SYRIE. Des hommes armés ciblent les forces kurdes à Sheikh Maqsoud

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SYRIE – Aujourd’hui, des hommes armés ont ciblé les positions des forces de protection civile à Cheikh Maqsoud, un des deux quartiers kurdes d’Alep. Les assaillants ont été capturés par les forces kurdes.

Une journaliste d’ANHA à Alep a rapporté que des hommes armés ont ciblé cet après-midi des positions appartenant aux Forces de sécurité intérieure (Asayish) et aux Forces de protection civile (HPC) de Cheikh Maqsoud dans la région d’Al-Awarid.

La correspondante a indiqué que les hommes armés ont utilisé des fusils de précision et des drones lors de l’attaque. Les forces de sécurité intérieure et les forces de protection de Cheikh Maqsoud ont répondu aux sources de tirs et capturé les assaillants. 

SYRIE. Internet et téléphone coupés dans les zones alévies où un massacre a lieu

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SYRIE – Alors que le massacre des Alévis et des chrétiens se poursuit dans les régions de Damas et de Soueïda, l’internet et le téléphone de ces zones ont été coupés, probablement, pour empêcher la divulgation des massacres en cours commis par des jihadistes.

Le correspondant de l’agence kurde ANHA a rapporté la coupure des communications et des services Internet dans les villes et les campagnes de Deraa et de Swuyda, après une journée de tensions sécuritaires dans les régions du sud de la Syrie et des appels à des manifestations aujourd’hui, en soutien aux populations de la côte, en plus de l’incursion des forces israéliennes dans la campagne de Deraa.

Des sources ont indiqué que la coupure des communications téléphoniques et d’Internet à Daraa et Swuyda, en cette période sensible, rend perplexe.

La branche des télécommunications de Daraa de l’autorité de Damas a déclaré que le câble optique reliant Daraa et Damas a été coupé, et les autorités ont indiqué que le retour du service dépend de la disponibilité des matériaux nécessaires pour achever le processus de réparation. (ANHA)

8 MARS. Un journal italien met à l’honneur une professeure kurde

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ITALIE – Nurgül Çokgezici est une réfugiée kurde et un militante des droits humains, dont la famille a quitté le district de Pazarcık à Maraş, région kurde-alévie du Kurdistan du Nord, pour s’installer en Italie alors quand elle était enfant. Aujourd’hui, après avoir franchi de nombreux obstacles en tant que femme, réfugiée, kurde…, elle exerce les métiers de psychologue, éducatrice, conférencière universitaire, médiatrice culturelle, conseillère judiciaire, conseillère de chambre de commerce… à Milan, en Lombardie.   Nurgul Çokgezici enthousiasme la conférence des psychologues de Lombardie   A l’occasion de la Journée internationale des femmes, 8 mars, l’Ordre des psychologues de Lombardie a organisé une conférence à laquelle ont participé plusieurs professionnels du secteur, parmi lesquels des psychologues, des psychiatres et des médecins. Parmi les interventions les plus touchantes, celle de la professeure Nurgul Çokgezici a suscité beaucoup d’émotion et de réflexion. Invitée par l’École de Psychothérapie de la Gestalt, dirigée par le Professeur Riccardo Zerbetto, son témoignage a représenté un moment de fort impact pour le public présent.   Psychologue, pédagogue et médiatrice linguistique et culturelle, la professeure Çokgezici a raconté son expérience de femme immigrée kurde, qui a survécu à la discrimination et à l’injustice, parvenant avec force et détermination à construire un avenir basé sur la connaissance et l’engagement social. Son discours a reçu une longue salve d’applaudissements, laissant une trace indélébile chez les participants.   Dans son discours, la professeure Çokgezici a rappelé les difficultés qu’elle a vécues depuis son enfance. Née au Kurdistan, elle a dû quitter son pays natal et faire face à la dure réalité de l’immigration en Italie. Elle a raconté l’histoire de sa mère, une très jeune femme, de seulement 17 ans son aînée, qui n’a jamais eu l’occasion d’apprendre à lire et à écrire, un sort commun à de nombreuses femmes de sa communauté. L’un des épisodes les plus douloureux de son enfance s’est produit en Turquie, où, bien qu’étant parmi les meilleures élèves de sa classe, elle a échoué sa première année d’école primaire simplement parce qu’elle était kurde. Cette stratégie d’exclusion scolaire, systématiquement mise en œuvre par l’État turc, visait à décourager la scolarisation des enfants kurdes, notamment des filles, les privant ainsi de la possibilité de s’émanciper. Mais au lieu d’abandonner, cette injustice a suscité en elle une détermination inébranlable. Aujourd’hui, à 40 ans, elle a obtenu plusieurs diplômes, suit un Master en Criminologie et est en deuxième année à l’École de Psychothérapie Transculturelle, un programme de quatre ans qui lui permettra de se spécialiser davantage.   Dans son discours, la professeure a également évoqué les difficultés qu’elle a rencontrées après son arrivée en Italie, où elle a vécu la marginalisation et le harcèlement en raison de ses origines. En grandissant, elle a dû lutter contre les préjugés et les stéréotypes liés à son nom et prénom étrangers, souvent perçus comme un obstacle à la pleine reconnaissance de ses capacités. Malgré deux mariages difficiles – le premier arrangé, le second raté – la professeure Çokgezici ne s’est jamais laissée abattre. Elle a transformé la douleur en détermination, construisant un chemin de vie qui la voit aujourd’hui engagée dans la défense des droits des femmes immigrées et des femmes kurdes, dans le but de leur garantir une plus grande sensibilisation et des opportunités.   À travers son histoire, la professeure Nurgul Çokgezici a envoyé un message clair : les femmes immigrées ne sont pas seules et ont le droit de se racheter par la connaissance et la détermination. Son discours a été un moment de grande inspiration pour tous ceux présents, soulignant comment le courage et la volonté peuvent briser toute barrière sociale et culturelle. Dans un monde encore marqué par la discrimination sexuelle et les préjugés envers les femmes migrantes, la professeure Çokgezici est devenue une référence pour de nombreuses femmes qui luttent pour affirmer leur identité et leur valeur. Aujourd’hui, son histoire est un exemple de résistance et de changement, un témoignage qui continue d’inspirer non seulement les femmes immigrantes, mais tous ceux qui croient au pouvoir de la connaissance et à la lutte pour la dignité. Texte de Pino Rotta traduit par Kurdistan au féminin

