KURDISTAN. Un drone turc cible une voiture dans la province de Silêmanî
ROJAVA. Les mercenaires de la Turquie tuent 2 femmes à Tal Abyad
GENEVE. Des manifestants kurdes appellent à la lutte contre l’occupation et la peine de mort
ROJAVA. La Turquie a commis un massacre à Tichrine
L’occupation turque et ses mercenaires ont bombardé le barrage de Tishreen dans la région du nord et de l’est de la Syrie avec des armes lourdes et de l’artillerie, où des civils se sont rassemblé depuis le 8 janvier afin de protéger le barrage qui risque de céder si les attaques turques continuent.
Les civils qui souhaitent se rendre au barrage de Tishreen ont été pris pour cible pour la 4ème fois par la Turquie. Lors de l’attaque du 8 janvier, trois civils ont été tués et 15 autres ont été blessés.
Iran : des experts de l’ONU s’insurgent contre la condamnation à mort d’une militante kurde
« Les accusations portées contre Mme Pakhshan Azizi ne correspondent pas au seuil des ‘crimes les plus graves’ requis par le droit international pour la peine de mort », estime les experts dans un communiqué de presse du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.
« Sa condamnation à mort constitue une grave violation du droit international des droits de l’homme », déplorent-ils.
Mise à l’isolement
Pakhshan Azizi a été arrêtée à Téhéran, le 4 août 2023, par les services de renseignement iraniens et détenue à l’isolement dans le quartier 209 de la prison d’Evin, dans la capitale, pendant cinq mois. Le 23 juillet 2024, la 26ème chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran l’a condamnée à mort pour « rébellion armée contre l’État (baghy) » et « appartenance à des groupes d’opposition », ainsi qu’à quatre ans de prison pour appartenance présumée au Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK). Le 8 janvier 2025, une chambre de la Cour suprême a confirmé la condamnation à mort.
« L’arrestation et la condamnation de Mme Azizi semblent être uniquement liées à son travail légitime en tant qu’assistante sociale, notamment son soutien aux réfugiés en Iraq et en Syrie », dénonce le groupe d’experts de l’ONU.
Tortures psychologiques et physiques
Les experts tirent la sonnette d’alarme face aux informations selon lesquelles Mme Azizi aurait été soumise à de graves tortures psychologiques et physiques en isolement afin d’obtenir des aveux, tout en se voyant refuser l’accès aux visites familiales et à la représentation juridique de son choix. Ils notent que plusieurs membres de la famille de Mme Azizi ont également été temporairement détenus et ont fait l’objet d’accusations liées à la sécurité nationale de l’Iran, vraisemblablement pour faire pression sur Mme Azizi afin qu’elle avoue.
« Le recours à la torture pour obtenir des aveux et le déni du droit à un procès équitable rendent la condamnation à mort de Mme Azizi arbitraire par nature », déclarent les experts indépendants de l’ONU.
Les femmes prises pour cible
Le nombre total d’exécutions en Iran a dépassé les 900 en 2024. Les exécutions des femmes sont notamment en augmentation. Les experts insistent sur la nécessité pour l’Iran de mettre fin à ces pratiques contraires aux exigences du droit international et aux libertés fondamentales.
Ils se disent profondément préoccupés par le harcèlement dont font l’objet les militantes kurdes, pour des motifs visiblement politiques.
« Les poursuites contre Mme Azizi reflètent la persécution accrue à laquelle sont confrontées les femmes militantes issues de minorités en Iran et l’intention de les punir et de les faire taire en créant un climat de peur », soulignent-ils.
Les experts exhortent par conséquent les autorités iraniennes à annuler immédiatement la condamnation à mort de Mme Pakhshan Azizi, à enquêter sur les allégations de torture et de déni du droit à un procès équitable, et à mettre fin au harcèlement des femmes militantes dans le pays. Ils affirment être en contact avec le gouvernement du pays sur ces questions.