SYRIE. Les FDS abattent un drone des gangs jihadistes alliés à Damas
KURDISTAN. Le 25 novembre, les femmes seront dans la rue pour une vie libre et digne
ROJAVA. Les femmes dans le viseur de l’occupation turque
S’exprimant au sujet des conclusions de l’organisation, la directrice du Centre, Şirin Jolly, a déclaré :
« Dans ces régions, les femmes sont victimes de toutes formes de violence, notamment à Afrin, où le nombre de femmes enlevées augmente chaque jour. Les femmes détenues subissent des tortures extrêmes dans les prisons. À Serê Kaniyê et Girê Spî, des femmes sont également kidnappées et leur sort reste inconnu. »
mariage forcé
Jolly a mis en lumière la situation des femmes yézidies à Afrin, soulignant que des groupes armés forcent les femmes à changer de religion, à porter le hijab, à changer de nom et à contracter des mariages forcés.
Augmentation des cas de suicide
Jolly a ajouté que de nombreuses femmes à Afrin, Serê Kaniyê et Girê Spî souffrent de troubles psychologiques en raison des violations commises à leur encontre, et que les cas de suicide continuent d’augmenter.
Elle a également noté que l’organisation documente ces violations et les transmet à divers organismes juridiques et de défense des droits des femmes, mais que les réponses — lorsqu’elles arrivent — ne parviennent souvent qu’après de longs délais.
14 femmes tuées et 30 kidnappées
Selon la branche d’Afrin de l’Organisation des droits de l’homme, entre novembre de l’année dernière et le 1er novembre de cette année seulement, 14 femmes ont été tuées à Afrin, 22 ont été blessées à cause de la violence et 30 femmes ont été enlevées, leur sort étant toujours inconnu.
Selon l’Organisation des droits de l’homme en Syrie, entre janvier et septembre de cette année : dans le canton de Jazira, deux femmes ont été tuées lors de frappes de drones.
Dans le canton de l’Euphrate, deux femmes ont été tuées par des frappes de drones et une autre par des bombardements. À Manbij, 19 femmes ont été tuées lors d’attaques de drones, d’assauts armés et d’explosions. À Afrin, sept femmes ont été tuées lors d’attaques armées ou se sont suicidées. Quatre femmes ont été blessées par des bombardements dans le canton de Jazira. Trois femmes ont été blessées dans le canton de l’Euphrate par des frappes de drones et des bombardements au sol. Trente-six femmes ont été blessées à Manbij par des frappes de drones et des explosions. Trois femmes ont été blessées à Afrin lors d’attaques armées.
Ces attaques, notamment des frappes de drones, des tirs d’artillerie et des raids aériens, ont été menées par l’État occupant turc.
Entre novembre et décembre derniers, deux femmes ont été blessées lors d’une attaque armée à Afrin ; trois femmes ont été tuées et deux autres blessées par des bombardements à Manbij ; deux femmes ont été tuées lors d’attaques armées à Manbij ; une femme a été tuée lors d’une frappe de drone ; et une autre a été enlevée. À Kobani, deux femmes ont été tuées par des bombardements au sol et deux autres par des frappes de drones ; à Aïn Issa, des frappes de drones ont tué deux femmes.
Le Centre de recherche et de protection des droits des femmes a été créé en 2020 afin de documenter les violations commises à l’encontre des femmes. Il possède des antennes à Qamishlo, Hasaka, Raqqa, Tabqa et Kobani, ainsi qu’un bureau à Bruxelles, en Belgique. (ANHA) IRAN. Mort suspecte d’un prisonnier politique
FRANCE. Les femmes kurdes seront dans la rue contre les violences faites aux femmes
ROJAVA. Des hommes manifestent contre les violences faites aux femmes
«Les hommes doivent assumer leurs responsabilités»
Fayez Xelîl, militant du PYD, a souligné que les hommes ne doivent pas se contenter d’être observateurs, mais aussi participer activement à la construction d’une société non violente et juste. « La prise de conscience démocratique commence par la reconnaissance, par les hommes, de leur rôle et de leur responsabilité en matière de droits des femmes », a déclaré Xelîl. Il a ajouté que le soutien des hommes est un élément crucial dans la lutte contre la violence et contribue à l’instauration de la justice et du vivre-ensemble.
La manifestation s’est terminée par le slogan : « Jin, Jiyan, Azadî » (Femme, Vie, Liberté).
