PARIS. Le 3e Festival culturel kurde de Paris débute le 25 mai 2024

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PARIS – Du 25 mai au 1er juin 2024, Paris accueillera la 3e édition du Festival culturel kurde de Paris, avec une programmation riche et variée allant de défilé folklorique aux concerts de musique ainsi que d’ateliers d’artisanats ou de découverte de la cuisine kurde. Le Conseil Démocratique Kurde en France (CDK-F), en collaboration avec l’Institut de Réflexion et d’Études sur le Kurdistan (IREK), l’association Arts et Culture du Kurdistan (ACK), l’association France-Kurdistan et la Fondation Danielle Mitterrand, organise la troisième édition du Festival culturel kurde de Paris, parrainée par la ville de Paris et de son 10e arrondissement, ainsi que les communes de Mantes-La-Jolie (Yvelines) et de Montreuil (Seine-Saint-Denis).  
 
Voici le programme du 3e Festival culturel kurde de Paris:
 
Samedi 25 mai
 
14h, Manifestation culturelle et défilé traditionnel, Centre Ahmet Kaya, 16 rue d’Enghien, Paris 10e
 
 
Le Festival commencera en musique et couleurs avec un défilé folklorique depuis le 16 rue d’Enghien jusqu’au Carreau du Temple (4 rue Eugène Spuller). Tout au long du parcours, le Govend (danse folklorique) et la musique seront au rendez-vous pour animer la parade. Tenues traditionnelles kurdes chaleureusement recommandées.
 
16h, Cérémonie d’inauguration, Carreau du Temple, 4 rue Eugène Spuller, Paris 3e
 
 
La cérémonie d’inauguration aura lieu dans la prestigieuse salle de spectacle du Carreau du Temple. Elle débutera par un discours d’accueil, suivi d’un documentaire sur les pratiques culturelles de la communauté kurde en région parisienne. La soirée se poursuivra avec un concert de Def (ou Erbane), un instrument caractéristique de la tradition musicale kurde. Et pour couronner le tout, le formidable groupe de Govend (danse folklorique) de Paris, Govenda Rojbîn, exécutera une performance chorégraphique exceptionnelle. (Entrée libre)
 
 
Dimanche 26 mai
 
12h, Expo, panels et buffet, Centre culturel kurde Ahmet Kaya, Paris 10e
 
 
Une première présentation portera sur les Dengbêj (Bardes kurdes), ces passeurs de culture dépositaires de la riche littérature orale kurde. Quand au second panel, il s’intéressera à l’histoire aussi méconnue que remarquable des Kurdes d’Iran, c’est à dire du Rojhilat ou Kurdistan oriental.
 
Le public pourra ensuite déguster un brunch de mets traditionnels kurdes, une expérience gastronomique inoubliable dans une ambiance conviviale et festive, offrant une occasion unique de rencontrer les autres participants et de discuter de la culture kurde. Ne manquez pas cette opportunité de goûter à l’hospitalité légendaire des Kurdes et de découvrir leur patrimoine culinaire riche et varié.
 
Parallèlement, l’on pourra contempler une exposition sur la langue kurde, ses dialectes, ses expressions, ses grands noms, … L’exposition sera visible jusqu’au 2 juin.
 
14h, concert de rue, ateliers d’arts manuels, Boulevard Bonne Nouvelle, Paris 10e
 
L’après-midi de cette deuxième journée du festival sera consacrée à des ateliers d’arts manuels en extérieur. Une occasion de s’initier au tissage des kilims, d’apprendre l’art de la coiffe kurde (kofî) ou de découvrir les tatouages traditionnels kurdes (deq).
 
La musique sera également au rendez-vous, avec un concert de rue donné par les chanteurs et musiciens de l’Association Art et Culture du Kurdistan (Çanda kurd – Paris).
 
