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PARIS. Exposition « Betanî, Portraits des Yézidis de la Drôme »

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PARIS – Depuis ce mardi, la médiathèque James Baldwin dans le 19e arrondissement accueille l’exposition « Betanî, Portraits des Yézidis de la Drôme », signée par le photographe Romain Rabier en collaboration avec l’anthropologue Estelle Amy de la Bretèque.

Un symbole de mémoire et de résilience

Jusqu’à l’offensive de l’État islamique le 3 août 2014 contre le mont Shengal en Irak, de nombreuses familles yézidies vivaient dans cette région. Après avoir fui dans la montagne puis trouvé refuge dans les camps du Kurdistan irakien, une centaine d’entre elles ont été accueillies en France, principalement dans la Drôme, entre 2017 et 2021.

Dans leurs maigres bagages, ils n’ont pu emporter que quelques objets chargés de sens. Parmi eux, les précieuses couvertures « Betanî » occupent une place particulière. Symbole de richesse et souvent offertes en dot dans les villages de Shingal, elles servaient traditionnellement de fond pour les portraits de mariage. Aujourd’hui, ces grandes couvertures polaires trônent dans chaque foyer yézidi de la Drôme, empilées soigneusement ou étendues sur les lits.

Un dispositif photographique intime

L’exposition « Betanî » prend ces couvertures comme fil conducteur. Chaque membre de la communauté yézidie (en kurde : Êzdî) a été photographié à son domicile, dans un studio mobile installé par les artistes. Libre de choisir sa couverture et sa mise en scène (vêtements, pose, attitude), chaque personne a pu se représenter comme elle le souhaitait.

À travers ces portraits et d’autres images, l’exposition explore les réalités de l’exil : le rapport à la terre, la mémoire, le travail, la langue et la transmission des traditions. Ce travail photographique s’inscrit dans le prolongement d’un ouvrage antérieur des deux auteurs.

Table ronde ce jeudi

Dans le cadre de l’exposition, une table ronde est organisée ce jeudi 7 mai à 19h à la médiathèque James Baldwin pour échanger autour des portraits et de la culture yézidie.

Avec :

  • Estelle Amy de la Bretèque, anthropologue au CNRS et autrice du livre « Le Collier de l’ange Paon » (Éditions Libel)

  • Farhad Shamo Roto, président de l’association Voice of Ezidis

  • Romain Rabier, photographe et réalisateur à l’agence Hans Lucas

ROJAVA. Les Kurdes exigent la libération des otages

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SYRIE / ROJAVA — Ce matin, les familles de détenus kurdes ont bloqué l’autoroute internationale M-4 à Til Temir (Tell Tamer) pour exiger la libération immédiate de leurs proches, dont la libération aurait été suspendue sur ordre de la Turquie.

Cette action intervient après que Damas a suspendu une partie des libérations prévues dans le cadre de l’accord d’intégration signé le 29 janvier 2026 avec les Forces démocratiques syriennes (FDS). Malgré plusieurs vagues de libérations (environ 200 en mars et près de 800 mi-avril), plusieurs centaines de détenus kurdes restent toujours aux mains du gouvernement intérimaire.

Les familles et les autorités kurdes accusent la Turquie d’exercer une forte pression sur Damas pour bloquer le processus. Des manifestations similaires ont eu lieu à travers le Rojava.

La question des prisonniers reste un point de tension majeur dans les négociations entre l’administration kurde et Damas.

IRAN. 16 ans après leur exécution, ils restent des symboles de la résistance kurde

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IRAN / ROJHILAT – Les commémorations des prisonniers politiques kurdes Farzad Kamangar, Shirin Alam-Houli, Farhad Vakili et Ali Heydarian exécutés le 9 mai 2010 interviennent dans un contexte particulièrement sombre pour l’Iran. Répression accrue, climat sécuritaire tendu et vagues d’arrestations massives marquent une nouvelle fois la réalité politique du pays.

Ces dernières années, des milliers de personnes ont été arrêtées et condamnées, souvent sous les chefs d’accusation de « moharebeh » (inimitié envers Dieu), « rébellion » ou « collaboration avec l’ennemi ». Selon les organisations de défense des droits humains, ces procès manquent cruellement d’équité et de preuves. La peine de mort, loin de reculer, est utilisée comme instrument de terreur et de contrôle social. En moins de deux mois, au moins 28 prisonniers politiques ou accusés d’atteintes à la sûreté de l’État ont été exécutés.

Le 9 mai 2010 : une exécution secrète

Ce jour-là, les quatre militants kurdes ont été pendus en secret à la prison d’Evin, sans que leurs familles ni leurs avocats n’en soient informés. Condamnés à mort à l’issue de procès jugés iniques par leurs défenseurs et les ONG internationales, ils étaient principalement accusés de « moharebeh » et de liens présumés avec l’opposition, accusations qu’ils ont toujours réfutées.