SYRIE. Plus de 745 civils alaouites tués en deux jours

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SYRIE – Samedi, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH ou SOHR) a déclaré que les forces affiliées au gouvernement HTS à Damas ont tué au moins 745 civils alaouites depuis jeudi tandis que les massacres des civils alaouites, chrétiens et kurdes se poursuivent sur la côte syrienne et la zone montagneuse de Lattaquié.
des gangs islamistes commettant des crimes de guerre contre les alaouites 
L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a indiqué samedi dans un communiqué que « 745 civils alaouites ont été tués par les forces de sécurité et des groupes affiliés sur la côte syrienne et dans les zones montagneuses de Lattaquié » depuis jeudi. L’OSDH a ​​déclaré qu’un total de 273 personnes des forces armées affiliées à Damas et des forces armées alaouites ont été tuées, portant le bilan des morts à 1 018. Sur les images diffusées sur les réseaux sociaux, on voit des forces affiliées au gouvernement de Damas, composées de groupes issus d’Al-Qaïda et de l’EI, perpétrer des massacres. Les exécutions de masse, la torture, les traitements inhumains, les détentions et les pillages sont monnaie courante. Des témoignages indiquent que des groupes soutenus par l’État turc sont également impliqués dans ces massacres.

Mouvement écologiste de Mésopotamie : nous œuvrerons pour la paix sociale

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TURQUIE / KURDISTAN – Le Mouvement écologiste de Mésopotamie (en kurde: Tevgera Ekolojiyê ya Mezopotamyayê, TEM) a publié un communiqué déclarant qu’ils œuvreront pour la paix sociale en réponse à l’appel d’Abdullah Öcalan.   Le Mouvement écologiste de Mésopotamie (TEM ou Mezopotamya Ekoloji Hareketi, MEH, en turc) a déclaré dans un communiqué que la destruction écologique causée par la soif de profit et la guerre se poursuit. Le communiqué ajoute que « le Moyen-Orient subit une catastrophe écologique de grande ampleur ». Le TEM a attiré l’attention sur la mentalité moniste dominante et sur un siècle de déni au Kurdistan, et a déclaré : « Bien que cet appel s’adresse à tous les peuples, nous, en tant que principaux sujets de la lutte et de la construction de ce processus, nous nous trouvons à une époque où nous devons renforcer encore davantage cette unité. » Le TEM a déclaré que tous les segments de la société et les institutions doivent embrasser cette paix, ajoutant : « Dans le cadre de notre croyance en une société écologique et de notre engagement dans la lutte, nous déclarons par la présente que nous servirons la paix sociale en pleine conscience de notre responsabilité historique. » Le TEM a conclu avec l’appel suivant : « La paix est indispensable pour une société écologique. À cette occasion, nous appelons tous ceux dont le cœur bat pour la paix, la démocratie, la justice sociale, un monde naturel libre et une société libre, en particulier les individus et les institutions engagés dans la lutte écologique, à adhérer à ce processus et à remplir leur mission historique. »

