Huit ONG appellent Bagdad et Erbil à libérer les militants pacifiques

0
517
IRAK / KURDISTAN DU SUD – Huit ONG locales et internationales ont appelé les gouvernements irakien et kurde à libérer les journalistes et les militants détenus en raison des manifestations dans le pays, rajoutant que « Le gouvernement irakien et le gouvernement régional du Kurdistan manquent à leurs obligations en vertu du droit international et irakien de traduire en justice les auteurs de crimes contre des journalistes, des militants, des défenseurs des droits humains et des manifestants. »
 
Amnesty International a publié une déclaration conjointe signée par huit organisations exhortant le gouvernement fédéral à enquêter sur la détention de militants et d’autres depuis octobre, date à laquelle des manifestations antigouvernementales ont commencé à Bagdad et dans les villes du sud.
 
Elles ont également appelé Bagdad à mettre fin à l’impunité pour les meurtres et à libérer les militants pacifiques enlevés et détenus.

Les ONG de défense de droits humains qui ont lancé cet appel sont Amnesty International, la Fédération internationale des droits de l’homme, le Gulf Center for Human Rights, Human Rights Watch, le Réseau irakien pour les médias sociaux, l’Observatoire irakien des droits de l’homme, le Metro Center for Journalists ‘Rights Advocacy et l’Organisation mondiale contre la torture.
 
Les organisations ont appelé Bagdad à mener «de manière équitable, approfondie et efficace» des enquêtes sur les cas de détention, de disparition forcée et d’assassinats illégaux de dizaines d’activistes, journalistes, avocats et autres membres de la société civile irakiens.
 
Elles se sont dites préoccupées par le «manque de responsabilité pour les exécutions extrajudiciaires qui ont eu lieu cette année, visant des individus pour leur expression pacifique».
 
Les organisations ont également déclaré que les autorités kurdes avaient ciblé des militants de la société civile en les détenant pour leur travail et en restreignant les libertés publiques.
 
Elles ont ajouté que les forces de sécurité kurdes avaient arrêté des dizaines d’activistes, d’enseignants et de manifestants pacifiques et que beaucoup étaient toujours en détention.
 
« Le gouvernement irakien et le gouvernement régional du Kurdistan manquent à leurs obligations en vertu du droit international et irakien de traduire en justice les auteurs de crimes contre des journalistes, des militants, des défenseurs des droits humains et des manifestants.
Malgré les engagements répétés des autorités, y compris du Premier Ministre Mustafa Al-Kadhimi, de mener des enquêtes et de tenir les auteurs responsables de leurs actes, les autorités ne l’ont pas fait à ce jour, perpétuant et renforçant en fait des décennies d’impunité qui ont laissé les braves protection de base », ont déclaré les organisations.
 
Image via Rebaz Majeed

REPONDRE AU COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom ici