Farzad Kamangar, enseignant à Kamyaran, a proclamé son innocence jusqu’à la fin. Dans ses lettres émouvantes, il parlait d’éducation, d’espoir et d’égalité. Shirin Alam-Houli a dénoncé les tortures subies pour lui arracher des aveux. Des témoignages similaires existent pour Farhad Vakili et Ali Heydarian.

Les familles n’ont été ni prévenues ni autorisées à voir les corps. Les dépouilles n’ont jamais été restituées et les lieux d’inhumation restent inconnus à ce jour, infligeant une douleur supplémentaire et permanente.

Un symbole de résistance

Seize ans plus tard, ces exécutions restent l’une des violations les plus choquantes des droits humains en Iran. Elles avaient provoqué à l’époque une vague inédite de manifestations et de grèves au Kurdistan iranien, ainsi que de vives condamnations internationales d’Amnesty International et Human Rights Watch.

Aujourd’hui, plusieurs prisonniers politiques kurdes sont toujours menacés d’exécution, parmi lesquels Pakhshan Azizi, Hatem Ozdemir, Yousef Ahmadi, Raouf Sheikh-Maroufi et Mohammad Faraji. Le cas de Warisha Moradi et celui de Zeinab Jalalian, dont la peine de mort a été commuée en perpétuité, rappellent que le danger persiste.

Pakhshan Azizi, Hatem Ozdemir, Yousef Ahmadi, Raouf Sheikh-Maroufi et Mohammad Faraji

Les lettres et écrits de Farzad Kamangar et Shirin Alam-Houli continuent d’être lus et de porter des messages d’espoir, de dignité et d’égalité. Ils inspirent toujours celles et ceux qui luttent contre l’oppression.

 

prisonnières kurdes Warisha Moradi et Pakhshan Azizi

Le 9 mai n’est pas seulement une date commémorative. C’est le rappel d’un cycle de répression qui se poursuit et un cri exigeant l’abolition de la peine de mort, des procès équitables et le respect des droits fondamentaux en Iran.

prisonnière politique kurde, Zeinab Jalalian

 

Le Royaume-Uni relance la stratégie Sykes-Picot au Moyen-Orient

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Le Royaume-Uni renforce sa présence militaire et stratégique au Moyen-Orient afin de protéger ses intérêts énergétiques.

Le discours du roi Charles III devant le Congrès américain, prononcé lors de sa visite d’État du 27 au 30 avril, a été l’un des événements les plus suivis depuis le début de la guerre contre l’Iran. Il s’agissait du premier discours royal de ce type depuis celui de la reine Élisabeth II en 1991. Face à « une période de grande incertitude », Charles III a déclaré : « Alors que les conflits s’étendent de l’Europe au Moyen-Orient, la communauté internationale est confrontée à d’immenses défis. Nous vivons dans une nouvelle ère, plus instable et plus dangereuse que celle dont parlait ma défunte mère dans cette même enceinte en 1991. Les défis sont trop importants pour qu’une seule nation puisse les relever seule. » Cette « ère nouvelle et dangereuse » s’accompagne d’une politique britannique de « diviser pour mieux régner » au Moyen-Orient, particulièrement visible dans le contexte de la guerre contre l’Iran.

Le plan de « participation limitée » de Keir Starmer

Après le déclenchement de la guerre le 28 février par les États-Unis et Israël, le conflit s’est rapidement étendu aux pays du Golfe, à l’Irak, au Kurdistan du Sud et au Liban. Le 1er mars, le Premier ministre Keir Starmer a autorisé l’utilisation des bases britanniques de Fairford et de Diego Garcia pour des opérations « défensives ». Pourtant, le lendemain, il a affirmé devant le Parlement que le Royaume-Uni ne participerait pas au conflit et rejetait l’idée d’un « changement de régime par les airs ». Tout en maintenant l’alliance avec Washington, Starmer a multiplié les actions : déclaration commune avec la France et l’Allemagne condamnant les attaques iraniennes, interception de drones et missiles iraniens par l’aviation britannique au-dessus du Qatar, de la Jordanie, de l’Irak et de Chypre, déploiement de quatre avions de chasse supplémentaires au Qatar, d’hélicoptères Wildcat à Chypre et du destroyer Type 45 HMS Dragon. Ces déploiements s’ajoutent à la présence déjà renforcée depuis janvier-février. Pour Londres, l’enjeu est clair : sécuriser ses intérêts énergétiques, ses exportations d’armement et ses flux financiers dans le Golfe, tout en maintenant des bases stratégiques à Chypre (Akrotiri et Dhekelia) en Méditerranée orientale.