TURQUIE. Une femme tuée lors d’une attaque armée ciblant un Starbucks de Diyarbakir

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TURQUIE / KURDISTAN – Hier soir, une jeune femme a été tuée lors d’une attaque armée ciblant un Starbucks dans la vile kurde de Diyarbakir (Amed). On ne sait pas encore s’il s’agit d’une attaque islamiste ciblant les cafés accueillant une clientèle mixte ou vendant de l’alcool, comme il y en a eu dans la ville en 2024. Hier soir, un inconnu a ouvert le feu contre la succursale Starbucks du centre commercial Ninova dans le quartier de Rezan (Bağlar) à Amed. Lors de l’attaque, Merve Nur Y. a perdu la vie et deux personnes ont été blessées. En juillet 2024, des assaillants avaient attaqué cafés Karga et Hewş, deux célèbres cafés de la ville kurde de Diyarbakir (Amed). Ils reprochaient aux cafés la vente d’alcool et les tenues non islamiques de la clientèle féminine. Ils avaient été relâchés rapidement par la justice turque.  

Attaques de Starbucks et de Burger King

 
Le 22 juin 2024, des membres du parti islamiste HUDA PAR ont pris d’assaut les succursales de Starbucks et de Burger King situés dans le centre-ville de Diyarbakır (Amed), pour protester contre le soutien présumé de ces marques à Israël.
Le groupe a scandé des slogans islamistes et brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « A bas le sionisme », « A bas les États-Unis ».

TURQUIE. 200 arrestations après la marche féministe nocturne d’Istanbul

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TURQUIE – Ce soir, une marée féministe a déferlé sur Istanbul où la police avait monté des barricades en espérant empêcher la marche nocturne féministe qui a lieu depuis 23 ans, malgré les interdictions de manifester ordonnées par les autorités turques. Après la marche qui aurait rassemblé 200 000 manifestant-e-s, plus de 200 personnes ont été arrêtées par la police turque.
Marche féministe nocturne d’Istanbul
Les autorités n’ont pas autorisé les rassemblements sur l’avenue İstiklal ou sur la place Taksim, mais après des négociations avec les militantes, la marche a été autorisée sur la rue Sıraselviler, une autre rue menant à la place. Des femmes et des personnes LGBTI+ se sont rassemblées dans la rue Sıraselviler à Taksim à Istanbul pour la 23e marche nocturne féministe afin de marquer la Journée internationale de la femme. La marche a débuté à 19h30, les participants se sont rassemblés derrière une banderole sur laquelle était écrit : « Notre lutte féministe change nos vies et le monde. » Tout au long de la manifestation, des slogans tels que « Jin, jiyan, azadî (slogan féministe kurde) », « Nous ne nous tairons pas, nous n’avons pas peur, nous n’obéirons pas » et « Vive notre lutte féministe » ont résonné dans les rues. Au fur et à mesure de la marche, les participantes ont déployé un drapeau « Rébellion féministe » devant le Feminist Mekan, un lieu de rassemblement bien connu des militantes de la rue Tel à Beyoğlu. La foule a applaudi, acclamé et poussé des youyous, réaffirmant son engagement envers le militantisme féministe. Parmi les personnes présentes figurait la défenseuse des droits humains et féministe Nimet Tanrıkulu, libérée de prison le 4 mars après 94 jours de détention. Elle a été accueillie par des applaudissements enthousiastes à son arrivée devant le Feminist Mekan. Les organisatrices de l’événement ont déclaré sur le compte de la Marche de la Nuit Féministe X : « Suite aux négociations, les déplacements à travers Firuzağa sont progressivement et prudemment autorisés. Il n’y a aucune restriction de rassemblement à Sıraselviler. À Karaköy, la piste Defterdar devrait également ouvrir prochainement. Il est possible de marcher depuis Çukurcuma et de se connecter via Firuzağa ! » Avant la marche, la police avait bloqué toutes les rues secondaires menant à Taksim avec des barricades et suspendu l’accès au métro dans la zone. Anticipant de telles restrictions, les organisateurs ont posté : « Ils essaieront peut-être de nous empêcher de nous rassembler en bloquant les transports plus tôt que prévu et en bloquant l’accès partout. Mais, comme nous le faisons chaque année, nous trouverons un moyen de surmonter ces obstacles et de nous rassembler. » Des restrictions similaires avaient été imposées l’année dernière lorsque les autorités avaient interdit les manifestations sur l’avenue Istiklal et la place Taksim. Les manifestants avaient toutefois été autorisés à se rassembler dans la rue Sıraselviler, où la marche a finalement eu lieu. Organisée pour la première fois en 2003, la Marche nocturne féministe est devenue un événement annuel qui défend les droits des femmes et des personnes LGBTI+ tout en mettant en avant la lutte pour l’égalité des sexes. La marche sert de plateforme pour exprimer les revendications en faveur des droits des femmes et des libertés sociales plus larges, amplifiant les appels à la justice et à l’égalité. Bianet

