LORIENT. Rassemblement pour le Rojava

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LORIENT – La communauté kurde de Lorient appelle à manifester contre les attaques turco-djihadistes ciblant le Rojava. RDV le samedi 17 janvier 2026, à 15 h, place Aristide Briand.
 
Voici le communiqué appelant à manifester :
 
Au Rojava, nos droits et notre liberté sont menacés !
Ne restons pas silencieux face à l’atteinte à l’honneur du peuple kurde.
Le Kurdistan n’est pas à vendre, il ne sera jamais livré.
 
Les attaques inhumaines contre les quartiers Sheikh Maqsoud et Ashrafiey à Alep par HTS et DAESH sont insupportables.
Notre silence tue !
 
 

ROJAVA. Agression turque sur le territoire syrien dans un silence arabe

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SYRIE / ROJAVA – Aux premières heures de ce jour, des drones armés turcs Bayraktar ont violé l’espace aérien souverain de la République syrienne et mené des frappes massives sur trois zones civiles syriennes, situés hors des zones frontalières et à l’ouest de l’Euphrate. Ces attaques ont exposé les civils syriens à un grave danger et constituent une atteinte flagrante à la souveraineté de la Syrie ainsi qu’à la dignité et à la sécurité de ses citoyens syriens.
 
Ces violations, contraires au droit international et au droit syrien, se sont produites dans un silence complet de la part du régime terroriste d’al-Jolani. Les observateurs interprètent ce silence comme un signe de complicité entre les autorités de Jolani et le parti AKP au pouvoir en Turquie, qui occupe des portions du territoire syrien. Ces attaques ont également suscité le silence du monde arabe, une absence de condamnation et un black-out médiatique généralisé dans le monde arabe.
 
Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont déclaré dans des communiqués officiels que l’agression comprenait :
 
Deux frappes de drones distinctes sur la ville de Maskanah, et une autre frappe sur le village d’Al-Bu’asi, dans la campagne d’Al-Tabqa, dans le gouvernorat de Raqqa.
 
Ces attaques constituent une escalade dangereuse et un acte manifeste d’agression militaire extérieure contre des civils se trouvant sur le territoire syrien.
 
Les gangs de Damas attaquent Deir Hafir
 
Par ailleurs, les factions armées affiliées au gouvernement d’al-Jolani continuent de mener des attaques et des bombardements d’artillerie contre la ville de Deir Hafir.
 
Il est essentiel de comprendre la géographie de la région. Deir Hafir est une ville civile peuplée, sous le contrôle des Forces démocratiques syriennes (FDS). Elle se situe à environ 31 kilomètres à l’ouest du barrage de l’Euphrate, au cœur de la zone contrôlée par les FDS.
 
L’attaque perpétrée par ces factions constitue clairement un acte d’agression de la part du gouvernement extrémiste d’al-Jolani. Les forces affiliées à al-Jolani ont progressé depuis une zone située à plusieurs dizaines de kilomètres à l’ouest de Deir Hafir et ont lancé leur assaut sur la ville.
 
La situation géographique de Deir Hafir met à nu les allégations mensongères du gouvernement al-Jolani. Dans les quartiers de Sheikh Maqsoud et d’Achrafieh, ce dernier a faussement prétendu que les zones assiégées avaient déclenché les combats, une version relayée par certains médias arabes. Or, dans le cas de Deir Hafir, la géographie particulière et isolée de la ville – loin de toute zone contrôlée par le gouvernement al-Jolani – rend impossible la fabrication de tels prétextes ou récits.
 
Il s’agit d’un acte d’agression manifeste de la part d’une autorité extrémiste qui n’a aucune intention de reprendre les négociations avec les communautés kurdes ou les FDS. Au contraire, le gouvernement al-Jolani persiste dans sa politique d’exclusion, d’autoritarisme et d’alignement sur les intérêts et les ambitions du gouvernement turc d’Erdogan. (Syria Justice Archive)

