CULTURE AU FEMININ. « Amed Surfest Festival » se poursuit

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TURQUIE / KURDISTAN – Depuis le 26 septembre, Sur, quartier historique de Diyarbakir (Amed), accueille « Amed Surfest Festival » organisé par l’association culturelle féminine KASED.
 
Lors de la deuxième journée du festival Amed Surfest, organisé par l’Association de la culture, de l’art et de la littérature des femmes (Komeleya Çand, Huner û Wêjeyê ya Jinan – KASED), un atelier de contes pour enfants a eu lieu dans le local de l’association. Les membres de KASED ont parcouru les rues accompagnées de dafs et se sont rendus au bâtiment de l’association avec les enfants participant à l’atelier organisé par Zeycan Ateş, comédienne et membre de KASED, qui a lu le conte « Rovî û pîrê » (Le renard et la vieille).

La deuxième journée du Amed Surfest Festival s’est poursuivie avec un atelier d’histoires kurdes pour les enfants
 
Aujourd’hui, le festival se poursuit avec un atelier « Jeux traditionnels de rue » qui sera organisé pour les enfants au centre ÇAND MA.
 
Le festival met à l’honneur les femmes qui présentent des événements culturels et artistiques dans leur langue maternelle et propose également des événements pour enfants. KASED vise à réunir les langues maternelles et à préserver la mémoire historique et culturelle de Sur avec le festival.
 
Le festival a débuté par des mélodies arméniennes et kurdes interprétées par des femmes dans l’église arménienne historique de Surp Giragos à Sur. Le festival s’achèvera par un concert qui sera donné le 5 octobre, date de la fondation de KASED.

LIBAN. Un Kurde parmi les victimes des bombardements israéliens

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LIBAN – Parmi les victimes des bombardements israéliens ciblant le Liban figure un Kurde du Rojava: Xidir Ehmed, alias Abou Hisam. Son corps enseveli sous les gravats n’a toujours pas été retrouvé.
 
Ehmed était originaire de Qamishlo et vivait au Liban depuis plus de 20 ans. Il a perdu la vie à cause des bombardements et son corps n’a toujours pas été retrouvé.
 
On rapporte que Xidir Ehmed est le premier Kurde à être tué dans des attaques israéliennes ciblant le Liban.

ALLEMAGNE. Attaque armée contre une association kurde de Hambourg

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ALLEMAGNE – Une attaque armée a visé un centre culturel kurde de Hambourg lundi matin, endommageant les fenêtres du local. Depuis des années, la communauté kurde d’Allemagne est dans le viseur des fascistes turcs Bozkurtlar (Loups Gris*) et le nouvel accord signé entre Berlin et Ankara prévoyant la déportation massive des migrants kurdes dont la demande d’asile a été rejetée ne fait que jeter l’huile sur le feu.
 
Dans la matinée de 30 septembre, des inconnus ont tiré sur le bâtiment d’une association culturelle kurde à St. Pauli, dans la Silbersacktwiete, à Hambourg. La police de Hambourg a déclaré qu’au moins trois coups de feu avaient été tirés sur la façade du bâtiment tôt lundi matin, endommageant les fenêtres. Personne ne se trouvait dans les locaux du club à ce moment-là. Les assaillants auraient pris la fuite. (Information donnée par le site allemand Tagesschau)
 
*L’idéologie des Loups Gris du Mouvement Ülkücü (Idéalistes, le nom complet est « Foyers idéalistes », en turc: Ülkü Ocaklari) repose sur une exaltation de la « race », de la langue, de la culture et de la nation turques. Les autres peuples de Turquie sont considérées comme une force de division de l’unité du pays et sont donc combattus. L’idéologie des Ülkücü est largement façonnée par les images de l’ennemi et les théories du complot. L’éventail des ennemis « internes » et « externes » s’étend des Kurdes, aux Grecs, Arméniens, Juifs, aux Occidentaux et aux Chinois…  

