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KURDISTAN. Un drone turc cible une voiture à Shengal

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KURDISTAN / SHENGAL – La Turquie colonialiste continue à massacrer des civils dans la région yézidie de Shengal dans sa guerre ciblant l’autonomie kurde.

L’État occupant turc a mené une nouvelle attaque dans la ville yézidie de Shengal (Sinjar), dans la région du Kurdistan irakien, dimanche.

Selon les informations locales, un drone a ciblé une voiture dans les contreforts du mont Shengal vers 14h50, heure locale.

Les premiers rapports indiquent que l’attaque aurait coûté la vie à une personne qui n’a pas encore été identifiée.

Sous prétexte de « combattre le PKK », les avions de combat et les drones turcs ont mené à plusieurs reprises des frappes aériennes sur Shengal depuis 2017. Les cibles spécifiques sont principalement des institutions fondées dans le sillage du génocide de l’EI, comme l’organisme administratif « Conseil démocratique autonome de Shengal » (MXDŞ) ou les unités d’autodéfense YBŞ et YJŞ. Les victimes sont principalement des personnes issues de la population civile, souvent des survivants du génocide de 2014.

Lors d’une vague d’attaques d’avions de guerre et de drone, l’État turc a bombardé un total de 16 points à Shengal les 24 et 25 octobre, tuant six combattants des unités de résistance de Shengal (YBŞ).

Le 8 juillet, le véhicule des journalistes qui se rendaient à Til Qeseb, ville de Shengal, pour réaliser des interviews à l’occasion du 10e anniversaire du génocide du 3 août 2014, a été attaqué dans le centre de Shengal, sur le chemin du retour. Medya Hasan Kemal, journaliste de Çira TV, Murat Mirza Ibrahim, correspondant de Çira FM, et Xelef Xidir, chauffeur du véhicule, ainsi que trois autres personnes présentes sur les lieux, ont été blessés lors de l’attaque.

Le 8 mars, une autre attaque aérienne turque a tué Mecdel Hesen Xelef, commandant des Unités de résistance de Shengal (YBŞ) et survivant du génocide perpétré par l’EI en 2014. Le drone a bombardé un poste de contrôle près de Til Êzêr où il travaillait. Il avait 32 ans et laissait derrière lui une femme et un fils.

Quelques jours plus tôt, le civil Sadun Mirza Ali avait été tué par un drone turc à Shengal. L’homme était père de trois enfants et travaillait comme chauffeur pour le comité des martyrs de l’administration autonome. Fin décembre, cinq travailleurs du Rojava avaient été tués dans une attaque de drone à Shengal.

La zone d’implantation yézidie de Shengal, dans la région du Kurdistan irakien, est la dernière zone d’implantation contiguë de la communauté yézidie. Des milliers de Yézidis ont été assassinés et des milliers de femmes et d’enfants ont été faits prisonniers lors de l’attaque du 3 août 2014 contre Shengal par les militants de l’EI. Alors que les gangs de l’EI ont commencé à assassiner les Yézidis à Shengal, les Peshmergas sont partis, laissant les Yézidis sans protection. Les guérilleros des HPG (Forces de défense du peuple) et des YJA Star (Troupes de femmes libres) et les combattants des YPG (Unités de défense du peuple) et des YPJ (Unités de défense des femmes) sont venus en aide au peuple yézidi face à l’agression de l’EI. Grâce à une lutte désintéressée de plusieurs mois, la ville a été libérée le 13 novembre 2015. Après la libération de la ville, les HPG et les YPG/YPJ se sont retirés en 2017. Les personnes qui sont revenues sur leurs terres après l’indépendance de Shengal se sont réformées, ont établi des unités défensives et ont construit leurs institutions.

L’État turc, ulcéré par la libération de Shengal et l’organisation militaire et politique de la communauté yézidie après l’attaque génocidaire de l’EI en 2014, attaque Shengal depuis sept ans. Les attaques turques contraires au droit international sont monnaie courante dans le sud du Kurdistan depuis des années. L’aviation turque bombarde presque quotidiennement le territoire de la région du Kurdistan et l’Irak, en particulier là où l’on soupçonne la présence de guérillas. Mais les zones d’habitation civiles sont également régulièrement attaquées par l’armée turque, notamment la zone d’habitation yézidie de Shengal et le camp de réfugiés de Maxmur. Avec sa terreur aérienne, Ankara poursuit une politique ciblée de déplacement, notamment en détruisant délibérément des infrastructures civiles. (ANF)

Ankara et les Kurdes: Chaos et delirium sur le terrain

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Rumeurs de désirs d’Erdogan de reprendre les pourparlers avec le PKK, les nouvelles d’Abdullah Ocalan après plus de 3 ans silence total, attentat d’Ankara ciblant le siège de l’industrie aérospatiale turque (TUSAŞ), destitution des maires kurdes de lundi dernier… Ces dernières semaines, nous avons assisté à des rebondissements « étranges » sur la scène politique turque concernant la question kurde. Dans le texte suivant, le journaliste Ragip Duran revient sur ces événements frisant le délire.

