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SYRIE. « Nos alliés, nos amis meurent. Et nous regardons ailleurs »

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PARIS – Katell Faria, ancienne internationaliste ayant combattu DAECH aux côtés des YPJ kurdes, dénonce l’inaction de l’Occident face au génocide des Kurdes en cours au Rojava par les gangs jihadistes de la « Nouvelle Syrie » d’al-Sharaa (Jolani). Nous partageons avec vous sa tribune :

Nos alliés, nos amis meurent. Et nous regardons ailleurs

Depuis deux semaines, j’assiste impuissante, effondrée et consternée, au lâchage des Kurdes par les Occidentaux – les États-Unis en tête, et la France à leur suite – dans l’indifférence quasi généralisée des médias, des politiques et des peuples que cette tragédie concerne pourtant directement.

Il y a dix ans, pendant la bataille de Kobané, les combattants kurdes des unités YPG-YPJ étaient nos héros : ceux qui, avec l’appui de la coalition internationale, avaient défait le terrorisme islamique dont les attaques, commanditées depuis Raqqa, nous frappaient jusque sur nos terrasses de cafés, nos stades et nos salles de concert. Nous souvenons-nous à quel point nous avions peur, alors ? À l’époque, nos journaux affichaient en couverture les yapajas [YPJ], ces amazones à longues tresses qui mourraient pour un idéal fondé sur la démocratie, l’égalité des sexes, le respect des minorités et la laïcité. Un idéal qu’elles et leurs camarades masculins du YPG avaient construit en s’inspirant de l’Occident, dont elles admiraient nombre de penseurs et de valeurs.

Aujourd’hui, nous les abandonnons aux mains de leurs pires ennemis, qui sont aussi les nôtres : les islamistes, téléguidés par la Turquie. Les voilà tristement éclairées sur ce que nous sommes devenus : des ingrats, des suiveurs, des lâches. Des gens aveugles et perdus. Sans épaisseur ni conviction profonde.

Les islamistes, en plus d’être redoutablement intelligents, sont habités par une détermination absolue. Tacticiens autant que stratèges, ils ont une vision très claire de leur avenir et apprennent de leurs erreurs. Le califat de l’État Islamique a été anéanti en 2019 ? Peu importe : ils le ressusciteront d’une autre manière. Ce qu’ils n’ont eu par le djihad, ils l’obtiendront par la ruse et la taqîya, à l’usure, avec la bénédiction de cet Occident qu’ils honnissent. Cela prendra simplement plus de temps que prévu…

À ceux qui pensent que ce qui se passe aujourd’hui en Syrie ne concerne pas la France, je veux dire qu’ils se trompent gravement : ce n’est qu’une question de temps avant que la victoire de l’islamisme en Syrie ne galvanise les nombreux disciples qu’il compte sur notre territoire.

À ceux qui invoquent le pragmatisme ou pire, revendiquent le cynisme, je veux dire qu’ils s’illusionnent s’ils pensent que la prise de pouvoir d’Al-Joulani dit Al-Charaa nous sera bénéfique sur le long terme : les gens comme lui nous haïssent pour ce que nous sommes, et notre abandon des Kurdes nous rendra encore plus méprisables à leurs yeux. À quoi nous servira que la Syrie soit prétendument unifiée, si elle est unifiée contre nous ?

Pendant ce temps, les civils issus des minorités se pressent aux frontières, les djihadistes sortent des camps de détention, et les combattants kurdes sont massacrés.

Nos alliés, nos amis meurent. Et nous regardons ailleurs. Honte à nous.

Katell Faria dite « Kewê » est une écrivaine française engagée auprès des Kurdes de Syrie depuis 2018. Cette tribune est l’expression d’un cri de colère d’une actrice engagée sur le terrain. 

 

Le risque d’un génocide à grande échelle contre les Kurdes n’est plus une hypothèse

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SYRIE / ROJAVA – Les accords sordides conclus par les États-Unis et la Turquie, financés par l’argent du Golfe, ont placé en Syrie un dirigeant dont les racines plongent à la fois dans Al-Qaïda et dans l’État islamique. Il ne s’agissait pas d’une simple erreur de jugement, mais d’un pari soigneusement calculé, fait en pleine connaissance de la nature et de l’idéologie de cet homme.
 
