes et les mineurs appartenant à la communauté religieuse yézidie de Basse-Saxe. Le règlement s’applique à l’ensemble de la famille dite nucléaire des personnes concernées, et donc généralement aussi aux pères. Toutefois, les criminels et les personnes ayant des liens avec des extrémistes ainsi que ceux qui refusent obstinément de contribuer à clarifier leur identité en sont exemptés. Behrens souhaite désormais promouvoir cette approche auprès de ses 15 autres collègues du département. Elle fera également campagne pour que le BAMF « reconnaisse de manière appropriée les dangers considérables pour les Yézidis en Irak » lorsqu’il accepte des demandes d’asile. En Irak, les femmes et les filles de confession yézidie, en particulier, risquent toujours d’être victimes de terribles actes de violence, de prostitution forcée et d’enlèvements, a déclaré le politicien du SPD. 74 génocides dans l’histoire des Yézidis L’État islamique a envahi de grandes parties de l’Irak et de la Syrie en 2014 et a instauré un règne de terreur. Les milices djihadistes ont proclamé un « califat » au-delà des frontières nationales. Le 3 août 2014, l’Etat islamique a attaqué la principale zone d’implantation yézidie de Shengal, dans le nord de l’Irak, dans le but d’anéantir la communauté religieuse kurde, persécutée pendant des siècles en étant qualifiés d’« adorateurs du diable ». A travers les massacres systématiques, les viols, la torture, l’expulsion, l’esclavage des filles et des femmes et le recrutement forcé de garçons comme enfants soldats, les Yézidis ont vécu 74e génocide (qu’ils qualifient de « Ferman ») depuis le 16e siècle. La plupart des massacres ont été commis par les Ottomans. Selon les estimations des Nations Unies, au moins 10 000 personnes ont été victimes des massacres de Shengal. Plus de 400 000 personnes ont été chassées de chez elles et plus de 7 000 femmes et enfants ont été enlevés. À ce jour, environ 2 700 personnes enlevées sont toujours aux mains de leurs ravisseurs, pour la plupart des femmes et des enfants. Les femmes et les jeunes filles sont toujours systématiquement violées, détenues et vendues comme esclaves. Ce génocide, dans sa forme, représente donc également un fémicide. En janvier 2023, le Bundestag a reconnu comme un génocide la persécution et le meurtre systématiques des Yézidis dans le nord de l’Irak par l’Etat islamique.

