IRAN. Mobilisation dans la prison d’Evin pour Sharifeh Mohammadi
SYRIE. Raqqa mobilisée pour l’éducation des orphelins de la guerre
SYRIE / ROJAVA – Le Conseil des familles des martyrs du canton de Raqqa a mis en place des cours d’éducation de 45 jours pour les orphelins de la guerre à l’école Kewkebet El Tifûle (Planète de l’Enfance) sous la supervision du Conseil de l’éducation et de la formation.
Les responsables du Conseil de l’éducation et de la formation ont pour objectif d’alléger le fardeau des familles des martyrs et de développer les capacités d’éducation des enfants. Pendant la période de formation, des cours d’arabe, de kurde, d’anglais et d’autres activités sont dispensés.
S’adressant à l’agence de presse ANHA, la directrice de l’école, Zehra Yehya, a déclaré : « Nous avons ouvert ce cycle d’enseignement sous la supervision du Conseil d’éducation et de formation du canton de Raqqa. Nous voulons élever le niveau des enfants des martyrs. 110 enfants de la 1ère à la 5ème année ont participé à l’éducation. Ce nombre pourrait encore augmenter. Nous avons préparé 5 dictionnaires pour eux. Nous voulons augmenter les niveaux de lecture et d’apprentissage des enfants grâce à ce service. »
IRAK. La veuve d’Al-Baghdadi condamnée à mort
IRAK – Israaa Rajab Mahal Al-Qaisi (Umm Hudaifa), veuve du chef du groupe terroriste Etat islamique, Abou Bakr Al-Baghdadi, a été condamnée à mort par un tribunal de Bagdad.
Umm Hudaifa a été reconnue coupable de « collaboration avec l’État islamique en Irak et au Levant (DAECH) » et « détention de filles et femmes yézidies kurdes », a déclaré mercredi le tribunal pénal d’Al Karkh, en utilisant l’acronyme arabe de l’EI.
339 attaques turques ont ciblé le Rojava au cours du premier semestre 2024
SYRIE / ROJAVA – Les Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance arabo-kurde, ont déclaré dimanche que les forces turques ont mené 339 attaques contre leur région dans le nord-est de la Syrie.
Dans un communiqué publié sur leur site officiel, les FDS ont annoncé que les forces turques ont lancé 339 attaques depuis le début de 2024.
Au cours des six premiers mois de 2024, les forces turques ont lancé 249 attaques avec des armes lourdes et 86 attaques avec des drones et des avions de guerre, selon le communiqué des FDS.
Les attaques ont entraîné la mort de quatre civils, dont un enfant et deux femmes, et la blessure de 52 autres, dont 14 enfants et six femmes, en plus de la mort de six combattants des FDS, selon les statistiques des FDS.
Les FDS ont indiqué que les attaques turques au cours des six derniers mois ont ciblé 23 infrastructures et 13 zones agricoles.
La Turquie condamnée par la CEDH pour la violation de la liberté d’expression d’un prisonnier kurde
La Cour européenne des droits de l’homme a condamné la Turquie après la requête du prisonnier Veysi Aktaş qui a déclaré ne pas avoir reçu la série de livres en cinq volumes d’Abdullah Öcalan intitulée « La solution pour une civilisation démocratique ».
Une décision a été rendue sur une requête déposée en 2016 auprès de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) par Veysi Aktaş, un prisonnier d’Imralı, ainsi que par le leader du peuple kurde Abdullah Öcalan, dont on est sans nouvelles depuis 40 mois.
Selon l’agence Mezopotamya, la CEDH a statué sur la requête le 18 juin, au motif que « la liberté d’expression a été violée ».
Le tribunal a jugé que « la liberté d’expression a été violée » et que « le droit d’Aktaş à recevoir des idées et des informations a été empêché » en ne lui donnant pas le coffret en 5 volumes d’Abdullah Öcalan.
En outre, la Turquie a été condamnée à payer mille euros au requérant dans un délai de trois mois.
Un exemplaire de la série de livres en cinq volumes d’Abdullah Öcalan intitulée « Solution pour une civilisation démocratique (en turc: Demokratik Uygarlık Çözümü) » a été envoyé à Veysi Aktaş par courrier, et le conseil d’éducation de la prison d’Imralı a refusé de lui remettre les livres le 6 octobre 2015. Le conseil a cité la décision d’« interdiction » du tribunal pénal de paix de Mersin concernant les livres du 14 août 2015 comme raison pour ne pas lui remettre les livres.
Après avoir épuisé les recours légaux en Turquie, y compris la Cour constitutionnelle, le cabinet d’avocats Asrın a porté la décision devant la CEDH le 6 décembre 2016.
Les incursions de la Turquie tentent d’influencer les élections au Kurdistan
IRAK / KURDISTAN – Hier, la Turquie a ciblé une base des peshmergas du KDP dans la région kurde de Duhok. La base a ensuite été évacuée par l’armée turque tandis qu’on accusait la guérilla kurde d’avoir mené l’attaque. Il s’agirait d’une ruse turque pour créer des hostilités dans la région à la veille des élections législatives qui devraient avoir lieu en octobre 2024 afin d’élire le Parlement du Kurdistan irakien.
