TURQUIE. Attaques racistes contre un club kurde de football

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TURQUIE / KURDISTAN – Le samedi soir, le car transportant les joueurs du club de football kurde Vanspor a été attaqué par des fascistes turcs à deux reprises après le match joué contre Elazığspor. Plusieurs joueurs et entraîneurs ont été blessés lors des attaques sous le regard complice de la police turque. La kurdophobie a toujours été présente chez les hooligans turcs qui attaquent régulièrement les équipes et les supporters des clubs kurdes qui sont également victimes de racisme sur le terrain…

En compétition dans le groupe rouge de la 2e Ligue de la Fédération de Turquie de football (TFF), le Vanspor FK affrontait Elazığspor en déplacement. Vanspor a été attaqué après le match. Les assaillants ont ciblé le car de Vanspor avec des pierres après son départ. Des joueurs, des membres de l’équipe technique et des dirigeants du club ont été blessés dans l’attaque.

Des équipes médicales ont été dépêchées sur les lieux et les blessés ont été transportés à l’hôpital.

Les joueurs, qui ont attendu des heures sur le terrain, sont ensuite partis. Le car de l’équipe, à 25 kilomètres de Xarpêt, a été une nouvelle fois attaqué. Les vitres du car ont été brisées et plusieurs personnes ont été blessées. Les joueurs et l’équipe technique ont réagi à la police qui n’a pas empêché l’attaque.

TURQUIE. Un rassemblement kurde attaqué par la police

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TURQUIE / KURDISTAN – A la fin du rassemblement « Liberté pour la paix » organisé par les partis politiques kurdes à Diyarbakir (Amed), la police a attaqué les journalistes et les civils et détenu plusieurs personnes. Un rassemblement organisé par le Parti des régions démocratiques (DBP) et le Parti de l’égalité des peuples et de la démocratie (DEM) s’est tenu sur la place de la gare dans le quartier de Yenişehir à Amed sous le slogan « Liberté pour la paix ». Un jeune homme qui marchait vers la rue Gevran après le rassemblement a été traîné au sol et arrêté pour « résistance à la police ». Une jeune femme portant une photo du journaliste Nazim Daştan, tué par une attaque de drone turc dans le nord et l’est de la Syrie, a également été arrêtée.
D’autre part, la journaliste de JINNEWS, Rojda Aydın, qui voulait documenter les violences policières, a été victime de violences. L’appareil photo de Rojda Aydin a été endommagé. 

Soutien aux kurdes : le ministre des affaires étrangères a-t-il menti à l’Assemblée nationale ?

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PARIS – Interpellé à L’Assemblée Nationale par la députée Danielle Simonnet, le ministre français des Affaires étrangères Jean Noël Barrot annonçait que les Kurdes participeront également à la conférence de Paris le 13 février, où sera discuté l’avenir de la Syrie. Quelques jours plus tard, on apprend qu’il n’y aura finalement pas de délégation kurde à Paris. Danielle Simonnet ne décolère pas devant le volte-face du gouvernement français et demande si « le ministre des affaires étrangères a-t-il menti à l’Assemblée nationale ? » dans un communiqué daté du 7 février 2025. Voici le communiqué de Simonnet : Soutien aux kurdes : le ministre des affaires étrangères a-t-il menti à l’Assemblée nationale ? Ce mardi, lors des Questions au gouvernement, j’interrogeais M. Jean-Noël Barrot, ministre des affaires étrangères, sur le soutien de la France aux kurdes, et plus particulièrement sur l’invitation de l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (AANES ou Rojava) à la conférence internationale sur la Syrie qui se tiendra le 13 février prochain à Paris. La réponse du ministre sur ce dernier point était très claire : “Je vous confirme que les Kurdes seront bien présents à la conférence organisée le 13 février à Paris, qui vise à faire entendre nos exigences pour cette transition” Or, on apprend en écoutant le point presse du porte parole du quai d’Orsay ce jour que “La conférence qui est organisée le 13 février prochain à Paris sur la Syrie est une conférence ministérielle. C’est une conférence avec des invitations qui ont été lancées à des ministres des affaires étrangères donc à des gouvernements donc les kurdes ne sont pas dans cette conférence puisque qu’ils n’ont pas de ministre.” Le même porte-parole réduit l’Administration autonome du Nord-est syrien à un “groupe ethnique et confessionnel”, alors qu’il s’agit bien d’une région autonome, avec sa propre administration, ses forces armées, les Forces Démocratiques Syriennes, à qui nous devons la victoire contre Daech, et l’élaboration d’un système politique démocratique, multi-ethnique, féministe unique au monde qu’il convient de préserver. Pourtant, ce système est aujourd’hui menacé par les attaques des milices payées par la Turquie, qui font chaque jour des victimes civiles au barrage Tichrine. Le gouvernement syrien ne donne pas de garanties aujourd’hui sur la possibilité pour cette région de conserver son autonomie et les droits acquis, et de participer pleinement au processus constituant de la nouvelle Syrie. La France va donc exclure ceux qui ont permis la victoire contre Daech des discussions sur l’avenir de la Syrie ? Ce serait inconcevable, au vu des propos forts du ministre ce mardi. Je réaffirme donc la nécessité de la présence de l’AANES à cette conférence, et demande à M. Jean-Noël Barrot de clarifier ses intentions : la promesse faite devant l’Assemblée nationale de les convier à cette conférence sur l’avenir de la Syrie doit être tenue. La France ne doit pas abandonner le Rojava, l’AANES, premiers artisans de la victoire contre Daech il y a 10 ans. Communiqué de presse de Danielle Simonnet, députée de Paris