Ankara et les Kurdes: Chaos et delirium sur le terrain

La scène politique en Turquie ressemble beaucoup à un court de tennis quand même un peu exceptionnel voire très bizarre. Car il y a au moins 4 filets donc 4 terrains superposés aléatoires où jouent au moins 8 joueurs avec plus de 16 balles! De plus il n’y a pas de règles! Chaque joueur peut faire ce qu’il veut, il peut même parfois tirer sur un de ses adversaires à l’aide d’un kalachnikov! Il y a également de en temps les spectateurs qui descendent sur le terrain, jettent de nouveaux balles, des pierres et voire des cocktails Molotov.

L’absence du Droit, la carence d’un mécanisme d’Etat, la volonté du Président tout puissant arbitraire et autoritaire ont crée cet atmosphère d’enfer.

5 dates à retenir:

– Le 1er octobre dernier, le chef du parti d’extrême-droite M.Devlet Bahceli, Président du MHP (Parti de l’Action Nationaliste, 50 sièges sur 593 au Parlement, allié d’Erdogan) est allé chez les députés de DEM (Parti de l’Egalité et de la Démocratie des Peuples, 57 sièges, kurdes et gauches) leur serrer la main. Grande, très grande surprise! Est ce que le pouvoir commence à se reconcilier avec les kurdes, [habituellement] accusés  de ‘’séparatisme’’, de ‘’terrorisme’’ et de ’’traîtrise à la nation’’?

– Le procureur de la prison de l’île d’İmrali (Marmara) a annoncé le 16 octobre qu’Ocalan a reçu une nouvelle peine de discipline, donc il ne peut pas recevoir de visiteur pendant 3 mois. 

– Le 22 octobre M. Bahceli va encore plus loin: Il invite le Président du PKK Abdullah Ocalan, en prison depuis 1999 à venir faire un discours au Parlement turc pour annoncer la fin de la lutte armée et la dissolution de son organisation. Choc politique dans l’ensemble du pays. Le Président Erdogan, soutient timidement cette initiative. Les Kémalistes sont fou de rage et les Kurdes espèrent avec un peu de précaution l’ouverture d’un nouveau processus de paix.

– Le 31 Octobre, le Ministère de l’İntérieur nomme un administrateur à la place du maire élu d’Esenyurt (Istanbul), le plus peuplé district du pays, avec environ un million de résident. Le maire, le Prof. Ahmet Ozer, accusé ‘’d’aider les terroristes’’,  a été emprisonné le 30 octobre. Cet universitaire kurde avait gagné les élections grâce à une coalition des sociaux-démocrates et des kurdes.

– Enfin le 4 novembre le Ministère de l’Intérieur nomme 3 administrateurs à la place de 3 maires kurdes élus à Mardin, Batman et Halfeti (Sud-est). Le district d’Urfa, Halfeti est le lieu de naissance d’Ocalan. Désormais personne ne parle plus de paix.

‘’L’initiative de Bahceli n’était qu’un piège’’ affirme un député de DEM. Les Kémalistes sont contents. Erdogan ne parle plus.

Alors que s’est il passé entre le 1er octobre et le 4 novembre?

En l’absence de transparence les spécialistes et chroniqueurs ne peuvent avancer que des scénarios.

– Le régime s’affablit et a besoin de nouveaux alliés. Les kurdes qui sont contre les Kémalistes peuvent peut être soutenir Erdogan qui désire faire une nouvelle Constitution pour redevenir Président en mai 2028.

– La Guerre au Moyen-Orient risque d’influencer de plus en plus la Turquie. Alors cette dernière doit renforcer son unité nationale.     

Mais on ne sait pas encore pourquoi l’initiative de Bahceli a été mis hors circuit. Deux réponses:

– Devant la grande opposition massive d’une très grande partie de l’opinion publique turque l’invitation adressée à Ocalan est annulée.

– L’initiative de Bahceli était une proposition d’une fraction de l’Etat. L’autre fraction l’a cassé.

Les joueurs des courts de tennis continuent à jouer, les spectateurs les suivent sans savoir ce qui se passe. Les journalistes, les spécialistes, les commentateurs se contentent de décrire les scènes successives. L’écran électronique qui montre les points ne change pas du tout: Zéro partout!