Hormuz : une diplomatie active sans les États-Unis

Face à la crise du détroit d’Ormuz, le Royaume-Uni a pris la tête d’une initiative européenne et internationale. Le 19 mars, une déclaration commune de 36 pays dont le Royaume-Uni s’est engagée pour la sécurité maritime. Le 2 avril, Londres et Paris ont co-organisé un sommet réunissant plus de 40 pays. Malgré des tensions avec l’administration Trump, notamment sur le blocus des ports iraniens, Starmer a maintenu sa ligne : « Ce n’est pas notre guerre. » Le Royaume-Uni a parallèlement travaillé à une mission de défense multinationale post-cessez-le-feu, tout en poussant les pays du Golfe à développer des alternatives au détroit d’Ormuz.

Tournée éclair dans le Golfe

Du 8 au 10 avril, Keir Starmer a effectué une visite express dans le Golfe : Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Bahreïn et Qatar. Au programme : maintien du cessez-le-feu, coopération en matière de défense et nouveaux accords économiques. Durant le conflit, le Royaume-Uni a livré des systèmes de défense aérienne (Sky Sabre en Arabie saoudite, Rapid Sentry et ORCUS au Koweït), des missiles au Bahreïn et renforcé la flotte de Typhoon du Qatar.

Partenariat stratégique avec la Turquie

Le 23 avril, la Turquie et le Royaume-Uni ont signé à Londres un « Document-cadre de partenariat stratégique ». Signé par Hakan Fidan et Yvette Cooper, ce texte renforce la coopération en matière de défense, d’industrie, d’opérations conjointes et de renseignement. Cet accord, perçu comme une alliance contre les aspirations kurdes, intervient après la vente de 20 Eurofighter à la Turquie (avec un rôle britannique dans l’approbation allemande). Ankara souhaite également acquérir 24 appareils d’occasion supplémentaires.

Le retour de la politique coloniale

En déployant massivement ses forces dans le Golfe et en se rapprochant de la Turquie, le Royaume-Uni réactive la logique qui a présidé à l’accord Sykes-Picot de 1916 et au traité de Lausanne : morceler la région, diviser le Kurdistan et empêcher l’autodétermination des peuples, notamment kurde, au nom de la « stabilité » et de la « sécurité énergétique ».

Par Gurbet Sarya, pour ANF

 

 

TURQUIE. La misère des Kurdes du quartier d’Oglakli à Diyarbakır

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TURQUIE / KURDISTAN – Le nouveau quartier d’Oglakli, dans la province kurde de Diyarbakır (Amed), se transforme rapidement en zone de relégation sociale. Drogue, prostitution et influence des groupes islamistes radicaux y progressent dans un contexte de marginalisation accélérée.

Suite aux séismes dévastateurs de février 2023 centrés sur Maraş (Mereş), Diyarbakır a été durement touchée, particulièrement les quartiers de Bağlar, Huzurevleri et Sur (Sûr). Plus de 400 personnes y ont perdu la vie et des milliers de bâtiments ont été démolis. Pour reloger les sinistrés, l’Administration du logement public (TOKİ) a construit en urgence, à partir de 2023, de vastes complexes résidentiels le long de la route de Siverek (Sêwêreg). Livrés environ un an plus tard, ces ensembles sont en passe de devenir un nouveau quartier, voire un futur district.

Une transformation démographique massive et incontrôlée

Ces complexes portent sur un total de 14 000 logements. Dans les phases déjà occupées, environ 42 000 personnes y résident déjà ; ce chiffre devrait atteindre 70 000 une fois tous les bâtiments livrés. La moitié des habitants sont propriétaires, l’autre locataires. Situé en périphérie de la ville, le quartier connaît une mutation sociale brutale qui inquiète ses résidents.

Selon de multiples témoignages recueillis sur place, la drogue et la prostitution se sont fortement développées. Plusieurs sources locales pointent également la mainmise politique du Parti de la justice et du développement au pouvoir (AKP) sur la gestion des sites.

Gestion AKP et clientélisme

Les habitants décrivent un système de gestion interne dominé par l’AKP : « Ce complexe compte 55 immeubles et environ 1 900 appartements. La direction est assurée par un directeur et un comptable proches du parti [AKP fondé par l’actuel président turc Erdogan]. Pour travailler ici, à n’importe quel poste, l’adhésion à l’AKP est obligatoire. Les non-membres sont exclus. La famille Ensarioğlu semble également jouer un rôle central dans les nominations et la gestion. Pourtant, les problèmes quotidiens des résidents restent largement ignorés. »

Prostitution, drogue et montée des groupes islamistes radicaux

Le quartier attire une importante population conservatrice et voit s’implanter des groupes islamistes radicaux. « Ils organisent des réunions dans les maisons et mènent des actions très structurées. Certains habitants accrochent même des drapeaux de Hayat Tahrir al-Sham (HTS) à leurs balcons », témoignent des résidents.

