Ce qui se joue aujourd’hui en Syrie laisse présager une triple menace

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SYRIE / ROJAVA – Depuis décembre 2025, la Syrie dite « post-Assad », dirigée depuis fin 2024 par Ahmad al-Sharaa, plus connu sous le nom de guerre « Jolani » – cherche à réunifier le pays par la force. Le Rojava, région autonome kurde créée en 2012 et administrée par les Forces démocratiques syriennes (FDS), est aujourd’hui directement visé.   6-10 janvier 2026 – Alep : Violents affrontements. Les quartiers kurdes de Sheikh Maqsoud et Ashrafiyeh sont bombardés. Bilan : 23 morts, 104 blessés, 140 000 déplacés. Des civils sont évacués par des « couloirs humanitaires » sous contrainte.   9 janvier 2026 : Ursula von der Leyen se rend à Damas et annonce 620 M€ d’aide pour 2026-2027 (humanitaire, relèvement, reconstruction institutionnelle). Les sanctions ayant été levées fin 2025, aucune aide spécifique n’est prévue pour les Kurdes malgré l’escalade à Alep.  16-18 janvier 2026 : Offensive éclair de l’armée syrienne. Les FDS perdent Raqqa, Deir ez-Zor et plusieurs champs pétroliers, leur principale ressource.  18 janvier : Un accord en 14 points est imposé à Mazloum Abdi (chef des FDS) : intégration des combattants kurdes dans l’armée syrienne, remise des frontières, des prisons de l’EI et du pétrole. Les prisons d’Al-Aqtan (plus de 5 000 détenus de l’EI) et de Shaddadi passent sous influence pro-Damas.  Les Kurdes ont été des alliés constants au Proche-Orient, et trop souvent abandonnés par les puissances occidentales. Certes, notre attention ne peut se porter sur tous les drames à la fois, mais ce qui se joue aujourd’hui en Syrie laisse présager une triple menace : 
  • Risque terroriste accru avec la reprise en main des prisons de l’EI par un régime instable et peu fiable 
  • Nouvelle pression migratoire en cas d’effondrement du Rojava et de persécutions contre les populations kurdes 
  • Renforcement de puissances hostiles à nos intérêts dans la région 
Pour illustrer mon propos, puisque le diction est « une image vaut mille mots » Le 20 décembre 2025 : (en jaune les Forces Démocratiques Kurdes)   Aujourd’hui, le 19 janvier:     Par Bahoz T.   

Appel de Kobanê : Tout le Kurdistan doit soutenir le Rojava

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SYRIE / ROJAVA – Les Kurdes du Rojava appellent le peuple kurde à se rendre aux frontières du Rojava pour empêcher le massacre des Kurdes syriens assiégés par les gangs de Damas.
 
Voici l’appel reçu ce soir depuis Kobanê :
 
« Nous lançons un appel immédiat à notre peuple kurde, au Kurdistan, en Irak, en Turquie et partout ailleurs, afin qu’il se dirige d’urgence vers la frontière syrienne.
 
En ce moment même, les Kurdes de Syrie sont victimes d’actes de génocide systématiques et d’attaques directes contre leur existence, leur dignité et leur humanité, perpétrés par Daech et Hayat Tahrir al-Sham, dans un silence dangereux et avec une complicité alarmante.
 
C’est un moment de responsabilité historique, un moment pour nous tenir aux côtés de notre peuple et défendre la vie, la dignité et le droit à l’existence. » 

Rojava : face à l’exigence de capitulation et à la résurgence de Daesh, le silence international est une faute grave

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PARIS – Le Conseil démocratique kurde en France (CDK-F) condamne le silence de l’Occident devant les attaques ciblant les Kurdes de Syrie / Rojava, fer de lance de la lutte anti-DAECH jetés en pâture aux gangs de Damas dirigé par al-Sharaa (Jolani). Voici le communiqué du CDK-F daté d’auh=jourd’hui:
Le Conseil démocratique kurde en France (CDK-F) alerte solennellement l’opinion publique, les médias et les responsables politiques sur la situation d’une extrême gravité que traverse le peuple kurde au Rojava.
 