« Désapprendre les schémas de pensée patriarcaux »
La manifestation à Tirbespiyê a rassemblé des hommes issus de diverses organisations de la société civile. Le cortège est parti du Kongra Star Center, à l’est de la ville, et a traversé le bazar central. Les participants s’y sont réunis pour observer une minute de silence.
Dans son discours, Galiya Mihemed El-Xidir, militante pour les droits des femmes, a déclaré que les tensions politiques, sociales et militaires persistantes dans la région ont des répercussions directes sur la vie des femmes. Celles-ci continuent de subir diverses formes de violence. « Nous devons adopter une position ferme contre tout ce qui menace la liberté et la dignité des femmes », a-t-elle souligné.
Hisên Omer, membre de la section locale du PYD, a appelé les hommes à défendre activement les principes de la libération des femmes. « La protection des droits des femmes commence par un changement de mentalité. Les hommes doivent se défaire des schémas de pensée patriarcaux et assumer pleinement leur responsabilité dans la prévention des violences faites aux femmes. »
Les manifestations se sont terminées par des slogans appelant au renforcement des droits des femmes et à la reconnaissance de leurs réalisations. (ANF) Résultats des élections parlementaires irakiennes
Résultats des élections parlementaires irakiennes
Le 11 novembre, des élections parlementaires ont été organisées dans toutes les provinces et régions de l’Irak, y compris au Kurdistan. Les citoyens irakiens ont été appelés à élire pour un mandat de quatre ans 329 députés pour le Parlement fédéral unicaméral de Bagdad. Le premier enseignement du scrutin : le taux de participation a été de 56,11 %, contre 41 % aux élections de 2021. Le taux, souvent inférieur à 50 % dans les provinces chiites et à Bagdad, s’est élevé au Kurdistan à 77,4 % à Duhok, à 71,65 % à Erbil, à 65,02 % à Kirkouk et à 60,15 % à Suleimanieh. Dans la province mixte kurde-arabe de Nineveh (Mossoul), il a été de 65,9 %. L’électorat arabe sunnite s’est également largement mobilisé dans les provinces à majorité sunnite avec des taux dépassant les 65 %. Au total, sur les 21.404.291 électeurs enregistrés, 12.003.143 se sont rendus aux urnes. Plus de 9 millions d’Irakiens en âge de voter ont omis de s’inscrire sur les listes électorales. Si l’on tient compte des non-inscrits, pour la plupart chiites, seuls 38 % des Irakiens en âge de voter ont pris part au scrutin. On ne sait pas quel a été l’impact sur les taux d’abstention et de non-inscription de l’appel au boycott de l’influent leader chiite Moqtada al-Sadr, dont la liste était arrivée en tête lors des élections parlementaires de 2021. Plus de 7 000 candidats et près d’une centaine de partis et de coalitions de partis étaient en lice pour 329 sièges de députés. Selon les résultats annoncés le 17 novembre par la Haute Commission Électorale Indépendante, la liste de la Coalition de reconstruction et du développement du Premier ministre est arrivée en tête avec 1.317 446 voix, soit 11,08 % des suffrages exprimés. Elle obtient 46 sièges, contre 2 sièges aux élections de 2021 pour le petit parti d’al-Soudani. Arrive en seconde position, le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) avec 1.099.826 voix, soit 10,09 % des suffrages, et s’affirme en fait comme le premier parti d’Irak et du Kurdistan, la coalition de M. al-Soudani n’étant qu’un regroupement de plusieurs partis chiites. Malgré sa belle performance en voix par rapport aux élections de 2021, où elle avait obtenu 781.670 voix, le PDK n’obtient que 26 sièges contre 33 sièges en 2021, en raison du nouveau mode de scrutin défavorable aux Kurdes. Ainsi, un député chiite de la coalition du Premier ministre irakien est, en moyenne, élu avec 28.640 voix, tandis qu’un candidat kurde du PDK a besoin de 42.301 voix pour décrocher un siège de député. Le PDK est arrivé premier à Duhok où il a obtenu 9 sièges (sur 12), à Erbil où il a obtenu 9 sièges (sur 16), et à Nineveh (Mossoul) 5 sièges (sur 34). À Suleimanieh, il n’a gagné que 2 sièges et 1 seul siège à Kirkouk. L’Union patriotique du Kurdistan (UPK), autre formation historique kurde, a obtenu 548 296 voix, soit la moitié des voix du PDK. Elle a obtenu 15 sièges, contre 16 en 2021, dont 8 sièges (sur 18) dans la province de