Le Rojava fait renaître les langues maternelles

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SYRIE / ROJAVA – Les enseignants de langues kurde, arabe et syriaque ont déclaré qu’après la mise en place de l’administration autonome du Rojava, ils ont pu enseigner librement dans leur langue maternelle, soulignant que la langue est ce qui maintient les peuples en vie.

« Depuis plus de 100 ans, notre langue est  interdite ;  les ennemis et les occupants nous ont refusé l’apprentissage de notre langue. S’il y a un peuple sans langue, il ne peut pas dire qu’il a une identité. La langue ne se développera pas si les gens ne reçoivent pas une éducation dans la langue maternelle, et pour la protéger, elle doit être enseignée et apprise. La composante kurde doit d’abord être identifiée par sa langue maternelle, car les peuples qui ne parlent pas leur langue sont voués à disparaître ».

Jour après jour, les composantes du nord et de l’est de la Syrie en apprennent davantage sur leur langue maternelle, en particulier les composantes kurde et syriaque, interdites par le gouvernement de Damas avant la révolution du Rojava.

Dès le début de la révolution du Rojava et de la mise en place de l’administration autonome, chaque composante des régions du nord et de l’est de la Syrie a pu apprendre librement sa langue maternelle.

Le 21 février, Journée internationale de la langue maternelle, célébrée par les peuples du monde, revêt une importance particulière pour les composantes de la population des régions de l’administration autonome, en particulier les syriaques et les kurdes qui ont assisté à un renouveau linguistique ces dernières années.

« La langue garde les peuples en vie »

Samira Hanna, professeure de langue syriaque à la Fondation Ulf Tau, déclare : «La langue syriaque est un héritage culturel et un badge sur notre poitrine, et nous sommes fiers de notre langue. Il est nécessaire de parler sa langue maternelle et de la diffuser dans le monde entier. Il est nécessaire qu’une personne apprenne sa langue, pour que ses enfants l’apprennent après lui, et ainsi elle restera vivante pour toujours »

« Libre après la mise en place de l’administration autonome »

« Auparavant nous étions arrêtés par l’État et devions faire face à une enquête ou à passer notre vie en prison, maintenant, après la mise en place de l’administration autonome, nous ne ressentons plus la peur et apprenons notre langue facilement, avant la mise en place de l’administration, nous ne l’étions pas. »

« Chaque composante doit pourvoir étudier dans sa langue maternelle »

Dalal Ramadan, professeure d’arabe enseignant la langue syriaque à la Fondation Ulf Tau, déclare : « Les étudiants doivent lire dans leur propre langue et se familiariser avec elle, afin que chacun puisse  protéger leur langue maternelle, et chaque composante  doit le faire pour protéger sa langue. »

« Les Kurdes doivent être avant tout chose identifiés par leurs langues »

Dans un contexte connexe, le coprésident de la Fondation de la langue kurde, Ezzeddin Suleiman, affirme que pour chaque être humain, la langue est une identité et une question d’existence, en particulier pour les peuples persécutés, au premier rang desquels se trouve le peuple kurde.

« Depuis plus de 100 ans, notre langue est  interdite ;  les ennemis et les occupants nous ont refusé l’apprentissage de notre langue. S’il y a un peuple sans langue, il ne peut pas dire qu’il a une identité. La langue ne se développera pas si les gens ne reçoivent pas une éducation dans la langue maternelle, et pour la protéger, elle doit être enseignée et apprise. La composante kurde doit d’abord être identifiée par sa langue maternelle, car les peuples qui ne parlent pas leur langue sont voués à disparaître ».

ANHA

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