SYRIE / ROJAVA – Les mercenaires syriens sous commandement turc qui attaquent le Rojava peinent à avancer face aux combattants arabo-kurdes, malgré l’aviation turque qui les épaule, comme on l’a vu aujourd’hui à Manbij. Mais sur les réseaux sociaux, les milliers de trolls turcs propages des infox dans le but d’affaiblir la résistance kurde. Pour cela, ils ont recours à d’innombrables images (vidéos ou photos) anciennes ou font des mises en scène grotesques. Alors, ne vous laissez pas berner par la pollution médiatique « à la turque ».
SYRIE / ROJAVA – Nous sommes presque revenus à 14 ans en arrière dans la guerre civile syrienne. Même si Assad a fui le pays. Au Rojava, les Kurdes sont attaqués par la Turquie et ses mercenaires depuis le Nord et l’Ouest, tandis qu’à Raqqa et Deir ez-Zor les cellules dormantes de DAECH sortent de l’ombre et deviennent plus menaçantes encore.
La colation internationale dirigée par les USA ne réagit pas vraiment et laisse faire la Turquie…
Quand au front Sud, le HTC / HTS (des islamistes anciennement réunis sous le nom d’al-Nosra qui était la branche syrienne d’Al-Qaïda), aurait refusé qu’il y ait une place pour l’AANES pour la formation d’un gouvernement syrien. Il y a un danger réel pour la révolution du Rojava encerclée de toute part.
SYRIE / ROJAVA – Ce soir des partisans de DAECH / ISIS ont organisé une manifestation à Raqqa. Les habitants de Raqqa font face à une menace de massacres, comme il l’ont connu il y a quelques années encore. Les rapports font état de préparatifs d’opérations dangereuses qui pourraient menacer la vie de civils dans les heures à venir. La coalition internationale est responsable de la résurgence de DAECH car elle laisse la Turquie attaquer les forces kurdes et sape la lutte anti-DAECH.
En Syrie, les Kurdes ne seront pas les seuls perdants de l’histoire si on continue à les massacrer, à les ignorer ou bafouer leurs droits. Soit on accepte qu’ils s’assoient à la table des négociations pour une Syrie pluraliste et démocratique, soit chacun pointe son fusil contre son voisin et la Syrie se vide de son sang qui sera vite bu par des États voisins à l’appétit vorace.
SYRIE / ROJAVA – Les avions de guerre et des drones turcs ont frappé le bâtiment du Conseil civil de Manbij où des journalistes de l’agence ANHA se trouvaient à l’intérieur du bâtiment et menaient des entretiens avec des chefs tribaux et d’autres responsables de Manbij.
Les avions de guerre turcs ont bombardé Manbij où les gangs turco-jihadistes essuient défaite sur défaite depuis 12 jours face aux forces arabo-kurdes du Conseil Militaire de Manbij (MMC).
Un bâtiment abritant les organes de l’Administration autonome de la Syrie du Nord et d’Est / Rojava (AANES) dans la ville de Manbij a été bombardé par un avion de guerre turc.
Un responsable militaire de Manbij a confirmé que les bombardements étaient une tentative de l’occupation turque pour sauver les mercenaires.
Manbij a été témoin du mouvement de certaines cellules d’occupation turques dans le centre-ville, accompagné d’attaques intensives provenant de 3 axes sur la ville, dont le plus intense était à l’entrée sud de Manbij.
Les forces du Conseil militaire de Manbij continuent de faire face aux attaques et de poursuivre les cellules dans la ville.
Communiqué du Conseil démocratique Kurde en France (CDK-F)
Les Kurdes au cœur d’une nouvelle Syrie démocratique et inclusive
Le Conseil démocratique Kurde en France salue ce moment historique marqué par la chute du régime de Damas. Alors que la Syrie entre dans une nouvelle ère, il est essentiel de reconnaître le rôle central des Kurdes dans la lutte pour la liberté et la démocratie.
Depuis plus d’une décennie, les Kurdes de Syrie ont porté un projet politique inclusif, fondé sur l’autonomie démocratique et la coexistence pacifique entre toutes les communautés. Ce modèle est aujourd’hui une référence pour la construction d’une Syrie nouvelle, fondée sur la justice, l’égalité et les droits de toutes ses composantes.