Le Rojava accueille les Syriens fuyant la guerre au Liban

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SYRIE / ROJAVA – Des milliers de réfugiés syriens fuyant le conflit armé opposant l’Israël au Hezbollah libanais retournent dans les zones syriennes sous contrôles des forces arabo-kurdes. En raison de la guerre entre Israël et le Hezbollah, qui s’est intensifiée depuis le 23 septembre, des dizaines de milliers de Syriens et de Libanais tentent de traverser la frontière vers le nord et l’est de la Syrie. L’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie a mis en place hier un bureau de crise pour accueillir les rapatriés du Liban et a établi des centres d’accueil pour ceux qui viennent de l’extérieur de la région. Le bureau de crise aux postes-frontières de Tahiyê et Tabqa à Manbij continue d’accueillir les réfugiés du Liban. Au cours des deux derniers jours, 847 hommes, 1 093 femmes, 402 enfants et 11 Libanais ont traversé la frontière vers le nord et l’est de la Syrie par le poste frontière de Tabqa. Par ailleurs, 887 personnes ont traversé la frontière vers le nord-est de la Syrie par le poste frontière de Tahiye à Manbij. Les corps de sept personnes ont également été transportés dans la région depuis ces deux points. Le Bureau de crise fournit des services en construisant des camps pour les personnes en provenance du Liban. Les réfugiés qui ne peuvent pas bénéficier des services de la région seront envoyés dans des camps de l’Administration autonome.

TURQUIE. Libération des musiciens kurdes détenu⸱e⸱s à Diyarbakir

TURQUIE / KURDISTAN – Des membres du groupe kurde, Koma Hevra avaient été arrêté⸱e⸱s en raison de chansons kurdes qu’ils ont chantées lors d’un concert à Diyarbakir (Amed) hier soir.
 
Les membres du groupe de musique kurde Koma Hevra se sont produits lors d’un concert auquel ont assisté des milliers de personnes sur la place Şêx Sêîd à Amed (Diyarbakır) dimanche 20 septembre.
 
Les musiciens ont effectué une visite de solidarité à l’Association de recherche sur la langue et la culture de Mésopotamie (MED-DER) après le concert.
 
Après avoir quitté l’association, les membres du groupe de musique ont été interceptés par la police et détenus.
 
Les membres du groupe, Zeynep Doğan, Gencay Morkoç et Yusuf Keleş ont été relâchés après avoir été auditionné.e.s.

IRAN. Deuxième anniversaire du « Vendredi sanglant » de Zahedan et Khash

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IRAN – Il y a deux ans jour pour jour, le régime iranien commettait un massacre contre les Baloutches du Sistan et du Baloutchistan qui protestaient dans le cadre des manifestations anti-gouvernementales déclenchées par le meurtre de Jina Mahsa Amini à cause d’un voile « non-conforme ». A l’occasion du deuxième anniversaire du « vendredi sanglant » de Zahedan et Khash ciblant les Baloutches, l’ONG kurde de défense des droits humains, Hengaw a publié un communiqué dans lequel, elle rappelle que ces massacres « ne sont pas des incidents isolés mais font partie d’une lutte plus large contre la répression structurelle, la discrimination nationale, ethnique et religieuse et les violations généralisées des droits humains en Iran », et appelle à la solidarité des peuples d’Iran pour « parvenir à un avenir juste et libre pour l’Iran et le monde ».

Voici le communiqué de HENGAW:

