SYRIE / ROJAVA — Le gouvernement intérimaire syrien à Damas a franchi une nouvelle étape autoritaire en exigeant la dissolution et l’interdiction de tous les partis politiques kurdes présents en Syrie.
Cette mesure vise notamment le PYD, l’ENKS, mais aussi des partis kurdes historiques qui existent depuis les années 1950. Damas affirme clairement qu’aucun parti politique kurde ne sera autorisé à exister ou à se former à l’avenir sur le territoire syrien.
Cette décision est perçue par de nombreux observateurs comme une offensive majeure d’arabisation forcée et une tentative d’effacement des Kurdes syriens de la vie politique et culturelle du pays.
Face à cette situation particulièrement grave, les Kurdes de Syrie sont appelés à rejeter massivement et unanimement cette mesure dictatoriale. Les voix kurdes soulignent que si cet autoritarisme n’est pas fermement dénoncé dès maintenant, la marginalisation politique et culturelle des Kurdes syriens risque de devenir irréversible.
La situation reste extrêmement tendue et pourrait avoir de lourdes conséquences sur l’avenir du pays et sur la question kurde en Syrie.