Les femmes commémorent Ekin Wan à l’occasion du 7e anniversaire de sa mort

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TURQUIE / KURDISTAN DU NORD – Le Mouvement des femmes libres (Tevgera Jinên Azad-TJA) a commémoré Kevser Eltürk (Ekin Wan), combattante kurde tombée lors d’affrontements le 10 août 2015 et dont le corps a été mutilé et dénudé par la police et ses images publiées sur les réseaux sociaux.
 
La commémoration a eu lieu sur la tombe d’Eltürk au cimetière de Karşıyaka, à Van/İpekyolu. La tombe de la combattante des Unités des femmes libres (Yekitiya Jinen Azad – YJA-Star) avait été démolie par la police turque après son enterrement.
 
La commémoration a réuni des militants de TJA, l’Association Solidarité, Unité et Culture avec les familles qui ont perdu leurs proches dans le berceau des civilisations (MEBYA-DER), l’Assemblée des mères de la paix et des représentants du Parti démocratique des peuples (HDP) et du Parti des Régions démocratiques (DBP).
 
Hanım Kaya, co-présidente du MEBYA-DER, a déclaré que l’exposition et la torture du cadavre d’Ekin Wan équivalaient à une attaque contre toutes les femmes en sa personne.
 
Canan Uzunay, coprésidente du HDP İpekyolu, a déclaré que les guerres ont leur propre moralité et loi, que la Turquie, cependant, ne respecte pas.
 
Uzunay a souligné que la lutte des femmes continuerait contre toutes les attaques.
 
La commémoration s’est terminée après que le groupe a laissé des œillets sur la tombe de la combattante de YJA Star.
 
Qui était Ekin Wan?
 
Ekîn Wan (Kevsel Eltürk), combattante kurde tuée dans un affrontement entre l’armée turque et le HPG (branche armée du Parti des Travailleurs du Kurdistan – PKK), dans la région de Mus, en août 2015. Son corps mutilé et dénudé a été pris en photo par les soldats turcs qui ont diffusé les images, tel un trophée, sur les réseaux sociaux.
 
Kevser Eltürk, de son nom de guerre Ekîn Wan, est née en 1986, à Çaldıran, dans la province de Van, au Nord-Kurdistan (Turquie).
 
Elle a été tuée à Varto, dans la province de Mus, en août 2015, dans un affrontement entre l’armée turque et la guérilla du PKK. Puis, son corps a été mutilé, dénudé et traîné dans la rue par les soldats turcs. Les images du corps d’Ekîn ensanglanté, gisant sur le sol et entouré de soldats, ont ensuite été diffusées sur les médias sociaux.
 
Aucun auteur de ces atrocités – ni les soldats qui étaient sur place, ni les médias sociaux qui ont diffusé les images – n’a été inquiété par la justice turque.

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