Pas de soutien des partis politiques européens aux fascistes turcs !

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Grâce à certains pseudo écolos, on connaissait le terme « greenwashing ». Grâce aux verts belges, dorénavant, on connait l’expression « fachowashing » !
 
Voici la réaction d’une jeune belgo-kurde à la tentative des Ecolo Groen belges de blanchir un de leurs membres d’origine turque, qui s’est affiché avec des Loups Gris turcs en Belgique :
 
« La banalisation de pratiques xénophobes, racistes, sexistes, portant atteintes aux valeurs de notre société sous prétexte d’humour est la voie la plus insidieuse vers leur normalisation dans la sphère des choses qu’on finit par définir comme acceptables.
 
Accepteriez-vous le salut nazi de la part d’un candidat du parti politique que vous soutenez ?
 
La tendance à l’opportunisme électoral a désormais conquis tous les partis. Cet opportunisme nivèle vers le bas l’échelle de nos valeurs. Sous prétexte que certaines franges de notre population ont des origines lointaines, on relativise leur orientation politique au sein de leur pays d’origine.
C’est ainsi que des personnalités très conservatrices, ennemis des libertés dans leurs pays d’origine se retrouvent propulsés sur les listes électorales de nos partis en Belgique.
Je suis en colère, profondément en colère quand je vois un candidat Ecolo réalisé le signe néo-fasciste des loups gris, pour ensuite bénéficier du soutien inconditionnel de son parti [Ecolo-Groen]. C’est très certainement plus facile de relativiser lorsqu’on a aucun lien et aucune connaissance approfondie de la réalité sociologique et historique de la Turquie. Mais pour résumer, les loups gris constituent un « mouvement ultra-nationaliste, homophobe, anti-chrétien, anti-kurde, anti-arménien, antisémite, pour la suprématie de la race turque, en lien étroit avec le MHP, le parti d’action nationaliste en Turquie » [Wikipédia]. Alors, blague ou pas, moi ça ne me fait pas rire.
Ou plutôt, si, ça me fait rire jaune. Car lorsqu’un parti politique décide de marquer son soutien à son candidat après un tel événement, je perds espoir en tout avenir et me renferme dans ma bulle.
 
En tant que jeune femme belge, issue d’une famille immigrée de Turquie, d’origine kurde, de tradition alévie, mon histoire identitaire et ma conscientisation politique a été marquée depuis toujours par l’analyse des rapports de pouvoirs.
Je me prends une nouvelle claque dans la gueule quand mes concitoyen.ne.s belges issues des classes qu’on définit comme « dominantes » me renvoient à ma condition. Lorsqu’ils/elles assoient leurs privilèges en imposant sans vergogne leur sens de la norme, parce qu’eux/elles ont décidé que ce n’était pas « grave » sans se soucier de l’impact de leur prise de position. Mais qui êtes-vous, vous, pour décider ce qui est grave ou pas pour moi ? Pour nous ?
A quand de la politique consciente ? A quand un socle de valeurs non négociable malgré la pression des intérêts ? A quand l’humilité ? »
 
Bérivan Des Montagnes

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