KURDISTAN. La Turquie frappe les peshmergas à Duhok
TURQUIE. Le salut des loups gris suscite des craintes quant à la montée du fascisme
Les loups gris
Les partisans du mouvement fasciste « Ülkücü » (« idéalistes ») sont communément appelés les « Bozkurtlar (loups gris) ». En Turquie, le MHP ultranationaliste est leur représentant politique et allié de l’AKP islamiste du président Recep Tayyip Erdoğan. Leur symbole est le « salut du loup », dans lequel le majeur et l’annulaire touchent le bout du pouce, tandis que l’index et l’auriculaire sont tendus vers le haut. Dans l’idéologie des « loups gris », la turcité est considérée comme supérieure. Les ennemis sont tous ceux qui ne s’intègrent pas dans l’empire turc auquel ils aspirent: les Kurdes, les Arméniens, les Grecs, les Alévis, les chrétiens et les Juifs, les homosexuels, des gauchistes et des féministes. Le joueur national turc Merih Demiral a fait le salut du loup lors du huitième de finale du Championnat d’Europe contre l’Autriche, provoquant un scandale. Il a été suspendu pendant deux matchs.
TURQUIE. L’armée ordonne l’affichage du drapeau turc lors des mariages kurdes à Çukurca
TURQUIE / KURDISTAN – L’armée turque a rendu obligatoire l’affichage du drapeau turc lors des mariages en plein air dans les régions kurdes de Çukurca (Çelê) et d’Hakkari (Colemêrg), suivie d’interventions et de menaces contre les riverains qui n’ont pas accroché de drapeaux turcs sur les sites des mariages.
L’armée colonialiste turque a imposé l’affichage du drapeau turc lors de tous les mariages en plein air à Çukurca (Çelê) à Hakkari (Colemêrg). Cette mesure a été suivie de raids militaires et de menaces contre ceux qui résistent.
Un habitant de Çelê, identifié sous le nom d’A., a expliqué : « Les mariages à Çelê ne peuvent avoir lieu que sur une place publique, qui se trouve à côté d’un poste militaire. Les soldats nous obligent à arborer le drapeau turc et si nous refusons, ils font irruption dans nos lieux de mariage, nous soumettant à des menaces et à des violences. »
Selon A., les organisateurs de mariages doivent signer un contrat avec l’armée avant leur événement. « Le contrat comprend des conditions telles que ne pas retirer le drapeau, ne pas diffuser de chansons mentionnant la « liberté » ou la « révolution » et interdire les décorations jaunes, rouges ou vertes [les couleurs du drapeau kurde]. En cas de non-respect, les gendarmes et la police perturbent le mariage », a-t-elle déclaré.
L’imposition de l’armée fait partie d’une stratégie plus vaste visant à maintenir le contrôle sur la population kurde du district, qui a été fortement militarisé. « Il y a 30 000 soldats à Çelê, une ville qui ne compte que 10 000 habitants. Cette présence militaire écrasante ne nous laisse pas le choix », a déclaré A.
Les habitants ont tenté de résister à ces mesures de diverses manières. « Certains ont essayé de cacher le drapeau avec des banderoles ou des publicités, mais toute tentative directe de le retirer a conduit à des troubles et à des répressions militaires », a expliqué un jeune habitant.
IRAK. Le parlement se réunit pour discuter des attaques turques
IRAK / KURDISTAN – La Commission parlementaire irakienne de sécurité et de défense doit discuter des attaques de l’occupation turque dans les régions kurdes d’Irak et du déplacement des civils, ainsi que de leurs implications pour la souveraineté de l’Irak, dans le but d’émettre des recommandations qui garantissent la souveraineté, la sécurité et la stabilité du pays.
Aujourd’hui en Irak, se tiendront les premières réunions du Comité parlementaire irakien de sécurité et de défense après les vacances législatives, consacrées à la discussion des attaques militaires turques en cours contre le Kurdistan du Sud, selon le membre du comité Ali Naama dans sa déclaration à l’agence de presse Roj.
Ali Naama a déclaré : « Des recommandations seront formulées après la réunion de la Commission parlementaire de sécurité et de défense, qui seront soumises au gouvernement irakien pour mise en œuvre et examen. Nous étudierons également la possibilité d’accueillir des responsables du gouvernement irakien pour déterminer si ces opérations militaires turques sont menées avec leur connaissance et leur approbation. »
Le 29 juin, l’armée turque, en coopération avec les forces du Parti démocratique du Kurdistan (PDK), a occupé des villages du district d’Amadiya à Dohuk et a intensifié ses bombardements terrestres et aériens sur les villages du sous-district de Derluk, entraînant la destruction des vergers, des habitations et l’incendie de forêts.
Hier, l’armée d’occupation turque, à l’aide d’un drone, a bombardé l’équipage de la de Çira Media à Şengal, blessant trois membres d’équipage et un autre civil.