Lundi 27 mai
 
19h, soirée musicale et buffet kurde, Espace Brassens, 18 Rue de Gassicourt, 78200 Mantes-la-Jolie
 
 
Une soirée animée par plusieurs artistes locaux, dont des Dengbêj (bardes kurdes), et agrémentée d’un buffet de spécialités culinaires kurdes. (Entrée libre)
 
Mardi 28 mai
19h, concert et buffet kurde, Mairie de Montreuil, Salle des Fêtes, Place Jean Jaurès
 
Mercredi 29 mai
 
12h, Ateliers pour enfants, 16 rue d’Enghien, Paris 10e
 
Des animations pour enfants sont proposer pour les initier à la langue kurde à travers des jeux ludiques, aux jeux traditionnels, à la musique, danse et arts plastiques. Les enfants seront pris en charge par des animatrices et animateurs expérimentés. Au programme: parcours de jeux, atelier de percussions corporelles et de govend (rondes folkloriques kurdes), sans oublier l’indispensable pause déjeuner.
 
 
Jeudi 30 mai
 
19h, Expo-photos de Merwan Tiryaki, 16 rue d’Enghien, Paris 10e
 
 
Vendredi 1er juin
 
19h, Concert final, Cirque d’Hiver Bouglione, 110 Rue Amelot, Paris 11e
 
Avec les groupes de musique Koma Amed, Deza Amed et Chopy
 
 
 

En moins de quatre mois, 14 Afghans exécutés en Iran

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IRAN – Les prisonniers afghans Zaman Taheri, Salam Taheri, Ibrahim Nurzahi et Ghulam Qadarsamani ont été exécutés dans la prison centrale de Mashhad. Cela porte à 14 le nombre total de prisonniers afghans exécutés par les mollahs iraniens depuis le début de l’année 2024. Selon un rapport reçu par l’ONG kurde Hengaw, aux premières heures du 18 avril 2024, les prisonniers afghans, Zaman Taheri, Salam Taheri, Ibrahim Nurzahi et Ghulam Qadarsamani, ont été exécutés à la prison centrale de Mashhad (Vakilabad). Zaman Taheri et son frère Salam, ainsi que deux autres prisonniers, ont été arrêtés il y a cinq ans pour trafic de drogue, puis condamnés à mort par le tribunal révolutionnaire de Mashhad. L’exécution de ces individus n’a pas encore été officiellement annoncée dans les médias gouvernementaux. Par ailleurs, le mercredi 17 avril 2024,Hojatollah Bakhtawer, un ressortissant afghan de 23 ans, a été exécuté dans la prison centrale de Tabriz. Il a été arrêté il y a trois ans pour homicide et condamné à mort. Selon les statistiques compilées par l’Organisation de défense des droits humains, Hengaw, depuis le début de l’année 2024 (moins de quatre mois), au moins 14 ressortissants afghans ont été exécutés en Iran. En 2023, 28 ressortissants afghans ont été exécutés par le gouvernement iranien.

Adem Uzun appelle à une conférence d’unité nationale au Kurdistan

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Lors de la 2e journée de la réunion intermédiaire du Congrès National du Kurdistan (KNK), le militant kurde, Adem Uzun a déclaré que les Kurdes se trouvaient au centre de la troisième guerre mondiale et a ajouté que : « Nous devons prendre des décisions sérieuses et importantes. Soit nous disparaîtrons, soit nous réaliserons des gains ».
 