Beaucoup de jeunes proviennent de quartiers autrefois politiquement mobilisés. Ils se dépolitisent rapidement sous l’effet combiné de la drogue, de la précarité et de l’absence d’espaces sociaux ou culturels. Les loyers, moins élevés qu’en centre-ville, attirent également des réseaux de prostitution qui opèrent notamment dans les caves et les espaces abandonnés.

Un quartier à l’abandon

Les infrastructures restent insuffisantes et l’entretien minimal : « On dirait une zone délaissée. La municipalité passe juste ramasser les ordures et repart. Il y a très peu d’espaces sécurisés malgré la forte densité. Ni la municipalité ni les administrations locales ne semblent prendre la mesure du problème. Ce quartier ne peut pas être laissé à l’abandon. » (ANF)

SHENGAL. Sauvetage d’une Yézidie kidnappée à l’âge de 7 ans

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SHENGAL – Une fillette yézidie kidnappée par DAECH lors du génocide yézidi commis à Shengal en août 2014 s a été sauvée et ramenée à Shengal.

La jeune Yézidie Jamila Bapir a enfin retrouvé la liberté. Enlevée en août 2014 à l’âge de 7 ans lors du génocide des Yézidis à Shengal, elle vient d’être libérée après plus de onze années de captivité.

Elle a déclaré à Rudaw : « Je suis profondément reconnaissante de cet accueil chaleureux, merci à Dieu », s’exprimant notamment en arabe plutôt qu’en kurde, sa langue maternelle.

Originaire de Tel Qasab, elle a été arrachée à sa famille par les combattants de l’EI. Après des années de souffrance, elle a pu être sauvée en Syrie par le Bureau de sauvetage des Yézidis enlevés, rattaché à la présidence de la région du Kurdistan et a retrouvé les siens à Shengal.

Cinq membres très proches de sa famille, dont sa mère et quatre frères et sœurs, ont également été libérés ces dernières années et vivent aujourd’hui à l’étranger. Son père, lui, reste porté disparu.

Plus de 2 000 Yézidis et Yézidies sont encore considérés comme disparus depuis le génocide de 2014. Certains ont été assassinés et gisent dans les charniers d’Irak ; d’autres croupissent toujours en captivité. Régulièrement, des femmes et des enfants yézidis sont encore retrouvés en Syrie, souvent dans d’anciens camps de l’EI ou chez les familles de ses partisans.

L’histoire de Jamila rappelle l’horreur absolue que l’EI et son idéologie ont infligée aux femmes et aux filles yézidies : esclavage sexuel, conversions forcées, séparation des familles et tentatives systématiques d’anéantissement d’une communauté entière.

Campagne de crowdfunding pour la sortie d’un EP kurde

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TOULOUSE – Le groupe de rock psychédélique kurde basé à Toulouse, Mîrkut a lancé un appel au financement participatif pour son premier EP « Kevok im » (Je suis la colombe).

Le groupe Mîrkut fait appel à votre soutien pour financer la sortie de son premier mini-album « Kevok im ». Avec un objectif de 5 000 €, cette campagne permettra de finaliser l’enregistrement, le mixage et le mastering des 5 morceaux restants, ainsi que le pressage des CD physiques.

Mîrkut puise son répertoire dans le collectage de chants kurdes traditionnels, riches d’histoires de résistance, d’amour et d’amitié. À cette matière première vivante, il ajoute un regard profondément personnel à travers de nouvelles compositions originales.

Inspiré par les codes des danses (govend) et des musiques traditionnelles kurdes, Mîrkut porte un regard critique et lucide sur le monde contemporain, ainsi que sur les sociétés kurde et française. Entre les héritages de Şeîd Gabarî et Sivan Perwer, la transe psychédélique d’Altın Gün et la puissance blues-rock de Bab L’Bluz, le groupe forge un univers singulier où l’esprit rock et les transes orientales deviennent le leitmotiv d’une nouvelle aventure musicale incandescente.
 

À quoi servira votre contribution ?

  • Enregistrement, mixage et mastering des titres restants

  • Pressage CD

  • Réalisation de visuels et clips

  • Salaires des musiciens

  • Graphisme, merch et droits SACEM/SDRM

Mîrkut, né dans les ruelles de Toulouse, est un projet musical engagé et hybride. Porté par une pensée révolutionnaire qui prône la paix et la liberté, le groupe puise dans le riche répertoire des chants kurdes traditionnels (Govend, Dengbêj, Sevbêrî) tout en y apportant des compositions originales. Entre tradition et modernité, Mîrkut porte un regard critique sur les sociétés kurde et française, avec une énergie rock, groove et trance orientale.