À l’occasion du deuxième anniversaire du massacre du Vendredi sanglant à Zahedan et Khash, l’Organisation Hengaw pour les droits humains exprime ses plus sincères condoléances aux familles des victimes, aux blessés et aux prisonniers, tout en appelant une fois de plus à la justice et à la poursuite des responsables de cette atrocité. Le 30 septembre 2022, les habitants de Zahedan et Khash sont descendus dans la rue pour protester contre l’agression sexuelle d’une jeune fille de 15 ans de Chabahar par un commandant de police, ainsi que contre les années de discrimination systémique et de répression structurelle contre la population du Sistan et du Baloutchistan en Iran. Ces manifestations pacifiques, qui ont émergé dans le contexte plus large du mouvement national « Femme, vie, liberté » et en réponse à l’agression sexuelle sur une mineure, ont été violemment réprimées par les forces de sécurité au moyen d’une militarisation excessive. Les forces gouvernementales ont ouvert le feu sur des civils non armés et sans défense en utilisant des balles réelles. Des dizaines de personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées et des centaines d’autres blessées. Ce massacre brutal, connu sous le nom de « Vendredi sanglant de Zahedan », constitue un exemple clair de « crime contre l’humanité ». Hengaw estime que le recours excessif à la violence et aux armes létales par la République islamique d’Iran contre des manifestants non armés constitue une grave violation du droit à la vie et du droit de réunion pacifique, consacrés par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. De plus, compte tenu de son caractère généralisé et systématique, ainsi que de l’autorisation apparente donnée à de hauts responsables du gouvernement de cibler une population civile, cet acte est qualifié de crime contre l’humanité au sens de l’article 7 du Statut de Rome, ce qui nécessite la poursuite des auteurs devant des tribunaux nationaux et internationaux. Hengaw souligne également que cette tragédie viole non seulement les droits individuels et humains des habitants de Zahedan et Khash, mais symbolise également la répression systématique des minorités nationales, ethniques et religieuses en Iran. Le peuple baloutche, longtemps victime de discrimination, de pauvreté et de privations, a une fois de plus été violemment pris pour cible par l’État. Cette répression s’inscrit dans un modèle systémique plus large d’oppression qui perdure depuis des décennies contre les minorités nationales, ethniques et religieuses marginalisées en Iran. Le mouvement « Femme, vie, liberté », né en réponse au meurtre de Jina Amini en septembre 2022, est devenu un mouvement national et mondial contre la discrimination et la répression dans tous les secteurs de la société iranienne. En mettant l’accent sur les droits des femmes, de la communauté LGBTQ+, des minorités nationales, ethniques et religieuses et d’autres groupes marginalisés, ce mouvement représente un tournant décisif dans la lutte du peuple iranien pour la liberté. Hengaw appelle la communauté internationale, les organisations de défense des droits de l’homme et les Nations Unies à prendre des mesures urgentes et concrètes pour que justice soit rendue et pour poursuivre les responsables de ces crimes. Ne pas traduire les auteurs en justice constituerait une violation des obligations internationales en matière de droits de l’homme. La communauté internationale doit veiller à ce que la République islamique d’Iran soit traduite en justice pour ses actes criminels contre son peuple, en particulier contre les minorités nationales, ethniques et religieuses. Hengaw souligne que les événements du Vendredi sanglant de Zahedan et Khash ne sont pas des incidents isolés mais font partie d’une lutte plus large contre la répression structurelle, la discrimination nationale, ethnique et religieuse et les violations généralisées des droits de l’homme en Iran. Nous soulignons l’importance de la solidarité entre les peuples d’Iran, du Kurdistan au Baloutchistan, et affirmons que ce n’est que par l’unité et la lutte collective, fondées sur les principes des droits de l’homme, que l’on pourra parvenir à un avenir juste et libre pour l’Iran et le monde – un avenir dans lequel aucun individu ne sera opprimé ou discriminé en raison de son sexe, de son orientation sexuelle, de son identité nationale, ethnique ou religieuse, de son athéisme ou de ses convictions politiques.

IRAN. La prisonnière politique kurde Zeinab Jalalian privée de visites familiales

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IRAN – La prisonnière politique kurde Zeinab Jalalian, condamnée à la réclusion à perpétuité par l’Iran et emprisonnée depuis 17 ans, s’est vu refuser le droit de visites familiales sur instruction du ministère de l’Information.
 
Zeinab Jalalian, transférée à la prison de Yazd il y a quatre ans, n’a pu voir sa famille qu’une seule fois.
 
Selon les informations fournies par le Réseau des droits de l’homme du Kurdistan (KHRN), après que Zeinab Jalalian a demandé à rencontrer sa famille au début de la semaine dernière, les autorités pénitentiaires ont déclaré que les visites étaient interdites sur instruction du ministère de l’Information.
 
La famille, qui s’était rendue de Maku à Yazd pour voir Zeinab, a été obligée de rentrer chez elle sans l’avoir vue.
 
On a également appris que Zeinab Jalalian, qui a été emmenée à l’hôpital la semaine dernière, a été invitée à être examinée menottée malgré toutes les objections et n’a pas été soignée parce qu’elle a refusé. (ANF)

IRAN. Le « projet de loi sur le hijab et la chasteté » renforce l’apartheid sexuel

IRAN – « Le nouveau projet de loi sur le « hijab et la chasteté », présenté comme un plan gouvernemental par la Commission judiciaire du Parlement en réponse au mouvement de protestation ‘Jin, Jiyan, Azadi (Femme, vie; liberté)’, approuvé par le Conseil des gardiens de la République islamique va accroître les difficultés auxquelles sont confrontées les femmes et les minorités sexuelles en Iran (…) », écrit l’ONG kurde de défense des droits humains Hengaw.
 