Près de 200 délégués issus des quatre parties du Kurdistan sont réunis depuis hier à La Haye pour la 22e réunion intermédiaire du Congrès National du Kurdistan (KNK*). Cet événement majeur, qui se déroule sur deux jours, vise à renforcer l’unité nationale parmi les partis kurdes.
« Un nouveau système est en train de se créer au Moyen-Orient » Adem Uzun a déclaré que les événements au Moyen-Orient se déroulent avant la formation d’un nouveau système et a déclaré : « Tout le monde poursuit un plan en ce sens. La Turquie et l’Iran en particulier font des efforts à cet égard. Ils élaborent des plans en conséquence. Cependant, ces forces considèrent le Mouvement pour la liberté kurde comme un problème pour elles-mêmes. C’est pourquoi elles préparent des opérations et des attaques, car de nouvelles choses se produisent dans le nouveau siècle et elles ne veulent pas que les Kurdes obtiennent des gains. La guerre à Gaza et la guerre en Iran au Moyen-Orient nous concernent. Nous ne pouvons pas agir comme avant. Nous devons prendre des décisions sérieuses et importantes, ou bien nous disparaîtrons ». Attirant l’attention sur les guerres en cours au Moyen-Orient et dans le Caucase, Uzun a déclaré : « Ce qui se passe aujourd’hui est la troisième guerre mondiale. Les Kurdes en sont au centre. Nous ne pouvons pas sacrifier les acquis kurdes qui ont émergé jusqu’à présent au cours de cette période.  » Par conséquent, notre attitude envers les forces agissant aux côtés des ennemis doit être claire et ouverte. Nous devons condamner l’attitude de ces forces ». « Abdullah Öcalan est notre valeur nationale » Adem Uzun a souligné que les problèmes de Kirkouk et d’autres villes kurdes sont leurs problèmes nationaux et a poursuivi : « Kirkouk est une question nationale pour nous, tout comme les autres régions kurdes. La situation d’Abdullah Öcalan est aussi notre problème national. Nous ne pouvons pas considérer Öcalan comme le chef d’un parti et d’une partie. Tous les dirigeants kurdes ont été massacrés dans l’histoire. Si quelque chose arrive au leader Öcalan aujourd’hui, que dirons-nous devant l’histoire ? Pour avoir de l’honneur dans le monde, nous devons protéger toutes nos valeurs ». « Organisons cette année la Conférence sur l’unité nationale du Kurdistan » Uzun a conclu : « Nous sommes dans le 100ème anniversaire de Lausanne. Il y a cent ans, les États ont démembré notre pays. Aujourd’hui, nous luttons pour contrecarrer cela. Nous avions décidé de la conférence d’unité nationale du Kurdistan l’année dernière. J’appelle à nouveau ici ; organisons cette conférence au cours de cette année. Peu importe qui y participe ou non, prenons-en conscience si nous n’assurons pas notre unité nationale, personne ne nous prendra au sérieux ».   *Fondé le 26 mai 1999 à Amsterdam, le KNK cherche depuis 25 ans à unifier les efforts des partis kurdes à travers les quatre régions du Kurdistan sans interruption. Cette nouvelle assemblée générale attire non seulement des délégués régionaux, mais aussi des dizaines de représentants de partis politiques, d’institutions et d’organisations, ainsi que des intellectuels, des écrivains et des personnalités influentes.

