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IRAN. Les mollahs intensifient les exécutions

IRAN / ROJHILAT – Naser Bakrzadeh, prisonnier politique kurde de 26 ans, et Yaqoub Karimpour, adepte de la foi Yarsan, ont été exécutés en secret à l’aube ce matin à la prison centrale d’Urmia. En avril dernier, le régime iranien a exécuté moins 26 prisonniers, dont 14 prisonniers politiques.

Selon l’organisation Hengaw pour les droits humains, les deux hommes ont été pendus après avoir été condamnés pour « espionnage au profit d’Israël ». L’agence officielle Mehr a confirmé ces exécutions.

Les deux prisonniers avaient été brusquement retirés de leurs quartiers de haute sécurité et placés à l’isolement sous de faux prétextes (« transfert au service de médecine légale » et « rencontre avec les agents d’exécution des peines »). Hengaw avait alerté sur le risque imminent d’exécution suite à ce transfert suspect.

Profils et simulacre de justice

Naser Bakrzadeh, 26 ans, originaire d’Urmia, a été condamné à mort par la 2e chambre du Tribunal révolutionnaire pour « espionnage au profit d’Israël ». Sa peine a été confirmée en seulement dix jours par la Cour suprême, dans une procédure expéditive, et lui a été notifiée le 25 avril 2026. Il a subi de graves tortures au centre de détention d’Al-Mahdi afin d’obtenir des aveux forcés.

Yaqoub Karimpour, diplômé en droit public originaire de Miandoab et de nationalité turque, a été arrêté pendant les douze jours de la guerre israélo-iranienne. Condamné à mort pour « corruption sur terre » et « espionnage », il a vu sa peine confirmée le mois dernier. Les autorités ont également arrêté son épouse, Saboura Lotfi, dans une claire tentative de pression psychologique.

L’organisation Hengaw qualifie ces exécutions de meurtres prémédités et de violations flagrantes du droit à un procès équitable. Les aveux ont été extorqués sous la torture, et les procédures judiciaires sont entachées de graves irrégularités.

Hengaw exprime également une vive inquiétude pour le sort de Mehrab Abdollahzadeh, transféré en même temps vers un lieu tenu secret.

Ces exécutions s’inscrivent dans une nouvelle vague de répression sanglante orchestrée par la République islamique, qui instrumentalise la peine de mort pour semer la terreur, surtout en période de tensions régionales. La communauté internationale ne peut plus rester spectatrice face à cette machine judiciaire meurtrière.