Dans ce projet de loi, en plus de l’application violente du hijab obligatoire pour les femmes et la communauté homosexuelle, l’accent est mis sur l’expansion de la « ségrégation de genre » dans les universités, les centres administratifs et éducatifs, les parcs, les espaces récréatifs et même dans les services de soins hospitaliers.
 
Le projet de loi, qui contient 69 articles, accorde à trois agences de renseignement – le ministère du Renseignement, l’Organisation du renseignement du CGRI et l’Organisation du renseignement du commandement des forces de l’ordre – ainsi qu’au commandement des forces de l’ordre, au Basij et au Siège pour la promotion de la vertu et la prévention du vice, l’autorité de s’engager dans des « confrontations sur le terrain » avec des femmes.
 
De plus, ce projet de loi, en imposant de nouvelles sanctions financières aux femmes et à la communauté homosexuelle qui refusent de se conformer au hijab, les place dans un état de subjugation économique encore pire. En même temps, dans le cadre du renforcement de la sécurité de la République islamique, les sanctions liées à la question du hijab commencent par l’arrestation, la flagellation et des peines de prison. Dans les affaires de sécurité, si l’accusation spécifique de « corruption sur Terre » est portée, elle peut légalement aller jusqu’à la peine de mort en vertu du Code pénal islamique de la République islamique.
 
L’article 38 de ce projet de loi stipule que « toute personne qui, en collaboration avec des gouvernements, des réseaux, des médias, des groupes ou des organisations d’opposition étrangers, ou de manière organisée, promeut la nudité, l’immoralité, le non-respect du hijab ou une tenue vestimentaire inappropriée » sera condamnée à une peine d’emprisonnement de quatrième degré et à une amende. L’amende de quatrième degré est fixée entre 50 millions de tomans et 100 millions de tomans.
 
L’article 49 de ce projet de loi ne limite pas la définition de « tenue vestimentaire inappropriée » en public aux vêtements des femmes. Il aborde également la libre expression sexuelle et de genre des hommes, compte tenu de la visibilité accrue de la communauté queer en Iran ces dernières années, en particulier pendant le mouvement « Jin, Jiyan, Azadi ». L’article 49 précise que les personnes accusées de tenue vestimentaire inappropriée seront passibles d’une amende maximale de sixième degré pour la première infraction et d’une amende de cinquième degré pour les infractions suivantes.
 
La définition de tenue vestimentaire inappropriée pour les hommes dans cet article est la suivante : « Porter des vêtements qui contredisent la décence publique, comme des vêtements révélateurs ou des vêtements qui exposent une partie du corps en dessous de la poitrine ou au-dessus du mollet ou de l’épaule. » Bien que ce type de tenue vestimentaire pour hommes ne puisse pas être uniquement attribué aux hommes homosexuels, la criminalisation de la libre expression de genre cible clairement cette section de la société en raison du genre associé aux hommes.
 
Le même article définit la tenue vestimentaire inappropriée des femmes en public comme suit : « Porter des vêtements qui violent la décence publique, tels que des vêtements serrés ou transparents, ou des vêtements qui exposent des parties du corps sous le cou, au-dessus des chevilles ou au-dessus des avant-bras ».
 
La République islamique mobilise également d’autres pans de la société contre les femmes et la communauté homosexuelle en imposant des amendes et en fermant les entreprises qui fournissent des services aux personnes sans hijab ou considérées comme « mal voilées ».
 
Selon l’article 41, « les propriétaires d’entreprises, de professions et de lieux de travail virtuels ou non virtuels qui encouragent l’absence de hijab sur leur lieu de travail » seront passibles d’amendes de troisième degré ou seront tenus de payer trois mois de bénéfices de leur entreprise et, à la discrétion du juge, seront interdits de quitter le pays pendant six mois à deux ans.
 