IRAN. Trois jeunes Kurdes emprisonnés menacés par la peine de mort

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IRAN / ROJHILAT – La détention de trois jeunes Kurdes arrêtés lors des protestations « Femmes, vie, liberté » il y a plus d’un an a été prolongée de deux mois alors qu’ils risquent la peine de mort pour « corruption sur terre » et pour leur « implication présumée dans le meurtre d’un agent de sécurité ». Le bureau du procureur public et révolutionnaire de Bukan, dans la province de l’Azerbaïdjan occidental, a prolongé de deux mois la détention temporaire des civils kurdes Rauf Sheikh-Maroufi, Mohammad Faraji et Kamran Soltani, a rapporté le Réseau des droits de l’homme du Kurdistan (KHRN). Les trois hommes kurdes, qui avaient déjà été accusés de « propagation de la corruption sur terre » (efsad-e fel arz) pour leur « implication présumée dans le meurtre d’un agent de sécurité » lors du soulèvement antigouvernemental « Femmes, vie, liberté » en Bukan, sont en détention depuis plus d’un an. La prolongation de leur détention temporaire, à la lumière de l’accusation portée contre eux de « propagation de la corruption sur terre », passible de la peine de mort en Iran, a fait craindre qu’ils ne soient condamnés à mort. Sheikh-Maroufi, Faraji et Soltani ont été arrêtés par les forces de sécurité à Bukan lors des manifestations du 26 décembre 2022, du 22 février 2023 et du 27 février 2023 respectivement, et emmenés au centre de détention du ministère du Renseignement à Orumiyeh, dans la province de l’Azerbaïdjan occidental. Le ministère du Renseignement a soumis les trois individus à la torture en cellule d’isolement et a fait pression sur eux pour qu’ils fassent des aveux forcés en lien avec l’accusation d’« implication dans le meurtre d’un agent de sécurité » à Bukan. Bien qu’ils aient été soumis à de graves tortures physiques et psychologiques, tous trois ont fermement nié les accusations portées contre eux. À la fin de la période d’interrogatoire, le 10 juin 2023, les trois hommes ont été transférés à la prison de Bukan, où ils restent en détention provisoire en attendant l’évolution de leur affaire. Ils n’ont pas le droit de choisir leur propre avocat, un avocat commis d’office leur étant désigné. Selon l’article 286 du Code pénal islamique, « Quiconque commet de manière massive des crimes contre l’intégrité physique des individus, des crimes contre la sécurité intérieure ou étrangère, la diffusion de mensonges, la perturbation du système économique du pays, l’incendie criminel et la destruction, etc., est considéré comme un corrupteur sur terre ».  

TURQUIE. Erdogan veut mettre sous tutelle les mairies kurdes

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TURQUIE / KURDISTAN – Le régime turc qui n’a pas digéré la victoire du parti kurde DEM aux élections municipales de mars dernier s’apprête à destituer les élus kurdes qu’il va remplacer par des administrateurs (kayyum), comme il l’a fait lors des élections précédentes.
 
À la suite du succès électoral significatif des Kurdes, le gouvernement turc a entamé les préparatifs en vue d’imposer une tutelle aux conseils municipaux de Mardin (Mêrdîn) et de Diyarbakır (Amed), invoquant des violations présumées de l’hymne national et du drapeau turc.
 
 
Le 13 avril, le ministre de l’Intérieur Ali Yerlikaya a confirmé que des inspecteurs avaient été nommés pour enquêter sur les premières sessions de ces conseils, au cours desquelles il aurait été allégué que la municipalité de Mardin n’avait pas joué l’hymne national et que celle de Diyarbakır avait retiré le drapeau turc. Les deux municipalités ont démenti ces accusations.
 
Le problème n’a fait qu’empirer lorsque le bureau du procureur général de Mardin a ouvert une enquête formelle sur ces allégations. La déclaration du procureur a souligné des inquiétudes quant au respect manifesté lors des procédures officielles, en particulier en ce qui concerne l’hymne national.
 
Le co-maire de Mardin, Ahmet Türk, a répondu aux controverses en déclarant : . (Medya News)

IRAN. Un prisonnier kurde exécuté à Urmia

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  IRAN / ROJHILAT – Afshin Baghshirin, un prisonnier kurde de Kangavar, a été exécuté prison centrale d’Urmia. Baghshirin a été reconnu coupable de trafic de drogue et condamné à mort. Selon un rapport obtenu par l’ONG Hengaw, l’exécution d’Afshin Baghshirin, 39 ans, originaire de Kangavar, dans la province de Kermanshah, a eu lieu le samedi 13 avril 2024 à la prison centrale d’Urmia. Des sources proches de Hengaw indiquent que Baghshirin a été arrêté il y a six ans pour trafic de drogue, puis condamné à mort par les autorités judiciaires de la République islamique. Au moment de la rédaction de ce rapport, l’exécution d’Afshin Bag