Le Rojava expérimente le goutte à goute pour luter contre la désertification

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SYRIE / ROJAVA – L’agriculture est l’une des principales causes de la désertification en raison de sa consommation massive d’eau. Dans le nord et l’est de la Syrie, les Kurdes tentent d’arrêter le processus de désertification grâce au reboisement et le systèmes d’irrigation goutte à goutte. Le nord et l’est de la Syrie sont connus pour la fertilité de leurs sols et l’abondance de leurs ressources en eau. Mais en raison du changement climatique provoqué par l’homme, de la sécheresse persistante, de la guerre, de l’utilisation de l’eau comme d’une arme par l’État turc et de l’abaissement du niveau de la nappe phréatique par l’utilisation excessive de puits profonds, l’agriculture et la nature sont menacées et un processus de désertification est en cours. De vastes zones agricoles ne peuvent plus être cultivées en raison des besoins élevés en eau des méthodes d’irrigation traditionnelles. L’énergie solaire est un défi majeur en raison de l’embargo Pour contrecarrer ce processus, de plus en plus d’agriculteurs et de coopératives agricoles se tournent vers des méthodes modernes d’irrigation. Mohammed Said Ismail en fait partie. En une seule étape, il a remplacé les pompes utilisées pour irriguer ses champs au diesel par l’énergie solaire. Cet exploit ne doit pas être sous-estimé, car chaque cellule solaire doit être transportée à travers des frontières fermées par divers embargos. Saïd Ismail cultive depuis 20 ans environ six hectares de terres près d’Amûdê. Comme l’agriculture repose encore sur des puits profonds, des tentatives sont faites pour réduire la quantité d’eau extraite au strict minimum. Comme beaucoup d’autres, Said Ismail utilise l’irrigation goutte à goutte. Ismail a déclaré à l’agence de presse ANHA que le système d’irrigation goutte à goutte est plus adapté que les anciennes méthodes en termes de protection des eaux souterraines, d’évitement du gaspillage de carburant et de protection de l’environnement : « Les responsables de la région peuvent mettre en œuvre de nouveaux plans stratégiques pour l’agriculture. Ils peuvent également soutenir le secteur agricole en prêtant de l’argent aux agriculteurs pour introduire de nouvelles méthodes d’irrigation. Ahmed Ramadan al-Khalaf est un petit agriculteur depuis 25 ans. Il possède environ 1 500 mètres carrés de terres agricoles qu’il cultive depuis 25 ans. Il utilise également l’énergie solaire pour l’irrigation depuis cinq ans. Al-Khalaf a souligné qu’il était heureux de ne plus utiliser de carburant grâce à l’énergie solaire et de n’avoir plus de problèmes avec les générateurs. Cependant, il n’a pas encore réussi à passer à l’irrigation goutte à goutte. Il est cependant conscient que les méthodes d’irrigation classiques consomment beaucoup trop d’eau. L’ancien système d’irrigation n’est efficace qu’à 50% L’ingénieur agronome et militant environnemental Mohammed Said a expliqué : « Il existe deux méthodes d’irrigation : la méthode utilisée depuis l’invention de l’agriculture et le nouveau système d’irrigation moderne. Les anciennes méthodes consistaient à remplir les champs d’eau, mais l’efficacité de cette méthode est faible. et ne dépasse pas 50 pour cent. Cette méthode utilise une grande quantité d’eau, même les racines des plantes ne peuvent pas utiliser autant d’eau. Par conséquent, l’eau s’écoule ou disparaît. Un ingénieur agronome met en garde contre la désertification Saïd a souligné que l’écoulement de l’eau emporte la couche superficielle du sol et affaiblit le sol au fil du temps : « L’utilisation de cette méthode et la négligence des besoins minéraux du sol, la fertilisation et la mauvaise rotation des cultures entraînent une diminution des ressources en eau. La désertification se produira dans ces régions dans un avenir prévisible. » Le statu quo met en danger la sécurité alimentaire Saïd a averti que le maintien du statu quo mettrait en danger la sécurité alimentaire, expliquant que cela dépend de la sécurité de l’eau, que l’eau est l’élément vital de l’agriculture et que la réduction des ressources en eau de surface et souterraines aurait un impact négatif sur l’agriculture et donc sur la sécurité alimentaire. Les méthodes d’irrigation modernes pourraient réduire les besoins en eau d’environ 40 pour cent et augmenter les récoltes : « Cette méthode réduit la consommation excessive d’eau et réduit également les risques de désertification. Grâce à cette méthode, les ressources en eau peuvent à nouveau croître, la fertilité des sols et la productivité agricole peuvent être améliorées. en même temps, l’humidité du sol augmente, empêchant ainsi l’érosion et la désertification des sols. Campagne pour une énergie respectueuse de l’environnement pour le Rojava Il existe actuellement une campagne internationale de collecte de fonds pour la production d’énergie respectueuse de l’environnement au Rojava. L’approvisionnement énergétique est généralement au bord de l’effondrement en raison des attaques turques. L’électricité doit souvent être produite de manière décentralisée, à l’aide de générateurs diesel qui émettent du bruit et des substances toxiques. Cela a également un impact considérable sur l’agriculture, qui dépend des pompes. La campagne vise à récolter un million d’euros pour un approvisionnement décentralisé en énergie solaire au Rojava. Cela permettra d’alimenter en électricité les installations municipales, les hôpitaux, les écoles et les refuges pour femmes. La campagne de collecte de fonds est disponible sur le site Solidarity Rojava    Photos via l’initiatif écologique kurde du Rojava Keziyên kesk (Tresses Vertes ou Green Tress en anglais) qui a choisi ce nom pour en hommage à la résistance des femmes du Rojava, en particulier aux femmes yézidies (êzdî) qui ont coupé leurs tresses et les ont attachées aux tombes de leurs maris tuées par DAECH lors du génocide commis à Shengal en août 2014. 