Ce projet de loi définit également des sanctions pour les personnalités influentes sur les réseaux sociaux, précisant que les personnalités éminentes qui militent dans le domaine des libertés liées à l’habillement seront confrontées à de nouvelles formes de criminalisation.
 
L’article 43 stipule : « Si une personne ayant une renommée ou une influence sociale commet des délits liés à cette loi dans des espaces virtuels ou non virtuels, en plus d’être condamnée à la peine prévue, elle sera condamnée à une amende de deuxième degré ou à 10 % de son patrimoine total (à l’exclusion des dettes exonérées), selon le montant le plus élevé, et à une interdiction d’activités professionnelles ou professionnelles pendant six mois à cinq ans ». À la discrétion du juge, il peut également lui être interdit de quitter le pays pendant deux ans, de mener des activités publiques dans les espaces virtuels pendant six mois à deux ans et de supprimer les contenus antérieurs qui violaient la loi, avec révocation de toutes les réductions, exemptions et privilèges accordés.
 
L’escalade des sanctions contre les personnalités influentes opposées au hijab obligatoire vise clairement à réprimer le mouvement qui a émergé après l’assassinat de Jina Amini, un mouvement qui s’est propagé en raison des réactions et de la solidarité de nombreuses personnalités éminentes contre le hijab obligatoire.
 
Dès le début de sa formation, la République islamique a mobilisé la société patriarcale iranienne contre les femmes et la communauté homosexuelle.
 
La criminalisation de la vie et de la libre expression des femmes et des minorités sexuelles et de genre commence par la question des vêtements et de la libre expression du genre et va jusqu’à la criminalisation complète de la vie humaine dans la communauté homosexuelle. La marginalisation économique des femmes est observable non seulement à travers l’indice d’écart entre les sexes de 143 pour l’Iran parmi 146 pays dans le monde, mais aussi à travers les statistiques très faibles d’emploi des femmes, qui atteignent un maximum de 18 pour cent, et le manque de statistiques précises sur la situation économique de la communauté homosexuelle en Iran, qui vit dans un état de pathologisation et de criminalisation absolue, est une autre manifestation de la marginalisation économique de ces deux sections de la société ; qui constituent plus de la moitié de la société.
 
L’organisation Hengaw (…) considère que l’intensification des crimes économiques et sécuritaires liés au port obligatoire du hijab fait partie de la consolidation de l’apartheid sexuel en République islamique. Hengaw condamne fermement cette action de la République islamique et appelle la communauté internationale des droits de l’homme à qualifier la République islamique de régime d’apartheid sexuel.
 
Hengaw appelle également les organisations internationales travaillant dans le domaine du droit international à inclure la définition de l’apartheid de genre dans le système juridique international et à classer sous ce titre les régimes comme la République islamique, qui discriminent systématiquement et légalement les femmes et la communauté homosexuelle, de la criminalisation aux meurtres commandités par l’État. (Hengaw)

IRAN. Au moins 21 prisonniers exécutés en 11 jours

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IRAN – Le régime ségrégationniste iranien continue à utiliser la peine de mort contre les peuples non perses / chiites d’Iran, dont les Kurdes et les Baloutches qui sont exécutés en masse.
 
Selon l’ONG de défense des droits humains, Hengaw, entre le 15 et le 25 septembre 2024, au moins 21 prisonniers ont été exécutés dans la prison centrale de Chiraz (prison d’Adelabad), dont un mineur, quatre prisonniers baloutches, deux prisonniers kurdes, deux ressortissants afghans et deux prisonniers Lor. Ces prisonniers avaient été condamnés à mort pour des accusations de meurtre et d’infractions liées à la drogue.
 
Selon un rapport reçu par l’organisation de défense des droits humains, Hengaw, à l’aube du mercredi 25 septembre 2024, les condamnations à mort de Rasoul Shenbandi, un habitant du district de Golkoob à Chiraz, et d’Akbar Saadi-Khani, un habitant du district de Sarhad de la même ville, ont été annoncés exécutés à la prison centrale d’Adilabad, à Chiraz. Rasoul Shenbandi a été arrêté il y a sept ans pour des délits liés à la drogue et condamné à mort. Akbar Saadi-Khani a été condamné à mort il y a neuf ans pour « meurtre avec préméditation ».
 