Cependant, alors que les Syriens aspirent à tourner la page de la tyrannie, des forces étrangères, en particulier la Turquie, exploitent cette transition pour semer le désordre et le chaos, notamment dans les régions kurdes. Ces ingérences mettent en péril la stabilité et compromettent les efforts pour une paix durable.
Le CDK-F appelle toutes les parties syriennes à privilégier les négociations pour bâtir ensemble une Syrie démocratique et inclusive. Il est urgent de cesser les violences et de faire du dialogue une base solide pour un avenir commun.
Nous demandons à la communauté internationale, et notamment à la France, de :
– Soutenir les Kurdes et leur modèle de gouvernance démocratique.
– Garantir leur inclusion dans tout processus politique visant à reconstruire la Syrie.
– Condamner fermement les ingérences turques qui alimentent les divisions et les tensions.
Les Kurdes, qui ont payé un lourd tribut pour défendre la liberté et la stabilité, doivent être reconnus comme des acteurs incontournables dans la construction de la nouvelle Syrie.
Ensemble, œuvrons pour une Syrie où chaque peuple trouve sa place dans la justice et la dignité.
Conseil démocratique Kurde en France, 8 décembre 2024, Paris
SYRIE / ROJAVA – Des mercenaires syriens sous commandement de la Turquie ont pris le village d’Al-Arima, aux portes de Manbij. Al-Arima serait livré à la Turquie par l’armée russe qui y avaient construit une forteresse militaire.
A cela s’ajoute la défection d’une partie des membres du Conseil Militaire de Manbij (MMC), allié aux forces kurdes, qui ont rejoint l’occupation turque. Si jamais les forces turco-jihadistes réussissent à prendre Manbij, ils se lanceront immédiatement sur Kobanê, la ville martyre qui a défait l’État islamique DAECH / ISIS) et devenue le cauchemar d’Erdogan.
Des sites pro-Turquie publient des images de combattants du MMC capturés
Les hommes qui ont quitté le MMM seraient Abd al-Rahman al-Banawi et Ibrahim al-Banawi qui avaient appartenu à la brigade Jund al-Haramayn. Ils auraient rejoint l’Armée syrienne libre (ASL / SFA) sous commandement turc. Des sites pro-turcs publient des images de combattants du MMC capturés par les gangs syriens de la Turquie.
La résistance c’est la vie
Il y a une propagande intense anti-kurde ciblant le Rojava sur les réseaux sociaux et médias turcs. Quoiqu’il en soit, Erdogan a juré qu’ils détruiraient Rojava et met tous les moyens militaires et diplomatiques pour y parvenir. Mais les Kurdes disent « Berxwedan jiyan e » (La résistance c’est la vie) et continuent la lutte pour la liberté et contre le colonialisme turc.
SYRIE / ROJAVA – Damas, le fief du dictateur syrien Bachar al-Assad, a été pris par les insurgés cette nuit. Le régime syrien a perdu le pouvoir mais ses hommes tentent sauver leur peau (ou leurs têtes) en déclarant qu’ils sont prêts à collaborer avec les insurgés pour une « transition pacifique » du pouvoir. Des images de foules déboulonnant les statuts des dictateurs Assad, père et fils après régné sur le pays pendant plusieurs décennies.
État d’urgence au Rojava
SYRIE / ROJAVA. Les Kurdes contrôlent les institutions gouvernementales d’Hassaké et de Qamisho tandis que l’état d’urgence est décrété dans tout le Rojava au milieu d’attaques des mercenaires de la Turquie qui ont été repoussés sur le front de Manbij.
Les forces de sécurité intérieur (Assayish) posent devant un bâtiment pris au régime syrien
Les Kurdes saluent le moment historique qu’est la chute d’Assad
Mazloum Abdi
Le commandant des Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les YPG / YPJ, Mazloum Abdi a salué la chute du régime syrien, déclarant que « Nous vivons des moments historiques en Syrie alors que nous assistons à la chute du régime autoritaire de Damas. Ce changement est une opportunité de construire une nouvelle Syrie fondée sur la démocratie et la justice qui garantisse les droits de tous les Syriens. »
Photo de couverture: la foule célébrant la chute d’Assad à Damas
EUROPE – Les Kurdes et leurs soutiens, qui sont descendus dans les rues de nombreux pays européens contre les attaques contre le nord et l’est de la Syrie, ont lancé le message : « Nous protégerons les acquis du Rojava ».
