« Pourquoi tout le monde attaque les Kurdes ? » Cette question, souvent posée avec une pointe de résignation, masque une réalité bien plus complexe et injuste. En vérité, les Kurdes ne sont pas les « agresseurs » que certains suprémacistes turcs, arabes ou perses dépeignent. Au contraire, ils sont les victimes d’une colonisation systématique de leur terre ancestrale, le Kurdistan, par des États voisins qui nient leur existence pour préserver leur hégémonie. Voici une réponse factuelle et argumentée, pour contrer ces narratifs mensongers. C’est un plaidoyer pour la vérité, en rappelant que les Kurdes luttent pour leurs droits humains fondamentaux, pas pour dominer les autres.
Réponse aux suprémacistes : Les Kurdes ne sont pas les méchants – c’est vous qui colonisez et opprimez !
Chers suprémacistes turcs, arabes et perses qui occupez le Kurdistan et propagez des mensonges pour justifier vos actes : arrêtez de déformer l’histoire. Vous accusez les Kurdes d’être des « terroristes » ou des « séparatistes » pour masquer votre propre colonialisme. Mais les faits parlent d’eux-mêmes. Les Kurdes sont un peuple autochtone du Moyen-Orient, avec une histoire millénaire dans les montagnes du Zagros et du Taurus. Leur « crime » ? Avoir été divisés arbitrairement après la Première Guerre mondiale par des accords coloniaux comme Sykes-Picot et le Traité de Lausanne (1923), qui ont morcelé leur territoire entre la Turquie, l’Iran, l’Irak et la Syrie sans leur consentement. Au lieu d’un État kurde promis, vous avez imposé l’assimilation forcée, la répression et l’occupation pour effacer leur identité.
À vous, suprémacistes turcs :
Vous prétendez que les Kurdes « attaquent » la Turquie via le PKK ? Faux ! Le conflit a commencé en 1984 parce que l’État turc a nié l’existence même des Kurdes, interdisant leur langue, leur culture et les appelant « Turcs des montagnes » pour les assimiler. Des politiques d’assimilation forcée ont mené à des soulèvements légitimes pour les droits culturels et politiques. Aujourd’hui, la Turquie envahit le nord de la Syrie (Rojava) et l’Irak du Nord pour « combattre le terrorisme » , mais en réalité pour changer la démographie : vous expulsez des Kurdes, détruisez des villages et installez des non-Kurdes dans des zones occupées comme Afrin (2018). Des milliers de civils kurdes ont été tués ou déplacés par vos bombardements et milices soutenues. Et le PKK ? Il a évolué pour réclamer l’autonomie, pas l’indépendance totale, mais vous l’utilisez comme prétexte pour coloniser plus de terres kurdes en Irak et en Syrie. Qui est l’agresseur ici ?
À vous, suprémacistes arabes (en Irak et en Syrie) :
Vous osez dire que les Kurdes « divisent » les États arabes ? Rappelons l’histoire : en Irak, Saddam Hussein a lancé la campagne Anfal (1988), un génocide qui a tué 50 000 à 182 000 Kurdes avec des armes chimiques, détruit 4 000 villages et déplacé des millions pour « arabiser » le Kurdistan irakien. En Syrie, le régime baasiste d’Assad a privé les Kurdes de citoyenneté dès 1962, supprimé leur langue et réprimé leurs soulèvements, comme à Qamishlo en 2004. Les Kurdes syriens ont créé Rojava en 2012 non pas pour « attaquer » la Syrie, mais pour se défendre contre l’État islamique (EI) et le chaos de la guerre civile. Ils ont libéré des territoires arabes de l’EI, sauvant des vies arabes, mais vous les traitez de « séparatistes » pour justifier les invasions turques soutenues. En Irak, les peshmergas kurdes ont été en première ligne contre l’EI, protégeant l’Irak entier. Votre « unité arabe » n’est qu’un voile pour coloniser et arabiser les terres kurdes.
À vous, suprémacistes perses en Iran
Vous accusez les Kurdes d’être des « agents étrangers » ? Absurde ! Depuis la Révolution islamique de 1979, l’Iran réprime les Kurdes pour leur identité distincte, exécutant des militants et bombardant des bases kurdes en Irak. Les Kurdes iraniens luttent pour des droits basiques comme l’éducation en kurde, mais vous les qualifiez de « menace » pour justifier la persanisation forcée. Vos attaques récentes sur Erbil (2024) visent des civils kurdes, pas des « terroristes » , et violent la souveraineté irakienne. Le Kurdistan iranien est colonisé depuis des siècles, avec des relocalisations forcées et une répression qui préfigure les génocides ailleurs.
Pourquoi ces attaques ?
Parce que les Kurdes représentent une menace pour vos États centralisés : leur quête d’autonomie expose la fragilité de vos nationalismes exclusifs (turc, arabe, perse). Vous les utilisez comme boucs émissaires pour unir vos populations contre un « ennemi intérieur » . Mais les Kurdes ne sont pas des conquérants ; ils défendent leur survie. Ils ont contribué à vaincre l’EI, promu l’égalité des genres à Rojava et bâti des sociétés inclusives malgré l’oppression. Vos propagandistes inversent les rôles pour justifier la colonisation, mais le monde commence à voir clair : des résolutions de l’ONU condamnent vos actes, et des voix internationales appellent à la reconnaissance des droits kurdes.
En conclusion, ce n’est pas « tout le monde » qui attaque les Kurdes – c’est vous, les colonisateurs, qui craignez leur liberté. Arrêtez les mensonges : les Kurdes veulent la paix, l’autodétermination et la justice, pas la domination. Jin, Jiyan, Azadî ! (Femme, Vie, Liberté !) – ce slogan, né de la lutte des femmes kurdes et adopté par le peuple d’Iran lors de la révolte de 2022 suite au meurtre barbare de Jina Maha Amini, est un appel universel contre l’oppression que vous incarnez. L’histoire vous jugera.