 
 
Depuis l’installation à Damas d’un pouvoir dirigé par Ahmed Al Shara, ancien cadre d’Al-Qaïda et chef de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), la Syrie s’enfonce dans une spirale de violences, de massacres et d’exclusion visant successivement les populations alaouites, druzes puis kurdes. Ce pouvoir, dépourvu de toute légitimité démocratique, cherche à imposer par la force un ordre idéologique jihadiste.
 
 
 
Ces derniers jours, des attaques menées par des forces affiliées à Damas et des milices jihadistes ont conduit à la libération de milliers de prisonniers de Daesh. Cette situation représente une menace directe pour la sécurité de la région, de la France et de l’Europe. Daesh n’a pas disparu ; il est en train de se reconstituer sous les yeux d’une communauté internationale silencieuse.
 
 
 
Dans le même temps, Kobané, symbole mondial de la résistance contre Daesh en 2015, est à nouveau gravement menacée. Abandonner Kobané aujourd’hui serait une trahison de l’histoire et du sacrifice de celles et ceux qui ont combattu le terrorisme au nom de l’humanité.
 
 
 
La rencontre récente entre Mazlum Abdi, commandant en chef des Forces démocratiques syriennes, et Ahmed Al Sharaa révélé la nature des exigences de Damas : une capitulation totale, la négation de toute autonomie politique et la soumission du peuple kurde à un pouvoir jihadiste. Face à cette impasse, les forces kurdes ont rejeté toute reddition et ont décrété une mobilisation générale pour défendre leur existence et leurs droits.
 
 
 
Le Conseil démocratique kurde en France dénonce avec force le silence et l’inaction de l’Occident, et en particulier de la France, pourtant engagée hier aux côtés des Kurdes dans la lutte contre Daesh. Sacrifier aujourd’hui le peuple kurde au Rojava, c’est préparer les crises sécuritaires de demain.
 
 
 
Le CDK-F appelle :
 
 
  • à la reconnaissance des droits politiques, démocratiques et collectifs du peuple kurde en Syrie ;
  • les médias à relayer l’urgence et la gravité de la situation ;
  • Monsieur le Président de la République française à prendre conscience des conséquences directes de cette politique d’abandon ;
  • les partis politiques et les organisations de la société civile à se mobiliser sans délai.

ROJAVA. Des drones turcs frappent le mont Kazwan au sud d’Hassaké

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SYRIE / ROJAVA – Ce soir, des drones de la Turquie ont mené une frappe sur le mont Kazwan, au sud de la ville kurde d’Hassaké, au milieu de tirs d’artillerie des gangs de DAECH / ISIS / HTS. L’information a été publié par le bureau de presse des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) qui ont écrit que : « Des drones turcs ont récemment mené une frappe aérienne sur le mont Kazwan, au sud de la ville d’Hassaké, tandis que le site a également été la cible de tirs d’artillerie. »  Pendant ce temps, les FDS auraient repoussé les attaques des factions de Damas sur l’axe du village d’Al-Aliya, en leur infligeant de lourdes pertes.