Journées du cinéma kurde « Serçavan » à Vienne

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VIENNE – Les 10èmes Journées du cinéma kurde « Serçavan » à Vienne ont débuté jeudi avec le long métrage « Rojbash » et s’achèveront ce samedi 10 novembre avec des documentaires consacrés aux femmes kurdes.

Quatorze longs métrages, courts métrages et documentaires sont au programme de la dixième édition des Journées du cinéma kurde « Serçavan », qui offrent une plongée en profondeur dans le cinéma kurde et les événements au Kurdistan au Votivkino de Vienne.

La soirée d’ouverture a été présidée par Peri Eraslan, commissaire et modératrice du festival. Saya Ahmad, maire du 9e arrondissement de Vienne, et Berivan Aslan, députée verte, ont également pris la parole. Walter Baier, président du Parti de la gauche européenne, était présent dans le public en tant qu’invité d’honneur et un représentant du Conseil de la société kurde d’Autriche (Feykom) a prononcé un discours de bienvenue émouvant. Il a décrit le festival du film comme un voyage qui « nous rapproche de manière vivante de l’histoire, des récits et des traditions du peuple kurde. C’est précisément à cause de la politique d’assimilation menée par les États-nations du Kurdistan quadripartite – Turquie, Iran, Irak, Syrie – que les voix kurdes sont rarement entendues et que les histoires des Kurdes sont souvent négligées. C’est pourquoi il est d’autant plus important de lutter activement contre les politiques d’oppression et d’assimilation, par exemple avec des festivals de cinéma, qui nous offrent la possibilité de nous rencontrer sur l’écran, de nous comprendre et d’inviter les autres à partager nos points de vue. Le cinéma a le pouvoir de construire des ponts là où les mots ne suffisent souvent pas ».

 La commissaire du festival, Peri Eraslan a déclaré : « Les films kurdes sont un témoignage vivant de notre culture et de notre identité. Ils racontent des luttes, des rêves, de l’espoir, mais aussi des joies et des défis quotidiens de la vie. Ces films reflètent la mémoire collective de notre peuple. Ici, la douleur de la perte est tout aussi tangible que la joie de vivre et les efforts pour un avenir meilleur. Pour nous, la communauté kurde de la diaspora, ces films nous rappellent qui nous sommes et d’où nous venons. Ils renforcent notre sentiment d’appartenance et nous permettent de maintenir le lien avec notre patrie, même si elle semble souvent lointaine. Pour beaucoup d’entre nous, cependant, ces films sont aussi une expression de résistance – contre l’oubli, contre la suppression de notre identité et de notre langue. À travers l’expérience collective de ces films, nous voulons souligner avant tout ce que nous avons en commun : le besoin de liberté, de justice, d’une vie de paix, de sécurité et de dignité. En ce sens, nos histoires ne sont pas seulement kurdes – ce sont les histoires de toutes les sociétés opprimées. »

De nombreux films présentés au festival ont été primés et sont présentés en avant-première en Autriche. Les genres proposés incluent le drame, l’aventure et la comédie et offrent un voyage aux multiples facettes dans la vie et les histoires diverses du Moyen-Orient.

Parmi les films présentés figurent « Berbû » de la réalisatrice Sevinaz Evdikê, produit par la Commune du Film du Rojava, qui traite des changements dans la vie des femmes après l’occupation de leur patrie par la Turquie, et « Sieger sein » de Soleen Yusef, qui raconte l’histoire d’une fille de onze ans qui a fui le Rojava pour Berlin et qui a remporté cette année le Prix du cinéma allemand du meilleur film pour enfants.

Le programme complet des journées (en kurde: Rojên Fîlmên Kurdî ya Serçavan; en allemand: Die Kurdischen Filmtage „Serçavan“ et en anglais Kurdish Film Days “Serçavan”) est disponible sur https://www.votivkino.at/festival/sercavan-kurdische-filmtage/ et https://www.sercavan.at/

Les Journées du cinéma kurde de Serçavan, fondées en 1999, ont débuté avec « Rojbash » (orthographe kurde Rojbaş signifiant « Bonjour » en français) du réalisateur Özkan Küçük. Le long métrage raconte l’histoire d’un groupe d’acteurs de théâtre kurdes qui souhaitent rejouer une pièce qu’ils ont jouée il y a 25 ans. Malgré le temps qui s’est écoulé, ils se sentent confrontés aux défis de l’identité kurde et font face à de nombreux obstacles. En plus des conflits internes, ils doivent faire le lien entre la pièce et le présent alors que les scènes existantes sont fermées. Le film se concentre sur la détermination des acteurs à continuer à répéter malgré toutes les adversités, et la performance est présentée comme une forme de résistance. Ils se représentent eux-mêmes, ce qui donne au film une touche semi-documentaire.

