La réunion intervient alors que le conflit opposant Israël et les États-Unis à l’Iran entre dans son deuxième mois. Selon l’agence russe TASS, Moscou a réclamé ces consultations en raison des « frappes continues contre les infrastructures civiles en Iran, notamment les établissements d’enseignement et de santé ».
« La Fédération de Russie a demandé la tenue de consultations à huis clos au Conseil de sécurité en raison des frappes en cours contre des infrastructures civiles en Iran, notamment des établissements éducatifs et de santé », a déclaré Evgueni Ouspenski, porte-parole du représentant permanent de la Russie auprès des Nations unies.
Le Conseil de sécurité reste profondément divisé sur la gestion de cette escalade. Plusieurs membres appellent à un cessez-le-feu immédiat et à la reprise du dialogue diplomatique, tandis que d’autres défendent le droit d’Israël et des États-Unis à se défendre, rendant difficile l’adoption d’une position commune.
Sur le terrain, les frappes aériennes se poursuivent contre plusieurs villes iraniennes, accompagnées d’échanges de missiles et de drones entre l’Iran, Israël et les forces américaines. Le Pentagone a par ailleurs annoncé le déploiement de vedettes rapides sans équipage (drone boats) pour effectuer des patrouilles, une première dans un conflit en cours.
Parallèlement, les tensions s’étendent dans la région du Golfe. Le détroit d’Ormuz demeure bloqué, selon Téhéran. L’agence de presse iranienne Fars rapporte que plus de 350 pétroliers et méthaniers sont immobilisés dans le golfe d’Oman et le golfe Persique, en attente d’une autorisation de passage. Ce blocage suscite de vives inquiétudes quant à l’approvisionnement énergétique mondial, le détroit représentant environ 20 % du pétrole transporté par voie maritime.