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ROJAVA. Maisons détruites ou occupées : Le calvaire des Kurdes de retour à Afrin

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SYRIE / ROJAVA – Le retour à Afrin se transforme en une nouvelle épreuve pour de nombreuses familles kurdes. Après huit années d’exil, celles qui ont regagné leur ville natale se retrouvent aujourd’hui sans abri, confrontées à une réalité brutale : leurs maisons ont été soit détruites, soit occupées par des colons installés sous l’égide de la Turquie.

Cette situation met en lumière l’injustice persistante subie par les populations autochtones d’Afrin, dont le droit de propriété est bafoué au profit d’une politique de changement démographique de la région. Se retrouver sans toit sur sa propre terre est une violation flagrante des droits humains fondamentaux.

Face à cette urgence humanitaire, il est impératif que les autorités compétentes et les organisations internationales agissent immédiatement. Des mesures concrètes doivent être prises pour :

  • Assurer la mise en sécurité immédiate des familles sans abri.

  • Apporter une aide matérielle et financière d’urgence.

  • Procéder à l’expulsion des occupants illégaux pour restituer les foyers à leurs propriétaires légitimes.

Le rétablissement de la justice à Afrin commence par le respect du droit au logement pour ses habitants originels.

KURDISTAN. Deux combattants kurdes tués par des frappes iraniennes

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IRAK / KURDISTAN – Dans le cadre du conflit intensifié qui secoue la région depuis février 2026, l’étau se resserre à nouveau sur les forces kurdes iraniennes basées en Irak. Le parti d’opposition kurde Sazmani Xebat a annoncé la perte de deux de ses combattants lors d’une frappe de drone ciblée sur la localité de Bashiqa, au nord-est de Mossoul.

Les victimes ont été identifiées comme étant Iqbal Salehi, originaire de Saqqez, et Fakhraddin Moradi, originaire de Sanandaj (Sine). L’attaque a également fait quatre blessés parmi les peshmergas présents sur le site.

Un contexte de guerre USA-ISRAEL vs IRAN

 

Cette frappe intervient alors que le Kurdistan iranien (Rojhelat) et les bases arrières en Irak sont devenus des cibles prioritaires dans le cadre de l’offensive de grande ampleur menée par les forces coalisées (États-Unis et Israël) contre la République islamique. Depuis le 28 février, les infrastructures militaires du régime sont pilonnées, poussant Téhéran à multiplier les représailles par drones et missiles contre les groupes d’opposition kurdes, qu’il accuse d’être des relais de l’offensive étrangère.

Pour les mouvements kurdes iraniens, regroupés au sein d’une coalition incluant le PDKI, Komala et le PJAK, cette période est marquée par une tension extrême : d’un côté, l’espoir d’un affaiblissement définitif du régime ; de l’autre, la réalité d’un prix humain de plus en plus lourd payé par les combattants et les civils.

Une volonté de résistance inébranlable

Malgré la violence de l’attaque, la direction de Sazmani Xebat a réaffirmé sa détermination à poursuivre la lutte pour les droits fondamentaux du peuple kurde. Dans une déclaration officielle, le parti a envoyé un message clair aux autorités iraniennes :

« Les dirigeants despotiques doivent comprendre que la volonté forte et résolue des Peshmergas du Kurdistan ne sera pas brisée par les attaques terroristes et ne s’inclinera pas. »

Cette nouvelle tragédie souligne le drame du peuple kurde pris entre les feux des puissances régionales alors qu’il tente de défendre sa patrie ancestrale.

Zeinab Jalalian : la plus ancienne prisonnière politique en Iran

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IRAN / ROJHILAT – Zeinab Jalalian (Zeyneb Celalîan), militante kurde iranienne née le 10 mars 1982, est la plus ancienne prisonnière politique femme d’Iran. Arrêtée en mars 2008, elle purge une peine de réclusion à perpétuité dans la prison centrale de Yazd depuis novembre 2020, après avoir été condamnée initialement à mort pour « moharebeh » (inimitié envers Dieu), accusation liée à son militantisme pour les droits des femmes kurdes et qu’elle a toujours niée.

Qui est Zeinab Jalalian ?