TURQUIE. Les femmes kurdes disent « oui à la paix et à une société démocratique »

TURQUIE / KURDISTAN – Des milliers de femmes kurdes se sont rassemblées à Amed pour célébrer la Journée internationale des femmes du 8 mars et exprimer leurs revendications en faveur de la liberté, de l’égalité et d’une paix durable. Elles ont déclaré leur soutien à l’« Appel à la paix et à une société démocratique » d’Abdullah Öcalan. Des milliers de femmes se sont rassemblées samedi à Amed (Diyarbakır) pour célébrer la Journée internationale des femmes, le 8 mars, et pour exprimer leurs revendications en faveur de la liberté, de l’égalité et d’une paix durable. L’événement, organisé par le Mouvement des femmes libres (TJA), s’est déroulé sur la place de la gare centrale et a envoyé un message clair contre la violence, l’oppression et la discrimination. Les participantes, vêtues de robes traditionnelles kurdes, ont montré qu’elles ne se laisseraient pas intimider dans leur résistance contre les mentalités patriarcales. Aux premières heures de la matinée, nombre d’entre elles se sont rassemblées devant la place AZC dans le quartier d’Ofis et ont organisé une marche bruyante et combative jusqu’à la gare, en scandant « Jin, Jiyan, Azadî » (Femme, Vie, Liberté). Au cours de la marche, les femmes ont scandé des slogans qui mettaient l’accent à la fois sur la lutte contre les féminicides et sur la vision d’une société libre et démocratique. Nombre de leurs revendications étaient clairement inspirées de l’« Appel à la paix et à la société démocratique » d’Abdullah Öcalan. Des affiches portant des slogans tels que « Avec la femme libérée pour une société libre » et « La Convention d’Istanbul sauve des vies » soulignaient les exigences en matière d’État de droit et de protection des droits des femmes.
Le programme a débuté par une minute de silence en mémoire de toutes les femmes qui ont perdu la vie en luttant pour la liberté et les droits de l’homme. Dans un geste symbolique, les mères de la paix kurdes ont lâché des colombes blanches dans le ciel pour exprimer leur désir de mettre fin à la violence et à l’oppression. Les femmes co-maires, les militantes de la TJA et les femmes politiques kurdes sont montées sur scène et ont salué les participants au rassemblement. Serra Bucak, co-maire de la municipalité métropolitaine d’Amed, a déclaré que l’appel d’Abdullah Öcalan montre qu’il est possible de construire la paix. Serra Bucak a déclaré : « Nous, les femmes, sommes ici pour transformer cet appel en une paix durable et honorable, pour accueillir ensemble ce printemps. Nous accueillerons ensemble cet appel à la paix. Nous défendrons une paix honorable contre la guerre, nous n’abandonnerons jamais. »  
Gultan Kisanak face à la foule
  La femme politique kurde, Gültan Kışanak a déclaré : « À İmralı, M. Öcalan pensait à la paix et à la solution chaque jour, chaque seconde contre les politiques de guerre imposées. Il nous a lancé un appel. Nous saluons son appel à la « paix et à la société démocratique » depuis Amed. Sommes-nous prêts à construire des ponts de paix d’Amed à Ankara, d’İmralı aux quatre coins de la Turquie ? Personne ne doit aborder cet appel avec une quelconque idée fausse. C’est un appel à nous tous. C’est un appel à l’État, au gouvernement, à la politique démocratique, aux peuples du Moyen-Orient et aux femmes. Nous devons tous faire notre part. Nous ne pouvons pas nous contenter d’attendre et de souhaiter. Nous devons construire la paix et la liberté. En tant que femmes, nous faisons la promesse de construire une société démocratique. Ce sera notre travail, notre responsabilité et notre devoir. De là, nous lançons également un appel à Ankara : le système d’isolement d’Imrali doit être aboli. M. Öcalan doit contribuer à cette lutte. La levée du système d’isolement d’Imrali signifie ouvrir la porte à la paix pour tous les peuples du Moyen-Orient et de la Turquie. Et c’est une garantie pour nous tous.