Appel à juger les crimes commis par la Turquie et ses gangs ainsi que le régime d’Assad en Syrie

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PARIS – La Fondation Danielle Mitterrand exhorte la communauté internationale à juger les crimes de guerre commis par le régime d’Assad et la Turquie ainsi que ses mercenaires syriens pour une Syrie libre. Voici le communiqué de la Fondation Danielle Mitterrand publié le 7 février 2025: «Pour une Syrie libre, défendre le Rojava/NES et juger les crimes de la Turquie, de l’Armée Nationale Syrienne et du régime d’Assad»
Alors que se déroule à Bruxelles la session du Tribunal Permanent des Peuples «Rojava VS. Turquie» les 5 et 6 février, la Fondation Danielle Mitterrand réaffirme son soutien à la lutte du peuple kurde et de tous les peuples de la région du Rojava (Kurdistan syrien) et du Nord et de l’Est de la Syrie, et la nécessité de juger les crimes de la Turquie, de l’Armée Nationale Syrienne (ANS) et du régime de Bachar al Assad.
 
Depuis la chute historique du régime sanguinaire et totalitaire de Bachar al Assad le 8 décembre 2024, la guerre n’a pas cessé en Syrie. L’espoir d’une transition démocratique, basée sur la justice et l’implication de toutes les composantes du peuple syrien, ne peut pas se réaliser sans assurer un cessez-le-feu, exiger le retrait des forces d’occupation étrangère, et faire appliquer la justice et le droit international. Israël a massivement bombardé et envahi le sud du pays. Au Nord-Est, la Turquie et ses milices islamistes coalisées dans une soi-disant « Armée Nationale Syrienne » continuent d’attaquer sans relâche les populations et les Forces Démocratiques Syriennes défendant la région du Nord et de l’Est de la Syrie après avoir combattu Daech aux côtés de la coalition internationale. La menace de l’invasion terrestre de Kobanê est toujours imminente. Depuis un mois et demi, de violents affrontements se concentrent autour du barrage de Tishrine et du pont de Qereqozak, portes d’entrées vers la rive Est de l’Euphrate et la région de Kobanê. Plusieurs dizaines de personnes sont décédées en défendant le barrage, dont dépendent la fourniture en électricité et en eau potable de la population. La Turquie et l’ANS bombardent de manière indiscriminée des convois de civils venu·es manifester sur la zone. Elle a assassiné deux journalistes venus couvrir le conflit. Elle a bombardé plusieurs écoles dans les environs, tuant au moins 11 enfants. Des centaines de milliers de déplacé·es (dont certain·es l’ont été de multiples fois) survivent dans le reste du NES, dans des camps et abris de fortunes, dans des écoles, survivant avec très peu d’assistance en plein hiver. Chaque jour de nouveaux crimes s’ajoutent à la liste. M. Erdogan et ses affidés renforcent leurs visées expansionnistes et néo-ottomanes sur la Syrie. Le président turc a déclaré que « Alep aurait pu être turque ». M. Trump a emboîté le pas en déclarant que « la Turquie a été en Syrie sous différents noms et formes depuis 2000 ans ». Tout en plaidant hypocritement pour « l’intégrité de la Syrie », la Turquie renforce son rôle de parrain et de « cabinet de conseil » du nouveau pouvoir du HTS à Damas. Elle place ses hommes partout où elle peut dans le nouvel appareil gouvernemental syrien. Elle pousse pour l’intégration des brigades islamistes de l’ANS qu’elle contrôle à la future armée syrienne. La Turquie veut étendre son contrôle sur la Syrie à l’instar de sa domination dans les zones occupées, où flotte le drapeau turc, des cours de turc dans les écoles, le droit turc dans les tribunaux et la livre turque pour le commerce, etc. La session du Tribunal Permanent des Peuples de Bruxelles a démontré implacablement que l’action de la Turquie et de ses milices de l’ANS s’inscrit dans un système de domination et de destruction du peuple kurde entamé depuis près de 10 ans en Syrie, mais aussi en cours au Kurdistan de