Dès le départ, l’objectif de la Turquie était clair : anéantir la puissance politique et militaire kurde. Les massacres contre les Alaouites ont été les premiers, suivis des attaques contre les Druzes, épargnés seulement après l’intervention d’Israël. Aujourd’hui, le même scénario se répète contre les Kurdes, qui se sont trouvés en première ligne face à Daech en 2014 et ont perdu plus de 20 000 combattants en défendant non seulement leur propre sécurité, mais aussi la sécurité mondiale.
 
Abou Mohammad al-Jolani n’est pas seulement le chef d’un groupe armé ; il contrôle désormais un État entier, qu’il gouverne selon la même logique qui guidait Al-Qaïda. À ses yeux, les alliances temporaires avec de puissants ennemis – même les États-Unis – ne sont pas perçues comme une trahison, mais comme des outils stratégiques pour atteindre des objectifs à long terme. Ce n’est pas nouveau : pendant la guerre d’Afghanistan, des groupes djihadistes ont accepté le soutien américain contre les Soviétiques, avant de se retourner contre leur ancien bienfaiteur, un phénomène connu sous le nom de « retour de bâton », qui a culminé avec les attentats du 11 septembre 2001.
 
Si les grandes puissances mondiales ne parviennent pas à fixer des lignes rouges claires et non négociables avec ces acteurs, il n’en résultera pas la stabilité, mais la catastrophe. Le risque d’un génocide à grande échelle contre les Kurdes n’est plus une hypothèse ; il s’agit d’une évolution prévisible. La Syrie est aujourd’hui en train de devenir un véritable laboratoire du terrorisme, et ce qui y est produit ne restera pas contenu. Lorsque cette violence s’étendra au-delà de la région, les regrets et les excuses tardives seront vains.
 
 
 
D’un point de vue purement analytique, toute erreur dans la gestion de Jolani — ou de groupes comme lui — n’est pas simplement une mauvaise politique ; c’est semer les graines d’une future catastrophe qui affectera non seulement la région, mais le monde entier. (Kawa Khalaf)

ROJAVA. La situation de Kobanê est pire qu’à l’époque de Daech

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SYRIE / ROJAVA – Meghan Bodette, directrice de recherche de l’Institut kurde pour la paix, a averti que la situation à Kobanê était devenue plus dangereuse qu’en 2014.

Meghan Bodette, directrice de recherche de l’Institut kurde pour la paix (Kurdish Peace Institute) basé à Washington, a déclaré que le soutien unifié des Kurdes renforcerait la position des Forces démocratiques syriennes (FDS) dans les négociations.

Bodette a déclaré que la situation à Qamishlo était relativement calme grâce au cessez-le-feu entre les FDS et le gouvernement de Damas, mais que la situation à Kobani était « extrêmement dangereuse » et que la ville était assiégée par l’armée syrienne.

« La situation est pire qu’à l’époque de Daech »

La chercheuse américaine a comparé la situation actuelle à Kobani à la période des attaques de l’EI, déclarant ce qui suit :

« Beaucoup de gens disent que la situation dans la ville est pire qu’en 2014. Kobani est encerclée sur trois côtés par des groupes affiliés à l’armée syrienne, et les services de base tels que l’eau, l’électricité et Internet ont été coupés. »

Meghan Bodette a souligné qu’un « esprit de résistance » prévaut généralement au Rojava, déclarant : « Bien que la population souhaite la paix, elle est déterminée à défendre son territoire. »

« C’est une question de vie ou de mort pour tout un peuple »

Faisant référence au fait que des jeunes venus de nombreuses parties du monde et d’autres régions se rendent au Rojava, Bodette a qualifié cette mesure d’« extrêmement importante » et a déclaré :

« C’est un message adressé au monde entier ; cela montre qu’il ne s’agit pas seulement d’une affaire concernant les FDS ou une partie du Kurdistan, mais d’une question de vie ou de mort pour tout un peuple. »

Selon Bodette, l’unité des Kurdes influence directement les négociations.

