SYRIE / ROJAVA — L’organisation de défense des droits de l’homme à Afrin a révélé de nouvelles violations graves commises contre les civils kurdes dans le canton d’Afrin, occupé par la Turquie depuis 2018.
Dans son rapport publié vendredi, l’organisation indique qu’au cours du seul mois écoulé, des factions pro-turques intégrées à l’« Armée nationale syrienne » (ANS / NSA) ont enlevé huit civils kurdes à Afrin et dans ses environs.
Le rapport fait également état de la mort de trois personnes : un père et son fils noyés dans la rivière Afrin à Jindires, et un jeune homme tué par l’explosion de munitions non explosées dans la campagne d’Afrin. Deux vols à main armée commis par des individus armés non identifiés ont également été recensés.
Malgré le retour organisé d’environ 1 400 familles kurdes déplacées depuis le 14 avril, les colons installés dans les maisons des Kurdes continuent de refuser de les évacuer, certains réclamant même une compensation financière pour partir. L’organisation dénonce la « faible performance » de l’administration locale, incapable de faire appliquer ses propres décisions.
Depuis l’occupation turque de mars 2018, Afrin est le théâtre récurrent d’enlèvements, meurtres, tortures, viols, pillages, changement démographique forcé et destruction du patrimoine. Des crimes souvent qualifiés de crimes de guerre et crimes contre l’humanité par les organisations kurdes et plusieurs rapports internationaux.