Turquie et d’Irak. Les exactions sont innombrables. Elles sont documentées à la fois par l’ONU, des ONGs comme Amnesty International ou Human Rights Watch. A Afrin depuis 2018, dans les régions de Tell Abyad et Serekanye depuis l’opération d’octobre 2019, dans toutes les zones bombardées en continu depuis, la Turquie et l’ANS appliquent les mêmes méthodes. Assassinats extrajudiciaires de civils (plus de 784 à Afrin), détentions arbitraires y compris dans des prisons tenues secrètes, tortures, sévices physiques et viols, ciblage spécifique des femmes (assassinats par drones, viols, mariages forcés), bombardements délibérés d’écoles et d’enfants, usage de munitions chimiques au phosphore blanc, saisie de maisons, de terres et de propriétés, persécution des composantes de la société (kurdes, syriaques, arméniennes, chrétiennes, etc), kidnappings (plus de 9000 à Afrin), pillages, destruction de cimetières et de sites archéologiques et mémoriels, bombardements d’infrastructures (hôpitaux, centres de santé, silos à grains, station de pompage d’eau, infrastructures énergétiques, etc), utilisation de l’eau comme arme de guerre, nettoyage ethnique et ingénierie démographique pour installer des nouvelles populations, « turquification » des zones occupées. Afrin, une région historiquement peuplée à 85% de kurdes, n’en compte plus que 25%. Cette liste de crimes décrit une politique systématique visant à l’annihilation du peuple kurde. La domination Turquie-ANS dans les zones occupées est un cauchemar criminel qui se déroule depuis des années dans un silence politique international scandaleux. Tout cela doit cesser. La Turquie doit se retirer de la Syrie. Ses crimes doivent être reconnus et jugés par des tribunaux internationaux. L’ANS doit être démantelée dans toutes ses brigades, ses crimes jugés tout comme ceux du régime d’Assad. La justice doit s’appliquer à toutes et à tous. Malheureusement le nouveau pouvoir syrien ne prend pas ce chemin. Le 29 janvier 2025, Hatim Abu Shaqra, chef du groupe Ahrar al-Sharqiya, participait  à la « Conférence de la victoire » de Damas intronisant Ahmed al-Sharaa comme président par intérim du pays. C’est l’un des responsables de la brigade ayant commis – et filmé pour diffusion internationale – le féminicide barbare de la femme politique Hevrîn Khalaf, responsable du Parti de la Syrie Future, le 12 octobre 2019, lors de l’opération d’invasion perversement nommée « Printemps de la Paix ». Les contacts entre l’ANS et le HTS sont quotidiens. Ahmed al-Sharaa, était récemment en voyage en Turquie. Malgré des discours lisses, les signaux envoyés par le nouveau pouvoir sont inquiétants. Les déclarations des FDS et des organes politiques du NES sont, elles, très claires sur leur volonté de contribuer à la transition pacifique pour une Syrie démocratique, décentralisée, fondée sur la justice. Leurs propositions pour l’intégration au futur État et à l’armée syrienne, basée sur une décentralisation du pouvoir et la reconnaissance de leurs droits culturels et politiques sont sur la table. Depuis 10 ans, l’expérience politique et sociale de l’Administration Autonome du Nord Est de la Syrie, basée sur la démocratie locale, la coexistence multi-ethnique, l’égalité hommes-femmes, l’écologie et l’économie sociale, est un point d’appui précieux pour cette transition. Alors que l’ordre international s’enfonce chaque jour un peu plus dans une bouffonnerie dystopique et sanglante, soumis à des délires de toute-puissance masculiniste et impérialiste, le soutien aux FDS et aux populations de la région du Rojava/NES est plus urgent que jamais.  Les combats en cours dans les environs de Kobanê et les frappes aériennes sur les habitant·es et infrastructures de la région concernent toute la communauté internationale et la société civile attachée aux valeurs d’égalité, de co-existence multiculturelle, de démocratie, de justice sociale et de paix.
 