Elle a exprimé la situation en ces termes :

« Lorsque la communauté internationale et les pays médiateurs constateront que les populations des quatre régions du Kurdistan souhaitent défendre le Rojava et que Kobané constitue une ligne rouge, cela renforcera d’autant plus les FDS dans les négociations. Parallèlement, cela montrera à Damas et à la Turquie qu’ils ne peuvent pas entrer à Kobané. »

Réunion Tom Barrack-Mazlum Abdi

Le représentant spécial américain pour les affaires syriennes, Tom Barrack, et le commandant en chef des FDS, Mazlum Abdi, se sont rencontrés jeudi à Erbil.

Meghan Bodette a déclaré à propos de la réunion : « Il y a de l’espoir pour une solution pacifique après la réunion, mais des inquiétudes persistent en raison des menaces continues des forces de Damas. »

Suite aux attaques de l’armée syrienne contre les quartiers kurdes d’Alep le 6 de ce mois, et à l’extension des combats à d’autres zones contrôlées par l’Administration autonome, des milliers de personnes ont fui vers des zones plus sûres. La situation humanitaire dans ces zones se détériore.

 

Le CDK-F appelle au calme et à la responsabilité à l’issue des mobilisations kurdes en France

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PARIS – Le Conseil démocratique kurde en France (CDK-F) « appelle au calme et à la responsabilité » lors de manifestations en soutien au Rojava attaqué par les gangs jihadistes de Damas, afin de ne pas « fragiliser la mobilisation légitime » de la communauté kurde. 

Voici le communiqué du CDK-F :

« Le CDK-F appelle au calme et à la responsabilité à l’issue des mobilisations kurdes en France

Le Conseil démocratique kurde en France (CDK-F) s’exprime à la suite des mobilisations de solidarité avec le peuple kurde et le Rojava organisées ces derniers jours en France, notamment à Marseille et à Villiers-le-Bel.
Ces mobilisations s’inscrivent dans un contexte de colère légitime, d’inquiétude profonde et de forte émotion face aux massacres, aux menaces et aux attaques qui visent aujourd’hui le peuple kurde en Syrie. Le CDK-F comprend cette douleur et cette indignation, largement partagées au sein de notre communauté.
Toutefois, le CDK-F condamne ces faits de violence et tient à le dire avec clarté et responsabilité : les tensions et les débordements survenus en marge de certaines manifestations ne servent ni la cause kurde, ni les intérêts du peuple kurde en France. Ils risquent au contraire d’affaiblir notre message politique, de détourner l’attention des crimes commis au Rojava et de fragiliser la mobilisation légitime de notre communauté.
Le Conseil démocratique kurde en France appelle en particulier les jeunes de la communauté kurde au calme, à la maîtrise de soi et au sens des responsabilités. La cause du peuple kurde est juste, mais elle ne peut être défendue efficacement que par des actions pacifiques, organisées et politiquement claires.
Notre combat est un combat pour les droits, la reconnaissance et la dignité. Il doit rester exemplaire, afin de continuer à interpeller l’opinion publique, les médias et les responsables politiques français sur leurs responsabilités face à la situation dramatique au Rojava.
Le CDK-F rappelle que la mobilisation kurde en France a toujours été une mobilisation politique, démocratique et légitime, et qu’elle doit le rester. La force du peuple kurde réside dans son unité, sa maturité politique et sa capacité à faire entendre sa voix avec dignité. »

SYRIE. Supplice de 50 000 déplacés kurdes après l’offensive lancée par Damas en plein hiver

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SYRIE / ROJAVA – L’aggravation de la crise dans le nord-est de la Syrie (Rojava) contraint une fois de plus des Kurdes à fuir leurs foyers. Des milliers de civils kurdes fuient les affrontements qui ont repris entre les factions armées affiliées à Damas et les Forces démocratiques syriennes (FDS), marquant ainsi un nouveau chapitre d’un long et douloureux déplacement de population.