Iran : Massacres à huis clos, le Kurdistan durement frappé

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IRAN / ROJHILAT – La répression massive qui frappe depuis deux semaines les manifestations pacifiques tourne de plus en plus au massacre d’innocents. En raison de la coupure d’internet et de liaison téléphoniques il devient très difficile de communiquer avec les villes où les manifestations continuent malgré la répression sauvage. Le Kurdistan iranien où les forces de répression ont la gâchette facile subit de plein fouet la répression. Les 4 premières victimes de ce nouveau cycle des manifestations sont tombées le 3 janvier à Malekshahi dans la province kurde d’Ilam. Depuis la grève générale du 8 janvier lancée par le Bloc du Kurdistan regroupant tous les partis politiques kurdes et très largement suivie, la répression est devenue plus violente et plus massive, frappant sans distinction, même les enfants et les adolescents. Dans l’ensemble de l’Iran, selon les estimations des ONG iraniennes, on compterait plusieurs milliers de morts et plus de 20 000 arrestations. Derrière ces chiffres, des vies brisées, des jeunes fauchés dans la fleur de l’âge, des familles éprouvées luttant pour leur survie dans ce régime qui pour se maintenir massacre sa jeunesse. Voici quelques portraits représentatifs de ces martyrs de la liberté :   Robina Aminian (23 ans) étudiante à l’Université Technique Shariatin (Polytechnique iranien) tuée à Téhéran le 8 janvier 2026   Rebin Moradi, (17 ans) étudiant et footballeur kurde, tué à Téhéran le 8 janvier 2026   Emirali Heidari, (17 ans) étudiant kurde, tué à Kermanshah le 8 janvier 2026   Emirali Heidari, (18 ans) étudiant kurde, tué à Kahrizak le 7 janvier 2026     Hossein Sherkol, tué à Isfahan le 8 janvier 2026   Cinq manifestants kurdes, dont un jeune homme de 17 ans,  tués par des tirs directs lors de manifestations à Téhéran, le 8 janvier 2026: Alireza Seidi, Borhan Seidi, Salam Mirani, Ebrahim Ahmadpourian et Mohammad Zamani. Par l’Institut Kurde de Paris

Hengaw appelle à l’action contre les Crimes contre l’humanité commis en Iran

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IRAN / ROJHILAT – L’ONG kurde Hengaw exhorte la communauté internationale à agir contre les crimes contre l’humanité commis par la République islamique d’Iran alors qu’on fait état de milliers de morts parmi les manifestants. Sur la base de nos constatations, des informations recueillies sur le terrain et des documents crédibles provenant de sources indépendantes et fiables, l’organisation de défense des droits humains, Hengaw, que le schéma de répression mis en œuvre par la République islamique d’Iran lors des dernières manifestations de décembre 2025 comporte de multiples éléments constitutifs de crimes contre l’humanité, tels que définis par le droit international coutumier et le Statut de la Cour pénale internationale. Nos enquêtes révèlent que les forces gouvernementales, agissant dans le cadre d’une politique de répression coordonnée, généralisée et systématique, ont commis des actes tels que le meurtre prémédité de manifestants civils, y compris des enfants ; l’usage massif et meurtrier de la force ; la mise en place de tribunaux improvisés ; des arrestations massives et arbitraires ; et la militarisation des espaces urbains visant à semer la peur et la terreur au sein de la population. De nombreux rapports concordants et convergents font état de massacres de manifestants dans différentes régions du pays. Hengaw confirme que plus de 2 500 personnes ont été tuées à travers l’Iran lors des récentes manifestations. Notre équipe de vérification procède quotidiennement à la vérification de l’identité des victimes et publie les noms confirmés. À ce jour, l’identité de 80 personnes a été entièrement vérifiée et enregistrée sur les plateformes de Hengaw. Dans ce même contexte, des informations documentées montrent que les forces gouvernementales ont également ciblé des installations médicales. Le siège et l’assaut des hôpitaux, notamment à Ilam et à Téhéran, constituent une violation flagrante du droit international humanitaire et un déni délibéré d’accès aux soins pour les blessés – des actes qui, en eux-mêmes, relèvent des crimes contre l’humanité. Dans le même temps, la République islamique d’Iran a imposé une coupure totale d’internet et de sévères restrictions aux télécommunications, qui, au moment de la publication de ce communiqué, en sont à leur cinquième jour consécutif. Cette action délibérée et ciblée a bloqué l’accès des citoyens à l’information et à la liberté de communication et témoigne d’un effort systématique des autorités pour dissimuler l’ampleur réelle des crimes commis et empêcher tout contrôle et toute obligation de rendre des comptes au niveau international. Hengaw souligne que lorsqu’un État commet ouvertement et continuellement des massacres prémédités et à grande échelle de civils, la communauté internationale est obligée d’invoquer le principe de la responsabilité de protéger (R2P). Hengaw souligne en outre que, dans de telles circonstances, les pressions diplomatiques et politiques ne suffisent pas. La communauté internationale doit examiner sérieusement tous les mécanismes légaux prévus par le droit international, y compris les mesures coercitives contraignantes en vertu de la Charte des Nations Unies. Ces mesures n’ont pas pour but l’intervention politique, mais la protection immédiate et effective des vies civiles et la cessation des massacres. Hengaw appelle le Royaume-Uni et l’Union européenne à prendre une première mesure concrète en rappelant leurs ambassadeurs à Téhéran et en abaissant le niveau de leurs relations diplomatiques, envoyant ainsi un message clair : la poursuite des crimes contre l’humanité et l’impunité politique ne seront pas tolérées. Une telle action constitue la réponse minimale et responsable de la communauté internationale face à un gouvernement qui viole systématiquement les principes fondamentaux du droit international. (Hengaw) 