Suleimanieh, 4 à Kirkouk et 3 à Erbil. En 3e position arrive une nouvelle formation issue du Parti Gorran (Changement), appelée Halwest (Position), qui est créditée de 5 sièges, dont 3 à Suleimanieh et 2 à Erbil. Suit l’Union islamique du Kurdistan (Yekgirtû), qui, avec 166 904 voix, obtient 4 sièges, comme en 2021, dont 2 à Duhok et 2 à Suleimanieh. Un autre parti islamique, Komal, obtient un siège dans le gouvernorat de Suleimanieh. La Nouvelle Génération, qui en 2021 avait créé la surprise en obtenant 9 sièges, n’obtient cette fois-ci que 3 sièges, souffrant sans doute du discrédit consécutif aux démêlés judiciaires de son leader. Dans la province hautement symbolique de Kirkouk, les Kurdes, en raison de leurs divisions, ont totalisé 251 945 voix mais obtenu seulement 5 sièges (contre 6 en 2021), dont 4 pour l’UPK et 1 pour le PDK. Les deux listes turkmènes obtiennent ensemble 98 896 voix et 2 sièges. Les 3 listes arabes totalisent 180 687 voix et 5 sièges, dont 3 pour la coalition al-Taqaddum (Le Progrès) de l’ex-président du Parlement, Mohamed al-Halboussi, 1 pour la coalition arabe et 1 pour la coalition Azim. 252 candidats s’étaient en lice pour les 13 sièges du gouvernorat de Kirkouk, dont 1 siège de quota réservé aux chrétiens. Pour la première fois, une liste étiquetée Alliance pour la cause yézidie s’est présentée dans le gouvernorat de Nineveh (Mossoul) et elle a obtenu 49 197 voix et 1 siège. Dans le système électoral irakien, sur les 329 sièges à pourvoir, 83 sont réservés aux femmes, qui dans le cadre de ce quota de 25 %, peuvent être élues avec bien moins de voix que leurs collègues masculins. 9 sièges sont réservés aux minorités religieuses, dont 5 pour les chrétiens, 1 pour les yézidis, 1 pour les shabaks, 1 pour les mandéens et 1 pour les Kurdes feylis. Les listes des partis kurdes totalisent ensemble 54 sièges auxquels pourraient s’associer les 2 députés kurdes yézidis, 1 député kurde feyli élu sur quota et les 5 députés chrétiens élus sur quota soit au total 62 députés. Sur le plan irakien, la liste de la coalition chiite menée par le Premier ministre, arrivée en tête, obtient 46 sièges. Elle est suivie par la coalition al-Taqaddum (Le Progrès) de l’ex-président du Parlement Mohamed al-Halboussi, qui obtient 27 sièges. On remarque la percée électorale des partis issus de milices chiites pro-iraniennes. Parmi les membres de ces factions regroupées au sein du Cadre de coordination pro-iranien, la coalition État de droit dirigée par l’ancien Premier ministre Nouri al-Maliki a remporté 29 sièges ; la faction Asaïb Ahl al-Haq, organisation de Qais al-Khazali (désignée comme terroriste par les États-Unis), 28 sièges ; et l’organisation Badr, dirigée par Hadi al-Amiri, 21 sièges. (AFP, 17 novembre) Les dirigeants du Cadre de coordination se sont réunis dès l’annonce des résultats officiels. Ils affirment être en position de force pour nommer le nouveau Premier ministre, qui selon l’usage doit être un chiite, tandis que le poste, plutôt honorifique, de président de la République est réservé à un Kurde et celui de président du Parlement à un Arabe sunnite. Dans la matinée du 18 novembre, au cours d’une conférence de presse à Duhok, au Kurdistan, où il se trouvait pour un colloque, le Premier ministre al-Soudani a annoncé que sa coalition de reconstruction, disposant de 46 sièges, allait rejoindre le Cadre de coordination, lui assurant ainsi une nouvelle majorité des sièges au Parlement suffisante pour former le prochain gouvernement. Il affirme que sa volonté d’être candidat n’était pas une question d’ambition personnelle mais de responsabilité « pour mener à bien sa mission ». Ces négociations pourraient durer des semaines, voire des mois, pour trouver un compromis global entre chiites, sunnites et Kurdes.Mazloum Abdi : Le Moyen-Orient a désespérément besoin de paix et de stabilité
Mazloum Abdi a déclaré que les Syriens étaient désormais bien familiarisés avec la guerre et que l’absence de dialogue était l’une des principales causes de l’effondrement du régime baasiste. Il a souligné que les FDS et l’Administration autonome n’avaient jamais choisi la guerre ; elle leur avait été imposée. Il a expliqué que ce dont la Syrie a besoin aujourd’hui ne peut être obtenu par les combats, mais par des négociations nationales approfondies.