SYRIE. Les gangs de Damas décapitent plusieurs combattant·es kurdes

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SYRIE / ROJAVA – Les images sont intenables mais ne nous surprend guère ; des civils ou combattant·es kurdes décapité·es, démembré·s, violé·es par des gangs de DAECH mais aussi par des forces armées turques, on en a vu depuis des décennies et la prolifération des smartphones n’a fait qu’accentuer le fait de filmer le supplice de leurs victimes, en tout cas chez les gangs djihadistes de Damas qui publient à longueur de journée des images de civils ou combattant·es kurdes exécuté·es sommairement et encore une fois, la communauté internationale préfère fermer les yeux au lieu d’agir… Ce soir, ils ont publié sur Telegram un groupe de combattant·es kurdes décapité·es. On ne sait pas encore où et quand a été commis cet acte barbare mais les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont publié le communiqué suivant pour dénoncer ce nouveau crime de guerre commis par les gangs de Damas. Voici le communiqué des FDS: « Dans un crime odieux commis par les forces gouvernementales de Damas, un groupe de nos combattants a été décapité lors de leur capture et l’opération a été filmée à la manière de l’organisation terroriste État islamique. Nous appelons la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour mettre fin à ces violations et à traduire les responsables en justice. » Bureau de presse des Forces démocratiques syriennes

Nouvelles du front du Rojava

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SYRIE / ROJAVA – Voici quelques nouvelles non exhaustives concernant la guerre déclarée par Damas aux Kurdes du Nord et d’Est de la Syrie.
 
DAMAS. Le régime djihadiste d’al-Sharaa (Jolani), avec le soutien de la Turquie et des États-Unis, ont ordonné aux Kurdes de capituler, sans leur offrir de garanties constitutionnelles protégeant leurs droits élémentaires. Damas a tout simplement fait des promesses qui n’engagent que ceux qui y croient…
 
ROJAVA. Le commandant général des Forces démocratiques syriennes (FDS), Mazloum Abdî, a réagi aux attaques menées par des groupes affiliés à HTS et soutenus par la Turquie contre le Nord et l’Est de la Syrie, ainsi qu’aux discussions prévues avec Damas.
 
Mazloum Abdi a déclaré que « cette guerre nous a été imposée par plusieurs puissances [qu’il évite de citer mais on peut aisément deviner qu’il s’agit surtout de la Turquie] », ajoutant que le retrait de Raqqa et de Deir ez-Zor visait à empêcher l’embrasement d’une guerre civile généralisée, tout en réaffirmant la détermination des FDS à préserver leurs acquis.
 
RAQQA. Les civils kurdes sont suppliciés par les gangs de Damas, notamment à Raqqa où les gangs de Damas kidnappent et massacrent les civils, dont des femmes et des vieillards, pillent les habitations et les commerces.
 
TABQA. A Tabqa, les gangs ont déboulonné une statue des YPJ représentant la lutte des femmes contre DAECH / ISIS.
 
BARRAGE de TISHREEN. Les gangs de Damas ont pris le contrôle du barrage de Tichrine.
 
HASSAKÊ et KOBANÊ. Des informations non confirmées font état des gangs de Damas se dirigeant vers les villes de Kobanê et Hassaké
 
 