ROJAVA. Les gangs de Damas bombardent un village de Deir Hafir

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SYRIE / ROJAVA – Actuellement, les gangs de Damas bombardent un village de Deir Hafir disputée aux forces arabo-kurdes. Actuellement, les forces gouvernementales de Damas ciblent des habitations civiles à l’aide de mitrailleuses lourdes dans le village d’Im El Mera, au sud de la ville de Deir Hafir. Simultanément, le barrage de Tishreen et ses environs sont bombardés à l’arme lourde par les gangs de l’Armée nationale syrienne sous commandement de la Turquie. Nouveau front anti-kurde Un peu plus tôt, la Direction des opérations de l’armée syrienne a émis un avertissement déclarant Dayr Hafir, Babiri Qawas et Maskanah « zones militaires fermées à compter d’aujourd’hui ». Le ministère a indiqué que cette décision avait été motivée par ce qu’il a décrit comme une mobilisation militaire des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) et par des allégations selon lesquelles ces zones auraient servi de points de lancement pour des drones suicides iraniens ayant ciblé la ville d’Alep. Lundi, les FDS ont rejeté ce qu’elles ont qualifié de « déclarations trompeuses » publiées par le ministère de la Défense du gouvernement de Damas concernant la situation sécuritaire autour de Maskanah et de Dayr Hafir. Dans un communiqué, les FDS ont déclaré que les mouvements de terrain actuels étaient principalement menés par des factions affiliées au gouvernement de Damas lui-même, ajoutant que répéter de telles affirmations pour la deuxième fois revenait à une tentative de créer des tensions artificielles et de prétexte à une escalade.   Les a déclaré tenir les parties à l’origine de ces déclarations pleinement responsables de toutes les conséquences potentielles. Ces développements surviennent une semaine après que le ministère syrien de la Défense a annoncé le lancement d’une opération militaire dans les quartiers kurdes d’Alep, à Sheikh Maqsoud et Ashrafiyeh.