IRAN. Une activiste kurde arrêtée par la police des mœurs à Téhéran

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IRAN – La militante kurde des droits civiques Khadijeh Mehdipour a été arrêtée par la police des mœurs à la station de métro Nabard de Téhéran le 16 avril pour avoir porté des vêtements non conformes à la charia islamique en vigueur en Iran.
Mehdipour, un ancien prisonnier politique originaire d’Eyvan-e Gharb dans la province d’Ilam et résidant à Téhéran, a été libéré après quelques heures de détention.
Le Réseau des droits humains du Kurdistan (KHRN) a appris que des agents de la police des mœurs avaient battu Mehdipour lors de son arrestation et l’avaient transférée dans un centre de détention de la police de la sécurité publique.
Après avoir été détenue pendant plusieurs heures et avoir refusé de prendre le moindre engagement, elle a été libérée sous la menace de poursuites judiciaires.
Mehdipour avait déjà été arrêtée par l’Organisation de renseignement du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) à Ilam, dans la province d’Ilam, le 10 octobre 2021.
Après deux jours d’interrogatoire par cette organisation militaro-sécuritaire, elle a été transférée à la prison centrale de la ville.
Quelques semaines plus tard, la deuxième chambre du tribunal révolutionnaire islamique d’Ilam, présidée par le juge Parvaneh, a condamné Mehdipour à 20 mois de prison pour « propagande contre l’État », « insulte au fondateur de la République islamique d’Iran » et « insultant les dirigeants [suprêmes] », en vertu de l’article 134 (Loi sur la rectification des peines).
En février 2023, elle a été libérée de la prison centrale d’Ilam dans le cadre d’une amnistie judiciaire.
En juin 2023, dans une autre affaire, la militante a été condamnée à trois mois et un jour de prison par un tribunal d’Ilam pour « publication de mensonges dans le cyberespace dans l’intention de troubler l’opinion publique ».
Mehdipour a ensuite été emmenée à la prison d’Ilam en août 2023 pour purger sa peine et a été libérée après 64 jours.

Isolement carcéral d’Imrali: Les Kurdes rencontrent des responsables du CPT

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STRASBOURG – Le député du parti DEM Ömer Öcalan et l’avocat Özgür Faik Erol ont rencontré des responsables du CPT pour parler de l’isolement aggravé imposé au leader du peuple kurde Abdullah Öcalan.
 
Le député du parti DEM Ömer Öcalan et l’avocat Özgür Faik Erol ont rencontré des responsables du CPT à Strasbourg.
 
Ömer Öcalan a déclaré qu’ils avaient fourni des informations aux responsables du CPT sur l’isolement et les pratiques illégales imposées au leader du peuple kurde Abdullah Öcalan, et que les responsables du CPT les avaient informés qu’ils ne pouvaient pas divulguer les rapports de leurs visites sans l’autorisation des pays membres.
 
Par ailleurs, le Réseau de Solidarité Internationaliste a lancé un appel urgent au Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) pour exiger une action immédiate dans le cas d’Abdullah Öcalan, qui a été détenu au secret pendant trois des 25 ans d’emprisonnement dans la prison turque. île d’Imrali. Le réseau agit au nom de la campagne mondiale « Liberté pour Öcalan : une solution politique à la question kurde ».
 
Déclarant avoir rappelé aux responsables du CPT que la situation d’Abdullah Öcalan est d’une importance cruciale pour les Kurdes et la question kurde, Ömer Öcalan a déclaré qu’ils ont demandé au CPT d’être sensible sur cette question et de faire pression sur la Turquie.
 
Le CPT devrait mener une mission de dissuasion
 
L’avocat Özgür Faik Erol, qui a assisté à la réunion avec le secrétaire général du CPT et d’autres responsables, a déclaré que compte tenu des conditions à Imralı, ils ont indiqué que le CPT, en tant qu’institution qui inspecte une prison dans ces conditions depuis 25 ans, devrait adopter une mission de dissuasion.
 
Déclarant avoir critiqué l’attitude actuelle du CPT, qui encourage les politiques d’isolement de la Turquie, Erol a déclaré : « Il est nécessaire de développer une approche, une attitude qui répondra aux préoccupations et aux inquiétudes de M. Öcalan et du peuple kurde qui suit sa situation, nous devons faire tout ce que nous pouvons ». (ANF)

TURQUIE. Une prisonnière politique kurde empêchée de sortie car elle n’a pas de « regrets »

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TURQUIE / KURDISTAN – La libération de Rozerin Kalkan, prisonnière politiques kurde détenue à la prison d’Izmir Şakran, a été reportée de 11 mois car elle n’a pas de « regrets ».
 