Depuis la mi-janvier, l’armée arabe syrienne et les groupes armés qui lui sont affiliés ont progressé dans les zones contrôlées par les FDS à l’est d’Alep, ainsi que dans certaines parties de Deir ez-Zor, de Raqqa et de la province d’Hassaké, à majorité kurde.

Les FDS constituent de facto la force militaire du nord-est de la Syrie (Rojava), région à majorité kurde. Avant que la Syrie ne rejoigne la Coalition internationale contre Daech (CIDA) menée par les États-Unis en novembre, les forces kurdes étaient le seul partenaire de la Coalition sur le terrain, jouant un rôle majeur dans la défaite territoriale de Daech en Syrie en 2019.

Depuis la mi-janvier 2026, l’escalade militaire a poussé plus de 500 familles, un chiffre qui pourrait bientôt atteindre plusieurs milliers, à fuir vers Qamichli et les zones environnantes du canton de Jazira.

Un accord de cessez-le-feu signé au début du mois, visant à intégrer les structures des Forces démocratiques syriennes (FDS) aux institutions étatiques, s’est révélé fragile et a été violé à plusieurs reprises. Chaque rupture ravive la crainte, non seulement de nouveaux déplacements de population, mais aussi d’une instabilité plus générale, notamment des menaces pesant sur les centres de détention de Daech et le spectre d’une résurgence du groupe.

La correspondante de Rudaw, Delnya Rahman, s’est rendue dans une mosquée de Qamishli où des Kurdes déplacés – enfants, femmes, hommes et personnes âgées – ont trouvé refuge après avoir fui les violences à Afrin, Kobanê, Serekaniye (Ras al-Ayn), Hassaké et, plus récemment, dans des régions à l’ouest de l’Euphrate comme Raqqa et Tabqa.

Pour ces familles, la prière est devenue à la fois un abri et un réconfort, un dernier refuge après des années de souffrance et de déracinement répété.

Une mère déplacée d’Afrin a témoigné de sa douleur :

« Nous sommes allés partout, mais personne ne nous a écoutés. Nous avons été expulsés d’Afrin. Nous sommes arrivés à l’est de l’Euphrate, et là encore, personne n’a entendu nos voix. Où sommes-nous maintenant ? Nous n’avons nulle part où aller. Nous sommes à l’intérieur de cette mosquée, et chaque famille n’a que deux ou trois mètres carrés. On nous apporte des biscuits. Avons-nous besoin de biscuits ? Nous sommes le peuple d’Afrin. Rendez-nous Afrin ! »

Non loin de là, Shirin, une jeune fille déplacée de Serekaniye, s’accrochait à un seul et fragile espoir : le retour.

« Je veux rentrer chez moi à Serekaniye. Je ne veux rien d’autre. Ici, nous mourons de froid. Nous sommes épuisés. Nous vivons ainsi depuis sept ans. Ça suffit ! Les Kurdes ont aussi des droits », a-t-elle déclaré.

À Qamishli, les autorités locales ont désigné 77 sites – dont des mosquées et d’anciennes installations militaires – pour abriter les familles fuyant le front. Des équipes humanitaires distribuent une aide quotidienne, mais les rigueurs de l’hiver, le surpeuplement et le manque d’espace rendent la survie de plus en plus précaire. De nombreuses familles déplacées expriment leur profonde frustration face à ce qu’elles considèrent comme le silence de la communauté internationale.

Une femme de Hassaké, la voix empreinte de peur et de colère, s’estexclamée : « Ce n’est pas un État musulman. Ils sont venus au nom de l’islam pour massacrer les Kurdes. Ils tuent des enfants dans leur berceau, des hommes et des femmes âgés. Ils sont venus pour nous anéantir. Si les Kurdes ne sont pas unis, tout cela sera vain », a-t-elle soupiré.

Rudaw s’est également rendu dans une ancienne installation militaire datant de l’ère Assad, où des dizaines de familles d’Afrin, de Kobané et de Serekaniye vivent depuis plus d’un an. Dans chaque pièce, quatre ou cinq familles partagent un espace exigu.