Deux des acteurs de « Rojbash », Nihat Öz et Yıldız Gültekin, étaient présents à l’ouverture et ont répondu aux questions. Ils ont également rendu hommage au Centre culturel de Mésopotamie (MKM) basé à Istanbul. Ils font partie de la section théâtre du centre. Le MKM était l’institution qui a ouvert la voie dans le domaine de la culture et de l’art. Lorsque le KMM, cofondé par l’écrivain assassiné Musa Anter, a commencé ses travaux en 1991, il n’y avait pas de théâtre kurde. Comme dans les arts du spectacle, le centre culturel a également apporté de précieuses contributions dans les domaines de la musique, de la danse, du cinéma et de la littérature contre l’assimilation et l’ignorance auxquelles la culture kurde est exposée, notamment en Turquie.

Aujourd’hui, samedi, les films sont consacrés au mouvement des femmes kurdes. Le documentaire « Jinwar » dépeint le village du même nom dans la région autonome du Rojava / nord et de l’est de la Syrie, où une utopie matriarcale est en train d’être expérimentée. Le court métrage documentaire « GotûbêJin » d’Hevi Nimet Gatar discute de la représentation des femmes dans le cinéma kurde avec le public féminin d’un cinéma itinérant. Et « Lêgerîn – Le voyage intensif d’Alina Sanchez » raconte l’histoire d’une jeune médecin argentine qui voyage de Patagonie via Córdoba à Cuba pour étudier la médecine sociale. Son voyage la mène à travers l’Europe jusqu’au Rojava kurde en Syrie. Alina devient la Lêgerîn et symbolise une révolution menée par des femmes qui relie différentes réalités. Le film suit Alina et documente sa tentative de retrouver l’esprit de ces femmes qui ont appelé à la justice en solidarité avec leurs peuples et les luttes des autres. Il montre les liens entre les luttes latino-américaines et kurdes et s’efforce de combler les distances et de partager des expériences communes.

Le 10 novembre des Turcs et la douleur des Kurdes

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Aujourd’hui, 10 novembre, des millions de Turcs rendent hommage à Atatürk, un boucher qui a ordonné le massacre des Kurdes de Dersim, Zilan, Koçgiri…, au Kurdistan du Nord, et qui a interdit les rituels alévis au profit de l’Islam sunnite, la religion d’État en Turquie…

Pendant que ces millions de Turcs pleurent leur Ataturk en ce 10 novembre, date à laquelle il est décédé [suite à une balle reçu sur le front de Dersim selon les dires des Dersimis] nous les Kurdes, nous pleurons nos millions de Kurdes massacrés, chassés de leurs terres, assimilés de force… depuis des décennies à DersimZilan, Koçgiri, Halabja, Afrin, Serê Kanîyê, Sînê, Mahabad, MarasRoboski… aux quatre coins du Kurdistan colonisé et nous nous recueillons devant la mémoire de Seyit Riza, Qazi Muhammad, Leyla Qasim, Sakine Cansiz, docteur Abdul Rahman Ghassemlou et tous les enfants, femmes, jeunes, vieillards kurdes massacrées par la barbarie colonialiste qui sévit d’Iran en Turquie, en passant par la Syrie et l’Irak, et ce, chaque fois que nos bourreaux rendront hommage à nos tyrans morts, qu’ils s’appellent Saddam Huseyin, Mustafa Kemal Ataturk, Rouhollah Moussavi Khomeini ou al-Assad père et fils…

Erdogan cherche le soutien de Trump pour anéantir l’autonomie des Kurdes du Rojava

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« Être élu ne donne à personne [Trump] le droit de marcher main dans la main avec le terrorisme [en ciblant les Kurdes du Rojava] », a déclaré récemment le président islamo-nationaliste turc, Recep Tayyip Erdoğan.
 
Concernant la récente mise sous tutelles des mairies d’opposition, dont 3 kurdes, le président turc a déclaré que « l’opposition ne doit pas faire pression sur la justice pour avoir simplement fait son travail. En particulier, menacer les procureurs, cibler les membres de la justice et les insulter est du pur banditisme ».
 