Le CPJ exhorte Damas à garantir la liberté des journalistes

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SYRIE / ROJAVA – Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a exhorté Damas à ne pas entraver le travail des journalistes après l’arrestation de trois journalistes dans les quartiers kurdes d’Alep attaqués par les gangs djihadistes.  Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a exhorté lundi les autorités de transition syriennes à « permettre à tous les journalistes de travailler librement », exprimant sa profonde inquiétude face à la détention de trois journalistes et aux restrictions imposées à la couverture médiatique indépendante dans les quartiers kurdes d’Alep de Sheikh Maqsoud et d’Achrafiyeh. Dans un communiqué publié sur son site web, le CPJ a déclaré que les arrestations ont eu lieu après que les forces gouvernementales ont repris le contrôle des deux zones à la suite d’« affrontements avec des unités kurdes affiliées aux Forces démocratiques syriennes (FDS) ». La directrice régionale du CPJ, Sara Qudah, a déclaré que l’organisation était « profondément troublée par les récentes violations de la liberté de la presse à Alep qui ont mis en danger les journalistes — qui ont déjà subi de graves exactions sous le régime d’Assad ».  Elle a ajouté que le fait de limiter la couverture des événements critiques à certains journalistes et médias constitue une tentative flagrante de contrôler le récit officiel des événements. Le 10 janvier, les forces de sécurité du gouvernement de transition syrien ont brièvement détenu Vivyan Fetah, correspondant du réseau Rudaw Media Network basé dans la région du Kurdistan irakien, et le caméraman Aland Issa alors qu’ils couvraient les affrontements. Le service de relations publiques de Rudaw a indiqué au CPJ que les deux personnes avaient été accusées de terrorisme et de falsification de faits uniquement parce qu’elles étaient kurdes. Elles ont été libérées après environ 90 minutes. Le même jour, la police militaire a arrêté Adnan Emam, correspondant de la télévision syrienne basé à Istanbul, qui travaille pour Syrian Satellite TV, une chaîne affiliée au ministère syrien de l’Information, après qu’il a filmé un convoi militaire près de Sheikh Maqsoud. Emam a déclaré au CPJ avoir été arrêté vers 15 h malgré un permis du ministère de la Défense, et a imputé l’incident à un manque de coordination. Libéré le lendemain après une douzaine d’heures de détention, il a affirmé avoir été bien traité. Le CPJ a souligné que, durant les affrontements, la plupart des journalistes ont été empêchés de couvrir l’événement sur le terrain et que les forces militaires ont restreint l’accès à de vastes zones des régions touchées. Un journaliste indépendant, s’exprimant sous couvert d’anonymat par crainte de représailles, a déclaré au CPJ que la plupart des journalistes et médias indépendants avaient été empêchés de couvrir les affrontements, tandis que les médias progouvernementaux, notamment Al Jazeera, basée au Qatar, et TRT, en Turquie, avaient été autorisés à faire des reportages depuis l’intérieur de la zone. « Il s’agissait d’une monopolisation flagrante de l’information journalistique objective », a déclaré le journaliste. « Certaines scènes peuvent ne pas être montrées au public par les autorités. Le journalisme est censé refléter la réalité telle qu’elle est, et non se contenter d’images retouchées. » En réponse aux questions du CPJ, Omar Haj Ahmad, directeur général des affaires de presse au ministère de l’Information, a déclaré que les restrictions d’accès étaient imposées pour des raisons de sécurité et que les journalistes n’étaient autorisés à entrer qu’après avoir accompli les procédures et inspections de sécurité. Il a ajouté qu’Emam avait été brièvement détenu pour des raisons de procédure de routine et a qualifié d’inexactes les informations concernant la détention de Vivyan Fetah. Le CPJ est une organisation à but non lucratif basée à New York qui se consacre à la défense de la liberté de la presse et à la protection des droits des journalistes dans le monde.