L’image de l’armée turque brûlant les forêts du Kurdistan
TURQUIE / KURDISTAN – Une nouvelle photo démontre que l’incendie qui a ravagé la région kurde d’Hasankeyf en juin dernier a été déclenché par l’armée turque. Il s’agit d’une énième preuves des crimes écologiques (écocides) commis par la Turquie coloniale au Kurdistan.
L’agence Mezopotamya a partagé une photo du moment où des bombes incendiaires sont lancés d’un hélicoptère de l’armée turc 18 juin dernier dans la région boisée du mont Mawa. Cela a provoqué un incendie qui s’est étendue aux zones rurales du district de Gercüş (Kercews) le 22 juin.
Forêts brûlées par l’armée coloniale turque
Sur la photo, on voit clairement que l’incendie est provoqué par les bombes incendiaires lancées depuis un hélicoptère.
L’incendie qui s’est déclaré le 22 juin après que des hélicoptères ont ouvert le feu dans le village de Bilêxşê a provoqué de grandes destructions.
L’incendie a duré plusieurs jours en juin dans la région de la montagne Mawa, dans le district de Heskîf (Hasankeyf) de Batman (Êlih).
Les soldats turcs ont également empêché toute intervention sur le feu, et le feu a ainsi atteint le village. Le feu a été éteint grâce à la pluie du 23 juin.
#écocide #colonialisme
TURQUIE. Des Kurdes utilisés comme des « cobayes » lors de la pandémie du coronavirus?
Selon Ekinci, un vol spécial est arrivé à l’aéroport de Diyarbakır avec à son bord une équipe de cinq professionnels de santé et deux civils, dirigée par un professeur renommé spécialisé dans les maladies pulmonaires. L’objectif de l’équipe était prétendument de vendre au ministère turc de la Santé un appareil capable de traiter le Covid-19 dans le sang sans médicament.
« Le ministère n’a pas voulu acheter cet appareil parce qu’il n’avait aucune base scientifique. Il n’avait été utilisé nulle part dans le monde et aucune expérience ni étude de phase n’avait été menée sur l’appareil », a déclaré Ekinci. Il a ajouté qu’une personne connue uniquement sous les initiales MS, prétendument un parent d’un ministre, a insisté pour tester l’appareil et communiquer les résultats rapidement.
Ekinci a affirmé que des expériences ont été menées sur des patients pendant trois jours sans que ni eux ni leurs proches ne soient informés. Il a également affirmé que certains patients qui auraient été traités avec la méthode du « faisceau turc » sont décédés par la suite.
Le professeur a demandé qu’une enquête soit menée pour déterminer pourquoi Diyarbakır a été choisie pour ces essais, combien de citoyens ont été utilisés comme sujets d’essai et qui était responsable de cette décision. Il a également demandé à qui appartenait le jet privé utilisé par l’équipe.
Ekinci a déclaré:
Qui est responsable de cela? À qui appartient l’avion privé ? Pourquoi Diyarbakir a-t-elle été choisie ? Pourquoi les gens ont-ils été transformés en cobayes ? Où est le parent du ministre dans cette affaire ? »
Le directeur provincial de la santé de Diyarbakır, Cihan Tekin, et le professeur de chirurgie cardiovasculaire, le Hikmet Selçuk Gedik, ont annoncé le lancement du « traitement par faisceau turc » à l’hôpital de formation et de recherche de Diyarbakır lors d’une conférence de presse le 26 juin 2020. Ils ont affirmé que le traitement expérimental, développé par des scientifiques turcs, a été administré pour la première fois à un patient de 46 ans atteint de la COVID-19 en soins intensifs, qui aurait été testé négatif après l’intervention. L’événement, qui a été diffusé par la chaîne d’extrême droite anti-kurde Ulusal TV, a été présenté comme une avancée médicale importante pour Diyarbakır et pour la Turquie, bien que le traitement ait contourné les protocoles médicaux et les normes éthiques établis.
La Chambre de médecine de Diyarbakır a appelé les autorités à faire une déclaration publique concernant ces allégations, demandant une enquête approfondie et posant plusieurs questions cruciales :
Le ministère de la Santé était-il au courant de cette recherche ? Le comité scientifique du COVID-19 était-il au courant ?
Y avait-il une autorisation légale pour mener ce traitement ? Si oui, par l’intermédiaire de quelle institution a-t-elle été obtenue ?
À qui appartient l’avion mentionné dans la déclaration ?
Quel rôle ont joué les entreprises vendant des fournitures médicales sous contrat avec le département de la sécurité sociale de Turquie dans cette
expérience ? Pourquoi l’hôpital d’enseignement et de recherche de Diyarbakır a-t-il été choisi pour cette expérience ?
Quelles promotions ont ensuite reçu les responsables qui ont fermé les yeux sur cette expérience ?
Combien de patients ont été traités avec cette méthode après l’arrêt du traitement médical ? Quels ont été les résultats cliniques pour ces patients ?
La Chambre des médecins a également déclaré dans son communiqué : « Le public doit être informé. Ces allégations constituent également une plainte pénale et, par conséquent, des enquêtes judiciaires et administratives doivent être ouvertes immédiatement. Nos recherches approfondies sur cette question se poursuivront et nous tiendrons le public informé. »