Nous, les femmes, voulons être égales et libres dans tous les domaines de la vie. Une société démocratique ne peut pas être construite sans reconnaître la volonté des femmes. Par conséquent, la lutte des femmes pour la liberté est la pierre angulaire de la lutte de notre peuple pour la liberté et la paix. Vous, les jeunes femmes, devez mener ce processus. Nous devons être avec vous et nous devons marcher ensemble. Les jeunes femmes doivent s’éduquer sur la liberté et l’égalité, révéler leur volonté et affirmer leur revendication pour mener cette lutte. C’est votre époque. Vous marcherez et nous vous suivrons. Marchez, jeunes femmes. Marchez pour la liberté, la paix et l’égalité. »  
Halide Türkoğlu et Ayla Akat Ata
La porte-parole de l’Assemblée des femmes du Parti de l’égalité des peuples et de la démocratie (DEM), Halide Türkoğlu, a adressé ses salutations à Öcalan en déclarant : « Avec son appel, M. Öcalan a une fois de plus apporté l’espoir de la paix dans ces pays. Il a montré au monde entier qu’il peut y avoir la paix contre la guerre. Le monde entier a prêté attention à ce message. Le monde entier a écouté attentivement ce message et l’a accueilli positivement. Dans ce pays, nous, les femmes, savons mieux que quiconque comment la guerre revient dans nos foyers. C’est pourquoi les femmes seront à l’avant-garde de la lutte pour la paix. Les femmes construiront la paix. L’appel de M. Öcalan est un appel à accroître la lutte des femmes pour l’égalité. Nous, les femmes, accepterons cet appel et répondrons à ses exigences. » En commentant les attaques du HTS et des groupes affiliés contre les alaouites et les femmes en Syrie, Halide Türkoğlu a déclaré : « En Syrie, il y a un gouvernement autonome d’un côté, et les peuples vivent au milieu de massacres de l’autre. Bien sûr, nous vivrons librement et honorablement. Nous, les femmes, accomplirons cela. Nous construisons notre espoir pour l’avenir. En tissant cette lutte, en répondant à l’appel d’Abdullah Öcalan, nous élèverons la lutte des femmes. Il offre le modèle d’une vie libre en la personne des femmes kurdes. Contre les politiques de déni, nous, les femmes, tisserons ensemble une vie libre et égale. Nous parlerons à tout le monde. Nous ferons de ce 8 mars le jour des milliers d’années de lutte des femmes pour la liberté et l’unité. La liberté des femmes sera la liberté de cette société. Du 8 mars au Newroz, nous vaincrons ; les femmes et les mères gagneront. Nous vaincrons ensemble. »
Ayla Akat Ata, membre de la TJA, a déclaré : « Aujourd’hui, le message du leader du peuple kurde a fait passer le processus à une nouvelle étape. La responsabilité de la société démocratique et du processus de paix repose sur nos épaules. En tant que TJA, en tant que jeunes femmes et mères, nous soutenons l’appel du leader du peuple kurde Abdullah Öcalan, qui a fait un grand pas. Nous pensons que cela aura un impact non seulement sur le peuple kurde, mais aussi sur les peuples du Moyen-Orient et du monde. Il a lancé un appel historique à l’unité et à la fraternité, un appel à une vie libre, à une vie nouvelle. Le parfum des jonquilles d’İmralı atteindra toutes les femmes du monde. Êtes-vous prêtes pour une paix honorable ? Êtes-vous prêtes pour une vie libre et unie ? 
La paix est un espoir qui touche le cœur des gens. Pouvoir parler de paix aujourd’hui, c’est lutter pour une solution. Pouvoir vivre la paix, c’est lutter pour une solution. Sommes-nous prêtes à cela ? Nous avons une tâche difficile devant nous. C’est un lourd fardeau pour M. Devlet Bahçeli, M. Erdoğan et M. Abdullah Öcalan. C’est pourquoi nous, les femmes, sommes prêtes à porter ce fardeau. Nous sommes celles qui vivent et luttent depuis des années avec l’espoir qu’il y aura la paix. Aujourd’hui, nous organiserons la paix en unissant nos forces aux Turcs, aux Kurdes, aux Syriaques, aux Arméniens, aux Turkmènes et aux Alévis de cette région. Cette terre a besoin de paix. C’est pourquoi nous sommes pour une solution et nous sommes prêtes à en payer le prix encore et encore. » (ANF)