L’accord du 10 mars… empêche la partition et la guerre civile
Abdi a révélé que l’accord du 10 mars a marqué un tournant décisif, bloquant les tentatives de partition de la Syrie et empêchant le pays de sombrer dans la guerre civile. Il a souligné que cet accord garantissait la reconnaissance constitutionnelle des droits des Kurdes, malgré la médiation partielle et les circonstances complexes dans lesquelles il a été conclu.
Il a noté que la phase de dialogue actuelle se heurte à des obstacles majeurs, les plus importants étant le manque de confiance entre les deux parties, les risques persistants dans les quartiers de Sheikh Maqsoud et d’Achrafieh à Alep, et les mesures gouvernementales qui ont exclu diverses parties, créant des inquiétudes supplémentaires, ainsi que l’incapacité à assurer le retour des personnes déplacées de force de leurs foyers, comme celles d’Afrin, de Tal Abyad et de Serê Kanye.
Malgré cela, il s’est dit confiant que la volonté politique de mettre en œuvre l’Accord du 10 mars puisse aboutir, affirmant que le nord et l’est de la Syrie possèdent cette volonté et soutiennent sa poursuite, tout en appelant le gouvernement de transition en Syrie et les pays voisins à faire preuve de mesures tout aussi claires.
Message à la Turquie : Nous ne représentons pas une menace pour vous.
Abdi a souligné que l’Administration autonome et les FDS, avec toutes leurs institutions dans le nord et l’est de la Syrie, ne représentent aucune menace pour aucune partie. Il s’est adressé directement à la Turquie en déclarant :
« Nous demandons à notre voisin turc de ne pas considérer nos institutions militaires, administratives et de sécurité comme une menace. Ce sont des institutions de paix et de sécurité. »
Il a expliqué que la communauté internationale est encline à offrir à la Syrie « une nouvelle chance de dialogue » et que l’Administration autonome est prête à exploiter pleinement cette opportunité. Il a appelé toutes les parties, en particulier la Turquie, à accorder la même chance au dialogue entre le nord et l’est de la Syrie et le gouvernement de transition afin de résoudre les problèmes par la négociation.
Des progrès ont été réalisés sur les dossiers militaires et de sécurité… et l’accord sera bientôt annoncé.
Concernant l’état d’avancement des négociations sur l’accord du 10 mars, Abdi a déclaré que les travaux se poursuivaient malgré leur complexité et leur lenteur, et que les dossiers militaires et de sécurité avaient connu des progrès importants, seuls les « derniers détails » restant à régler avant l’annonce officielle, écrite et signée de l’accord par les deux parties.
Quant aux dossiers relatifs à l’administration et à la forme de gouvernement, ils restent en cours de négociation. Il a affirmé que la Syrie ne retournerait pas à un régime centralisé après 15 ans de guerre et que cette question était réglée pour les populations du nord et de l’est du pays.
Un appel à l’unité kurde et à un rôle actif dans la reconstruction
Abdi a appelé les acteurs politiques du Kurdistan du Sud à jouer un rôle plus important dans le soutien à l’unité kurde et la promotion du processus de paix en Turquie, en plus de soutenir le dialogue entre le nord et l’est de la Syrie et le gouvernement de transition.
Il a également exhorté les Kurdes du Kurdistan du Sud, du Kurdistan du Nord et de l’étranger à contribuer activement à la phase de reconstruction de la Syrie, soulignant que les Kurdes ont un rôle central à jouer dans l’instauration de la stabilité et de la paix dans la région.
Abdi a conclu en affirmant que les FDS et les peuples du nord et de l’est de la Syrie, soutenus par la Coalition internationale, ont consenti de grands sacrifices pour vaincre Daech, et que la nouvelle phase nécessite un large soutien politique pour progresser vers un avenir plus stable et pacifique pour la Syrie et la région.
De nombreuses personnalités politiques, universitaires, chercheurs et écrivains d’Amérique du Nord, d’Europe et du Moyen-Orient participent à ce forum pour discuter des défis sécuritaires et des transformations politiques dans la région, dans le cadre d’une série de sessions et de dialogues qui se dérouleront sur les trois jours de l’événement.KURDISTAN. Deux cadres du Rojava participent au Forum sur la paix et la sécurité au Moyen-Orient
Le Forum sur la paix et la sécurité au Moyen-Orient (MEPS 2025) a débuté ce matin à l’Université américaine de Duhok, dans le sud du Kurdistan, sous le thème : « Chaos géré : un nouveau Moyen-Orient ».