Les Kurdes sont descendus dans les rues de nombreuses villes d’Europe pour protester contre les attaques des groupes paramilitaires affiliés à la Turquie contre le nord et l’est de la Syrie. Des actions ont été menées sous la direction de fédérations et de centres affiliés au Congrès des sociétés kurdes démocratiques du Kurdistan d’Europe (KCDK-E), d’assemblées affiliées au Mouvement des femmes kurdes d’Europe (TJK-E), d’organisations de jeunesse kurde.
Allemagne
L’Union européenne des forces démocratiques (ADGB) a manifesté en solidarité avec le Rojava à Ulm, en Allemagne. Au cours de l’action, les attaques des groupes paramilitaires turcs et affiliés contre la population de la région ont fait l’objet de protestations.
Les manifestants, qui ont déployé une banderole sur laquelle était écrit « Défendez le Rojava », ont souligné dans leurs discours que les attaques visant les acquis kurdes dans la région devaient cesser immédiatement. Les États européens, notamment l’Allemagne, ont été invités à prendre des mesures contre l’État turc, qui a commis des massacres contre la population du Rojava en soutenant des groupes paramilitaires.
Lors de la manifestation devant le marché de Noël, des slogans tels que « Bijî Berxwedana Rojava », « Jin Jiyan Azadî », « Türkische Armee raus aus Kurdistan », « Hoch die internationale Solidarität » ont été scandés.
Suisse
Bâle
À l’appel de l’Union suisse des femmes kurdes (YJK-S), une marche a eu lieu à Bâle avec la participation de centaines de Kurdes et d’internationalistes. Les militants se sont rassemblés au parc De Wette et y ont fait une déclaration.
Özen Aytaç, membre de la YJK-S, a déclaré : « Un plan global est en cours de mise en œuvre pour le Moyen-Orient et la Syrie. L’État turc en profite et veut atteindre ses objectifs en révélant son côté génocidaire, colonialiste, raciste et envahissant. Sur cette base, ils veulent détruire les acquis des femmes, des peuples et du peuple kurde. Ils veulent massacrer le peuple kurde, le peuple et les femmes et commettre le génocide kurde. L’État turc est à l’origine des attaques des gangs. Il est clair que cela conduira à davantage de massacres et de génocides en Syrie et au Moyen-Orient. »
Invitant tout le monde à défendre le nord et l’est de la Syrie, Özen Aytaç a déclaré : « La résistance n’est pas une alternative mais une obligation ».
La secrétaire du parti Basel BastA, Fransizka Stier, qui était présente à l’action, a également prononcé un discours. Dans son discours, Stier a déclaré que le président turc Erdoğan n’était pas sincère et a déclaré : « Le président turc Erdoğan se présente comme un médiateur et un soi-disant artisan de la paix concernant la guerre en Ukraine et en Palestine. Cependant, il bombarde simultanément le Kurdistan du Rojava. Nous nous sommes réunis pour cela. Il y a une guerre en Syrie. Ce que les Occidentaux appellent une structure islamique, c’est l’EI, et ce qu’ils appellent l’Armée syrienne libre, ce sont des bandes de voleurs et de violeurs. La Turquie attaque les Kurdes et la révolution du Rojava, qui est une révolution des femmes, avec le rêve ottoman. Nous devons également être solidaires avec la révolution du Rojava. »
Après les discours, ils ont marché jusqu’à la place Dreirosenbrücke en scandant des slogans.
Sur la place, Dilan Çetinkaya, coprésident du Conseil démocratique kurde suisse (CDK-S), a déclaré : « Nous pensons que ceux qui vaincre l’EI enverront également les gangs affiliés à la Turquie dans les poubelles de l’histoire. Nous augmenterons notre solidarité avec le Rojava. La révolution du Rojava est une révolution des femmes. C’est notre devoir, surtout en tant que femmes, de le défendre. »
L’action s’est terminée par le slogan « Bijî Berxwedana Rojava (Vive la résistance du Rojava) ».