SYRIE. Les médias pro-Jolani propagent la haine des Kurdes du Rojava

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SYRIE / ROJAVA – Des journalistes et des militants ont mis en garde contre l’escalade des discours incendiaires tenus par les médias du gouvernement intérimaire et certains médias arabes à l’encontre des Kurdes du Rojava, et contre leur rôle dans l’exacerbation des divisions sociales en Syrie. Ils ont appelé au respect de la déontologie journalistique et à la cessation des incitations à la violence qui menacent la paix civile et aggravent les souffrances des civils. Alors que les discours médiatiques incendiaires s’intensifient et contribuent de plus en plus à exacerber les divisions sociales en Syrie, les mises en garde se multiplient quant aux dangers de l’instrumentalisation des médias dans les conflits politiques et militaires. De telles pratiques ont des répercussions négatives directes sur la paix civile et le déroulement de la phase de transition, d’autant plus que des appels sont lancés en faveur du respect de l’éthique journalistique professionnelle et de l’adoption d’un discours responsable, garant de la cohésion sociale et prévenant toute escalade de la violence et des combats. Dans ce contexte, le journaliste Raman Issa a déclaré : « Le soutien indéfectible des médias du Golfe à la position du gouvernement intérimaire a pour conséquence que certains organes de presse se substituent au ministère de l’Information à Damas, s’adressant aux publics arabes et internationaux au nom de ce gouvernement. Malheureusement, cela nuit à la perception de la réalité du peuple syrien et de la Syrie en général, et dénature la véritable nature de la transition, qui se rapproche de plus en plus d’une phase de représailles. » Il a ajouté : « Ces médias jouent un rôle négatif aux côtés des médias du gouvernement intérimaire, ce qui exige de réduire l’intensité de la rhétorique médiatique et de ne pas contribuer à la fragmentation de l’unité et à la création de conflits entre les composantes de la Syrie par le biais des canaux médiatiques habituels.  Malheureusement, les médias arabes complaisants et les médias officiels de Damas lancent des campagnes médiatiques systématiques, accompagnées d’une mobilisation et d’une incitation intenses de la part de journalistes affiliés à ces organes de presse. Si cette approche persiste, la Syrie se retrouvera dans une situation extrêmement dangereuse. » Issa a souligné qu’« à l’heure actuelle, les médias qui couvrent la situation d’une manière contraire à la déontologie journalistique contribuent à l’effusion de sang syrienne. Il y a quelques jours, un massacre a eu lieu dans le quartier de Sheikh Maqsoud, et les médias ont joué un rôle néfaste, allant même jusqu’à se rendre complices de ce crime. » Incitation par le biais de salles organisées Pour sa part, le militant des droits civiques Hajar Amin a déclaré : « Nous suivons ces affaires avec une grande inquiétude et nous savons pertinemment que l’incitation à la violence est perpétrée par des groupes organisés et financés, soutenus par le gouvernement intérimaire. » Il a ajouté : « Malheureusement, de nombreux médias ont perdu une grande partie de leur crédibilité et de leur légitimité en diffusant des événements qui contredisent les principes de l’action humanitaire. Ils doivent revenir à un cadre de référence fondé sur les principes de la pratique journalistique, car le suivi de leur couverture montre qu’ils contribuent à creuser le fossé au sein de la société. » Il a conclu en appelant les habitants de la région à adhérer aux valeurs dans lesquelles ils ont été élevés, en tant que peuple de culture, de tribus et de partis politiques, et qu’ils n’accepteraient aucune ingérence extérieure ni la propagation du poison de la division parmi eux, soulignant la nécessité de resserrer les rangs. Faille sociale provoquée par les médias du gouvernement intérimaire et leurs soutiens arabes Dans le même contexte, le journaliste Suleiman Al-Tawil a déclaré : « Ce à quoi nous avons assisté après la chute du régime Baas a été tragique pour les Syriens, en raison de l’émergence de tendances et de discours véhiculés par les médias du gouvernement intérimaire et certains médias arabes, ce qui a conduit à une fracture sociale parmi les Syriens. » Il a ajouté : « Quand on parle de discours de haine, on constate que ces dernières années ont été marquées par de nombreux épisodes de ce type, avec des conséquences importantes à court et à long terme, laissant toujours des victimes. Lors des massacres côtiers, nous avons vu l’ampleur des tueries et des scènes de violence engendrées par ce discours ; nous l’avons également constaté à Soueïda, et actuellement dans les régions du nord et de l’est de la Syrie. » Il a confirmé que « la fracture sociale s’est produite par le biais des médias du gouvernement intérimaire et des médias affiliés aux mercenaires, où l’on interroge aujourd’hui les gens sur leur secte, leur religion et leur appartenance ethnique, ce qui constitue en soi une source de division. On constate également une forte incitation à la haine diffusée par les organes officiels du gouvernement intérimaire, ce qui est inacceptable au regard de la déontologie journalistique. » Al-Tawil a conclu en déclarant : « Tous les professionnels des médias doivent réagir à cette désinformation médiatique en révélant la vérité et en adoptant un discours équilibré pour contrer les mensonges qui se répandent dans la région. » (ANHA)