Les coupures de courant prolongées – qui durent parfois plusieurs jours – aggravent leurs souffrances, les enfants étant les plus touchés par le froid mordant. Nombre d’habitants ont refusé d’être filmés, craignant d’être exposés et vulnérables. Mais Jivara, une femme d’Afrin, s’est exprimée d’une voix calme, empreinte d’une résilience inébranlable.

« Que les yeux du Kurdistan brillent de mille feux. Cette épreuve aussi prendra fin », a-t-elle déclaré.

Si le couvre-feu nocturne après 19 heures reste en vigueur dans une grande partie du Rojava pour des raisons de sécurité, Qamishlo est restée relativement calme. Pourtant, les habitants se disent épuisés – exténués par des années de guerre, de déplacements forcés et d’incertitude – et aspirent à une paix durable.

Les organisations de la société civile du Rojava alertent sur le risque imminent d’une catastrophe humanitaire. Plus de 50 000 civils auraient été déplacés ces dernières semaines, mettant à rude épreuve des ressources locales déjà limitées. Les appels à une action internationale urgente se font de plus en plus pressants : protéger les civils, mettre fin aux attaques en cours et s’attaquer aux causes profondes d’une crise qui continue de bouleverser des vies, génération après génération. (Rudaw)

SYRIE. OSDH : Les forces de Damas exécutent, humilient et torturent les détenus kurdes

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SYRIE / ROJAVA – Les forces de Damas exécutent, humilient et torturent les détenus kurdes, signale l’Observatoire syrien des droits de l’homme alors que la population de Kobanê – privée d’eau, d’électricité et de vivre- est assiégée par par les gangs de Damas, DAECH / ISIS et de Turquie. Depuis début les attaques du début janvier ciblant les quartiers kurdes d’Alep, nous assistons à un nettoyage ethnique des Kurdes en Syrie orchestré par le régime turc et appliqué par les gangs djihadistes venus en Syrie des quarte coins du monde.

Les forces de Damas exécutent, humilient et torturent les détenus kurdes

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH ou SOHR) a obtenu des informations et des images vidéo choquantes montrant des exécutions et des violations flagrantes commises par des membres des forces du gouvernement de transition contre des détenus kurdes.

 

Selon des sources de l’OSDH, plusieurs détenus ont été exécutés, tandis que d’autres ont subi des injures et des actes motivés par la haine raciste, notamment des humiliations et des imitations de cris d’animaux.

 

Ces mauvais traitements s’apparentent à de la torture psychologique, et ces violations rappellent les violations à caractère sectaire commises précédemment contre des détenus de la communauté alaouite dans la région côtière de Syrie et des détenus druzes à Al-Suwaidaa.

 

Cela témoigne d’une tendance grave aux violations à caractère sectaire et ethnique.

 

L’Observatoire syrien des droits de l’homme met en garde contre les répercussions des violations continues à caractère sectaire et ethnique qui sapent la cohésion sociale en Syrie.

Photo d’archive

 

L’OSDH appelle également à l’ouverture urgente d’enquêtes indépendantes sur ces crimes odieux, à la traduction en justice des auteurs, au respect des droits de l’homme et à la protection des détenus, quelles que soient leurs origines nationales ou religieuses.

BELGIQUE. Six blessés lors d’une attaque jihadiste ciblant une manifestation kurde à Anvers

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TERRORISME. Hier soir, une attaque aux couteaux ciblant une manifestation kurde pour le Rojava à fait six blessés, dont deux dans un état grave, à Anvers. L’organisation Nav-Bel a qualifié l’attaque d’acte terroriste ciblé. Quatre suspects ont été arrêtés.

Voici le communiqué du Conseil démocratique des communautés kurdes en Belgique (NAV-BEL) publié hier soir qui exhorte les autorités belges à reconnaitre le caractère terroriste de l’agression et non par étouffer l’affaire car elle cible une communauté apatride jetée en pâture aux gangs turco-jihadistes par l’Occident.

 
 
« Aujourd’hui, vers 19h30, une attaque à caractère terroriste a visé la communauté kurde d’Anvers.
 