Genève
Le Réseau internationaliste Serhildan, qui poursuit son travail en France, en Belgique et en Suisse sur la base de la défense de la révolution du Rojava et de la solidarité avec le Kurdistan, a appelé au soutien de la révolution syrienne du nord et de l’est par une action organisée à Genève, en Suisse.
S’exprimant dans la déclaration, Angelina Mara a déclaré que grâce à la résistance épique menée avec la solidarité internationaliste, un modèle de vie basé sur la libération de la femme, sur des fondements écologiques et démocratiques a été créé. Déclarant que la vie démocratique a été ciblée dans les attaques, Angelina Mara a déclaré : « Nous défendrons la révolution du Rojava avec le peuple kurde ».
Le coprésident du Centre communautaire démocrate kurde de Genève, İbrahim Yüksel, a également appelé à lutter contre les attaques.
France
Paris
A Paris, des milliers de Kurdes ont défilé aujourd’hui en solidarité avec le Rojava / Syrie du Nort et d’Est attaqué par les gangs armés de la Turquie.
Plusieurs élu.e.s parisien.n.e.s sont venu.e.s apporter leur soutient au peuple Kurde et au Rojava
La manifestation parisienne a été organisée par le Mouvement des Femmes Kurdes en France (TJK-F), le Conseil Démocratique Kurde en France(CDK-F) et la représentation du Rojava en France
Marseille
A Marseille, des centaines de Kurdes ont manifesté aux Réformés. La banderole sur laquelle on voyait Erdogan déguisé en jihadiste de DAECH / ISIS (image en couverture de l’article) et une femme réfugiée portant des baluchons sur le dos dans sa fuite était portée en tête du cortège. Lors de la manif marseillaise également des drapeaux des forces armées du Rojava (YPJ et YPG) et des drapeaux du Rojava côtoyaient quelques rares photos d’Ocalan.
Strasbourg
« Défendez Rojava – Debout pour le Rojava, manifestation de Strasbourg
Lorient
Les Kurdes et leurs amis se sont rassemblés sur la place municipale de Lorient, en France, pour protester contre les attaques contre le nord et l’est de la Syrie.
Dans le communiqué, « Tout comme Kobanê a vaincu l’EI avec un esprit de résistance, le sort des gangs actuellement mis sur le terrain sera le même. « Soyons la voix des opprimés, défendons les valeurs de liberté, de justice et de dignité. »
Par ailleurs, à l’appel du Heyva Sor a Kurdistanê, les Kurdes et leurs amis de la diaspora ont été invités à soutenir la campagne avec le sens des responsabilités.
Au cours de l’action, des tracts en français préparés par le CDK-F ont été distribués et des slogans tels que « Bijî Berxwedana Rojava », « Bijî Serok Apo (vive le leader Apo*)» et « Bijî Berxwedana Gerîla (vive la résistance de la guérilla) ».
IRAN / ROJHILAT – L’enseignante kurde Susan Hassanzadeh a été envoyée à la prison d’Orumiyeh pour purger une peine de trois mois pour « propagande contre l’État ».
Susan Hassanzadeh, militante des droits civiques et professeur de langue kurde, a été envoyée à la prison centrale d’Orumiyeh pour purger une peine de trois mois de prison, a rapporté le Réseau des droits de l’homme du Kurdistan (KHRN).
Selon KHRN, Hassanzadeh a été convoquée par la police qui l’a détenue et remise au Bureau d’exécution des jugements du Bureau du procureur de Bukan le 26 novembre.
Après avoir été détenue pendant plusieurs heures, Hassanzadeh a été condamnée par le juge exécutif à purger sa peine de trois mois à la prison centrale d’Orumiyeh.
Le 8 octobre, la branche 101 du deuxième tribunal pénal de Bukan a condamné l’enseignante kurde à trois mois de prison pour « propagande contre l’État », sans la présence de son avocat désigné.
Dans le même temps, Hassanzadeh a été acquitté d’« appartenance à des groupes d’opposition ».
Hassanzadeh, un habitant de Bukan, a été battu et arrêté par les forces de sécurité dans une rue de la ville le 15 mai et a été emmené en isolement dans la prison centrale d’Orumiyeh.
Durant sa détention, elle a été emmenée au centre de détention du ministère du Renseignement à Orumiyeh pour des interrogatoires quotidiens, puis renvoyée en isolement chaque nuit.