Abdullah Öcalan envoie un message aux femmes à l’occasion de la Journée du 8 mars

KURDISTAN – Le leader kurde Abdullah Öcalan, qui a lancé son « Appel à la paix et à une société démocratique » le 27 février, a envoyé un message aux femmes à l’occasion de la Journée internationale des femmes du 8 mars. Suzan Akipa, l’une des avocates du cabinet Asrin, a lu le message d’Abdullah Öcalan lors du rassemblement organisé à Amed (Diyarbakır) dans le cadre des actions du 8 mars, Journée internationale des femmes.
Le leader kurde Abdullah Öcalan photographié dans la prison d’Imrali lors d’une visite de la délégation du DEM Parti en février 2025
Dans son message du 8 mars, le leader kurde emprisonné sur l’île d’Imrali depuis 1999, Abdullah Öcalan, dit avoir développé une idéologie de libération des femmes articulée en quatre niveaux. Il souligne que « les femmes ne doivent pas être considérées d’un point de vue biologique, mais d’un point de vue social, culturel et historique ». Selon lui, le socialisme ne peut exister sans la liberté des femmes. Le 27 février, jour où il avait lancé un appel historique pour « la paix et la société démocratique », il avait également dicté un message à l’occasion du 8 mars. Voici son message : « La question de la liberté des femmes conserve toute son importance. Le processus démocratique communaliste est une actualisation de la socialité féminine originelle. La véritable réalité sociale ne peut être atteinte que par cette méthode. Tant que la culture du viol persiste, la vérité sociale demeure voilée, qu’il s’agisse de philosophie, de science, d’esthétique, d’éthique ou de religion. Comme l’a démontré le marxisme, le socialisme ne pourra triompher qu’en abolissant la culture patriarcale profondément enracinée dans la société. La liberté des femmes est le chemin indispensable vers le socialisme. Sans elles, le socialisme est impossible. De même, il ne saurait exister sans démocratie. Mon premier test pour un socialiste est simple : comment s’adresse-t-il à une femme ? Celui qui ne sait pas parler à une femme ne peut être socialiste. La qualité du socialisme d’un homme se mesure à la manière dont il traite les femmes. Le sacré appartient aux femmes. La femme est l’univers lui-même, tandis que l’homme en est une déviation, une planète errante. C’est la femme qui, la première, a produit le langage pour parler à l’enfant. Elle a façonné la culture et donné naissance à la société. La sainteté et la divinité lui appartiennent. J’ai élaboré une idéologie de libération des femmes en quatre étapes. La culture féminine primordiale, celle de l’ère de la déesse-mère, s’étend de 10 000 à 4 000 avant J.-C. Avec l’émergence des religions monothéistes à Babylone et l’épopée de la création, les femmes ont été progressivement asservies. Cette mythologie mésopotamienne marque le début du déclin de la culture féminine. Entre 4 000 et 2 000 avant J.-C., cette culture commence à s’effacer. Après sa destruction, la figure de la « femme de palais » apparaît chez les Mittanis, incarnée par des personnages comme Néfertiti. Ce modèle évolue au fil des siècles pour devenir celui de la femme au foyer d’aujourd’hui. Vous savez qu’il y a la culture et la tradition du Sati. Dans cette culture, les femmes sont jetées dans le feu et brûlées. La pratique la plus courante remonte à 1832. Les Britanniques ont mis fin à cette culture. La renaissance est importante. Les femmes ne doivent plus être perçues à travers le prisme de la biologie, mais selon une perspective sociale, culturelle et historique. Comme l’a écrit Simone de Beauvoir : « On ne naît pas femme, on le devient. » Je ne suis pas opposé au mariage ou à l’amour, mais nous devons reconnaître que des crimes atroces sont commis chaque jour au nom de l’amour. Peut-on tuer celle que l’on prétend aimer ? Ce n’est pas de l’amour. Trop de femmes se suicident, victimes de ces relations. Il existe une culture des femmes libres. Aujourd’hui, vous vous en rapprochez, en essayant de dépasser peu à peu les rôles traditionnels de mère et d’épouse. Pourtant, vous ne jouissez encore que d’une infime part de cette liberté. Le combat essentiel reste la lutte contre la mentalité patriarcale. La structure sociale dominée par les hommes produit violence, exploitation, inceste et viol. Des jeunes filles risquent d’être tuées. Que ferez-vous si des enfants sont assassinés ? C’est ce que j’appelle la culture du « sati ». Vous devez combattre cette mentalité, contre cette culture. La question des femmes est encore plus profonde que celle des Kurdes. Nous n’en sommes qu’aux prémices de cette lutte. La culture de la guerre et du conflit cible principalement les femmes. Rejeter cette culture est au cœur de notre combat. L’esprit de notre époque est la politique démocratique, et son langage est celui de la paix. L’Appel pour la paix et la société démocratique représente également une renaissance pour les femmes. Je salue celles qui croient en une vie commune et qui répondent à mon appel. Je célèbre avec vous le 8 mars, Journée internationale des femmes travailleuses. Avec mes salutations et mon amour, Abdullah Öcalan »
 

