LIEGE. Colloque « Révolution et pratiques démocratiques au Rojava »

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BRUXELLES – La Faculté des Sciences Sociales et de Philosophie et Lettres de Liège organise une journée d’études sur « Révolution et pratiques démocratiques au Rojava », le 8 décembre 2023. (Inscription avant le 1er décembre) « L’événement permettra d’explorer collectivement ce que cette expérience politique peut nous apprendre tant d’un point de vue philosophique et de théorie politique, que sociologique, juridique, et politologique », écrivent les organisateurs de l’événement. Adresse: Université de Liège Place du 20 Août Salle de l’Horloge

Voici le programme de la journée du 8 décembre: 

10h-10h30 • Accueil et introduction aux travaux

par Bruno Frère et Chiara Collamati

10h30-12h • De la théorie à la pratique

Modérateur : Bruno Frère Vincent Gerber : Le confédéralisme démocratique, de Murray Bookchin à Abullah Öcalan Pierre Bance : Le contrat social du Rojava : des textes à la réalité

12h-13h •  Discussion

13h-14h30 • Pause-midi

14h30-16h • La situation internationale du Rojava

Modérateur : Nicolas Destrée Anne Lagerwall Les droits des peuples du Rojava au regard du droit international Giuseppe Acconcia : The Kurds of Syria: From Popular Committees to Fighting Units (Les Kurdes de Syrie : des comités populaires aux unités combattantes)

16h-17h • Discussion

17h-17h15 • Pause-café

17h15-18h • Lessons from the Field

Modératrice : Chiara Collamati Abdullah Demirbas Building Democratic Confederalism

18h-18h30 • Discussion et échanges

Suivie en soirée d’une conférence plus militante (« Rojava : La Révolution oubliée ») avec les témoignages d’élus locaux s’étant rendus au Rojava en mars 2023, la projection du documentaire « Une utopie en construction » de Chris Den Hond et en présence de Mizgin Ahmad, représentante de l’AANES, qui nous parlera de la situation actuelle (RDV au Centre PolyCulturel de Résitance (rue Jonruelle 11), avec une collaboration du Centre Culturel Kurde, du réseau Serhildan et de l’association d’éducation populaire A contre courant.

Organisation et contacts

BRUNO FRÈRE
Faculté des Sciences Sociales
CHIRA COLLAMATI,
Faculté de Philosophie et Lettres Nicolas Destrée, étudiant de Master en Philosophie à finalité approfondie    

SCIENCES. Un physicien kurde reçoit la médaille commémorative Rutherford

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Ebrahim Karimi, éminent physicien canadien d’origine kurde, a reçu la médaille commémorative Rutherford du Canada. Karimi est originaire de Saqqez (ville natale de Jina Mahsa Amini) et a déjà reçu de nombreux prix scientifiques. La médaille commémorative Rutherford est remise par la Société royale du Canada depuis 1980. Cette récompense est remise à la mémoire d’Ernest Rutherford éminent scientifique et chef de file en recherche nucléaire. La médaille est remise annuellement à deux lauréats pour des recherches éminentes en physique et en chimie.

PARIS. Colloque « Le Kurdistan dans tous ses États »