Le 12 juin, elle a été libérée provisoirement contre une caution de 8 milliards de rials (près de 16 000 dollars).
Hassanzadeh s’est vu refuser les visites de sa famille et l’accès à un avocat tout au long de sa détention.
Professeure de langue kurde depuis 17 ans à Bukan et dans les villages voisins, elle a été convoquée et interrogée à plusieurs reprises par les services de sécurité ces dernières années en raison de son activisme.
SYRIE / ROJAVA – Alors que des images d’exécutions et de pendaisons arrivent des zones syriennes passées sous le contrôle des groupes armés, dont HTC et les mercenaires turco-jihadistes, les forces arabo-kurdes tentent de calmer les tensions en déclarant une amnistie générale dans la province de Deir ez-Zor qu’elles ont prise après la fuite des forces fidèles à Bachar al-Assad.
Amnistie générale à Deir ez-Zor
Le commandant en chef des Forces démocratiques syriennes, Mazloum Abdi, a déclaré une amnistie générale dans toutes les zones de Deir ez-Zor et a déclaré : « Nos forces sont votre soutien. »
Le commandant en chef des Forces démocratiques syriennes a expliqué via un tweet que : « Avec l’avancée de nos forces à Deir ez-Zor pour sécuriser la zone au milieu de changements sur le terrain, nous déclarons une amnistie générale. »
Abdi a appelé tout le monde à coopérer pour maintenir la sécurité et la paix. « Nous appelons le peuple et les tribus à prévenir le chaos et à protéger la région », a-t-il ajouté.
SYRIE / ROJAVA – Après la prise d’Alep par le groupe islamiste islamistes de la Hayat Tahrir al-Cham (HTC ou HTS), son chef Abou Mohammed Al-Joulani s’est mis à affirmer qu’ils prônent une Syrie pluraliste dans laquelle toutes les composantes de Syrie auraient les mêmes droits. Peu de gens sensés croient aux paroles de cet islamiste qui tente de faire croire aux Occidentaux qu’ils sont fréquentables (autant que les Talibans). En revanche, les Kurdes du Rojava et leurs alliés arabes, chrétiens, arméniens ont déjà mis en place un modèle pluraliste et féministe qui a fait ses preuves, malgré les incessantes attaques venant de la Turquie et du groupe terroristes État islamique (DAECH ISIS)… Alors, si les groupes armés syriens et la communauté internationale sont sincères pour la résolution pacifique de la guerre civile syrienne, ils proposeraient le modèle du Rojava pour l’ensemble de la Syrie.
« Nous avons une solution, nous avons besoin de soutien »
La femme politique kurde originaire d’Afrin, Sinam Sherkany Mohamad représente l’administration autonome du Rojava / Syrie du Nord et de l’Est à Washington. Mohamad a joué un rôle de premier plan au sein de la révolution du Rojava depuis des décennies. Elle travaille dure pour faire reconnaitre officiellement l’Administration autonome de la Syrie du Nord et de l’Est par la communauté internationale.
Mohamad vient de rappeler sur X (ancien Twitter), au sujet de la question syrienne, que « La Syrie est en proie au chaos. Il est temps que la communauté internationale prenne au sérieux notre proposition de gouvernance multiethnique. Nous avons établi un système stable et juste dans le nord-est du pays, qui prouve notre modèle avec les Arabes, les chrétiens, les Kurdes et les Alaouites. Nous avons une solution, nous avons besoin de soutien. »
Après 14 ans de guerre civile syrienne et la fin quasi sûre du règne de Bachar al-d’Assad, les partis impliqués dans ce conflit meurtrier seront-ils prêts à œuvrer à la résolution pacifique de la question syrienne ou est-ce qu’on va entrer dans un nouveau cycle de combats armés en Syrie?
PARIS – Alors que les groupes jihadistes – qui ont pris Alep et Hama – se disent prêts à marcher sur Damas, capitale de la Syrie, le Parti Communiste Français (PCF) appelle à la mobilisation « pour une paix juste au Proche Orient » ainsi qu’à participer à la manifestation d’aujourd’hui organisée par le Mouvement des Femmes Kurdes en France (TJK-F), le Conseil Démocratique Kurde en France(CDK-F) et la représentation du Rojava en France.