PETITION. L’Europe ne doit pas financer Jolani contre les Kurdes

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PARIS – Une pétition lancée en ligne demande à l’union européenne de ne pas financer le régime syrien de Jolani (al-Sharaa) alors que les gangs djihadistes massacrent impunément les Kurdes syriens. Voici la pétition lancée par Zerrin Bataray, avocate et présidente de l’association féministe Rien K’Elles : NON aux 620 millions d’euros européens pour le régime syrien de Jolani Le problème  Aujourd’hui, des dizaines de milliers de civils fuient Alep, où l’armée syrienne du président Ahmed al-Sharaa, anciennement connu sous le nom de guerre Abu Mohammed al-Jolani, mène une offensive contre les quartiers kurdes de Cheikh Maqsoud, Achrafieh et Bani Zaid. Ces opérations ont provoqué la fuite de plus de 140 000 personnes, des destructions massives d’infrastructures civiles et de nombreux morts, femmes, hommes et enfants. Qui est al-Jolani ? Ahmed Hussein al-Sharaa, connu sous le nom d’Abu Mohammed al-Jolani, est l’ancien chef de Hay’at Tahrir al-Sham (HTS), une organisation armée issue des structures d’Al-Qaïda en Syrie, historiquement impliquée dans des massacres et des violences extrémistes. Il a dirigé des factions ayant pris le contrôle de larges parties d’Idlib et d’Alep au cours des dernières années, avant d’être nommé président de la transition syrienne en 2025. Ce même homme, dont le parcours est indissociable de coalitions jihadistes, se trouve aujourd’hui au centre du pouvoir syrien, sans que son passé ni les méthodes de ses forces n’aient fait l’objet d’une rupture réelle ou d’un examen de responsabilité. Complicité régionale : la Turquie La Turquie est un acteur clé dans le nord de la Syrie, fournissant soutien politique, renseignements, matériel militaire, drones et appui opérationnel à des milices alliées à Ankara, dont certaines ont été impliquées dans des offensives contre des populations civiles et des forces kurdes. Des opérations comme « Dawn of Freedom », lancée fin 2024 avec l’appui turc, ont permis à ces factions de progresser contre des zones kurdes, aggravant l’instabilité régionale et multipliant les atteintes aux civils. Kurdes, Druzes, Alaouites : victimes des transitions violentes Depuis le renversement du régime précédent en 2024, des communautés entières (Kurdes, Druzes, Alaouites ) ont été, dans plusieurs régions, la cible d’hostilités, d’arrestations massives et de violences aveugles. Les Kurdes de Syrie, notamment à Alep, se battent aujourd’hui pour préserver leur sécurité, leur droit à l’autonomie et leur place dans une société pluraliste, face à un pouvoir qui privilégie la force et l’exclusion. Événements récents à Alep:  faits établis Depuis début janvier 2026 : l’armée syrienne a lancé une offensive contre les quartiers kurdes, malgré des accords de cessez-le-feu, Plus de 150 000 civils ont été déplacés par les milices turques et le régime de JOLANI. Des crimes contre l’humanité ont été commis et circulent sur les réseaux sociaux. Ces violences traduisent une crise politique profonde, nourrie par des intérêts régionaux et internationaux, dont les premières victimes sont les populations civiles. Ce que représentent réellement les FDS Les Forces démocratiques syriennes ne sont pas seulement une force militaire. Elles portent un projet politique égalitaire, féministe, écologique et démocratique, fondé sur la coexistence des peuples, l’égalité entre les femmes et les hommes, la participation citoyenne, la justice sociale et le respect des minorités. Dans un Moyen-Orient ravagé par l’autoritarisme, le confessionnalisme et le patriarcat armé, elles incarnent l’une des rares expériences politiques crédibles et émancipatrices, et ont été les principales forces de lutte contre Daech sur le terrain. Appel citoyen Nous, soussignés, demandons :
  • La suspension immédiate de toute aide financière directe à l’État syrien sous la direction d’al-Jolani.
  • La fin de toute collaboration ou reconnaissance politique d’un régime issu du jihadisme et de ses alliés.
  • Que l’Europe oriente ses financements vers les populations civiles et vers les seules forces démocratiques engagées dans la lutte contre Daech, la protection des minorités et la stabilisation de la région : les FDS et les autorités kurdes respectueuses des droits humains.
  • Des sanctions ciblées contre les responsables politiques et militaires impliqués dans les attaques contre des populations civiles.
  • Le soutien effectif aux mécanismes internationaux d’enquête sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis dans le cadre de ce conflit.
✍️ Signez cette pétition pour que l’Europe cesse de financer l’impunité et choisisse enfin de soutenir la paix, la démocratie et les droits humains en Syrie. Zerrin BATARAY

TURQUIE. Rafle des Kurdes ayant manifesté contre les massacres d’Alep

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TURQUIE / KURDISTAN – La police turque a arrêté plusieurs jeunes Kurdes ce matin lors de raids menés dans la province de Mardin. Ces arrestations sont liées aux manifestations contre les massacres perpétrés dans les quartiers kurdes d’Alep. De nombreuses perquisitions ont été menées mardi matin dans la province kurde de Mardin. Ces opérations ont eu lieu simultanément dans les districts de Kızıltepe (Qoser) et d’Artuklu (Ertuqî), et plusieurs personnes ont été arrêtées. Les personnes concernées sont principalement des jeunes. La police a justifié ses actions par de prétendues violations de la loi sur les rassemblements (loi n° 2911) et des accusations de « propagande pour une organisation interdite ». Lors des perquisitions, des appartements ont été saccagés et certains ont subi d’importants dégâts. Le nombre total de personnes interpellées n’était pas encore connu. Les manifestations à Alep entraînent des arrestations Ces arrestations ont été déclenchées par des manifestations à Mardin contre les attaques menées par le gouvernement intérimaire syrien et les milices pro-turques contre les quartiers à majorité kurde d’Alep, dans le nord de la Syrie. Au cours de l’offensive militaire, des centaines de personnes ont été tuées et blessées dans les districts de Shexmeqsud, Esrefiyê et Beni Zeyd en l’espace de cinq jours, et environ 150 000 personnes ont été déplacées. Plusieurs arrestations avaient également eu lieu à Amed (Diyarbakır) la veille, en lien avec des manifestations de soutien à Alep. (ANF) 