Zeinab Jalalian (Zeyneb Celalîan en kurde), militante politique kurde née le 10 mars 1982 à Dim Qeshlaq, village de Maku dans la province d’Azerbaïdjan de l’Ouest, purge aujourd’hui sa 18e année de détention (approchant la 19e) dans les prisons iraniennes. Arrêtée en mars 2008 à Kermanshah à l’âge de 26 ans, elle est la plus ancienne prisonnière politique féminine d’Iran et la seule femme condamnée à la réclusion à perpétuité pour des motifs politiques.

Militante pour les droits des femmes kurdes, elle avait notamment visité des lycées de filles pour sensibiliser à la Journée internationale des femmes et distribué des fleurs aux élèves. Les autorités l’ont arrêtée violemment et l’ont accusée d’appartenance au PJAK (Parti pour une vie libre au Kurdistan), groupe kurde d’opposition armé qu’elle a toujours nié. Jugée en quelques minutes seulement, sans avocat ni défense digne de ce nom, devant un tribunal révolutionnaire de Kermanshah, elle a été condamnée à mort en décembre 2008 pour « moharebeh » (inimitié envers Dieu). La sentence a été confirmée en 2009, puis commuée en perpétuité en novembre 2011.

Depuis son arrestation, Zeinab Jalalian a été transférée de prison en prison comme mesure de punition : Evin (section 209), Kermanshah, Khoy, Gharchak (Varamin), Kerman, Dizel Abad, et enfin la prison centrale de Yazd depuis novembre 2020, où elle se trouve encore aujourd’hui. Elle a subi des tortures physiques et psychologiques répétées : coups portés les yeux bandés, flagellation sous les pieds, menaces de viol, isolement prolongé et interrogatoires coercitifs par les agents du ministère du Renseignement. Elle a également été diagnostiquée positive au Covid-19 en 2020 et transférée plusieurs fois pendant la pandémie dans des conditions inhumaines.

Sa santé s’est gravement détériorée en raison du déni systématique de soins médicaux, utilisé comme outil de torture et de pression. Elle souffre depuis des années de multiples problèmes résultant des tortures et des conditions carcérales :

  • fibromes utérins multiples (au moins dix myomes), causant des saignements abondants, des douleurs abdominales insoutenables et une anémie sévère ;

  • problèmes rénaux et digestifs ;

  • infections buccales (muguet) ;

  • ptérygion (croissance oculaire) entraînant une vision altérée ;

  • infections dentaires ;

  • difficultés à marcher et hémorragies internes.

En juin 2024, les autorités lui ont proposé un transfert à l’hôpital et des soins en échange d’une « lettre de repentance » ou d’une confession filmée – exigence qu’elle a fermement refusée, affirmant que les soins médicaux sont un droit, non une faveur. En septembre/octobre 2025, après des mois de douleur et sous pression internationale (notamment une déclaration conjointe de neuf rapporteurs spéciaux de l’ONU le 1er mai 2025), elle a enfin été emmenée menottée et enchaînée à un hôpital privé de Yazd pour une embolisation des fibromes utérins. Mais elle a été ramenée en prison seulement 24 heures après l’opération, contre l’avis médical, sans suivi post-opératoire, sans échographie ni IRM recommandés. Les autorités ont même prétendu avoir « perdu » l’ordonnance du chirurgien. Elle continue de souffrir de douleurs intenses, de saignements et d’anémie, sans accès à des soins spécialisés extérieurs à la prison.

Depuis près de 18 ans, Zeinab Jalalian n’a jamais bénéficié d’une permission de sortie ni de visites familiales régulières (interrompues depuis plusieurs années). Elle est maintenue dans des conditions inhumaines, souvent sans séparation des prisonnières de droit commun, et subit des pressions psychologiques constantes.

Son anniversaire, le 10 mars, rappelle non seulement le combat de milliers de prisonniers politiques kurdes, baloutches, arabes ou persans détenus dans des conditions indignes, mais symbolise surtout la résilience des militantes politiques iraniennes face à la répression systématique. Des organisations de défense des droits humains (Amnesty International, Hengaw, Kurdistan Human Rights Network, REDRESS, etc.), 22 ONG et 13 personnalités dont la Prix Nobel de la Paix Shirin Ebadi ont lancé un appel urgent en septembre 2025 pour des soins vitaux immédiats et sa libération.