Pour tou·tes les enfants et habitant·es de Syrie, pour toutes celles et ceux qui sont tombés lors des luttes pour la liberté, la justice et la paix dans ce pays au cours des 14 dernières années, à la suite du Tribunal Permanent des Peuples de Bruxelles, nous demandons :
 
  • La reconnaissance des crimes et le jugement de leurs responsables, les hauts responsables en Turquie, les chefs des différentes brigades de l’ANS, ainsi que l’ensemble des tortionnaires du régime déchu de Bachar al Assad.
  • Un cessez-le-feu immédiat et une zone d’exclusion aérienne dans la région frontalière au Nord-Est de la Syrie.
  • L’intégration des composantes de l’auto-administration du Nord et de l’Est de la Syrie aux négociations pour une transition démocratique et l’écriture d’une nouvelle constitution.
  • Le retrait des forces étrangères de Syrie, Turquie et Israël en particulier, l’arrêt des projets de nettoyage ethnique et d’ingénierie démographique et le retour des centaines de milliers de réfugié.es et déplacé.es dans les régions occupées par la Turquie, que ce soit Afrin, Serekanye, Shehba, etc.
  • Le retrait du PKK de la liste des organisations terroristes, et la libération d’Abdullah Öcalan, condition sine qua non pour une solution politique juste de la question kurde dans l’ensemble de la région.

ROJAVA. Un drone turc blesse neuf civils dans la campagne de Kobanê

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SYRIE / ROJAVA – Un drone turc a ciblé les civils dans le canton kurde de Kobanê, blessant neufs personnes, dont de nombreux enfants. Selon le correspondant de l’agence ANHA, un drone turc a ciblé le village d’Amsha Awina, blessant neuf civils, dont une majorité d’enfants. Les blessés sont : Ismail Hemo (3 ans), Ibrahim Mohammed Habash (13 ans), Rodi Mohammed Habash (12 ans), Muslim Yasser Habash (13 ans), Mohammed Yasser Habash (15 ans), Aisha Jamal Ismail (28 ans), Huda Saleh Hamo (20 ans), Ibrahim Saleh Hamo (15 ans), Abdullah Ismail Hamo (3 ans). (ANHA) La Turquie continue à commettre des crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Rojava avec la complicité de la communauté internationale.

TURQUIE. Les Kurdes réunis pour la paix

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TURQUIE / KURDISTAN – Les partis politiques kurdes ont organisé un rassemblement à Diyarbakir (Amed) pour la paix. Une foule compacte assiste au rassemblement coloré où on porte des posters d’Abdullah Ocalan et des journalistes Nazim Dastan et Cihan Bilgin tués par un drone turc près du barrage de Tishreen en décembre 2024. Le rassemblement « Liberté pour la paix », organisé par le Parti des régions démocratiques (DBP) et le Parti de l’égalité et de la démocratie du peuple (DEM), a débuté à Diyarbakir (Amed). S’adressant à l’ANF au sujet du rassemblement, Zeki Irmez, député du parti DEM Şırnak (Şirnex), a souligné l’importance du processus lancé le 1er octobre 2024. « Une délégation de notre parti a rencontré Abdullah Öcalan à deux reprises jusqu’à présent. M. Öcalan a abordé le processus avec un véritable engagement à œuvrer pour une solution démocratique et pacifique à la question kurde. Pour faire avancer cette initiative, il a proposé des réunions avec les partis d’opposition et les organisations de la société civile. Conformément à cette proposition, le parti DEM organise non seulement des rassemblements mais également des conférences. Nous organisons des « Conférences pour la liberté sociale et la paix » pour intégrer les propositions, les opinions et les évaluations du peuple dans ce processus. Notre objectif est de faire avancer ce processus avec la participation directe du public. »  Le peuple kurde soutient le processus  « Nous organisons des rassemblements dans trois endroits importants. Le premier a eu lieu à Istanbul, où nous avons pu constater le fort soutien de la population à ce processus. Aujourd’hui, nous [organisons] un rassemblement sur la place Istasyon à Amed. Ces dernières semaines, nous nous sommes rendus dans chaque district avec nos députés et nos co-maires pour inviter personnellement les gens au rassemblement. Partout où nous allons, les gens expriment le besoin urgent d’une solution démocratique et pacifique à la question kurde. Ils soulignent que M. Öcalan, en tant que négociateur clé dans ce processus, doit bénéficier de meilleures conditions et, en fin de compte, obtenir sa liberté physique. C’est l’un des aspects les plus critiques de la discussion. Les gens disent qu’ils sont prêts à faire tout ce qui est nécessaire pour trouver une solution. Amed est une ville mobilisée par l’esprit de résistance, et aujourd’hui, nous nous attendons à ce que des milliers de personnes remplissent la place Istasyon, exigeant une résolution démocratique et pacifique de la question kurde et la libération de M. Öcalan », a poursuivi Irmez. « Nous devons descendre dans la rue pour embrasser ce processus historique »   Irmez a souligné que « ce rassemblement revêt une grande importance pour le peuple kurde, non seulement en Turquie mais dans tout le Moyen-Orient, pour garantir ses droits et ses libertés. Un processus a commencé, et afin de soutenir et de protéger ce processus, tout le monde doit descendre dans la rue avec beaucoup de dévouement et de responsabilité pour remplir sa mission historique. » (ANF)