Le lundi 23 septembre 2024, les condamnations à mort de quatre prisonniers nommés Fardin Ahmadi, un citoyen Lor de Mamasani, Hossein Nejat et Mohammadreza Nejat, tous deux de Shiraz, et Amin Shahabi, un Kurde d’Ilam, ont également été prononcées au centre. prison de cette ville exécuté. Ces quatre prisonniers avaient déjà été arrêtés pour meurtre avec préméditation et condamnés à mort.
 
Poursuivant la vague d’exécutions dans la prison d’Adelabad à Chiraz, le mercredi 18 septembre 2024, trois prisonniers nommés Sepehr Norani, Kamran Heydari et Taher Arezomand et un autre prisonnier de Shiraz identifié comme Shahin Salami ont été condamnés à mort dans cette prison pour meurtre avec préméditation exécuté.
 
En outre, le lundi 16 septembre 2024, à la prison d’Adelabad à Chiraz, les condamnations à mort ont été exécutées contre au moins deux prisonniers baloutches nommés Abdoljalil Ehsani (33 ans) de Sarbaz et Yahya Zargari (32 ans) d’Iranshahr, Sistan-Baloutchistan. qui avaient déjà été reconnus coupables ont été condamnés à mort pour des infractions liées aux drogues.
 
Au même moment, la condamnation à mort d’un prisonnier nommé Mehdi Jahanpour (23 ans), un homme de Lor originaire de Firouzabad, province du Fars, condamné à mort pour meurtre avec préméditation alors qu’il avait moins de 18 ans, a été exécutée sans en informer son famille ou pour leur rendre une dernière visite.
 
Mehdi Jahanpour, né le 8 décembre 2002, a été arrêté en avril 2019 à l’âge de 16 ans pour meurtre avec préméditation et condamné à mort par la justice iranienne. Il est le deuxième prisonnier mineur exécuté dans les prisons iraniennes en 2024.
 
Le même jour, les condamnations à mort ont été prononcées contre deux citoyens afghans, Abdullah Abdolsamad et Mobasher (nom de famille inconnu), qui avaient déjà été condamnés à mort pour meurtre avec préméditation et infractions liées à la drogue, ainsi que trois autres prisonniers nommés Amir Naderzadeh. et Sajad Fadaei pour meurtre avec préméditation et Behzad Bagheri de Kermanshah pour délits liés à la drogue.
 
Le dimanche 15 septembre 2024, les condamnations à mort d’au moins deux prisonniers baloutches nommés Sasan Beneh/Beygzadeh, 33 ans, de Sarbaz et résidant à Iranshahr, et Saeed Khajeh Heydari, 30 ans, de la province de Kahnooj, ont également été annoncées à la prison d’Adelabad à Shiraz Kerman, et contre un prisonnier arabe d’Ahvaz nommé Hossein Maqami. Ces trois prisonniers avaient déjà été condamnés à mort pour des délits liés à la drogue.

L’Allemagne va déporter massivement les migrants kurdes vers la Turquie

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IMMIGRATION – Grâce à l’accord conclu entre Erdoğan et Scholz l’année dernière, 13 500 ressortissants turcs, pour la plupart kurdes, dont les demandes d’asile ont été rejetées, seront déportés en masse. 200 personnes ont déjà été renvoyées. Avec cet accord, la Turquie espère surmonter les obstacles aux visas en Allemagne. Pour les Kurdes qui en fuit la terreur turc, il s’agit d’un retour en enfer.

Après des mois de négociations avec la Turquie à Ankara, le gouvernement Scholz a commencé à renvoyer de nombreux citoyens de la République de Turquie dont les demandes d’asile n’avaient pas été acceptées.
 
L’association kurde basée en Allemagne, Civaka Azad a publié un communiqué dénonçant l’accord turco-allemand qui livrera les réfugiés kurdes à l’État turc.
 
Voici le communiqué de Civaka Azad:
 
 
Les Kurdes deviennent les victimes de « l’offensive de déportation » des feux tricolores.
 
Le nouvel accord d’expulsion entre le gouvernement fédéral et la Turquie représente un autre point faible en termes de droits de l’homme et révèle l’ignorance des autorités étatiques à reconnaître la réalité de la société kurde en Turquie. Des milliers de Kurdes risquent d’être victimes de « l’offensive de déportation » aux feux tricolores déjà annoncée dans l’accord de coalition.
 