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PARIS – Un colloque international intitulé « Le Kurdistan dans tous ses États » aura lieu à Paris les 28 et 29 novembre 2023. (Entrée libre, dans la limite des places disponibles) Voici le programme du colloque: Mardi 28 novembre Panel 1 Les Partis politiques : fonctionnement, structuration, gestion militante Première session 9h30-11H00 Modération: Frédéric Sawicki (Professeur, Université Paris 1 – CESSP) Intervenants : – Adnan Çelik (Chercheur postdoctoral, Université Duisburg-Essen) La montée de la mouvance islamiste kurde dans l’ombre de l’État turc : le cas de Hüda-Par – Yohanan Benhaïm (Chercheur à l’IFEA) La recomposition du champ politique local : les nouveaux partis et leurs stratégies d’insertion sociale – Lucie Drechselovà (Maître de conférences, EHESS-CETOBaC) Retour sur la féminisation des partis politiques kurdes en Turquie : héritages, tendances, ambiguïtés Débat (30 mn) 11h00-11h30 Pause-café 2e session 11h30-13h00 Modération: Julien Fretel (Professeur, Université Paris – CESSP) Intervenants : – Tom Préel, (Doctorant à l’Université Paris 1 – CESSP) L’UPK entre union et désunion : comment les effets de tendance et le factionnalisme fragilisent un appareil partisan – Armin Messager, (Étudiant en master à l’EPHE) L’essor du salafisme au Kurdistan d’Iraq : généalogie, enjeux locaux et relations de pouvoir – Patrick Haenni (Chercheur associé à l’EUI) et Arthur Quesnay (Enseignant à l’INALCO). Gouverner le nord-est syrien : entre centralisme partisan et développement d’une administration autonome Débat (30 mn) 13h00-14h00 Déjeuner Panel 2 Dynamiques locale et internationale : les transformations des politiques locales 1e session 14h00-15H30 Modération: Gilles Dorronsoro (Professeur, Université Paris 1 – CESSP) Intervenants : – Julien Boucly, (Chercheur associé au CETOBaC) Diyarbakir à l’UNESCO : quand l’État autoritaire s’impose au sein de la région kurde et de l’organisation internationale – Nicolas Ressler, (Chercheur associé à l’IFG-Lab – Paris 8) Réseaux d’affaires et allocations des ressources publiques au Kurdistan turc. Accumulations de rentes et rétributions des coalitions locales – Mehmet Tayfur, (Doctorant, ENSAS-Université de Strasbourg) Kurdistan de Turquie : la disparition du pouvoir local et ses effets à l’échelle urbaine. Le cas de la ville de Diyarbakir Débat (30 mn) 2e session 15h30-17h00 Modération : Olivier Grojean (Maître de conférences, Université Paris 1 – CESSP) Intervenants : – Patrick Haenni, (Chercheur associé à l’EUI) et Arthur Quesnay (Enseignant à l’INALCO). Le mouvement kurde syrien pris entre tentation transnationale et dynamique de localisation – Tony Rublon, (Docteur au IRD – Université Paris Cité) L’administration des populations migrantes et en situation d’exil par les organisations politiques kurdes – Hardy Mède, (Enseignent à l’ICP) L’interpénétration de la scène locale et nationale : vers une reconfiguration de l’autonomie kurde en Irak Débat (30 mn) 17h00-18h00 Cocktail Mercredi 29 novembre 8h30-9h Accueil Le Panel 3 : Les politiques éducatives Modération: Jean-François Pérouse (Maître de conférences, Université de Toulouse) Intervenants : – Sarah Caunes (Université Paris 8, LabTop) Éducation révolutionnaire et résistance à l’incarcération : la formation politique des détenu·e·s kurdes dans les prisons turques – Boris James (Maître de conférences, Université Paul-Valéry Montpellier 3) Nouvelles matrices pédagogiques au Rojava : Libérer, unifier et aménager – Hussien Abbas (Étudiant en master, Université Paris 1 – CESSP) La politisation de l’éducation des Kurdes syriens dans les camps de réfugiés au Kurdistan irakien. Comparaison entre 3 camps. (Arbat, Domiz – Qashtab) – Olivier Grojean (Maître de conférences, Université Paris 1 – CESSP) Réception et réinvention des schèmes éducatifs du Confédéralisme démocratique au sein d’un squat libertaire d’Athènes Débat (30 mn) 11h00-11h30 Pause-café 11H30-13h00 DISCUSSION COLLECTIVE Avec Gilles Dorronsoro et Jean-François Pérouse 13h00 Déjeuner de clôture Adresse: Centre Culturel Irlandais 5, Rue des Irlandais 75005 PARIS