TURQUIE. Les mères du samedi demandent justice pour Maksut Tepeli

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TURQUIE – Lors de leur 1037e veillée hebdomadaire, les Mères du Samedi ont demandé justice pour Maksut Tepeli, un enseignant kurde de 28 ans porté disparu le 2 février 1984 après être arrêté par la police.   L’Initiative des mères du samedi d’Istanbul s’est réunie pour la 1037e fois pour dénoncer les disparitions forcées et exiger justice pour les victimes. Lors de  leur veillée d’aujourd’hui, elles ont demandé ce qui était arrivé l’enseignant Maksut Tepeli, disparu  en détention le 2 février 1984. Il était marié et père d’une fillette de 2 ans.   Arrêté alors qu’il était blessé Maksut Tepeli avait été blessé par balles lors de son arrestation. Pourtant, il n’a pas été emmené à l’hôpital, mais à la police politique où Il a été torturé pendant l’interrogatoire. Quand son état s’est aggravé, il a été emmené à l’hôpital Haydarpara. Depuis, on n’a plus aucune trace de lui. Son épouse, Şehriban Tepeli a dû quitter le pays avec leur enfant parce qu’elle était recherchée. Elle n’a reçu aucune information sur Maksut. A son retour en Turquie, elle a découvert qu’elle était enregistrée comme veuve. Elle a déposé une plainte auprès du parquet de Kadiköy. Le parquet a écrit à de nombreuses autorités, mais a gardé secret le sort de Maksut pendant trois ans. En 2006, on a appris que Maksut était mort à l’hôpital. Sa famille a voulu savoir où se trouvait sa tombe, mais le parquet a arrêté la procédure. Tous les recours contre cette décision ont été rejetés. Une requête a ensuite été déposée auprès de la Cour constitutionnelle. Comme elle n’a pas rendu de décision, l’affaire a été portée devant la Cour européenne des droits de l’homme (CDEH).
Depuis plus de 29 ans, les mères du samedi demandent justice pour leurs disparu.e.s
 
Le samedi 27 mai 1995, les Mères du Samedi (en kurde: Dayikên Şemiyê, en turc: Cumartesi Anneleri) descendaient pour la première fois sur la place Galatasaray, à Istanbul, pour exiger la fin des disparitions forcées et demander qu’on leur rende leurs proches portés disparus.
 
Les « mères du samedi » reproche l’État turc de ne pas avoir enquêté sérieusement pour établir la vérité sur ceux qui ont disparu après leur mise en détention par les autorités turques.
 
Selon l’Association des droits de l’Homme (IHD), entre 1992 et 1996, 792 disparitions forcés et meurtres (de journalistes, syndicalistes, médecins, enseignants, enfants ou simples paysans) par l’État ont été signalés dans les régions kurdes de Turquie.

ROJAVA. 30 jours de résistance populaire au barrage de Tishreen

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SYRIE / ROJAVA – Cela fait un mois que des civils venus comme boucliers humains mènent une résistance historique sur le corps du barrage de Tishreen, face aux attaques continues de l’État turc contre le nord et de l’est de la Syrie, pour protéger ce barrage vital pour la vie, et en soutien aux combattants arabo-kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS) et des Unités de protection des femmes (YPJ).
 
