SYRIE. Pour le gouvernement le kurde est une langue « étrangère »
PARIS. Le cimentier Lafarge jugé pour le « financement du terrorisme » en Syrie
La CEDH exhorte la Turquie à libérer Demirtas
IRAN. Une enseignante condamnée à 15 ans de prison
TURQUIE. La police attaque un rassemblement funéraire à Şirnak
Le deuil collectif est interdit
La police a bloqué l’accès au funérarium. Des agents ont érigé une barrière à quelques dizaines de mètres du bâtiment, sont arrivés en véhicules et ont annoncé qu’ils arrêteraient toute personne présente si le rassemblement ne se dispersait pas. Le commandant a interdit les visites de groupe, invoquant une prétendue interdiction des « rassemblements de deuil collectifs », et n’a autorisé l’entrée que par groupes de cinq – une condition qui a suscité une vive opposition. Les participants ont alors entamé un sit-in.
Une rencontre avec le gouverneur de la province, Birol Ekici, n’a abouti à aucune solution. Au contraire, ce dernier a menacé d’interdire l’ouverture de lieux de recueillement à l’avenir si de tels rassemblements venaient à se reproduire. Ironie du sort, selon la famille du combattant tombé au combat, la cérémonie commémorative avait été autorisée par le ministère de l’Intérieur. Pourtant, l’administration provinciale a agi unilatéralement et a empêché sa tenue. Dans une note adressée au ministère, le gouverneur aurait notamment qualifié le rassemblement de « foule incontrôlable ».
La situation reste tendue.
Lorsqu’un groupe a tenté de forcer le cordon de police en scandant « Şehîd namirin » (« Les martyrs sont immortels »), la police est intervenue. Plusieurs personnes, dont des femmes âgées, ont été agressées physiquement. Un participant, Sadık Külter, a été arrêté. Un petit groupe a néanmoins réussi à atteindre le funérarium. Par solidarité, certains endeuillés ont ensuite quitté le bâtiment pour rejoindre la manifestation qui se poursuivait devant le cordon de police. La situation sur place reste tendue et le secteur demeure bouclé.
MEBYA-DER : Violation des droits fondamentaux
Du point de vue des organisations kurdes, les actions des autorités turques s’inscrivent dans une série de mesures répressives contre la société civile kurde. Des observateurs sur place affirment que les hommages publics rendus aux combattants tombés au combat sont systématiquement empêchés. L’association MEBYA-DER, qui soutient les personnes ayant perdu des proches dans la lutte de libération kurde et qui a organisé l’événement, dénonce une violation délibérée des droits culturels et familiaux fondamentaux. (ANF)
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IRAN. 170 journalistes arrêtés depuis le soulèvement « Femme, Vie, Liberté »
L’organisation Voix des prisonniers kurdes et iraniens a publié un rapport détaillant les arrestations et les condamnations à mort prononcées par les autorités iraniennes contre des journalistes au cours des trois dernières années, à l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes.
Selon le rapport, les arrestations de journalistes ont fortement augmenté après le mouvement « Femme, Vie, Liberté » de 2022, avec 170 journalistes, dont 24 femmes, détenus pour avoir couvert des manifestations ou publié des informations sur des violations de l’État.
Les tribunaux iraniens ont prononcé des peines totalisant jusqu’à 60 ans de prison contre 21 journalistes, tandis que 41 autres ont été jugés sans garanties légales ni accès à un avocat de la défense, a déclaré l’organisation.
L’organisation Voix des prisonniers kurdes et iraniens a appelé la communauté internationale et les organismes de défense des droits de l’homme à faire pression sur Téhéran pour qu’il mette fin aux détentions arbitraires et garantisse la liberté et l’indépendance de la presse.
Le 2 novembre marque la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes, une journée qui rappelle que la persécution et l’emprisonnement des journalistes violent non seulement leurs droits, mais constituent également une atteinte à la liberté d’expression et au droit du public à l’information. (ANHA)