Kalkan, qui a été incarcérée le 11 août 2016 pour « appartenance à une organisation terroriste », devait être libérée mardi, mais on a appris que sa libération avait été reportée.
 
Kalkan a appelé sa famille et leur a dit que sa libération avait été reportée de 11 mois. Kalkan, qui a refusé de comparaître devant le Conseil d’administration et d’observation auquel elle a été convoquée la semaine précédente, a déclaré avoir été informée que sa libération était bloquée car elle est considérée comme étant toujours « active dans une organisation illégale ».
 
Serife Kalkan, la mère de Rozerin, a déposé une demande auprès de la branche de Mardin de l’Association des droits de l’homme (IHD) et a déclaré : « Ma fille n’a rien fait pour regretter, alors pourquoi devrait-elle dire qu’elle regrette quelque chose ? »
 
Retrour sur le calvaire de Rozerin Kalkan
Rozerin Kalkan, avait été arrêtée chez elle à Mardin en août 2016 et soumise à la torture physique et sexuelle dans le département antiterroriste de la police pendant neuf jours.
Le verdict contre elle a finalement été prononcé. Elle a été condamnée à plus de dix ans de prison pour appartenance et promotion d’une organisation terroriste. Ses avocats vont faire appel de la décision du tribunal.
Rozerin Kalkan a été contrainte de témoigner sous la torture et elle a été privée de soins médicaux. En raison de la torture, elle a subi des dommages irréversibles à sa main droite. Elle a passé les onze premiers mois de son emprisonnement en isolement.

Erdogan se rend en Irak sur fond de guerre anti-kurde

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Recep Tayyip Erdoğan se rendra prochainement à Bagdad. Le journal national irakien Al Sabaah indique que cela pourrait signifier des relations plus étroites entre l’Irak et l’État turc.
 
Le président turc Recep Tayyip Erdoğan devrait effectuer une visite officielle à Bagdad. Un article paru dans le journal national irakien Al Sabaah indique que cette visite aurait pour but d’améliorer les relations diplomatiques entre les deux pays (au détriment des droits des Kurdes).
 
 
Le gouvernement irakien est « désireux de résoudre les sources de discorde avec la Turquie, y compris la question des groupes armés [kurdes] », selon le journal irakien Daily Sabah.
 
Cela arrive à un moment où la Turquie occupe une bande de terre à la frontière turco-irakienne, jusqu’à 40 km à l’intérieur du territoire irakien, et a établi plus de 60 bases militaires dans la région. L’armée turque renouvelle ses attaques contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), notamment dans la région montagneuse de Gara. Les frappes aériennes turques à l’intérieur de la région autonome du Kurdistan irakien se multiplient.
 
Au total, 358 frappes aériennes ont été menées par les forces turques dans la région frontalière du 1er janvier au 1er avril de cette année, selon les équipes communautaires pour la paix en Irak. Les attaques aériennes turques ont tué au moins 5 civils jusqu’à présent en 2024. Erdoğan a annoncé qu’une « opération militaire à grande échelle » débuterait bientôt au Kurdistan irakien.
 
L’ article d’Al Sabaah cite le conseiller irakien à la sécurité nationale, Qassem al-Araji, qui soutient la campagne turque contre le PKK avant la réunion diplomatique de ce mois-ci. Al-Araji aurait déclaré que les groupes armés doivent déposer les armes « et mettre fin à la situation rapidement ».
 
Le gouvernement de Bagdad a annoncé le mois dernier l’interdiction du PKK. Cette décision fait suite à une visite antérieure d’une délégation de l’État turc. Cependant, l’État irakien n’est pas allé jusqu’à déclarer le PKK organisation terroriste. (Medya News)