TURQUIE. Un prisonnier politique kurde : Ils essaient de nous tuer

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TURQUIE / KURDISTAN – Haşim Oral, le frère du prisonnier politique kurde Ihsan Oral, a déclaré : « Lors de notre dernière visite, il était en proie à une forte fièvre. Après l’avoir ramené de l’hôpital, ils l’ont torturé dans sa cellule en l’aspergeant avec de l’eau froide. » Les violations des droits humains et les actes de torture à l’encontre des prisonniers persistent dans les prisons du Kurdistan et de Turquie. Récemment, le détenu Ihsan Oral a subi des tortures physiques infligées par plusieurs gardiens dans une cellule capitonnée sans caméra de surveillance de la prison de haute sécurité de type F de Kırıkkale. Bien qu’aucun rapport d’agression n’ait été établi lors de son transfert à l’hôpital, son frère, Haşim Oral, que nous avons interrogé à ce sujet, a déclaré qu’à son retour de l’hôpital, son frère avait de nouveau été torturé, cette fois-ci déshabillé et aspergé d’eau froide dans sa cellule. Haşim Oral a indiqué que lors de leur dernière visite, Ihsan Oral était tombé malade à cause des tortures et qu’après avoir protesté auprès du directeur de la prison, son frère avait été conduit à l’hôpital pour y être soigné. Réagissant à ces événements, Haşim Oral a déclaré : « Si l’on parle de paix, cela doit aussi s’appliquer aux prisons. » Aucun rapport d’agression n’a été établi pour torture. L’incident s’est produit le 31 décembre 2025. Le détenu İhsan Oral s’est opposé aux transferts fréquents de cellules et à son placement dans une autre cellule. En représailles, les gardiens l’ont torturé devant l’administration pénitentiaire. Ils l’ont traîné au sol, l’ont étranglé et l’ont emmené dans une pièce capitonnée où ils ont continué à le maltraiter. Deux autres détenus, Ahmet Herdem et Hayrullah Turan, qui avaient protesté contre la torture infligée à İhsan Oral, ont également subi des violences physiques de la part des gardiens. Après les sévices, İhsan Oral a été conduit à l’hôpital, mais aucun rapport d’agression n’a été établi. À son retour en prison, le directeur l’a de nouveau menacé : « Je vais te fracasser le crâne, je vais te crever les yeux ! Pour qui te prends-tu pour contester ces conditions et protester ? » L’incident a conduit à la torture Après que l’incident a été porté à la connaissance des avocats et du Parlement, Newroz Uysal, député du parti DEM Şirnex, a déposé une requête officielle auprès de la Commission parlementaire d’enquête sur les droits de l’homme (IHIK) et a adressé une question parlementaire écrite et détaillée au ministère de la Justice. Suite à la révélation de l’incident, il est apparu que les prisonniers continuaient de subir les mêmes pressions et que la torture était pratiquée de manière systématique. Après la torture de son frère, Haşim Oral a déclaré que lors de sa visite à la prison, il avait constaté que les détenus n’avaient pas accès aux soins de santé et ne trouvaient même pas de quoi se nourrir. Torturée à nouveau après son retour de l’hôpital Affirmant que la pression et les violations dans les prisons augmentent de jour en jour, Haşim Oral a déclaré que son frère, emprisonné depuis 2016, avait d’abord été transféré à Adana, puis à Maraş, et plus récemment à la prison de Kırıkkale, et qu’il existe un risque d’un autre transfert. Il a raconté qu’après avoir été conduit à l’hôpital suite aux actes de torture, son frère a de nouveau été torturé à son retour en prison : « Ils l’ont d’abord battu dans une pièce sans caméra, puis l’ont menacé de l’étrangler. Aucun rapport d’agression n’a été établi à l’hôpital. À son retour en prison, le directeur de la prison a de nouveau menacé mon frère de la même manière. En conséquence, à son retour de l’hôpital, il n’a pas été conduit dans son service, mais en cellule d’isolement. Là, ils l’ont déshabillé et torturé avec de l’eau froide. Après ces tortures, mon frère est retombé malade. Lors de ma dernière visite, il avait une forte fièvre. Je ne pouvais pas rester silencieux et j’ai rencontré l’administration pénitentiaire. J’ai également porté plainte pour ces actes de torture. Mon frère est en prison depuis 2016 et a été condamné à plus de 30 ans de prison. Depuis son transfert à Kırıkkale, il a subi toutes les violations de ses droits. » Les demandes concernant l’hôpital et l’alimentation n’ont pas été satisfaites. Haşim Oral a déclaré qu’après sa rencontre avec l’administration pénitentiaire, son frère avait reçu des soins, mais a ajouté : « Il y a tellement de problèmes dans cette prison. Il faut absolument y remédier. Les députés devraient d’abord s’y rendre. Depuis son arrivée, mon frère a perdu 15 kilos ; il n’est plus que peau et os. Ils n’ont droit à aucune activité sociale ni sportive. Lors de notre dernière visite, mon frère m’a dit : “Si ce n’est pas psychologiquement, c’est physiquement qu’ils essaient de tuer les gens.” Les demandes de transfert sont systématiquement refusées. Quand ils commandent à manger à la cantine avec leur propre argent, la nourriture arrive des semaines plus tard. Ils n’ont jamais accès à des aliments sains. Dans le quartier de mon frère, il y a aussi un détenu paralysé qui ne peut même pas aller aux toilettes seul ; mis à part les permissions de sortie, ils ne l’emmènent même pas à l’hôpital pour se faire soigner. » Nul ne doit oublier les prisonniers Appelant à un contrôle accru et à des améliorations face à ces violations dans les prisons, Haşim Oral a conclu : « Aujourd’hui, on parle de paix, mais si la paix existait réellement, de tels agissements ne se produiraient pas en prison. Nous exigeons une amélioration des conditions de détention. Les personnes détenues politiquement ne doivent être oubliées sous aucun prétexte. Toutes les institutions doivent se préoccuper de leur sort. Ces conditions doivent changer ; les parlementaires et le ministère doivent s’en saisir. » (ANF)