SYRIE. Jolani demande aux Kurdes de se retirer vers l’est de l’Euphrate 

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SYRIE / ROJAVA – Alors que le sang des Kurdes massacrés à Alep n’a pas encore séché, le régime jihadiste de Damas vient d’ordonner aux forces kurdes de « se retirer vers l’est de l’Euphrate ». Le régime sanguinaire de Damas a publié aujourd’hui un communiqué ordonnant aux Kurdes de quitter les régions entre Alep et l’Euphrate et de replier à l’Est du fleuve, avant de leur demander demain de remettre tous leurs territoire aux gangs turco-jihadistes… En parallèle à ses menaces, les gangs de Damas ont détruit ce matin le pont Umm Tina, au nord de la ville de Deir Hafer – à environs 50 km à l’est d’Alep – sous contrôle des forces arabo-kurdes. Le gouvernement syrien a déclaré « zone militaire fermée » les régions de Deir Hafir et de Maskana, contrôlées par les FDS. Il déploie actuellement des renforts militaires, dont dizaines de drones fournis par la Turquie et pilotés par des officiers ukrainiens, à Deir Hafir. Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) avaient auparavant mis en garde contre toute escalade militaire.  

IRAN. Le bilan des victimes kurdes s’alourdit

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IRAN / ROJHILAT – L’ONG KHRN rapporte que le bilan des victimes kurde s’alourdit alors que régime iranien a assiégé les villes kurdes au milieu des protestations et coupure d’internet.
Les forces spéciales du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et les unités spéciales des forces de l’ordre ont maintenu une forte présence à Kermanshah alors que les manifestations se poursuivent à travers l’Iran dans un contexte de coupure d’Internet à l’échelle nationale, a appris le Réseau des droits de l’homme du Kurdistan (Kurdistan Human Rights Network, KHRN).
KHRN a confirmé l’identité de six autres citoyens kurdes tués ces derniers jours lors de manifestations à Kermanshah, après avoir été abattus par les forces des Gardiens de la révolution dans plusieurs quartiers de la ville, notamment Elahiyeh, Darreh Drezh, Nowbahar et Rashidi.
Les personnes tuées sont Amir-Ali Heydari, 17 ans ; Navid Salehi, 28 ans, infirmier à l’hôpital Farabi ; BayaT Sobhani, 40 ans, père de deux enfants, originaire du village de Shamshir à Paveh ; ainsi que Sajjad Feyzi, Mohammad Jafari et Erfan Jameh-Shourani.
Un agent de santé de Kermanshah a déclaré à KHRN que les conditions dans les centres médicaux sont « absolument catastrophiques », citant un nombre élevé de décès et affirmant que les familles subissent des pressions de la part des services de sécurité pour garder le silence en échange de la restitution des corps de leurs proches.
Par ailleurs, KHRN a reçu des informations indiquant qu’au moins cinq citoyens kurdes ont été tués lors de manifestations à Téhéran après avoir été abattus par les forces de sécurité.
Ils ont été identifiés comme étant Diyar Abdollahi, 32 ans, de Salmas ; Borhan Seyyedi du village de Yengejeh à Salmas ; Alireza Seydi, 16 ans, d’Abdanan ; Mohammad Zamani, père de deux enfants, d’Eyvan-e Gharb ; et Salam Mirani, père de trois enfants, du village de Cheshmidar à Sarvabad.
Une foule nombreuse a assisté aux funérailles d’Alireza Seydi le 11 janvier, où les forces de sécurité ont ouvert le feu sur les personnes en deuil qui scandaient des slogans antigouvernementaux.
KHRN a également obtenu les noms de plusieurs autres citoyens kurdes tués lors des manifestations à Téhéran et Mashhad. En raison des importantes perturbations d’Internet, la vérification de ces cas est toujours en cours.
Selon les données compilées par KHRN, depuis le début des manifestations, au moins 28 citoyens kurdes ont été tués par les tirs des forces de sécurité à Kuhdasht et Nurabad-e Delfan dans la province du Lorestan, à Malekshahi dans la province d’Ilam, à Kermanshah et Harsin dans la province de Kermanshah, à Téhéran dans la province de Téhéran et à Chenaran dans la province de Razavi Khorasan.