Influences : Car Newa, Se’îd Gabarî, Sivan Perwer, Altın Gün, Bab L’Bluz

Membres du groupe Mirkut :

  • Genco Selwa – Voix & Tenbûr électrique (Saz)
  • Marylou Tessier-Mikalef – Chœurs & Ney
  • Samir Laroche – Chœurs & Claviers/Synthés
  • Menad Moussaoui – Chœurs & Basse
  • Stéphane Gratteau – Chœurs & Batterie

    Lien pour participer au financement d’EP sur Hello Asso : « Kevok im »

Crédit photo : Carla Dacal

IRAN. Manifestations anti-régime : 30 condamnations à mort et 13 exécutions

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IRAN / ROJHILAT – Près de trois mois après le massacre de civils lors des manifestations du début de l’année, le pouvoir judiciaire iranien a lancé une vaste campagne de condamnations à mort et d’exécutions visant les personnes arrêtées pendant les troubles.

Selon les données compilées par le Centre de statistiques et de documentation de l’ONG kurde Hengaw, au moins 3 500 personnes ont été tuées et près de 40 000 arrêtées lors de la répression des manifestations.

Hengaw révèle qu’au moins 30 personnes arrêtées pendant les protestations ont été condamnées à mort à l’issue de procès inéquitables. Treize d’entre elles ont déjà été exécutées en secret dans les prisons de Qom, Karaj (Ghezel Hesar), Mashhad et Ispahan. Plusieurs autres détenus ont été inculpés de moharebeh (« guerre contre Dieu »), un chef d’accusation qui les expose à la peine capitale.

L’organisation exprime sa profonde inquiétude face aux conditions de détention et dénonce la coupure délibérée d’internet imposée par l’État, qui a gravement entravé le signalement et la documentation des violations. Dans de nombreux cas, l’identité des manifestants n’a été révélée qu’après leur exécution secrète, sans aucune information préalable sur leur arrestation ou leur sort. Ces condamnations à mort ont été prononcées et mises à exécution avec une rapidité extrême, en totale violation des garanties élémentaires d’un procès équitable. Des dizaines d’autres prisonniers restent sous la menace d’une exécution imminente.

Manifestants exécutés en secret

19 mars 2026 – Prison centrale de Qom :

  • Saleh Mohammadi (19 ans), Mehdi Ghasemi, Saeed Davoudi.

4 avril 2026 – Prison de Ghezel Hesar (Karaj) :

  • Amir Hossein Hatami (18 ans), Shahin Vahedparast Kalvar (30 ans).

5 avril 2026 – Prison de Ghezel Hesar :

  • Mohammadamin Biglari (19 ans), Ali Fahim (23 ans).

21 avril 2026 – Prison de Ghezel Hesar :

  • Amirali Mirjafari.

25 avril 2026 – Prison centrale d’Ispahan :

  • Erfan Kiani.

30 avril 2026 – Prison centrale d’Ispahan :

  • Sasan Azadvar (23 ans, Lor).

3 mai 2026 – Prison centrale de Mashhad :

  • Ebrahim Dolatabadi, Mehdi Rasouli (25 ans, originaire de Kashmar), Mohammadreza Miri (21 ans).

Manifestants condamnés à mort

Au moins 30 prisonniers ont été condamnés à mort par les chambres 15 et 26 du Tribunal révolutionnaire de Téhéran (présidées respectivement par les juges Abolghasem Salavati et Iman Afshari), ainsi que par les tribunaux révolutionnaires de Qom, Mashhad, Ispahan et Shiraz. Treize d’entre elles ont déjà été exécutées. Voici la liste des personnes condamnées à mort identifiées à ce jour :