TURQUIE. Hommage à Uğur Kaymaz et son père assassinés il y a 19 ans

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TURQUIE / KURDISTAN – Uğur Kaymaz, 12 ans, et son père Ahmet Kaymaz, ont été assassinés par des militaires à Mardin/Kiziltepe le 21 novembre 2004.   Outre les membres de la famille Kaymaz, des membres du Parti HEDEP et une foule importante ont assisté à la commémoration. La foule, brandissant des banderoles avec des photographies d’Uğur et de son père, scandait fréquemment le slogan « Şehît namirin » (slogan kurde signifiant: Les martyrs sont immortels).  
La mère d’Ugur Kaymaz, Makbule Kaymaz portant les photos de son fils et son mari avec le message « Em we ji birnakin » (« On ne vous oubliera pas »)
  Les élus kurdes ont dénoncé la profanation récente des tombes et le meurtre délibéré d’un enfant de 12 ans.  
Uğur Kaymaz et son père Ahmet Kaymaz
Uğur Kaymaz, 12 ans, et son père, Ahmet Kaymaz, ont été tués par des militaires turcs devant leur maison dans le quartier de Kızıltepe à Mardin le 21 novembre 2004. Uğur portait des pantoufles aux pieds au moment de sa mort. L’autopsie allait révéler la présence de 13 balles dans le corps du gamin de 12 ans et huit balles dans celui de son père. A l’époque, pour maquiller le meurtre délibéré de deux civils kurdes, le gouverneur de Mardin avait déclaré que des « terroristes planifier un attentat ». Pour étayer ce mensonge, une Kalachnikov fut placée à côté des corps des victimes et la scène photographiée. L’arme dépassait presque le corps de l’enfant de douze ans. Ce n’est que grâce aux efforts de la famille qu’une enquête a finalement été ouverte. Mais comme d’habitude, les meurtriers des civils kurdes ont été protégés par la justice turque. Alors que justice n’a pas encore été rendue pour Uğur et son père, leurs tombes dans le quartier de Pireketa ont été profanées deux fois à l’approche du 19e anniversaire de leur meurtre.  

« Ils ont peur du pouvoir organisé des femmes »

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TURQUIE / KURDISTAN – La femme politique kurde, Yüksel Oğuz a attiré l’attention sur la surveillance constante de la police turque qu’elles subissent à l’approche du 25 novembre, journée de lutte contre les violences faites aux femmes: « Ils tentent de susciter la peur et le désespoir. Ils ont peur du pouvoir organisé des femmes. » Partout au Kurdistan du Nord, les préparatifs battent leur plein pour le 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Le 17 novembre, à Mardin/Kızıltepe, le Mouvement des femmes libres (TJA) a lancé une campagne de huit jours de réunions et d’actions, qui culminera avec une grande manifestation à Mardin le 25 novembre. La coprésidente du HDP (Parti Démocratique des Peuples) dans le district de Dargeçit, Yüksel Oğuz, impliquée dans la campagne du TJA, a parlé d’une politique de guerre particulière, particulièrement dirigée contre les femmes au Kurdistan, et qui se reflète également dans l’augmentation violences patriarcales. Après la destruction des villes kurdes lors du siège militaire de 2015, l’État turc a fait tout ce qui était en son pouvoir pour minimiser la participation des femmes aux combats. Yüksel Oğuz a souligné que le 25 novembre, elles rendront également hommage à Pakistan Öner et Garibe Gezer, l’une assassinée sauvagement par son mari et l’autre tuée sous la torture en prison. Oğuz a déclaré : « Un véhicule de police est garé devant notre bureau de district. Ils nous suivent dans notre travail quotidien et nos rassemblements publics, ils nous accompagnent aux visites au domicile des gens ou aux cérémonies funéraires. Il existe des politiques d’oppression et d’intimidation vaste est appliquées à la société mais des politiques complexes sont menées à l’encontre des femmes. Cette politique s’est développée de plus en plus après les luttes pour l’autonomie gouvernementale. L’État a peur du pouvoir organisé de la société et des femmes. Cette politique est principalement dirigée contre les jeunes femmes. En réponse, nous avons décidé d’atteindre le plus grand nombre possible de jeunes femmes lors des événements du 25 novembre et de les impliquer dans la lutte organisée. » La consommation de drogue est encouragée par l’État Une question importante à laquelle le mouvement des femmes doit faire face est la consommation de drogue, a déclaré Oğuz, ajoutant : « À Dargeçit, nous observons que des tentatives sont faites pour augmenter la consommation de drogue. Cela fait partie de la guerre spéciale et vise particulièrement les quartiers où il y a eu une forte résistance pendant la lutte pour l’autonomie gouvernementale. Nous traitons de la question. L’un des domaines où il y a beaucoup de jeunes hommes et femmes est les ateliers de textile. Nous avons appris que des organisations comme TÜGVA (Fondation pour la jeunesse de l’État turc) y allaient sous couvert de lutter contre la drogue et d’essayer de parler aux jeunes et de les convaincre. Une de nos activités dans le cadre de notre programme du 25 novembre sera la visite de ces ateliers. » Préparatifs des élections locales Yüksel Oğuz a également déclaré que la politique de l’administrateur de Dargeçit, nommé à la place du maire HDP en 2016, a non seulement fermé les établissements pour femmes, mais a également confisqué tous leurs biens. L’AKP a remporté les élections locales de 2019, mais le Parti de la gauche verte a obtenu 5 000 voix de plus que l’AKP lors des élections de mai. Oğuz compte donc sur les élections locales, qui devraient avoir lieu en mars 2024. En particulier, les préparatifs des élections seront renforcés après les activités du 25 novembre afin que les femmes reprennent une place importante dans l’administration municipale après les élections.