Zeinab Jalalian incarne la résistance silencieuse d’une génération de femmes kurdes qui refusent de se taire, même au prix de leur santé et de leur liberté. Sa situation exige une mobilisation internationale accrue pour mettre fin à ce déni médical délibéré et à cette détention arbitraire.

Damas : « Il n’y aura plus d’administration autonome »

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SYRIE / ROJAVA – Concernant l’avenir du Rojava, un membre du gouvernement de Damas a déclaré qu’« Il n’y aura ni administration autonome, ni forces de sécurité, ni cantons. Tout cela disparaîtra. »

Les déclarations d’Ahmed Hilali, porte-parole du Comité présidentiel du gouvernement syrien intérimaire, lors d’une interview accordée au journaliste Dilbixwin Dara, ont suscité l’indignation de la communauté kurde. 

 
Hilali a déclaré au sujet du statut du Rojava : « Il n’y aura ni administration autonome, ni forces de sécurité, ni cantons. Tout cela disparaîtra. Il y aura une administration unique sous un seul État. Seule la langue kurde subsistera. »
 
Il est à noter que Hilali, en faisant référence au fait que des Kurdes ont occupé des postes au sein de l’administration de Damas par le passé et actuellement, a tenté de minimiser l’importance de la lutte de 14 ans menée par le Rojava.
 
Par ailleurs, l’administration autonome du Rojava fait parfois des déclarations concernant l’accord du 29 janvier, soulignant que Damas « ne remplit pas ses obligations et ne respecte pas l’accord ».
 
« L’incapacité des Kurdes du monde entier, qui se sont soulevés pour le Rojava, à suivre de près le processus de l’accord du 29 janvier, et le manque d’examen attentif du processus actuel par les diplomates kurdes, risquent fort de conduire à de graves crises à l’avenir », a déclaré l’agence kurde Sur Ajansi sur Twitter. 

IRAN. La guerre chasse 3,2 millions de civils de leurs foyers

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IRAN / ROJHILAT – La guerre opposant les Etats-Unis et l’Israël à l’Iran aurait chassé de leurs foyers plus de 3 millions de civils en Iran, y compris dans les régions kurdes du pays, selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).
 
L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé jeudi 12 mars que depuis le début des attaques israéliennes et américaines contre l’Iran le 28 février, jusqu’à 3,2 millions de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays.
 
L’agence a averti que ce nombre pourrait augmenter si les combats se poursuivent. Des témoignages et des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent de nombreuses personnes contraintes de quitter leur domicile en raison de destructions partielles ou totales, et certaines sont même incapables de remplacer les fenêtres brisées de leurs maisons.

IRAN. Plus de 100 membres des forces de sécurité tués à Sanandaj

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IRAN / ROJHILAT – Le régime iranien a transféré de nombreux détenus de la région kurde de Sanandaj (province du Kurdistan) à la province d’Hamedan. Parallèlement, plus de 100 membres des forces de sécurité et de renseignement iraniennes ont été tués lors de récentes frappes aériennes américaines et israéliennes visant leurs installations à Sanandaj (Sînê).

 

D’après les informations recueillies par l’organisation Hengaw pour les droits humains, plusieurs centres de détention et installations de sécurité de la province du Kurdistan ont subi de graves dommages suite à de récentes frappes aériennes. Parmi les sites ciblés figuraient des centres de détention gérés par le ministère du Renseignement et l’Organisation du renseignement du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) à Sanandaj. En conséquence, plusieurs détenus qui y étaient incarcérés ont été transférés vers des centres de détention de la province d’Hamedan.

Au cours de conversations avec plusieurs familles de détenus, Hengaw a appris que les transferts ont eu lieu sans que les familles soient informées des lieux exacts où leurs proches sont détenus, ce qui soulève de sérieuses inquiétudes quant à la sécurité et au bien-être des détenus.

Le transfert des détenus vers des centres de détention éloignés de leur lieu de résidence, combiné à l’absence d’accès à leur famille et à un avocat, constitue une violation flagrante des normes internationales relatives aux droits de l’homme ainsi que de la réglementation juridique interne iranienne.

L’organisation Hengaw pour les droits humains exprime sa vive inquiétude quant à la santé et à la sécurité de ces détenus et souligne que les autorités sécuritaires et judiciaires iraniennes portent l’entière responsabilité de la vie et du bien-être de toutes les personnes placées sous leur garde.