ROJAVA. Majeure partie des problèmes d’eau de Qamishlo résolue

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SYRIE / ROJAVA – La Direction de l’eau de la ville de Qamishlo a annoncé que 80% des problèmes d’eau avaient été résolus et a déclaré : « La crise de l’eau sera résolue dans tous les quartiers de la ville dans les prochains jours. »
 
La Direction de l’eau de la ville de Qamishlo (en kurde: Gerînendetiya Avê ya Qamişloyê) a fait une déclaration publique concernant le problème de l’eau devant son centre de Qamishli.

TURQUIE. Hommage à Deniz Poyraz tuée il y a trois ans car kurde

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TURQUIE – Le 17 juin 2021, Deniz Poyraz fut assassinée par un fasciste turc dans les locaux du parti HDP à Izmir / Konak. À l’occasion du troisième anniversaire de sa mort, la jeune femme kurde a été commémorée sur sa tombe par sa famille, des responsables du DEM parti et des Mères de la Paix. La famille Deniz Poyraz, l’Assemblée des Mères de la Paix d’Izmir, les députés du Parti de l’égalité des peuples et de la démocratie (Parti DEM) d’Izmir İbrahim Akın, Burcu Gül Çubuk, les coprésidents provinciaux du Parti DEM d’Izmir Vezan Karabulut, Mehmet Kuruş et de nombreux représentants d’institutions et citoyens ont assisté à la commémoration. Le procès d’Onur Gencer s’est terminé par une peine à perpétuité aggravée pour meurtre avec préméditation, ainsi que des sanctions supplémentaires pour dommages matériels et violations d’armes à feu. Cependant, le tribunal n’a trouvé aucun lien organisationnel et a considéré l’attaque comme un acte individuel, ce qui a suscité des critiques de la part du HDP.
Tout au long du procès, les tensions ont été vives, avec d’importantes mesures de sécurité au 6e tribunal pénal d’Izmir et des restrictions d’accès pour les avocats et les spectateurs. Cette atmosphère exacerbée a mis en évidence les sensibilités politiques entourant l’affaire, et divers groupes de défense des droits et représentants légaux ont critiqué le déroulement du procès, arguant qu’il reflétait l’environnement oppressif à l’encontre du parti pro-kurde. L’attaque a été marquée par des récriminations politiques, le HDP accusant le gouvernement turc et le ministère de l’Intérieur de créer un environnement hostile ayant permis de telles violences. Gencer, qui avait des liens avec le mouvement nationaliste des Loups Gris, avait déclaré que ses intentions étaient politiquement motivées, visant à frapper le PKK par l’intermédiaire du HDP, qu’il associait au groupe armé. À l’occasion du troisième anniversaire de la mort de Poyraz, sa mémoire a été honorée au cimetière Buca Kaynaklar à Izmir, en présence de sa famille, de représentants politiques du HDP, de son successeur, le parti DEM et d’autres partis, ainsi que de nombreux citoyens et représentants d’institutions.  Lors de la commémoration de Poyraz, Vezan Karabulut, cadre du parti DEM à Izmir, a déclaré : « Ce meurtre est l’un des plus grands obstacles à la démocratisation de notre pays. Dans ce pays, les tueurs restent impunis. Tant que les meurtriers sont pas puni, les tueries continueront. » La députée du DEM Parti d’Izmir, Burcu Gül Çubuk, a également parlé du manque de responsabilité dans des affaires politiques comme celle de Poyraz, déclarant : « Les vrais meurtriers de nos camarades se cachent derrière les boucs émissaires qui nous sont présentés. Ils s’attendent à ce que nous oubliions, donnions mais ici, près de la tombe de Deniz, nous nous engageons une fois de plus à ne pas nous incliner devant ceux qui nient à tout être le droit de vivre en Turquie et au Kurdistan, et à ne pas abandonner notre lutte. »
La mère de Deniz, Fehime Poyraz, a partagé son chagrin : « Ils t’ont brutalement assassinée. Je n’ai pas pleuré le premier jour, mais aujourd’hui je pleure parce que tu me manques tellement. » Son père, Abdüllillah Poyraz, a parlé de leur engagement durable : « Tant que nous vivrons, nous accompagnerons leur lutte. Tant que nous vivrons, Deniz vivra dans nos cœurs. » La commémoration s’est terminée par des œillets jetés à la mer à Konak à la mémoire de Deniz Poyraz.

