L’Iran exécute un prisonnier kurde dont le père avait été exécuté il y a 40 ans

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IRAN / ROJHILAT – Sur cette photo prise il y a 40 ans, un grand-père pleure sur la tombe de son fils exécuté (Ali Ghorbani), aux côtés de son petit-fils Heydar Ghorbani, 7 ans. Hier, ce fut le tour du petit. Les mollahs iranien ont fait revivre la même douleur au grand-père à qui ils ont arraché deux être chers dont le seul crime était d’être kurdes.

 

Arrêté en 2016, le prisonnier politique Heydar Ghorbani, 47 ans, avait été condamné à mort lors d’une parodie de procès, sur la base d’ « aveux » obtenus sous la torture et en l’absence d’un avocat. Hier, le samedi 19 décembre, Ghorbani a été pendu à Sanandaj (Sînê) au Rojhilat/Kurdistan de l’Est. Mais les mollahs sanguinaires ont empêché que la famille enterre Heydar aux côtés de son père. Cette exécution porte à 35 le nombre d’exécutions commises en Iran depuis le 21 novembre 2021. La majorité sont des Kurdes et d’autres minorités en Iran.

 
Peine de mort comme instrument de répression des minorités
 

L’Amnesty Internationale déplorait, il y a quelques mois, l’utilisation de la peine de mort « comme instrument de répression politique contre les manifestant·e·s, les dissident·e·s et les membres de minorités.

Des dizaines de manifestant·e·s ont été inculpés d’ « inimitié à l’égard de Dieu » (moharabeh) et de « propagation de la corruption sur terre » (efsad f’il arz), des infractions passibles de la peine de mort. Plusieurs contestataires ont été condamnés à la peine capitale à l’issue de procès inéquitables qui ont pris en considération des « aveux » entachés de torture. »

 
« La peine de mort est toujours un châtiment cruel et inhumain. Les graves irrégularités et l’absence de preuves crédibles dans l’affaire concernant ces deux hommes ne font qu’ajouter à l’horreur »déclarait Diana Eltahawy, directrice régionale adjointe pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International, après l’exécution de Diaku Rasoulzadeh et Saber Sheikh Abdollah, 2 prisonniers politiques l’été dernier par les mollahs iraniens.

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