De nombreux rapports et reportages dressent un tableau effrayant de la situation des droits de l’homme en Turquie, notamment en ce qui concerne les droits des Kurdes. Le système judiciaire turc fonctionne très loin des principes de l’État de droit.
 
Un rapport récemment publié par Pro Asyl, qui examine de manière approfondie l’indépendance, l’impartialité et la protection des droits procéduraux du système de justice pénale turc, indique qu’en Turquie, le droit pénal est utilisé pour réprimer les actions politiquement indésirables. Des accusations telles que la propagande terroriste sont portées arbitrairement et les poursuites pénales correspondantes ne sont pas menées conformément à l’État de droit. Les personnes concernées n’ont aucune possibilité de se défendre efficacement et juridiquement. Certains groupes à risque courent particulièrement le risque d’être victimes de poursuites politiques, comme les membres de l’opposition ou les personnes qui commentent des sujets politiquement sensibles – même s’il est souvent difficile d’estimer quand une question deviendra plus explosive. En raison de leur discrimination et de leur oppression systématiques, les Kurdes courent un plus grand risque que les autres groupes.
 
Plus de 84 % des demandes d’asile déposées l’année dernière par des citoyens turcs en Allemagne provenaient de Kurdes. Dans ces conditions, il est d’autant plus alarmant que le gouvernement fédéral ait décidé d’expulser des personnes vers un État dans lequel les principes constitutionnels fondamentaux ne sont pas respectés. On ne peut exclure que les personnes expulsées soient exposées à une répression étatique arbitraire et à de graves violations des droits de l’homme.
 
L’Allemagne est complice. Les Kurdes ont besoin d’être protégés du régime d’Erdoğan et des persécutions arbitraires de l’État. Le nouvel accord est clairement en contradiction avec les décisions des tribunaux allemands. Même si de nombreuses demandes d’asile sont rejetées, certains tribunaux, citant la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH), reconnaissent des interdictions d’expulsion vers la Turquie conformément à l’article 60 (5) de la loi sur le séjour. Selon cette norme, l’expulsion ne peut avoir lieu si la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales n’est pas garantie. En particulier, selon l’article 3 de la CEDH, nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. Certains tribunaux allemands considèrent à juste titre cette situation comme clairement problématique. Dans leurs jugements, ils soulignent que les personnes arbitrairement accusées de terrorisme en Turquie doivent s’attendre à des procédures qui ne correspondent pas aux principes de l’État de droit et peuvent comporter un risque de torture. Une reconnaissance fondamentale de la protection des réfugiés pour les Kurdes. demander l’asile en Allemagne, mais cela n’existe pas.
 
Le mépris systématique des principes de l’État de droit est devenu plus visible depuis la tentative de coup d’État de 2016 en Turquie, les minorités et les membres de l’opposition sont persécutés et les féminicides atteignent un niveau record en comparaison internationale. Dans ce contexte, nous, en tant qu’institutions kurdes. en Allemagne appellent fermement le gouvernement fédéral à prendre des mesures internationales pour respecter la loi et les droits de l’homme, imposer une interdiction générale des expulsions vers la Turquie et mettre immédiatement fin à l’activisme purement symbolique destiné à satisfaire les discours de droite et misanthropes.
 
Ce qui est particulièrement absurde, c’est que ce sont les Kurdes qui se sont résolument défendus contre l’islamisme politique en luttant courageusement contre le soi-disant État islamique et qui doivent maintenant être expulsés vers un pays dont le président est dans toute la région. des islamistes.
 
Parce que l’Allemagne a souvent tenu sa main protectrice sur la Turquie sur la scène internationale ou l’a soutenue par des paiements monétaires et des livraisons d’armes, elle porte une part de responsabilité dans les mouvements de réfugiés kurdes en provenance de Turquie. L’Allemagne devrait donc utiliser sa puissance économique et ses relations étroites avec la Turquie pour œuvrer à une solution pacifique à la question kurde. C’est le seul moyen de garantir à long terme que les conditions de vie des Kurdes en Turquie deviennent humaines et qu’ils ne soient plus contraints de fuir en raison de l’oppression, des persécutions et de la répression systématique.