TURQUIE. Les rafles politiques devenues quotidiennes au pays d’Erdogan
6 635 bébés nés de mères mineures en Turquie en 2023
TURQUIE. L’artiste kurde, Dilan Cûdî Saruhan accueillie avec des tournesols à la sortie de prison
Ses proches et amis l’ont accueillie avec des tournesols en clin d’œil au tableau de Van Gogh du même nom que les autorités pénitentiaires turques avaient interdit à Saruhan de l’avoir dans sa cellule…
L’histoire de tournesols de Van Gogh, qui a atteint des proportions kafkaïennes, a commencé quand Dilan Saruhan a demandé à son professeur Emre Zeytinoğlu de l’Université de Marmara de lui envoyer une copie de ce célèbre tableau de Van Gogh. Zeytinoğlu a envoyé un poster du tableau et l’a envoyée par courrier à la prison. Cependant, l’administration pénitentiaire a interdit aux « tournesols » d’entrer dans la prison, en prétendant les dimensions (trop « larges ») du poster… L’Iran a exécuté 25 prisonniers kurdes en 18 jours
IRAN. Une militante kurde portée disparue après son arrestation il y a six jours
Le sort des Yézidis est le cadet des soucis du gouvernement irakien
NPA: « Condamnations honteuses dans le procès de Kobané »
L’Iran confirme la mort du président Raisi
Le régime tente d’assurer la stabilité
Alors que le régime a rassemblé nombre de ses partisans pour prier pour le président et qu’une organisation massive des funérailles de Raïssi est attendue, l’actuel chef de l’État iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, tente d’assurer la stabilité. Il a immédiatement déclaré qu’il n’y aurait aucune interruption des affaires gouvernementales. Selon la constitution iranienne, le vice-président iranien Mohammad Mokhber assumerait les fonctions présidentielles par intérim en cas de décès de Raïssi. Selon la constitution, les élections présidentielles doivent avoir lieu dans un délai de 50 jours. Le régime est désormais soucieux de ne pas créer une brèche dans laquelle la résistance pourrait se développer de nouveau alors que les régions kurdes et baloutches d’Iran sont comme une poudrière qui peut s’embraser à tout moment.« Boucher de Téhéran »
Surnommé par les Iraniens de « boucher de Téhéran », Ebrahim Raïssi est extrêmement détesté car responsable de la mort de dizaines de milliers de personnes. En tant que procureur général adjoint de Téhéran en 1988, il était directement responsable de l’exécution d’environ 10 000 prisonniers politiques. À l’époque, selon des groupes de défense des droits humains, il était l’un des quatre juges du tristement célèbre Comité de la mort, un tribunal secret créé en 1988 et responsable de la condamnation à mort de milliers de prisonniers. En tant que président, il est le principal responsable de la répression brutale des soulèvements « Jin, Jiyan, Azadî » (femme, vie, liberté) provoqué par le meurtre de Jina Mahsa Amini et de l’aggravation ultérieure de la terreur d’État patriarcale et islamiste.L’Iran en état d’urgence après le crash de l’hélicoptère transportant le président Raïssi
IRAN – Après la disparation de l’hélicoptère transportant le président iranien Ebrahim Raïssi, le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a tenu une session d’urgence présidée par Khamenei qui aurait décrété l’état d’urgence. Le régime iranien craint un nouveau soulèvement populaire à travers le pays, si jamais Raisi et son équipe sont morts.
Le président iranien Ebrahim Raïssi est introuvable après un « accident » de son hélicoptère survenu aujourd’hui. Le président iranien se trouvait à bord d’un convoi d’hélicoptères dans la province de l’Azerbaïdjan oriental, avec plusieurs haut-fonctionnaires de la République islamique, dont le ministre iranien des Affaires étrangères Amir Abdollahian. La zone montagneuse où l’hélicoptère transportant le président iranien Ibrahim Raisi et des hauts diplomates d’Iran, la visibilité était quasi nulle. Pour le moment, on privilégie un accident plutôt qu’un sabotage.Qui est/était Raisi?
Ibrahim Reisi était membre du célèbre comité de la mort iranien responsable de l’exécution et de l’enterrement dans des fosses communes de milliers de Kurdes et de gauchistes emprisonnés après la révolution islamique d’Iran. Surnommé par les Iraniens de « boucher de Téhéran », pendant 4 décennies, Raeisi fut impliqué dans des crimes contre l’humanité (il a supervisé des meurtres de masse, des tortures, des viols, des passages à tabac et des enlèvements en Iran et dans toute la région) et sa disparition est célébrée en Iran par le peuple qui y voit une justice karmique.