Par ailleurs, des sources bien informées ont indiqué à Hengaw que plus de 100 membres des forces de sécurité ont été tués lors des bombardements d’institutions de sécurité à Sanandaj – notamment des installations appartenant au ministère du Renseignement et à l’Organisation du renseignement des Gardiens de la révolution – par des avions de combat américains et israéliens. Les médias d’État iraniens se sont jusqu’à présent abstenus de faire état de ces victimes.

Hengaw avait précédemment signalé qu’un certain nombre de détenus incarcérés dans ces installations avaient également été blessés lors des frappes aériennes et transférés à l’hôpital Kawsar de Sanandaj pour y être soignés.

IRAN. La guerre chasse les éleveurs de la campagne de Kirmaşan

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IRAN / ROJHILAT – Encore une fois, les populations kurdes sont les premières victimes de la guerre opposant les Etats-Unis et l’Israël à l’Iran. En effet, le régime iranien a ordonné aux éleveurs kurdes pratiquant la transhumance dans la province frontalière de Kermashan de quitter la région pour y installer des unités d’artillerie.

Les autorités militaires et de sécurité iraniennes ont ordonné l’évacuation immédiate des communautés d’éleveurs vivant le long des zones frontalières de la province de Kermanshah (Kermashan). Cette mesure oblige les familles à entamer leur migration saisonnière plusieurs semaines avant la période habituelle afin de libérer la région pour le déploiement d’équipements militaires lourds.

Selon l’organisation Hengaw pour les droits humains, les familles pratiquant la transhumance et résidant dans les secteurs de Qasr-e Shirin, Khosravi, Naft Shahr et Sumar ont été sommées d’évacuer les lieux au plus tard le samedi 14 mars 2026. Ce dégagement de la bande frontalière vise à installer des unités d’artillerie, transformant ainsi des zones d’habitation civiles en zones militaires, au mépris de la sécurité des populations locales.

Cette migration forcée survient à un moment critique : les pâturages d’été en montagne sont encore soumis à un froid intense. Un déplacement prématuré de quarante jours — la transhumance débutant normalement en mai — fait peser un risque de pertes massives sur le bétail, pilier économique de ces ménages.

Hengaw condamne fermement cette décision, la qualifiant de violation flagrante des droits fondamentaux et des normes internationales relatives à la protection des civils. L’organisation souligne que l’utilisation de terres civiles à des fins militaires met gravement en péril les moyens de subsistance de centaines de familles d’éleveurs déjà vulnérables.

KURDISTAN. Attaque de drone contre un camp du PDKI

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IRAK / KURDISTAN – Ce soir, une attaque de drone a ciblé un camp abritant des civils kurdes dans la province d’Erbil (Hewler)

Une attaque de drone a ciblé une zone résidentielle d’un camp appartenant au Parti démocratique du Kurdistan d’Iran (PDK-I), près de Koya, dans la province d’Erbil, jeudi soir, a annoncé le parti.

La frappe a touché le camp de Zawi Spi, situé à la périphérie du district de Koya et abritant des femmes, des enfants et d’autres civils.

Une source du camp a indiqué à Rudaw que le drone avait touché une maison civile vers 18h55, heure locale, endommageant le bâtiment.

Dans un communiqué, le PDKI a affirmé que l’Iran avait mené cette frappe, ciblant une zone résidentielle civile.

« L’Iran a mené une attaque de drone contre la zone résidentielle civile de Zawi Spi, appartenant au PDKI. Le drone a ciblé une maison civile et l’a détruite. Aucun blessé n’est à déplorer », a déclaré le parti.

Il s’agit de la première attaque visant le camp de Zawi Spi à Koya.

Les groupes d’opposition kurdes iraniens basés dans la région du Kurdistan sont régulièrement la cible de frappes de drones et de missiles depuis le début du conflit israélo-iranien.

Plusieurs camps appartenant à des partis d’opposition kurdes du district de Koya, dont Amiriya et Azadi, ont été la cible de frappes répétées ces derniers jours, sur fond d’escalade des tensions.