La communauté kurde manifestait place de l’Opéra en réaction aux attaques djihadistes perpétrées contre les Kurdes au Rojava, dans le nord de la Syrie. La manifestation se déroulait dans le calme et sans incident. De nombreuses familles, femmes, jeunes et enfants étaient présents. Alors que le rassemblement se dispersait, les manifestants kurdes ont été attaqués par un groupe d’hommes.
 
Ces hommes s’étaient infiltrés dans la manifestation et ont soudainement sorti des couteaux, ouvrant le feu sans distinction. Trois Kurdes ont été grièvement blessés et sont actuellement hospitalisés.
 
Les assaillants étaient originaires du Moyen-Orient et animés de motivations extrémistes et djihadistes. Les Kurdes manifestaient de manière très visible, brandissant des drapeaux et des symboles du mouvement des FDS kurdes. Ils sont désormais la cible d’attaques massives de la part du Hayat Tahrir al-Sham (HTS) et de groupes djihadistes affiliés. La communauté kurde est confrontée à des massacres et à des attaques génocidaires. Ces actes s’accompagnent d’une rhétorique anti-kurde virulente et de discours de haine à inspiration religieuse extrémiste sur les réseaux sociaux et dans les médias traditionnels.
 
Il est clair que cette attaque n’est pas un acte isolé de violence gratuite, mais une attaque ciblée contre une communauté. Il s’agit d’un acte de terrorisme contre les Kurdes. Nous attendons de la police et de la justice belges qu’elles le considèrent et le traitent comme tel. Cet acte est comparable à ceux perpétrés par des djihadistes qui ciblent des civils dans les rues, sur les marchés de Noël ou dans d’autres lieux publics. Le fait que les victimes soient Kurdes, un peuple sans défense et marginalisé, ne doit pas inciter les autorités belges à qualifier cet acte différemment. Elles ne doivent pas le dissimuler. Le gouvernement belge doit reconnaître que les Kurdes, même à Anvers, sont victimes de discours de haine et de violences racistes et d’inspiration djihadiste.
 
En tant que communauté, nous trouverons réconfort et soutien auprès de la communauté démocratique qui sympathise avec les Kurdes et refuse d’accepter que les Kurdes soient attaqués, non pas en Turquie, ni au Moyen-Orient, ni en Europe. Nous souhaitons un prompt rétablissement aux blessés, à leurs familles et à leurs proches. Nous souhaitons à notre communauté force et persévérance.
 
Une autre manifestation kurde, prévue et autorisée, devait avoir lieu à Anvers le vendredi 23 janvier, mais par respect pour les victimes et afin de préserver la sérénité, elle a été annulée. Nous savons néanmoins que nous continuerons à descendre dans la rue pour protester contre ce qui se passe au Rojava et en Syrie. »
 

SYRIE. Les gangs de Damas tuent une famille kurde à Raqqa

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SYRIE / ROJAVA – Des gangs affiliés à Damas, DAECH / ISIS ont tué une famille kurde de cinq personnes alors qu’elle tentait de fuir Raqqa.

Des bandes affiliées à HTS, à l’EI et à l’État turc occupant ont tué une famille kurde de cinq personnes originaires du village de Kork, dans la campagne nord-est de Kobanê, alors qu’ils tentaient de quitter la ville de Raqqa.

La famille a été exécutée par les gangs alors qu’elle tentait de fuir Raqqa pour échapper à leur brutalité. Selon certaines sources, les corps des membres de la famille ont été retrouvés au bord de la route.

Les membres de la famille tués par les gangs sont : le père Mihemed Ismail El Salih, la mère Sara Şahin Salih, Yusuf Mihemed Salih, Leyla Mihemed Salih et l’enfant Evîn Mihemed Salih.