TURQUIE. Un prisonnier kurde menotté aux soins intensifs

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TURQUIE / KURDISTAN – Le prisonnier politique kurde détenu dans une prison de Batman, Yusuf Arslan, 68 ans, a eu un accident vasculaire cérébral. On l’a gardé menotté alors qu’il se trouvait aux soins intensifs. Le prisonnier Yusuf Arslan (68 ans) est détenu dans la prison fermée de type Batman T. Il a subi une hémorragie cérébrale et a été transporté à l’hôpital. Arslan, arrêté à Mardin il y a 5 ans pour « appartenance à une organisation illégale », a été envoyé à Batman il y a 7 mois. La famille, venue à la prison pour une visite lundi, s’est vu refuser la visite par l’administration pénitentiaire. Son épouse Zeynep Arslan a déclaré que l’administration pénitentiaire ne les avait pas informés du transfert de son mari à l’hôpital. «Nous sommes allés à l’hôpital. Nous avons interrogé les infirmières sur mon mari. Ils nous ont dit qu’il était en soins intensifs. Ils nous ont informés qu’il avait eu une hémorragie cérébrale. »

TURQUIE. 10 arrestations lors de rafles anti-kurdes à Ankara

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TURQUIE – Dans le cadre d’arrestations politiques menées par le parquet général d’Ankara, de nombreux domiciles ont été perquisitionnés par la police tôt ce matin. Au moins 10 personnes, dont l’ancienne responsable locale du parti HDP et membre de l’Association des avocats contemporains (ÇHD) Semra Demir, ont été arrêtées lors des raids matinaux.

La Turquie veut livrer à l’Iran un journaliste menacé d’exécution

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TURQUIE / KURDISTAN – Le journaliste kurde Amir Kahrizi, qui risque d’être exécuté par l’Iran, est détenu dans un centre pour être envoyé en Iran. Kahrizi a entamé une grève de la faim pour protester contre son expulsion. Le journaliste Amir Kahrizi s’est réfugié dans la région du Kurdistan fédéré en 2016 suite aux persécutions en raison de ses activités journalistiques. Kahrizi a poursuivi ici sa carrière de journaliste à la télévision. Cependant, la chaîne de télévision où il travaillait a été la cible de roquettes de l’Iran après le mouvement « jin, jiyan, azadi » (femme, vie, liberté) lancé suite au meurtre de Jina Mahsa Amini en septembre 2022. Kahrizi, qui a survécu indemne à l’attaque, s’est rendu en Turquie pour rejoindre sa femme et leur enfant qui vivent en Suède. Kahrizi, capturé alors qu’il traversait la Grèce, a été livré à la Turquie où il a été détenu d’abord au Centre de rapatriement d’Edirne (GGM), puis transféré au GGM d’Ağrı le 25 août pour être expulsé. Kahrizi est en grève de la faim depuis le 9 septembre pour éviter d’être renvoyé en Iran où il serait très certainement condamné à la peine de mort, comme d’innombrables compatriotes kurdes avant lui. Soulignant que son mari est en grève de la faim, Shahla Chorke a rapporté que lors de son dernier appel téléphonique avec lui, il a déclaré : « Je n’ai aucun espoir d’être libérée de ce camp. Mais d’un autre côté, être expulsé vers l’Iran constitue une menace pour ma vie. J’ai décidé de mourir ici. » Soulignant que son mari est un journaliste de l’opposition, Chorke a déclaré : « Mon mari est dans le camp depuis des mois. Nous avons déployé beaucoup d’efforts pour sa libération. Nous avons présenté au tribunal [les preuves]  que mon mari était contre la République islamique et que la torture et l’exécution l’attendaient s’il retournait en Iran. Mais le tribunal les a rejetées à plusieurs reprises ».