La région du Kurdistan a été frappée par des centaines de drones et de missiles depuis le début du conflit, nombre de ces attaques visant des zones abritant des groupes d’opposition kurdes iraniens.

KURDISTAN. Six soldats français blessés lors d’une attaque de drone à Erbil

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IRAK / KURDISTAN – Six soldats français ont été blessés jeudi soir lors d’une attaque de drone visant une base militaire franco-kurde aux abords d’Erbil (Hewler), a confirmé un responsable à Rudaw.

« Lors de l’attaque sur le front de Mala Qara, six soldats français ont été blessés », a déclaré le gouverneur d’Erbil, Omed Xoshnaw, précisant que leurs blessures n’étaient pas graves.

M. Xoshnaw a également indiqué qu’aucun membre des forces peshmergas n’avait été touché.

La ville de Mala Qara se situe à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest d’Erbil.

La France maintient des centaines de soldats dans la région du Kurdistan, où ses forces entraînent des combattants peshmergas dans le cadre de la coalition internationale contre l’État islamique (Daech).

La région du Kurdistan est la cible de nombreuses attaques de drones et de missiles depuis le début de la guerre Iran-Israël le 28 février.

Des responsables italiens ont déclaré jeudi que leur base dans la capitale kurde avait été visée mercredi soir par un drone chargé d’explosifs. Cependant, Xoshnaw a déclaré que l’attaque signalée était en réalité due à des débris provenant d’un drone intercepté qui était tombé près de la base. (Rudaw)

ROJAVA. Les femmes lancent une pétition exigeant la libération des otages

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SYRIE / ROJAVA – Les organisations de femmes du Rojava lancent une pétition à l’attention des institutions internationales exigeant la libération des otages capturés par les gangs de Damas lors des attaques ciblant les forces kurdes début 2026.

Le Kongra Star, (organisation confédérale des femmes du Rojava / Nord et Est de la Syrie), en coordination avec des organisations de femmes, la société civile, les partis politiques, les syndicats et les familles de détenus, a lancé une campagne de pétition internationale pour exiger la libération immédiate des otages détenus par les gangs de Damas en janvier et février dernier lors des attaques ciblant les quartiers kurdes d’Alep, la région de Raqqa, Deir Hafer et Tabqa.

Dans leur pétitions, les organisations des femmes exigent :

  • La révélation immédiate et publique du sort de toutes les personnes disparues de force (enlevées ou disparues).

  • La libération inconditionnelle de tous les prisonniers et détenus (Kurdes et autres originaires notamment des quartiers kurdes d’Alep et d’autres zones).

  • La fin immédiate de la torture, des mauvais traitements et des violations des droits humains.

  • La création d’une commission d’enquête internationale indépendante pour investiguer les exécutions extrajudiciaires, documenter les crimes de guerre et traduire les responsables en justice.

  • L’ouverture de canaux de communication urgents (via le CICR) pour permettre aux familles d’obtenir des nouvelles et des visites.

  • Des garanties contre tout transfert ou déportation des détenus vers des entités qui mettraient leur vie en danger.

 

Contexte dénoncé

La campagne pointe une escalade militaire brutale menée par les forces de la « Sécurité générale » affiliées au gouvernement intérimaire syrien (post-Assad, Damas). Ces attaques, qualifiées de trahison systématique, ont violé les accords passés avec les Forces démocratiques syriennes (FDS/SDF). Elles ont touché les quartiers kurdes de Cheikh Maqsoud et Achrafieh (Alep), ainsi que Deir Hafer, Tabqa et Raqqa.

Ces opérations ont entraîné :

  • Des crimes de guerre et des exécutions sommaires.

  • Des disparitions forcées massives (milliers de personnes dans les prisons de la Direction générale de la sûreté).

  • Un black-out total d’information, laissant les familles dans l’angoisse (mères manifestant quotidiennement sans réponses).

  • Les libérations effectuées jusqu’ici sont jugées dérisoires face à l’ampleur des disparitions et de la répression.

 

Actions concrètes de la campagne

 

  1. Collecte de signatures : Jusqu’au 17 mars 2026 (via le formulaire en ligne ou par courrier électronique à envoyer à l’adresse : petition_kongra_star@disroot.org).

  2. Soumission des signatures récoltées : Le 18 mars 2026, Journée internationale de solidarité avec les prisonniers politiques.