TURQUIE. Les Mères du Samedi commémorent les femmes tuées ou portées disparues par les paramilitaires turcs

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TURQUIE – ISTANBUL – Lors de leur 1041e veillée hebdomadaire du 8 mars (Journée internationales des femmes), les Mères du Samedi ont commémoré les femmes tuées ou portées disparues par les paramilitaires turcs en portant les portraits de certaines d’entre elles, dont Ayten Ozturk, Hatun Işık, Yeter Işık, Elif Işık, Gülizar Serin et sa fille de trois ans Dilek Serin tuées ou portées disparues dans les années 1990 dans la région kurde de Dersim.   Cette semaine, les mères du samedi ont déposé leurs œillets sur la place Galatasaray pour les femmes tuées ou portées disparues par les paramilitaires turcs et les 7 membres des familles Serin et Işık portés disparus après avoir été kidnappés par l’armée turque en septembre 1994 dans la région kurde de Dersim. Les Mères du Samedi ont réitéré leur demande de justice pour les milliers de civils portés disparus après avoir été arrêtés par les forces armées turques dans les années 1990, essentiellement dans les régions du Kurdistan colonisées par la Turquie.   Les Mères du Samedi ont tenu aujourd’hui leur 1041ème réunion hebdomadaire sur la place Galatasaray. La police n’a autorisé que 10 défenseurs des droits humains à assister à la conférence de presse. La déclaration a été à nouveau faite devant les barricades policières. Les proches des disparus, dans leur déclaration de la 1041e semaine, ont rappelé aux femmes en détention et ont déclaré : « Peu importe le nombre d’années qui passent ; Nous ne renoncerons pas à exiger justice pour toutes nos pertes, pour Dilek Serin, Gülizar Serin, Hatun Işık, Elif Işık, Yeter Işık Haydar Işık et Ali Işık, et à rappeler que l’État doit agir dans le cadre des normes du droit universel. A l’occasion du 8 mars, nous disons une fois de plus : les femmes veulent la paix ! Les mères du samedi/les gens veulent la paix. »  

« Les coupables doivent être jugés »