De nombreuses personnalités politiques, universitaires, chercheurs et écrivains d’Amérique du Nord, d’Europe et du Moyen-Orient participent à ce forum pour discuter des défis sécuritaires et des transformations politiques dans la région, dans le cadre d’une série de sessions et de dialogues qui se dérouleront sur les trois jours de l’événement.
Le commandant en chef des Forces démocratiques syriennes et Ilham Ahmed, coprésident du département des relations étrangères de l’administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie, sont arrivés hier à Duhok pour participer à la deuxième journée du forum d’aujourd’hui.
Le Forum sur la paix et la sécurité au Moyen-Orient est une conférence annuelle organisée par l’Université américaine du Kurdistan du Sud depuis sa création en 2019. Cette année marque la cinquième édition, qui se déroule sur deux jours. (ANHA)
ROJAVA. Les gangs de la Turquie volent les olives et sèment la terreur à Afrin
Les crimes contre la population d’Afrin occupée se poursuivent avec le début de la saison des récoltes d’olives, les mercenaires et colons turcs ayant intensifié leurs pillages de récoltes et leurs attaques contre les civils dans diverses villes et agglomérations d’Afrin.
Pillage généralisé des récoltes d’olives à Rajo, Bulbul et Shara
Dans la ville de Rajo, des mercenaires ont pillé la récolte de 100 arbres appartenant à Amin Rashid et de 200 arbres appartenant à la famille du défunt Bilal Bilal dans le village d’Atmana.
Dans le village de Sheikh Bilal, des mercenaires ont également pillé environ 150 sacs (13,5 tonnes) d’olives appartenant à plusieurs familles qui attendaient l’approbation du soi-disant « Comité économique ».
Dans la ville de Bulbul, des colons ont volé la récolte de 50 arbres appartenant à Mustafa Ahmad Ma’moush et de 60 arbres appartenant à Muhammad Issa Ma’moush dans le village de Kutana.
Nihad Madwar Omar, habitant du village de Bileh, a signalé que des mercenaires du « Bureau économique », connus sous les noms d’Abu Bakri et d’Abu Khalid, ont pillé 250 sacs (22 tonnes) de la récolte de 900 arbres près du village de Darwish. Ce pillage a eu lieu malgré le fait qu’il ait soumis son dossier au « Comité économique » et qu’il attende son approbation. Il a confirmé avoir porté plainte, mais n’avoir reçu aucune réponse.
Dans un incident similaire, Haider Ba’aj, un chef des mercenaires de la « 9e division » soutenus par la Turquie, a empêché Ahmad Sido Ali de récolter les olives de 100 arbres près du village de Diki, affirmant qu’il les avait déjà vendus.
De plus, la récolte de 300 arbres appartenant à Farouk Hussein dans le village de Sa’rinjak, dans la ville de Shara, a été pillée, malgré le fait qu’il ait obtenu l’autorisation officielle de récolter.
Plusieurs villages de Shara et Bulbul, dont Bileh, Qizilbash, Darwish, Aljia, Daraqliya, Sa’riya, Zaytunak, Umar Samu, Haftar, Shikhurziya et Abudan, ont été le théâtre de pillages généralisés perpétrés par des mercenaires. Ces derniers ont organisé des ateliers de travail forcé pour s’emparer des récoltes de dizaines de champs appartenant aux habitants d’Afrin.
Parmi les oliveraies volées figuraient :
– 1 000 arbres appartenant à Faiq Ahmad Sheikh Ismail Zadeh.
– 200 arbres appartenant à la famille de feu Anwar Muhammad Sheikh Ismail Zadeh dans le village de Zaytunak.
Une maison a été cambriolée et son contenu volé à Bulbul.
Dans la nuit du 10 novembre, des mercenaires turcs, accompagnés de colons, ont pillé la maison de l’avocat Bayram, dans le village de Kila. Ils ont emporté la porte d’entrée, les fenêtres, les autres portes, le mobilier.
Un civil a été blessé par balle près de Midanki.
Dans un incident distinct, Mahmoud Shukri Mohammed, 50 ans, connu sous le nom de « Khoja », du village de Damliya à Rajo, a été abattu par des hommes armés qui ont tenté de forcer la porte de l’atelier de réparation automobile sur la route du village de Midanki aux premières heures du dimanche 16 novembre.
Selon des témoins oculaires, les hommes armés ont ouvert le feu après avoir été repérés, ce qui a entraîné des blessures et des fractures aux jambes pour Khoja. (ANHA)