Les manifestations autour du barrage de Tichrine ont commencé le 8 janvier, par roulement, alors que plusieurs convois civils en provenance des provinces du Nord et de l’Est de la Syrie se dirigent périodiquement vers le barrage. Il y a trente jours, quatre convois sont partis de la province de l’Euphrate, trois convois des provinces de Tabqa, Raqqa et Deir ez-Zor, et six convois de la province de Jazira. Jusqu’à présent, l’occupation turque n’a cessé de lancer ses attaques agressives contre le barrage, ciblant la résistance historique lancée par les manifestants, entraînant le martyre de 24 civils, hommes et femmes, et la blessure de plus de 200 autres.
 
De nombreux cercles sociaux, politiques et universitaires ont décrit ce qui se passe au barrage de Tishreen comme une résistance populaire sans précédent dans l’histoire.
 
Les habitants du nord et de l’est de la Syrie ont également exprimé leur colère face aux attaques en cours contre le barrage lors de leur manifestation contre le barrage de Tishreen, en affluant vers le barrage avec un moral élevé pour protéger leurs moyens de subsistance, qui sont soumis aux attaques les plus odieuses de l’État turc occupant.
 
Malgré les attaques continues de l’occupation turque ; Les convois n’ont pas hésité à se rendre au barrage de la résistance, ce qui a transformé le barrage en une forteresse de résistance avec leur détermination et leur insistance à protéger et à défendre le barrage.
 
Il est à noter que tous ceux qui se dirigent vers le barrage connaissent l’ampleur des attaques de l’occupation, mais tout cela ne les empêche pas de renoncer à participer à cette résistance historique contre l’occupation turque. Ils avancent à pas assurés vers le but sans reculer d’un seul pas, défiant tout pour parvenir à une vie libre. (PYD)

KURDISTAN. 602 villages kurdes menacés d’évacuation à cause des attaques turques

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IRAK / KURDISTAN – Une ONG a déclaré qu’à cause des frappes aériennes menées par la Turquie, plus de 602 villages kurdes risquent d’être dépeuplés. Kameran Osman, membre des équipes communautaires de pacification (CPT), a déclaré que trois autres villages du Kurdistan du sud ont été évacués à la suite des attaques de l’État turc. Osman a déclaré à propos de la région de Dînartê à Duhok : « Les bombardements intenses menés par des drones armés turcs et des armes lourdes ont créé la possibilité d’une nouvelle opération militaire. En raison des attaques de la Turquie, les civils des villages de Nepaxî, Bêr Kekurê et Kafya autour de la montagne Garê dans la région de Zêbarî ont quitté leurs maisons et se sont réfugiés à Dînartê et Akrê. » Les autorités d’Akrê menacent les villageois Osman a déclaré que les responsables de la sécurité du district d’Akrê ont averti les habitants de ces trois villages de les évacuer le 4 février, et a ajouté : « Les autorités ont dit aux gens que s’ils n’évacuaient pas leurs villages, ils seraient responsables de leur propre vie. Cette situation perturbe sérieusement les activités agricoles et d’élevage des villageois de la région. » 602 autres villages menacés d’évacuation Osman a indiqué que 183 villages ont été complètement évacués jusqu’à présent en raison des opérations militaires menées par l’Etat turc occupant dans la région du Kurdistan, et que 602 autres villages sont menacés. La réinstallation, a-t-il dit, n’est pas possible dans environ 400 villages. (ANF)

Chambéry. Projection / débat autour de la lutte des femmes kurdes

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CHAMBERY – Le jeudi 13 février 2025, une projection du documentaire « Jiyan’s Story : Women’s Revolution » sera suivie d’une petite présentation du mouvement de libération du Kurdistan et d’une discussion autour du film aura lieu à Chambéry. Le documentaire Jiyan’s Story: Women’s Revolution raconte l’histoire de la combattante Jiyan Tolhildan (Salwa Yusuf), qui a consacré 20 ans de sa vie à la lutte kurde avant d’être tuée par un drone de la Turquie au Rojava en 2022. Contrairement à de nombreux autres films sur la révolution du Rojava et la lutte contre l’EI, celui-ci ne se concentre ni sur la lutte militaire ni sur la seule lutte politique. Le film raconte toute l’histoire d’où les différentes luttes sont enracinées, comment elles sont intégrées et pourquoi les femmes sont l’avant-garde de la révolution, en donnant à voir le sens profond du principe « Jin, Jiyan, Azadi » (Femme, Vie, Liberté), au coeur du paradigme de libération du mouvement kurde. RDV à 19h, à la salle Grenette, 54 Rue de la Grenette, 73000 Chambéry Un repas à prix libre est proposé sur place.