KURDISTAN – Le président de la Région du Kurdistan, Nechirvan Barzani, a commémoré mardi le 38e anniversaire de la campagne d’Anfal (génocide kurde ordonné par Saddam Hussein) à Garmian. Dans un communiqué officiel, il a réitéré leur volonté de poursuivre ses efforts pour obtenir la reconnaissance internationale de l’Anfal comme génocide, tout en s’engageant à intensifier le soutien aux familles des victimes et la recherche des restes des martyrs.
« Au niveau international, nous poursuivrons nos efforts pour que le massacre d’Anfal soit reconnu comme un génocide », a déclaré Nechirvan Barzani. Il a ajouté que, par devoir humanitaire et national, les autorités kurdes ne ménageront aucun effort pour localiser et rapatrier les dépouilles des victimes, et pour apporter tout le soutien possible à leurs familles.
Le président a qualifié la campagne d’Anfal de 1988 de « l’un des crimes les plus graves commis contre le peuple kurde par l’ancien régime irakien ». Plus de 182 000 civils kurdes – hommes, femmes, enfants et jeunes – ont été tués au cours de cette opération systématique.
« L’Anfal n’était pas seulement un crime, mais une tentative délibérée d’éradiquer tout un peuple pacifique. Ses conséquences restent visibles jusqu’à aujourd’hui sur le corps de la patrie », a-t-il souligné.
Nechirvan Barzani a rendu hommage aux victimes en s’inclinant « devant les âmes pures des martyrs » et en adressant ses salutations les plus sincères à leurs familles et proches. Il a rappelé que le souvenir des victimes occupe une place centrale dans les commémorations annuelles et que le soutien à leurs familles constitue une responsabilité permanente.
Concernant les indemnisations, le président a réaffirmé que cette obligation incombe au gouvernement fédéral irakien, conformément à la décision de la Haute Cour pénale irakienne. « Nous réaffirmons qu’il incombe au gouvernement fédéral d’indemniser matériellement et moralement les familles des victimes », a-t-1 déclaré.
Enfin, Nechirvan Barzani a insisté sur l’importance de l’unité politique au sein du Kurdistan, estimant qu’elle est essentielle pour préserver le statut constitutionnel de la Région et honorer la mémoire des victimes d’Anfal.
La campagne d’Anfal, menée en 1988 par le régime de Saddam Hussein, reste l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire kurde. Chaque année, les autorités et la population du Kurdistan commémorent cet épisode avec des cérémonies officielles, des moments de recueillement et des appels renouvelés à la justice et à la reconnaissance internationale.