SYRIE / ROJAVA – Au moins 120 000 personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers à la suite des attaques menées entre le 6 et le 10 janvier contre les quartiers kurdes d’Alep par les forces du régime djihadiste syrien, avec le soutien de l’État turc, selon des organisations locales de défense des droits humains. Plus de 500 personnes sont toujours portées disparues.
L’Organisation des droits humains d’Afrin a indiqué, sur la base des informations recueillies par ses équipes sur le terrain et par les familles de victimes, que le nombre de personnes disparues dépasse désormais les 500. L’organisation alerte sur l’absence de toute information concernant le sort de ces civils.
De leur côté, plusieurs organisations humanitaires avertissent d’une dégradation rapide de la situation humanitaire à Alep. Les affrontements militaires en cours, les attaques visant les zones de Deir Hafir et de Maskanah, ainsi que l’absence de garanties réelles pour la protection des civils ou le retour sécurisé des personnes déplacées, aggravent les conditions de vie de la population.
Le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a confirmé qu’environ 120 000 personnes restent actuellement déplacées. Selon l’agence onusienne, la majorité d’entre elles se sont réfugiées dans des régions voisines dépourvues de services de base, rendant les besoins humanitaires — notamment en matière de logement, d’alimentation et de soins de santé — de plus en plus urgents.
Robina Aminian (23 ans) étudiante à l’Université Technique Shariatin (Polytechnique iranien) tuée à Téhéran le 8 janvier 2026
Rebin Moradi, (17 ans) étudiant et footballeur kurde, tué à Téhéran le 8 janvier 2026
Emirali Heidari, (17 ans) étudiant kurde, tué à Kermanshah le 8 janvier 2026
Emirali Heidari, (18 ans) étudiant kurde, tué à Kahrizak le 7 janvier 2026
Hossein Sherkol, tué à Isfahan le 8 janvier 2026
Cinq manifestants kurdes, dont un jeune homme de 17 ans, tués par des tirs directs lors de manifestations à Téhéran, le 8 janvier 2026:
Alireza Seidi, Borhan Seidi, Salam Mirani, Ebrahim Ahmadpourian et Mohammad Zamani.
Par l’Institut Kurde de Paris