Après la chute des villes de Raqqa et de Tabqa, des groupes armés affiliés à Hayat Tahrir al-Sham (HTS), à l’État islamique (EI) et à l’État turc occupant ont commis des crimes et des massacres contre de nombreuses familles, notamment kurdes. Face à la brutalité de ces groupes, des familles ont été déplacées de force et celles qui n’ont pas pu fuir ont été tuées. (ANF)

Guerre contre le Rojava : les trolls turco-jihadistes ont ressorti la machine à FAKE NEWS

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SYRIE / ROJAVA – Depuis le début du nettoyage ethnique des Kurdes syriens, les médias et trolls turco – djihadistes inondent les médias et les réseaux sociaux de fake news. Ils sont même allés jusqu’à dire que toute la région du Rojava était ethniquement turque, turkmène, voire tchétchène ! Quand aux civils kurdes, y compris des enfants et des vieillards tués par les gangs de Damas, ils sont tous des « terroristes », sinon, ils les font passer pour des civiles arabes tués par les « terroristes kurdes » !
 
Depuis hier, alors que les millions de civils kurdes sont acculés dans des poches de résistance autours de Kobanê, Hassaké, et Qamishlo et qu’ils sont attaqués par les gangs de Damas malgré le soi-disant cessez-le-feu, ces trolls publient les images de civils (kurdes ou arabes) tués près de Kobanê par les gangs de Damas pour des Arabes tués par les Kurdes pour justifier l’invasion militaire de ces zones par Damas et d’achever le génocide des Kurdes.
 
En parallèle à cette campagne de propagande anti-kurde qui vise à cacher le massacre systématique des Kurdes syriens, ces trolls diffusent notamment sur Telegram des images des Kurdes (civils ou combattants) tués, torturés, mutilés, brûlés…, femmes agressées ou capturés comme « butin de guerre », malgré l’interdiction faite par le régime syrien de ne pas filmer les exactions ciblant les Kurdes. Ainsi, les Kurdes syriens sont suppliciés par leurs bourreaux qui mènent une campagne de propagande mensongère à tous les niveaux pour cacher à tout pris le génocide des Kurdes. Mais le pire c’est de voir que cette propagande est reprise par des médias occidentaux car « cela émane des médias officiels » d’un régime criminel reconnu par la communauté internationale comme le représentant légitime de la Syrie. Ainsi, dans les médias occidentaux, les forces kurdes deviennent des « milices » tandis que les bandes de jihadistes violeurs et égorgeurs d’hommes et de femmes deviennent « l’armée syrienne » et la boucle est bouclée !

BELGIQUE. Une attaque sanglante cible une manifestation kurde à Anvers

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BELGIQUE – La communauté kurde qui dénonçait les attaques des gangs de Damas ciblant le Rojava ont été victime d’une attaque terroriste à Anvers, signale NAV-BEL. il y aurait trois blessés graves. 

Au moins trois membres de la communauté kurde ont été grièvement blessés jeudi 22 janvier au soir à Anvers lors d’une attaque qualifiée de terroriste par le Conseil démocratique des communautés kurdes en Belgique (NAV-BEL).
 
Selon l’organisation, l’agression s’est produite vers 19h30, alors qu’une manifestation pacifique se tenait place de l’Opéra pour protester contre les attaques djihadistes visant les Kurdes du Rojava, dans le nord de la Syrie. Le rassemblement, auquel participaient de nombreuses familles, femmes et enfants, se déroulait sans incident jusqu’à sa dispersion.
 
C’est à ce moment-là qu’un groupe d’hommes, qui se seraient infiltrés dans la manifestation, a attaqué les participants à l’arme blanche. Trois Kurdes ont été grièvement blessés et hospitalisés.
 
D’après NAV-BEL, les assaillants, originaires du Moyen-Orient, agissaient avec des motivations extrémistes et djihadistes. L’organisation souligne que les manifestants kurdes étaient clairement identifiables, arborant des drapeaux et des symboles liés aux Forces démocratiques syriennes (FDS), aujourd’hui ciblées par des groupes djihadistes tels que Hayat Tahrir al-Sham (HTS).
 
Pour la communauté kurde, cette attaque ne constitue pas un acte isolé mais une agression ciblée relevant du terrorisme. NAV-BEL appelle les autorités belges à reconnaître le caractère terroriste de l’attaque et à ne pas minimiser les violences et les discours de haine visant les Kurdes, y compris en Europe.
 