  1. Mohammadamin Biglari (19 ans, Téhéran)

  2. Mohammad Abbasi (55 ans, Malard)

  3. Saleh Mohammadi (19 ans, Qom)

  4. Mehdi Ghasemi (Qom)

  5. Saeed Davoudi (Qom)

  6. Amir Hossein Hatami (18 ans, Téhéran)

  7. Ali Fahim (23 ans, Téhéran)

  8. Shahab Zahedi (Téhéran)

  9. Abolfazl Salehi Siavashani (Téhéran)

  10. Yaser Rajaeifar (Téhéran)

  11. Shahin Vahedparast Kalvar (30 ans, Téhéran)

  12. Mohammadreza Majidi Asl (Téhéran)

  13. Bita Hemmati (Téhéran)

  14. Behrouz Zamaninejad (Téhéran)

  15. Kourosh Zamaninejad (Téhéran)

  16. Erfan Kiani (Ispahan)

  17. Maryam Hedavand (Pakdasht)

  18. Matin Mohammadi (Pakdasht)

  19. Erfan Amiri (Pakdasht)

  20. Ehsan Hosseinipour Hesarloo (19 ans, Pakdasht)

  21. Amirali Mirjafari (Téhéran)

  22. Ebrahim Dolatabadi (Mashhad)

  23. Sasan Azadvar (23 ans, Ispahan)

  24. Mohammadreza Tabari (50 ans, Borujerd)

  25. Mehdi Rasouli (25 ans, Kashmar)

  26. Mohammadreza Miri (21 ans, Mashhad)

  27. Hamidreza Fathi (Marvdasht)

  28. Abdolreza Fathi (Marvdasht)

  29. Hamidreza Sabetray (Marvdasht)

  30. Saeed Zarei Kordshouli (31 ans, Marvdasht)

Avertissement de Hengaw

Hengaw met en garde contre le risque d’exécutions imminentes pour les personnes figurant sur cette liste et souligne que des dizaines d’autres détenus, souvent non identifiés, sont exposés au même danger. Ces prisonniers sont maintenus dans des conditions de disparition forcée, sur la base d’accusations de sécurité fabriquées, et sont jugés selon des procédures manifestement inéquitables, sans accès à une défense effective.

L’organisation tient les institutions judiciaires et sécuritaires de la République islamique d’Iran directement responsables de ces exécutions extrajudiciaires.

Hengaw appelle la communauté internationale, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies et toutes les organisations de défense des droits humains à rompre le silence. Elle demande une intervention urgente, notamment des pressions diplomatiques fortes pour imposer un moratoire immédiat sur les exécutions, la libération des prisonniers politiques et l’envoi de délégations internationales d’enquête dans les prisons iraniennes.

Le rétablissement de l’accès libre à internet doit également constituer une exigence non négociable dans toute discussion avec les autorités iraniennes. Le silence face à ces crimes équivaut à une complicité avec la machine répressive du régime.

SYRIE. Menaces contre les familles d’otages kurdes qui cherchent leurs proches

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SYRIE / ROJAVA – Plusieurs familles d’otages kurdes se sont rendues à Alep dans l’espoir de revoir leurs proches ou d’obtenir des informations sur leur sort. Les autorités du gouvernement intérimaire syrien les en ont empêchées et les ont dispersé.

Des proches de prisonniers des Forces démocratiques syriennes (FDS) détenus par Damas ont indiqué que de nombreuses familles s’étaient déplacées à Alep il y a plusieurs jours, se présentant directement aux prisons où leurs proches sont incarcérés grâce aux informations obtenues en échange des pots-de-vin versés aux membres du régime syrien.

Les forces de sécurité intérieure d’Alep leur ont toutefois interdit toute rencontre, visite ou même communication avec leurs proches. Selon les témoignages, les agents les ont menacés d’arrestations s’ils ne se dispersaient pas immédiatement.

Plusieurs d’entre eux, dont certains ont réussi à obtenir des informations en contactant leurs familles ou en versant des pots-de-vin, ont déclaré à l’agence de presse ANHA qu’il existe deux principaux centres de détention à Alep : la branche de la Sécurité militaire, située près du rond-point al-Basel, et l’ancienne branche de la Sécurité politique, dans le quartier d’Al-Suleimaniyeh.

Ils ont également fait état d’une prison secrète aménagée au sous-sol d’un bâtiment situé entre la mosquée Rahman et le stade du Bien-être de la Jeunesse, ainsi que d’autres sites clandestins, notamment dans des halls du quartier de Shaqif, au nord de Sheikh Maqsoud. L’emplacement exact de plusieurs autres prisons reste inconnu.

Des prisons supplémentaires ont été signalées à Manbij, à Homs et à al-Aqtan, où sont détenus des prisonniers civils et militaires originaires de la région.

Réactions officielles

Le vice-ministre de la Défense du gouvernement intérimaire syrien pour la région orientale, Sipan Hamo a déclaré dans une récente interview à l’agence ANHA : « Le jour où l’intégration a été annoncée, tout le monde aurait dû être libéré des prisons sans aucun versement. » Il a jugé « contraire à l’éthique » de lier la question des otages à des pressions politiques.

De son côté, Ahmed al-Hilali, porte-parole de l’équipe présidentielle chargée de la mise en œuvre de l’accord du 29 janvier, a affirmé dans un communiqué récent que la question des prisonniers serait « bientôt résolue ». (ANHA)

Campagne « Nous sommes toutes des YPJ ! »

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SYRIE / ROJAVA – Les organisations de femmes du Rojava ont lancé la campagne internationale « Nous sommes toutes YPJ ! » pour exiger la reconnaissance et l’intégration des Unités de protection de la femme (en kurde : Yekîneyên Parastina Jin, YPJ) dans l’armée syrienne, la protection de leurs structures et des acquis révolutionnaires des femmes face au Gouvernement de transition syrien.

Voici le communiqué publié par le collectif Women Defend Rojava

Depuis le 6 janvier et le début de l’agression militaire, les femmes et leurs institutions sont systématiquement prises pour cible par les forces du gouvernement de transition syrien et de l’État turc. L’accord d’intégration conclu entre le Gouvernement de transition et l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie a évité une guerre totale. Aujourd’hui, les acquis de la révolution des femmes sont défendus avant tout par des moyens diplomatiques, culturels et politiques.