Le 31 octobre, le ministère de l’Intérieur a suspendu de ses fonctions le maire du district d’Esenyurt, à Istanbul, membre du principal parti d’opposition, le Parti républicain du peuple (CHP), et a remplacé le 4 novembre les maires des villes de Mardin et Batman et du district d’Halfeti à Urfa, contrôlés par le DEM Parti. Les quatre maires sont accusés d’avoir des liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
 
Erdoğan a également réitéré les accusations du gouvernement selon lesquelles les municipalités saisies auraient détourné des fonds publics, affirmant que « les fonctionnaires doivent servir leurs citoyens et leurs villes, et non devenir les serviteurs des meneurs séparatistes ». Cependant, les administrations fiduciaires ont également été largement accusées d’être impliquées dans la corruption dans les municipalités qu’elles gèrent.
 
Envisager une coopération avec Trump
 
La stratégie « antiterroriste » de la Turquie ne changera pas et elle insiste sur l’établissement de « zones de sécurité » en Syrie et en Irak à une profondeur de 30 à 40 kilomètres, a déclaré le président.
 
Il a également noté qu’il était impatient de coopérer avec le président américain élu Donald Trump, exprimant l’espoir qu’il reconsidérerait le soutien américain à l’administration autonome dirigée par les Kurdes en Syrie, que la Turquie considère comme une extension du PKK.
 
« Au cours du prochain mandat, nous poursuivrons nos échanges diplomatiques avec Trump pour orienter les développements au Moyen-Orient. Par exemple, nous évaluerons le retrait des troupes américaines de Syrie et nous verrons comment mettre fin au soutien aux organisations terroristes PKK/PYD/YPG », a déclaré Erdoğan.
 
Erdogan a également évoqué l’engagement récent de Trump de mettre fin au conflit en cours en Israël, ajoutant que la Turquie soutenait les efforts visant à inciter Israël à désamorcer les tensions. « Nous voulons que cet engagement soit respecté et nous nous attendons à ce qu’on dise à Israël : ‘ça suffit’ », a-t-il déclaré. (Bianet)

PARIS. Hommage à Joyce BLAU

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PARIS – Joyce Blau, linguiste, spécialiste de la langue et de la littérature kurdes est décédée récemment à l’âge de 92 ans. Le 16 novembre prochain, un hommage lui sera rendu à la Mairie du 10ème arrondissement de Paris.
 
En présence de la Mairesse du 10ème arrondissement de Paris, Madame la Maire Alexandra CORDEBARD, du sénateur de Paris Monsieur Rémi FÉRAUD, des membres de la famille, et d’amis et collègues qui vont apporter leurs témoignages sur sa vie et son parcours.
 
RDV à 15h
A la Mairie du 10ème arrondissement de Paris
72 Rue du Faubourg Saint-Martin
 

Joyce Blau, une grande amie du peuple kurde

 
Née au Caire le 18 mars 1932, Joyce Blau a enseigné à l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO). Joyce Blau était rédactrice en chef de la revue Études kurdes et apportait son aide précieuse à l’Institut kurde de Paris.

PARIS. Hommage à Ahmet Kaya

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PARIS – Le 16 novembre prochain, le chanteur kurde décédé à l’âge de 43 ans à Paris, Ahmet Kaya sera commémoré sur sa tombe à l’occasion du 24e anniversaire de la disparition.
 
RDV le samedi 16 novembre 2024, à 12h30, au cimetière du Père-Lachaise, 71ème division, 1ère ligne face à la 72ème division
 
Événement organisé par l’Institut Kurde de Paris, en présence de Madame Gülten KAYA, veuve d’Ahmet Kaya
 
Accès principal : Boulevard de Ménilmontant, 75020 Paris

 

Le 16 novembre 2000, le chanteur kurde, Ahmet Kaya décédait en exil à Paris, à des milliers de kilomètres de son pays natal (Kurdistan). Quelques jours après son décès, des milliers de Kurdes étaient venus de toute l’Europe faire leurs adieux à Ahmet Kaya au cimetière de Père Lachaise, situé dans le 20e arrondissement de Paris où d’autres Kurdes morts en exil, dont le cinéaste Yilmaz Guney, le politicien Abdul Rahman Ghassemlou, sont enterrés.
 
Le musicien Ferhat Tunç était parmi les nombreuses personnalités kurdes également présentes à la cérémonie d’adieux au légendaire musicien kurde, dont l’aura dépassait les frontières du Kurdistan et de la Turquie. Lors de la prise de parole, Tunç avait rendu un hommage vibrant à son collègue et compatriote mort en exil, loin de son pays chéri. Aujourd’hui, Tunç lui-même, comme tant d’autres artistes, intellectuels, universitaires, militants ou journalistes kurdes, est exilé en Europe pour les mêmes raisons qui ont chassé Ahmet Kaya de ses terres…
 
Qui était Ahmet Kaya ?
 