  3. Instances destinataires : Nations Unies, Conseil de sécurité, Haut-Commissariat aux droits de l’homme, Human Rights Watch, Comité européen pour la prévention de la torture (CPT), Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

ALLEMAGNE. Une adolescente kurde sacrifiée sur l’autel du politiquement correct à Berlin-Neukölln

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ALLEMAGNE – À Berlin-Neukölln, une jeune Kurde de 16 ans a subi des viols dans un club de jeunes (Jugendclub) de la rue Wutzkyallee. D’abord violée en novembre 2025, filmée et menacée, elle a de nouveau été agressée sexuellement en janvier 2026 par plusieurs garçons (connus des services pour des violences en groupe).

Le personnel du club, informé des faits, n’aurait pas porté plainte. L’office de la jeunesse du quartier (Jugendamt), géré par le parti de gauche Die Linke et alerté fin janvier, aurait attendu des semaines avant d’agir – et seulement après que la victime se soit confiée directement à une policière spécialisée. Résultat : cinq semaines de silence institutionnel, une interdiction d’accès tardive au centre pour le principal suspect, et une enquête qui n’aurait jamais commencé sans le courage de l’adolescente.

Ce scandale dépasse largement un simple « dysfonctionnement administratif » : il révèle comment les autorités locales privilégient les calculs politiques à la protection d’une mineure vulnérable. Issue d’une famille kurde (du Kurdistan de Turquie / Bakur), cette jeune fille porte déjà les stigmates d’une double marginalisation – en tant que Kurde et en tant que fille dans un quartier multiculturel sous tension. Face à des suspects connus des services pour des violences en groupe, les responsables auraient préféré se taire, craignant sans doute des accusations de « stigmatisation ».

Le quartier de Neukölln, bastion de la gauche berlinoise, semble avoir choisi de protéger son image « inclusive » plutôt que la sécurité des filles. La conseillère municipale chargée de la jeunesse, Sarah Nagel (Die Linke), admet aujourd’hui des « erreurs », mais trop tard : le mal est fait, et la victime a été doublement trahie – par ses agresseurs, puis par ceux censés la protéger.

De son côté, Jan Ilhan Kizilhan, expert reconnu en psychotraumatologie transculturelle, a exprimé son indignation face au scandale de Berlin-Neukölln, qualifiant l’inaction institutionnelle de défaillance majeure aux conséquences dramatiques. Il souligne l’insuffisance chronique de protection pour les femmes et les filles vulnérables, déplorant une prise en charge tardive et une dilution des responsabilités administratives. Appelant à une intervention immédiate dès le premier signalement, il insiste sur la nécessité de poursuivre fermement les auteurs et d’offrir aux victimes un soutien global adapté à leurs traumatismes. Son message se conclut par une exigence de justice et d’autonomisation, rappelant que la sécurité des plus faibles ne doit jamais être reléguée au second plan.

IRAN. 14 civils morts en 24 heures de frappes

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IRAN / ROJHILAT – Au cours des dernières 24 heures, 14 civils, dont 5 enfants, sont morts lors d’attaques israéliennes et américaines contre l’Iran, y compris dans les régions kurdes du Rojhilat (Kurdistan oriental).

L’agence Human Rights Activists News Agency (HRANA) rapporte que 14 civils, dont 5 enfants et 3 femmes, ont été tués lors des attaques conjointes américaines et israéliennes contre l’Iran et le Rojhilat (Kurdistan iranien) au cours des dernières 24 heures (jusqu’au 11 mars 17h ET).

Selon le bilan, au moins 208 frappes ont visé 22 provinces, principalement Téhéran (39 %), Sine (Sanandaj), Ispahan et Alborz. Cibles : bases IRGC/Pasdaran, centres Bassidj, puits de pétrole, bases aériennes, commissariats et sites nucléaires. Six civils supplémentaires ont été blessés ; 352 personnes font l’objet d’enquêtes pour confirmer décès ou blessures.

Ces pertes s’inscrivent dans le 12e jour du conflit déclenché le 28 février 2026 par des frappes massives visant le régime iranien, son programme nucléaire, balistique et ses forces de répression. HRANA, qui compile des données internes malgré la censure, appelle à une enquête indépendante sur les victimes civiles.