Les négociations sur l’éducation, la langue kurde, le système de coprésidence, le financement et la reconnaissance constitutionnelle des droits des femmes avancent. Pourtant, le gouvernement de transition continue de rejeter l’intégration des YPJ dans l’armée syrienne, la participation politique pleine des femmes et leur droit légitime à l’autodéfense. Cette hostilité s’inscrit dans la continuité de l’injustice historique subie par le peuple kurde, dont les structures de protection et d’autonomie sont une nouvelle fois menacées.

Le 26 avril 2026, les organisations de femmes du Rojava ont lancé la campagne internationale « Nous sommes toutes YPJ ! » pour porter ces revendications à l’échelle mondiale :

  • Reconnaissance officielle des YPJ au sein du ministère syrien de la Défense

  • Maintien de la structure et de l’autonomie des YPJ dans le Rojava

  • Protection et consolidation des acquis révolutionnaires des femmes

  • Libération des femmes détenues, restitution des corps des martyres et clarification du sort des disparues

  • Soutien international à l’intégration digne des YPJ

  • Renforcement réel de la participation des femmes dans les institutions militaires et de sécurité

En tant que campagne Women Defend Rojava, nous soutenons pleinement ces demandes et appelons toutes les forces démocratiques, en particulier les mouvements de femmes du monde entier, à se joindre à nous.

L’autodéfense est notre droit naturel

Dans un monde marqué par les guerres patriarcales, les femmes paient le prix le plus lourd. Pendant plus de dix ans, les YPJ ont prouvé que les femmes peuvent se défendre elles-mêmes et défendre leur société. Face à l’État islamique et à l’idéologie misogyne, elles ont incarné le courage, la dignité et une éthique nouvelle dans la lutte armée. Elles sont devenues un symbole de libération pour les femmes du Kurdistan et du Moyen-Orient.

Aujourd’hui, nous leur devons bien plus que de la solidarité : nous avons le devoir de nous tenir à leurs côtés pour défendre nos propres droits et nos acquis partout dans le monde.

À l’occasion de l’anniversaire des YPJ, nous saluons toutes les combattantes avec fierté et rendons hommage à toutes les martyres, notamment les internationalistes Anna Campbell et Ivana Hoffmann. Suivre leur exemple est notre plus belle réponse.

Nous sommes toutes YPJ ! L’autodéfense est notre droit naturel !

Comment participer à la campagne ?

  • Envoyez une courte vidéo de soutien à : weareallypj@disroot.org

  • Rejoignez la campagne de hashtag #WeAreAllYPJ le 9 mai 2026 à 19h00 (CET)

  • Partagez massivement sur les réseaux sociaux avec le slogan et le logo Women Defend Rojava

  • Organisez des événements, actions, projections ou performances dans votre ville

  • Diffusez l’histoire et les acquis des YPJ, particulièrement sur le thème de l’autodéfense

  • Contactez les médias, élu·es et organisations de défense des droits humains

  • Formez vos propres initiatives d’autodéfense et rendez-les visibles

 

Canaux médiatiques

Women Defend Rojava:
Website: womendefendrojava.net
Instagram: Women_Defend_Rojava
Telegram: t.me/womendefend

Kongra Star
Website: kongra-star.org/eng/
X: @starrcongress
Facebook: Kongra Star Women’s movement

YPJ
Website: ypj-info.org/
X: @YPJ_info
Telegram:t.me/YPJInformation
Youtube: @YPJ_info
Instagram: YPJ.information
YPJ-Press-website: ypjrojava.net/en/

Young International Women
Instagram: younginternationalistwomen

 

Les Kurdes veulent être représentés au Parlement syrien

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SYRIE / ROJAVA – L’Assemblée du peuple syrien, qui compte 210 sièges, se constitue progressivement. Lors des premières élections organisées après la chute d’Assad en octobre dernier, 119 députés ont été élus. Cependant, plusieurs zones des gouvernorats de Hassaké, Raqqa et Soueïda avaient été exclues du scrutin, car elles échappaient alors au contrôle du gouvernement central.

Après la prise de Raqqa par le Gouvernement de transition syrien (GTS) en janvier, six sièges supplémentaires y ont été pourvus. L’accord d’intégration signé le 29 janvier entre le GTS et les Forces démocratiques syriennes (FDS) a ouvert la voie à des élections à Hassaké, où dix sièges restent à pourvoir. Cette situation met une nouvelle fois en lumière l’injustice historique subie par le peuple kurde, dont la représentativité politique demeure fragile et soumise à des processus incertains.