Né le 28 octobre 1957 à Malatya, Ahmet Kaya était chanteur, écrivain et compositeur kurde, originaire d’Adiyaman.
 
Chanteur de la musique contestataire, Kaya a dédié sa courte vie à la paix et à la musique au milieux des persécutions étatiques en Turquie. Il se disait « Kurde de Turquie ».
Plusieurs des albums de Kaya ont battu des records de ventes. Avec plus de 20 albums, Kaya est de loin l’un des artistes les plus influents et les plus controversés contemporains en Turquie, qui s’était engagé sur des questions sociales et politiques.

Ahmet Kaya a dû fuir la Turquie pour avoir dit qu’il allait sortir un album en kurde. Il est mort à Paris en 2000. Une élégie « Ya beni sarsa memleket hasreti / Et si le mal du pays me prenait » raconte l’histoire de son agonie, de ses souffrances, de son désir pour son peuple et sa patrie dont il a été arraché.

Ahmet Kaya a payé cher son souhait de « chanter en kurde » lors d’une cérémonie de remise des prix en direct à la télévision en 1999. Les autorités turques ont lancé des poursuite à son encontre. Les journaux et les chaînes de télévision de tout le pays l’ont pris pour cible avec des informations fabriquées de toutes pièces le qualifiant de « traître » et de « terroriste ». Les médias turcs ont dépeint Kaya comme « faisant partie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) pour avoir déclaré qu’il était kurde.

 

Restauration de la tombe d’Ahmet Kaya profanée par des fascistes turcs (Loups Gris)

 

La tombe d’Ahmet Kaya se trouve au cimetière parisien du Père-Lachaise, 71ème division, 1ère ligne face à la 72ème division.

TURQUIE. Les Kurdes résistent contre l’usurpation de leurs municipalités

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TURQUIE / KURDISTAN – Ce lundi, les autorités turques ont destitués les maires kurdes de Mardin, Batman et Halfeti accusés de « terrorisme » qui ont été remplacés par des administrateurs de l’État. Ahmet Turc, co-maire de la ville de Mardin qui fait partie des maires kurdes destitués, a plaisanté en déclarant qu’il devait entrer dans le Guinness des recors pour avoir été destitué trois fois de suite.

 
La résistance continue dans la province kurde de Batman (Êlih) après que le gouvernement ait nommé un administrateur (kayyim ou kayyum) à la tête de la municipalité de Batman dirigée par le DEM Parti.
 
Les jeunes ont bloqué les rues de la ville de Batman et ont répondu à la police qui les a attaqués.
 
Dans de nombreux quartiers de la ville, les jeunes sont descendus dans la rue et ont riposté aux attaques de la police turque avec des pierres, des feux d’artifice et des cocktails Molotov.
 
Les jeunes ont scandé des slogans, dont les célèbres « Jin jiyan azadî » (Femme, vie, liberté) et « Bijî Serok Apo » (Vive le président Apo).
 
Une forte activité d’hélicoptères au-dessus de la ville a été signalée tout au long de la nuit.

PEN-International dénonce la criminalisation de la langue kurde par la Turquie

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LANGUES. Ces derniers mois, le régime turc a intensifié les rafles et arrestations ciblant les associations de langue kurde et des maisons d’éditions kurdes à travers le pays, y compris au Kurdistan du Nord sous colonisation turque. PEN International se dit inquiet des attaques ciblant la langue kurde et exhorte le régime turc à « respecter le droit du peuple kurde d’utiliser et de promouvoir sa propre langue et sa propre culture ».

Voici le communiqué complet de PEN-International

« Türkiye : raids contre qui veut défendre la langue kurde

« Le peuple kurde a le droit d’utiliser sa propre langue en public et dans l’enseignement, et de recevoir des informations dans sa langue maternelle. Nos richesses linguistiques doivent être célébrées, et non détruites » a déclaré Burhan Sonmez, président de PEN International.

 

PEN International exprime ses vives inquiétudes à la suite des descentes de police menées contre deux associations kurdes et une librairie à Diyarbakır, dans le sud-est de la Turquie, qui ont conduit à l’arrestation de plusieurs personnes et à la saisie de centaines de livres pour des motifs prétendument liés au terrorisme. PEN International demande instamment aux autorités turques de respecter le droit du peuple kurde d’utiliser et de promouvoir sa propre langue et sa propre culture.