SYRIE. Mazlum Abdi s’est rendu à Damas

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SYRIE / ROJAVA – Le commandant en chef de forces arabo-kurdes, Mazloum Abdi et Tom Barrack se sont rendus à Damas pour rencontrer Sharaa (Jolani) en pleine guerre lancée par les gangs de Damas contre le Rojava.
 
 
Selon les informations disponibles, le commandant général des Forces démocratiques syriennes (FDS), Mazlum Abdi, s’est rendu à Damas en compagnie de l’envoyé spécial des États-Unis pour la Syrie, Tom Barrack, afin de rencontrer le président intérimaire issu de HTS, Ahmed al-Charaa. Aucune information supplémentaire n’a encore été communiquée sur le contenu de la rencontre.
 
Cette visite intervient après les entretiens tenus par Mazlum Abdi le 17 janvier à Erbil avec des responsables kurdes et américains.
 
Depuis les attaques menées le 6 janvier contre des quartiers kurdes à Alep, l’administration djihadiste multiplie les offensives contre les Kurdes sur plusieurs fronts.
 
 

ROJAVA. 3 000 familles fuient les gangs djihadistes

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SYRIE / ROJAVA – En plein hiver, trois mille familles kurdes et arabes du canton de Tabqa fuient vers le canton de Jazira à cause des attaques des gangs de Damas et de l’État turc.
 
Trois mille familles d’Afrin déplacées de leurs terres en 2018 et des communautés arabes du canton de Tabqa ont fui vers le canton de Jazira suite aux attaques de groupes armés du gouvernement intérimaire syrien affiliés à l’État turc. Les déplacements de population dans la région de Tabqa se poursuivent.