« Nous nous préparons actuellement à organiser les élections à Hassaké », a déclaré au journal The Amargi Nawar Najma, porte-parole du Comité suprême électoral. « La formation des sous-comités est en cours ; nous prévoyons qu’elle sera achevée dans les prochains jours. »

Les partis kurdes se disent prêts à participer, tout en posant des conditions claires : un processus équitable, une inscription correcte des électeurs et une représentation adéquate de la communauté kurde. Faris Othman (Parti démocratique progressiste kurde) et Faysal Youssef (Conseil national kurde) ont tous deux exprimé des réserves sur le caractère réellement démocratique du scrutin.

Un système hybride très critiqué

Le système électoral actuel ne repose pas sur un vote populaire. Seuls 126 sièges ont été pourvus jusqu’à présent, dont une grande partie via un corps électoral très restreint. Sur les 210 sièges, 70 sont directement nommés par le président intérimaire Ahmed al-Sharaa, sans passer par le vote.

De nombreux acteurs, notamment kurdes et de la société civile, dénoncent un processus qui relève davantage de la « nomination » que de l’élection. « Il ne s’agit pas d’une élection. C’est un mélange de nominations et d’un corps électoral restreint », a déclaré Faris Othman.

Actuellement, la représentation des minorités et des femmes reste très faible : seulement 6 femmes siègent à l’Assemblée. Sur les 126 députés déjà en place, on compte 4 Kurdes, 4 Alaouites, 2 Ismaéliens et 1 chrétien. Les sunnites sont largement majoritaires.

Pas de partis politiques autorisés

Les candidats ne peuvent se présenter qu’à titre individuel. Le GTS justifie cette mesure par la nécessité de stabiliser le pays avant d’autoriser le pluralisme partisan. Une future loi sur les partis est promise à l’issue de la phase de transition.

Objectif principal : une nouvelle constitution

L’une des missions les plus importantes de cette Assemblée sera de lancer le processus d’élaboration d’une nouvelle constitution. Le président al-Sharaa dispose d’un poids considérable avec ses 70 nominations, ce qui suscite des craintes quant à la légitimité et à l’inclusivité du futur texte.

Les négociations se poursuivent avec les Kurdes sur des questions sensibles : enseignement en langue kurde, reconnaissance des diplômes, intégration des forces militaires (dont les YPJ) et statut futur des régions du Nord-Est.

SYRIE. Les autorités de transition musellent les critiques

SYRIE – Les autorités de transition syriennes recourent de manière systématique à la diffamation et aux campagnes de dénonciation pour cibler les voix critiques.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme exprime sa profonde préoccupation face à un article publié par un média proche du Gouvernement de transition, visant explicitement le rédacteur en chef d’une plateforme médiatique – un journaliste syrien d’origine palestinienne – après la publication d’une critique professionnelle du projet du mont Qasioun.

Cet article, qui incluait des photos du cheikh Hikmat al-Hijri, du cheikh Ghazal Ghazal et du directeur de l’Observatoire, Rami Abdel Rahman, s’inscrivait dans une logique claire d’incitation à la haine et d’accusations de trahison. Ces attaques, totalement déconnectées du débat public et du travail journalistique, visent à criminaliser toute critique légitime.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme souligne que ce cas n’est pas isolé, mais s’inscrit dans une stratégie délibérée et récurrente des autorités intérimaires. Depuis plusieurs mois, celles-ci mènent des campagnes organisées visant à discréditer et à faire taire les journalistes indépendants, les militants des droits humains et les organisations de défense des droits, au premier rang desquelles l’Observatoire lui-même. Ces méthodes répressives rappellent l’injustice historique subie par le peuple kurde et les autres composantes de la société syrienne, dont les aspirations à la dignité sont systématiquement étouffées.

Au lieu de répondre aux préoccupations soulevées ou d’assurer une transparence minimale, les autorités préfèrent réprimer les voix qui dénoncent le recul des libertés publiques. Plus grave encore, alors qu’elles ferment les yeux sur les discours de haine et les appels à la division prononcés depuis certaines chaires de mosquées et plateformes médiatiques, elles instrumentalisent leurs médias affiliés pour lancer des campagnes de diffamation, d’accusations de trahison et de mobilisation de l’opinion publique contre quiconque ose poser des questions légitimes sur leurs projets ou leurs politiques.

Cette approche constitue une menace directe à la liberté d’expression et risque d’alimenter de nouvelles tensions et fractures au sein de la société syrienne. Elle reproduit tristement les pratiques répressives qui ont longtemps étouffé le peuple syrien, compromettant ainsi les espoirs d’un véritable changement.

La liberté de la presse et d’expression ne se proclame pas par des slogans, mais se construit par la protection effective des journalistes et des défenseurs des droits humains contre les menaces, les diffamations et les ciblages personnels.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme exige l’arrêt immédiat de ces campagnes de diffamation, la tenue pour responsables des auteurs de ces attaques, et la création d’un environnement sûr et propice au travail médiatique et aux activités de défense des droits humains, conformément aux normes internationales relatives à la liberté d’opinion, d’expression et au droit à l’information.