Voici le communiqué du PCF publié ce matin:
Se mobiliser pour une paix juste au Proche Orient
Le cessez-le-feu au Liban est un soulagement pour le peuple libanais. Cela doit être un premier pas vers un cessez-le-feu général et permanent dans l’ensemble de la région.
L’armée israélienne et le gouvernement d’extrême-droite de Benjamin Netanyahou poursuivent les massacres de masse, crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza, alors qu’y sévissent la famine et les épidémies. Les organisations humanitaires se voient empêchées d’y accéder par le gouvernement israélien. Les entreprises d’annexion et d’épuration ethnique des colons et les crimes qu’ils commettent en Cisjordanie mettent ce territoire à feu et à sang. Le gouvernement israélien attaque ouvertement l’ONU, l’UNRWA et viole en toute impunité le droit international.
Ni les attaques de roquettes et de drones de l’organisation islamiste du Hezbollah, ni les crimes terroristes du Hamas du 7 octobre, ni les tirs de missiles entre Israël et l’Iran ne sauraient être invoqués pour tenter de justifier de tels actes.
Il est temps que la communauté internationale sorte de sa passivité, ou de sa complicité, face à cette attitude qui enfonce toute la région dans une guerre dangereuse pour toute la planète. Il faut mettre fin au blanc-seing que donnent au gouvernement de l’Etat d’Israël les Etats-Unis, l’UE et leurs alliés et qui permettent à l’Etat d’Israël et au gouvernement israélien d’agir en toute impunité. Il est urgent de rompre avec la politique impérialiste du « deux poids, deux mesures ».
Les offensives de forces djihadistes en Syrie, avec le soutien du régime turc d’Erdogan, soummttent les peuples de Syrie, les Kurdes, à de nouvelles exactions, alors que plus de 10 millions de Syriens ont été contraints à l’exil depuis 2010 et que plus de 500 000 d’entre eux ont été tués.
La seule solution est politique, c’est celle d’une paix juste fondée sur le respect du droit international, le droit des peuples à l’indépendance et à l’autodétermination et la sécurité collective pour toutes les nations et tous les peuples des Proche et Moyen-Orient.
Le PCF réaffirme sa solidarité avec les peuples de la région et avec les forces communistes, progressistes et de paix du Proche et Moyen-Orient qui luttent pour le droit des peuples à la souveraineté, à la sécurité collective et à une paix juste. Nous sommes aux côtés des députés communistes israéliens menacés de destitution et de la presse de gauche menacée de censure en Israël. Nous sommes aux côtés des Palestiniens qui exigent l’application du droit international et de la justice pour une solution de paix.
Le PCF exige :
– Un cessez-le-feu immédiat, général et permanent à Gaza et le retrait des troupes israéliennes.
– L’application par la France et l’ensemble des Etats des mandats d’arrêts de la CPI contre les dirigeants israéliens et ceux du Hamas
– Des sanctions contre le gouvernement israélien par l’interdiction d’exportation d’armes et de composants utilisables militairement vers l’Etat d’Israël et la suspension de l’accord d’association UE-Israël. Emmanuel Macron a appelé à l’arrêt des exportations d’armes utilisées à Gaza et au Liban. La France ne peut pourtant se contenter de paroles, elle doit agir pratiquement afin que cet appel soit porté par toute l’Union européenne.
– L’accès immédiat à l’aide humanitaire à Gaza et au Liban et une aide concrète aux agences de l’ONU et aux associations qui agissent en ce sens, le soutien aux opérations de l’UNRWA.
– Créer les conditions pour le retour de tous les déplacés palestiniens, libanais et israéliens chez eux.
– La reconnaissance immédiate et inconditionnelle par la France de l’Etat de Palestine sur les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, aux côtés de l’Etat d’Israël.
– La libération des otages israéliens détenus à Gaza.
– La libération des prisonniers politiques palestiniens.
– L’arrêt de l’occupation et de la colonisation israéliennes en Cisjordanie, à Jérusalem Est et à Gaza comme l’a dernièrement exigé la CIJ, et le droit au retour des réfugiés comme défini dans les résolutions de l’ONU.
Le PCF appelle à manifester sur ces bases partout en France et à Paris place de la République samedi 7 décembre à 14 h