Par respect pour les victimes et afin d’éviter toute nouvelle tension, une manifestation kurde prévue le lendemain à Anvers a été annulée. La communauté affirme toutefois qu’elle poursuivra sa mobilisation contre les attaques en cours au Rojava et en Syrie. (Via Maxime Azadî)

ROJAVA. Kobanê étranglée par le siège militaire et l’embargo

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SYRIE / ROJAVA – La ville kurde de Kobanê est face à un drame humanitaire et sécuritaire plus dangereuse que lors de l’attaque de DAECH / ISIS en hiver 2014/15. En effet, les gangs de Damas et de la Turquie frappent la ville assiégée et privée d’eau, de nourriture, d’électricité ou encore de médicaments en plein hiver.

Des sources fiables de de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH ou SOHR) ont confirmé que la situation sanitaire et médicale dans la ville d’Aïn al-Arab (Kobani) est devenue catastrophique en raison du siège étouffant, des opérations de combat en cours et des bombardements systématiques.

 

Selon des sources de l’OSDH, la population civile de la ville est confrontée à une grave crise humanitaire, caractérisée par une pénurie de médicaments pour les maladies chroniques telles que le diabète, l’asthme et les maladies du foie, ainsi que par une pénurie aiguë de médicaments en général. Des sources médicales ont confirmé que tous les médicaments et le lait infantile seront épuisés d’ici deux jours si le siège étouffant se poursuit.

 

Par ailleurs, des militants de l’OSDH ont signalé que de nombreux patients et blessés ont besoin d’interventions chirurgicales urgentes, alors que tous les efforts déployés pour les envoyer dans des hôpitaux ou des centres médicaux situés en dehors de la ville de Kobani ont échoué.

 

Par ailleurs, l’OSDH a ​​reçu plusieurs appels de détresse d’hôpitaux de Kobani, où le personnel administratif a confirmé que les capacités hospitalières ne permettent pas de faire face à l’afflux croissant de patients et de blessés provenant des villages environnants. Ce personnel a également confirmé que les ambulances tentant de secourir les blessés et les malades sont attaquées ; sans parler des difficultés de communication avec les équipes médicales dues à l’interruption persistante des télécommunications.

 

L’Observatoire syrien des droits de l’homme renouvelle son appel aux autorités compétentes afin qu’elles interviennent immédiatement pour sauver les patients, fournir les médicaments nécessaires et faire pression sur les parties au conflit pour qu’elles cessent d’attaquer les hôpitaux et les ambulances. L’OSDH demande également la fin des combats et des bombardements injustifiés, ainsi que le respect des trêves déclarées.

SYRIE. Les gangs armés exécutent 4 jeunes Kurdes à Raqqa

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SYRIE / ROJAVA – Hier, les gangs de Damas et des membres des tribus de Raqqa ont exécuté quatre jeunes Kurdes dans la ville d’Al-Raqqa où règne la terreur absolue.

Selon des sources de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH ou SOHR), ces exécutions ont eu lieu lors d’une opération de sécurité, sans procès ni procédure légale. Des images vidéo confirment ces exécutions extrajudiciaires.

Quatre jeunes Kurdes ont été exécutés dans la ville d’Al-Raqqa par des membres armés de tribus lors d’une opération menée en coordination avec des membres des forces du gouvernement intérimaire, un incident qui a choqué la population civile.

Selon des sources fiables de l’OSDH, des membres de tribus ont pris d’assaut la ville ces derniers jours, lors d’une vaste opération de sécurité visant à renforcer leur contrôle sur les quartiers d’Al-Raqqa et à imposer la sécurité par la force, au cours de laquelle de jeunes hommes ont été exécutés par balles.

L’OSDH a ​​obtenu une copie d’une vidéo montrant les quatre corps après l’exécution, confirmant que le crime a été commis sans respect de la loi et sans procès ni inculpation. Les images montrent l’ampleur de la violence des hommes armés lors de l’effraction et l’effet direct sur les civils qui vivent dans un état de peur et de panique dans la ville.