La déclaration de la Commission contre les disparitions en détention de la section d’Istanbul de l’Association des Mères du Samedi et des Droits de l’Homme (IHD) a été lue cette semaine par la défenseuse des droits humains Besna Tosun, la fille de Fehmi Tosun, disparu en détention dans les années 1990 : « Aujourd’hui, le 8 mars, c’est la Journée internationale de la femme. Cette journée significative, qui représente les droits, l’égalité, la liberté et la solidarité pour les femmes, est mise à l’ordre du jour par des actions qui résonnent partout dans le monde. Nous sommes également solidaires des femmes qui sont descendues dans la rue pour protester contre les limites et les rôles imposés aux femmes par le système dominé par les hommes. En Turquie, au lieu de protéger les femmes et les filles de la violence, l’État lui-même les expose à la violence. Cette situation encourage et propage la violence contre les femmes. Les femmes ont le droit de descendre dans la rue et de manifester pour exprimer leurs revendications. L’État a l’obligation de protéger et de faciliter ces manifestations pacifiques. Nous appelons donc le ministre de l’Intérieur et les gouverneurs à abandonner leurs décisions illégales d’interdiction des manifestations du 8 mars. À l’occasion du 8 mars, dans notre 1041e semaine, nous commémorons respectueusement les 19 femmes qui ont disparu en détention selon les conclusions de l’Association des droits de l’homme (IHD), et exigeons la vérité et la justice pour Hatun Işık, Yeter Işık, Elif Işık, Gülizar Serin et sa fille de trois ans Dilek. Les 23 et 24 septembre 1994, une opération a été menée par des soldats du commandement de la brigade de commando de montagne de Bolu sous le commandement du général de brigade Yavuz Ertürk dans et autour du hameau de Mirik du village de Gökçek dans le centre-ville de Dersim. Au moment de l’opération, il y avait sept personnes des familles Serin et Işık dans le hameau, dont un bébé. Ceux qui sont allés au village après l’opération ont vu que partout avait été bombardé et que les maisons avaient été brûlées. Il n’y avait aucune nouvelle de Dilek Serin, 3 ans, Gülizar et Düzali Serin, 34 ans, Hatun Işık, 25 ans, Elif Işık, 20 ans, Yeter Işık, 18 ans, et Haydar Işık, 60 ans, qui se trouvaient dans leurs maisons du hameau. Quelques jours après l’incident, Ali Işık, qui avait été démobilisé et revenu de l’armée, s’est rendu à Mirik pour chercher sa famille et n’est pas revenu. L’autre fils de la famille, Süleyman Işık, qui a été sauvé parce qu’il était à l’école à ce moment-là, a soumis une pétition à la présidence de la Commission d’enquête des droits de l’homme du TBMM le 30 septembre 1994, demandant « une enquête sur ses proches et des informations sur leur existence ou non ». Le 7 octobre 1994, il s’est adressé au parquet général de Tunceli et a demandé une enquête sur le sort de sa famille et de son frère aîné qui s’étaient rendus au village. Cependant, bien que le procureur ait traité la requête, il n’a pas mené d’enquête suffisante et ne s’est même pas rendu sur les lieux de l’incident. Le 8 octobre 1994, le corps sans vie d’Ali Işık a été retrouvé par un berger à proximité du commissariat de police de Gökçek. Son corps était nu, sa tête était écrasée et, selon le rapport médico-légal, elle avait été tuée par balle. Le 5 décembre 1994, le parquet général de Tunceli a transmis le dossier, qu’il considérait comme un « acte d’auteur inconnu et un meurtre », à la Cour de sûreté de l’État. La Commission d’enquête sur les droits de l’homme du TBMM a informé la famille le 27 décembre 1994 qu’« aucune constatation n’avait pu être faite concernant les personnes disparues ». Après la levée de l’état d’urgence à Dersim le 30 juillet 2002, les familles ont tenté à plusieurs reprises de rouvrir le dossier. En 2004, leur avocat Hüseyin Aygün a écrit une lettre ouverte au chef d’état-major de l’époque, Hilmi Özkök, demandant une enquête sur la responsabilité de la brigade commando de Bolu et de son commandant dans les disparitions forcées à Dersim. Cependant, toutes les tentatives ont échoué. Les dossiers des disparus de Mirik ont ​​été laissés sur des étagères poussiéreuses comme des « affaires non résolues ». À l’occasion du 30e anniversaire de leur disparition en détention, nous appelons les autorités à expliquer le sort des disparus de Mirik et à traduire les responsables en justice. Peu importe le nombre d’années qui passent ; Nous ne renoncerons pas à exiger justice pour toutes nos pertes, pour Dilek Serin, Gülizar Serin, Hatun Işık, Elif Işık, Yeter Işık, Haydar Işık et Ali Işık, et à rappeler que l’État doit agir dans le cadre des normes du droit universel.  A l’occasion du 8 mars, nous disons une fois de plus : les femmes veulent la paix ! Samedi, les mères/les gens veulent la paix !  
Depuis plus de 29 ans, les mères du samedi demandent justice pour leurs disparu.e.s
 
Le samedi 27 mai 1995, les Mères du Samedi (en kurde: Dayikên Şemiyê, en turc: Cumartesi Anneleri) descendaient pour la première fois sur la place Galatasaray, à Istanbul, pour exiger la fin des disparitions forcées et demander qu’on leur rende leurs proches portés disparus.
 
Les « mères du samedi » reproche à l’État turc de ne pas avoir enquêté sérieusement pour établir la vérité sur ceux qui ont disparu après leur mise en détention par les autorités turques.
 
Selon l’Association des droits de l’Homme (IHD), entre 1992 et 1996, 792 disparitions forcés et meurtres (de journalistes, syndicalistes, médecins, enseignants, enfants ou simples paysans) par l’État ont été signalés dans les régions kurdes de Turquie.