Le 24 septembre 2024, la police de Diyarbakır, dans le sud-est de la Turquie, a effectué le matin même des raids à l’Association de recherche sur la langue et la culture mésopotamiennes (MED-DER), à la Coopérative d’enseignement des langues et des arts d’Anka et à la librairie Payîz Pîrtuk. Selon les médias, des dizaines de personnes ont été arrêtées, 409 livres et 144 magazines ont été saisis, apparemment pour des raisons de propagande terroriste. L’enquête a été suspendue. »

(Via PEN – QUEBEC)

IRAN. Trois Kurdes condamnés à mort pour « espionnage au profit d’Israël »

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IRAN / ROJHILAT – Les mollahs iraniens ont condamné à trois civils kurdes accusés d’« espionnage au profit d’Israël ». Le régime iranien écrase dans le sang la lutte légitime des Kurdes contre le colonialisme perse au Kurdistan de l’Est et exécute des innocents en espérant faire reculer le peuple kurde.

A Ourmia, les kolbars kurdes (colporteurs de marchandises transfrontalières), Edris Ali, Azad Shojaei et Rasoul Ahmad Mohammad ont été condamnés à mort pour « espionnage au profit d’Israël ». Ils ont également été accusés d’avoir transporté des armes qui ont été utilisées dans une attaque contre un scientifique nucléaire.

Edris Ali et Azad Shojaei, deux civils kurdes de Sardasht, dans la province d’Azerbaïdjan occidental, et Rasoul Ahmad Mohammad, un civil kurde de Sulaymaniyah (Kurdistan irakien), dans la région du Kurdistan irakien, ont été condamnés à mort par la deuxième branche du tribunal révolutionnaire islamique d’Orumiyeh, dans la province d’Azerbaïdjan occidental.

Le tribunal a condamné les trois Kurdes pour « espionnage au profit d’Israël » en lien avec l’assassinat en 2020 du scientifique nucléaire iranien Mohsen Fakhrizadeh.

Le Réseau des droits de l’homme du Kurdistan (KHRN) a appris que les trois hommes, qui travaillent comme kolbars, ont d’abord nié les accusations, fabriquées par les interrogateurs de sécurité, mais ont été contraints d’avouer sous la torture.

Bien qu’ils se soient vu refuser l’accès à un avocat privé pendant l’enquête, ils ont finalement pu obtenir une représentation juridique une fois leur dossier porté devant les tribunaux.

Le 5 novembre, le porte-parole du pouvoir judiciaire, Asghar Jahangiri, a déclaré lors d’un point de presse hebdomadaire que trois personnes avaient été condamnées à mort dans le cadre d’une enquête sur l’assassinat de Fakhrizadeh.

Sans nommer les trois hommes, Jahangiri a noté que les accusés avaient été accusés d’« espionnage pour Israël » et d’« importation de matériel d’assassinat déguisé en boissons alcoolisées » via la province d’Azerbaïdjan occidental.

Il a déclaré : « Dans l’affaire de l’assassinat du martyr Fakhrizadeh, trois personnes ont été condamnées à mort au stade préliminaire pour espionnage au profit d’Israël. Dans cette affaire, huit personnes ont été arrêtées dans la province d’Azerbaïdjan occidental, dont trois ont fait passer en contrebande le matériel utilisé pour l’assassinat sous couvert de trafic d’alcool. Ces trois individus ont été condamnés à mort en première instance et leurs cas sont maintenant en appel ».

Les trois individus ont été arrêtés à Sardasht en juillet 2023 par des agents du ministère du Renseignement, puis emmenés au centre de détention du ministère à Orumiyeh, où ils ont été soumis à la torture physique et psychologique afin d’obtenir des aveux forcés.

Après avoir été détenus à l’isolement pendant plus de huit mois, ils ont été transférés à la prison centrale d’Orumiyeh.

Leur procès a eu lieu le 23 septembre devant la deuxième chambre du tribunal révolutionnaire islamique d’Orumiyeh, présidé par le juge Shahin, et les prisonniers ont été informés de leur condamnation à mort fin octobre.

Pour les sites qui republient les articles de Kurdistan au féminin, veuillez citer vos sources

Vitry accueille une soirée de soutien aux réfugiés kurdes de Lavrio

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PARIS – Musique, projection, cuisine kurde… ce vendredi 8 novembre 2024, une soirée culturelle en soutien au peuple kurde aura lieu à Vitry-Sur-Seine, en région parisienne.

La ville Vitry-Sur-Seine accueillera ce vendredi le collectif le « Convoi Solidaire » qui apporte une aide concrète aux réfugiés kurdes de Lavrio, en Grèce, depuis 9 ans.
 
Au cours de la soirée le film « Le Petit Kurdistan » sera projeté au cinéma le Robespierre.
 