TURQUIE. L’Assemblée des femmes d’HEDEP commence la campagne du 25 novembre

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TURQUIE – L’Assemblée des femmes du parti « pro-kurde » HEDEP a démarré la campagne du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, avec une action devant le campus pénitentiaire de Sincan, où plusieurs femmes politiques du parti sont emprisonnées dans le cadre du procès Kobanê.
Des députées HEDEP et de nombreuses femmes ont assisté à l’action. S’exprimant lors de l’action, la porte-parole de l’Assemblée des femmes du HEDEP, Halide Türkoğlu, a attiré l’attention sur les inondations récentes et leurs effets dans les villes du Kurdistan et a exprimé ses condoléances aux familles de ceux qui ont perdu des proches dans les inondations. 
Soulignant l’importance de lancer la campagne devant la prison, Türkoğlu a déclaré : « La raison pour laquelle nous sommes venues ici est de montrer comment nos amies ont été retenues captives dans cette prison et comment elles ont attaqué la lutte pour la liberté des femmes avec le complot du procès Kobanê. La violence est un outil créé par la domination masculine. La violence judiciaire se présente également devant nous comme la réalité de ce pays. Tous les procès qui se déroulent aujourd’hui à Sincan sont des attaques contre la lutte pour la liberté des femmes. Parce que celles qui mènent la lutte pour la liberté des femmes dans ce pays, celles qui croient en la lutte pour l’égalité et celles qui veulent tisser une vie alternative ne se sont jamais inclinées et ne s’inclineront jamais. Les revendications des prisonnières politiques sont aussi nos revendications. La lutte pour la liberté qu’elles défendent aujourd’hui est la lutte que nous défendons tous pour la vie des femmes. »
Faisant référence à l’attaque contre les femmes par la dictature de Trujillo en République Dominicaine et à la lutte des Sœurs de Mirabel contre elle, Türkoğlu a déclaré : « Les femmes du monde entier, en la personne des sœurs de Mirabel, luttent contre le fascisme, le racisme, le nationalisme. et la discrimination et descendre dans la rue. Nous ne voulons pas vivre selon la féminité raisonnable décidée par les États. Car que font les gouvernements ? Tout en s’attaquant à la lutte pour la liberté des femmes, ils veulent faire de la politique à travers des femmes dociles(…). Malheureusement, cette politique se transforme en une forme de politique monopolisant la violence. Seul le style de gestion du gouvernement AKP-MHP depuis plus de 22 ans a le plus affecté la vie des femmes. Parce qu’il a placé le sexisme au centre de toutes les institutions et confisqué les acquis des femmes dans tous les domaines. Cela s’est transformé en une telle usurpation qu’elle s’est également transformée en un régime de gestion basé sur le sexisme. En d’autres termes, d’un côté, on a construit un régime d’un seul homme, et de l’autre, on a tenté de construire une idéologie basée sur la domination masculine tout en usurpant toutes nos institutions avec le régime de tutelle du Kurdistan. (…) »

TURQUIE. Libération des supporters d’Amedspor

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TURQUIE / KURDISTAN – Lors du match Amedspor-Fethiyespor qui s’est déroulé hier à Diyarbakir (Amed), 4 supporters du club kurde ont été tabassés et arrêtés au motif qu’ils « ne se sont pas levés pendant l’hymne national ». Ils ont tous été remis en liberté. Les joueurs, responsables et supporters d’Amedspor sont régulièrement attaqués par des fascistes turcs et / ou poursuivis par la justice turque à cause de l’identité kurde du club.