Connaissez-vous l’ancienne fête kurde des fleurs ?

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L’activiste kurde, Himdad Mustafa rapporte une fête de fleurs célébrée par les Kurdes, notamment dans la région de Mahabad et connue sous le nom de « Cejna gûlên sor û zer (fête des fleurs rouges et jaunes) ».
 
Voici son texte qu’on partage avec vous:
 
J’ai récemment lu un article écrit en 1964 par A. Ayyubian, un kurde du Rojhelat [Kurdistan sous l’occupation iranienne], à propos des festivals célébrés par les Kurdes. Un festival qui a attiré mon attention s’appelle « Jazhni Gulli Sur u Zard » (la fête des fleurs rouges et jaunes), célébré par certains Kurdes dans la région de Mahabad au milieu du printemps.
 
Selon la description d’Ayyubian, « le festival est célébré par des filles, des garçons et des enfants, qui portent tous de nouveaux vêtements de printemps et échangent des bénédictions populaires. Les filles et les garçons se disent čapka gūłit dabar bē (que vous soyez bénis avec un tas de fleurs), et la réponse est gūła gūłit pē warbē signifiant (que les fleurs pleuvent sur vous). Ils dansent et se réjouissent du matin au coucher du soleil. Au coucher du soleil, accompagnés de mélodies deuil, ils vont au cimetière et posent des fleurs sur les tombes de leurs proches. Puis, ils rentrent à la maison joyeusement et heureux. »

 

J’ai fait quelques recherches pour savoir si d’autres groupes ethniques iraniens avaient des festivals similaires et j’ai découvert que les Afghans célèbrent un festival étonnamment similaire appelé Jashni Guli Surkh (Festival des fleurs rouges), qui est un élément clé des célébrations de Nowruz [en kurde: Newroz] chez les Afghans, en particulier à Mazar-i Shari Elle se déroule pendant les 40 premiers jours de l’année où les tulipes fleurissent dans les verdoyantes plaines et collines entourant la ville.

 
Le festival Gulli Sur u Zard, bien qu’il ne soit plus célébré par les Kurdes, et la fête des fleurs afghanes Guli Surkh sont des vestiges d’anciennes fêtes printanières associées au culte du dieu de la végétation Siyawash [Viridios ?] et son mariage printanier avec la déesse Anahita.

ROJAVA. Un cadavre découvert dans la campagne d’Afrin

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SYRIE / ROJAVA – Le corps en décomposition d’un homme a été retrouvé près d’un point de contrôle des mercenaires de la Turquie, au sud-ouest de la ville kurde d’Afrin.
    Une source locale d’Afrin a rapporté que le corps en décomposition d’un homme a été retrouvé sur des terres agricoles près de la jonction du village de Talf, au sud-ouest d’Afrin. La source a expliqué que le corps est celui d’un homme non identifié, d’une cinquantaine d’années, et qu’il a été transporté à l’hôpital de la ville. La source a indiqué qu’il y avait un poste de contrôle du groupe armé Division al-Hamza au carrefour du village.
 
Les crimes de l’armée d’occupation turque et de ses mercenaires se poursuivent dans les zones sous l’occupation de la Turquie, notamment le chaos et l’insécurité, viols, meurtres, pillages, voles des biens des Kurdes chassés d’Afrin.