La soirée festive continuera avec un repas et de la musique kurde.
 
Une exposition photos (prises par Jacques Leleu) témoignera de la réalité de la vie dans le camp.
 
Cette soirée va permettre grâce a la vente des repas de collecter des fonds pour acheter la nourriture et le matériel nécessaires à la vie du camp.
Événement coorganisé par le Conseil Démocratique Kurde de France (CDK-E), la Ville de Vitry et le Cinéma 3 Cinés

 

LYON. La 2ème Journée de la Culture kurde arrive à grand pas

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LYON – La Maison du Kurdistan de Lyon organise la 2ème Journée de la Culture kurde à Lyon le 16 novembre prochain où pendant une journée, on débattra littérature, histoire, cinéma, sociologie, arts… kurdes qui s’épanouissent au-delà des frontières du Kurdistan divisé entre quatre État colonisateurs du Moyen-Orient.

Réservation jusqu’au 15 novembre 2024 (inclus). Inscription via : maisonkurdistanlyon@gmail.com

Cette 2ème journée de la culture kurde organisée lors de la Quinzaine des Solidarités internationales à  Lyon et en Métropole constitue l’évènement fort de notre association la Maison du Kurdistan de Lyon. Elle sera dédiée à la découverte par le public de la richesse du patrimoine culturel matériel et immatériel  du peuple kurde aussi bien dans son histoire que dans son actualité. Elle se déroulera sous la forme de  courts exposés présentés par des spécialistes de la culture kurde et abordera plusieurs thématiques et  éclairages sur la littérature, le cinéma, la langue, la poésie, l’histoire, les arts plastiques …. Ces courts  exposés seront suivis après chaque intervention d’un échange avec le public conduit par Selene Verri qui la modératrice de l’événement.  

 INTERVENANTS ET THEMES  

Ouverture de la journée  

. GILLES LÉMÉE, Professeur d’histoire  

 Thème :«Les Kurdes, un peuple sans état»  

. EDITIONS MORI, maison d’édition kurde de Diyarbakir (Kurdistan de Turquie) spécialisée dans la littérature enfantine  Thème : «Sauvegarde et transmission du patrimoine culturel» 

. SIMON SULEYMANI, Président de l’association des cinéastes kurdes de Paris (KOSI)  

Thème : «Conditions socio politiques de son existence » 

. ENGIN SUSTAM, Sociologue, Maître de conférences, chercheur associé au Centre d’études turques ottomanes balkaniques et  centrasiatiques (CETOBAC) de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) Paris  

Thème : «Pratiques créatives transnationales en exil » 

. SEYHMUS DAGTEKIN, écrivain et poète kurde  

Thème : «La poésie, espace de liberté et de créativité» 

. SELENE VERRI, journaliste indépendante, modératrice  

 . 9H30/10h00 OUVERTURE/ACCUEIL café, musique  

. 10h00/10h30 MOTS DE BIENVENUE Elue, MKL, Seyhmus Dagtekin écrivain et poète kurde 

. 10h30/11h30 INTERVENTION 1 Gilles Lémée 

 . 11h30/12h30 INTERVENTION 2 Mem Bawer, Editions Mori 

 . 12h30/13h30 PAUSE DEJEUNER musique 

 . 14h00/15h00 INTERVENTION 3 Engin Sustam 

 . 15h00/16h00 INTERVENTION 4 Seyhmus Dagtekin 

 . 16h00/17h00 INTERVENTION 5 Simon Suleymani 

 . 18H00/18h30 Échanges avec la salle et clôture  

 

Si vous souhaitez soutenir cette journée et participer à la campagne de soutien de
la Maison du Kurdistan de Lyon, vous pouvez faire un don ici :
helloasso, dons pour la maison du Kurdistan de Lyon

 

A propos de la Maison du Kurdistan de Lyon

A l’heure où la cause du peuple Kurde est mieux connue et soutenue par l’opinion publique, les Kurdes dans les quatre parties du Kurdistan vivent une situation difficile voire catastrophique en Irak, Iran, Syrie et Turquie que ce soit du point de vue culturel, politique, social, économique ou des droits humains. S‘il existe en France et à Paris des lieux jouant un rôle primordial dans la promotion et la diffusion du patrimoine culturel kurde, Lyon et la Métropole où réside une importante diaspora kurde ne dispose d’aucune structure. C’est la raison pour laquelle des Kurdes et des non kurdes, de tout âge, horizon et métier ont créé LA MAISON DU KURDISTAN DE LYON (MKL) indépendante, laïque, à portée culturelle et plurielle, gérée par l’association MKL.

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