TURQUIE. Meurtre d’un cadre de l’Association des droits de l’homme
TURQUIE – Ali Aydın, avocat et un cadre de la branche d’Izmir de l’Association des droits de l’homme (IHD), a été assassiné dans la province d’Izmir, signale l’agence kurde Mezopotamya.
L’avocat Ali Aydın (68 ans), directeur de la branche d’Izmir de l’Association des droits de l’homme, a été tué dans le quartier de Çiğli à Izmir. Sa famille était sans nouvelles de lui depuis sa promenade matinale depuis son domicile situé à Evka-2.
Suite à un signalement, la police a découvert le corps sans vie d’Aydın lors d’une perquisition. Il a été rapporté qu’Aydın est décédé des suites d’une agression, mais les raisons de cette agression restent inconnues. Un individu accusé d’avoir tué l’avocat a été arrêté par la police.
IRAN. Plus de 2 500 personnes tuées en lien avec les protestations
IRAN / ROJHILAT – L’ONG kurde, Hengaw confirme que plus de 2 500 personnes ont été tuées à travers l’Iran lors des récentes manifestations. Par ailleurs, plus de 1 200 personnes ont été blessées et plus de 18 400 autres ont été arrêtées en lien avec les protestations antigouvernementales.
L’équipe de vérification de Hengaw travaille quotidiennement à confirmer les identités et à publier les noms des personnes tuées. À ce jour, l’identité de 80 victimes a été entièrement vérifiée, documentée et publiée sur les plateformes de Hengaw après confirmation finale par l’équipe de vérification de l’organisation.
Les manifestations se poursuivent malgré les massacres
Les manifestations contre les crises politiques, sociales et économiques en Iran et au Rojhilat (Kurdistan oriental), qui ont débuté le 28 décembre, ne faiblissent pas malgré les interventions brutales des forces du régime iranien.
D’après des informations récentes, le soulèvement s’est étendu à 31 villes, 187 districts et 614 municipalités. Le régime iranien a totalement coupé les réseaux de communication du pays, rendant presque impossible de se tenir informé de l’évolution de la situation en raison des coupures d’internet et de téléphone. De ce fait, l’impact total des attaques menées par les forces du régime iranien ne peut être clairement évalué.
Les rares images disponibles de la région montrent la police et les Gardiens de la révolution tirant directement sur les manifestants, utilisant des gaz lacrymogènes et procédant à des arrestations sous la torture afin de réprimer le soulèvement. Les personnes blessées lors des attaques n’osent apparemment pas se rendre à l’hôpital par crainte de représailles, comme en témoignent les dizaines de cas documentés d’arrestations après admission à l’hôpital.
Retrait et expulsion des forces du régime
Il semblerait que les femmes et les jeunes soient à nouveau à la tête des manifestations, ce qui expliquerait l’intensification des pressions exercées par les forces du régime. Déjà, 55 universités ont apporté leur soutien aux protestations, où sont scandés des slogans tels que « Mort à Khamenei », « À bas Khamenei » et « Mort au dictateur ». Ces universités, placées sous surveillance constante des forces de sécurité, sont actuellement considérées comme des foyers de contestation.
Des images en provenance de la région montrent des manifestants incendiant des bâtiments gouvernementaux. Selon des informations en provenance de nombreuses villes, les forces du régime iranien et les Gardiens de la révolution ont été chassés des centres-villes. Dans certaines villes, comme Kermanshah, il semblerait que la police se soit également retirée.
Image d’archive
SYRIE. Que veut cacher Jolani à Sheikh Maqsoud ?
SYRIE / ROJAVA – Les mercenaires du soi-disant gouvernement intérimaire imposent un siège strict aux quartiers kurdes d’Alep, empêchant les journalistes et les organisations humanitaires et onusiennes d’y entrer, alors que des crimes de guerre avérés ont été commis contre des civils dans ces quartiers qui abritaient plus de 200 000 habitants.
Les mercenaires du gouvernement intérimaire continuent d’empêcher l’entrée des journalistes et des organisations internationales et humanitaires à Sheikh Maqsoud, tandis que des informations fiables indiquent que des massacres sont en cours contre les habitants.
Depuis le 11 janvier, ces groupes imposent un siège au quartier, habité par des milliers de familles, coupant toute forme d’aide humanitaire et de couverture médiatique.
Parallèlement, des médias affiliés aux mercenaires du gouvernement intérimaire diffusent régulièrement, en petits extraits vidéo, l’image d’un « retour à la normale » dans le quartier, en présentant de courtes vidéos tournées à sa périphérie. Des sources locales confirment cependant que la réalité est tout autre : des crimes et des violations systématiques sont commis contre les civils à l’intérieur même du quartier de Sheikh Maqsoud.
L’enlèvement de 272 civils de Sheikh Maqsoud à Alep a été documenté nommément.
Des militants ont également diffusé des images de civils kidnappés puis massacrés par les mercenaires du gouvernement intérimaire.
Le 6 janvier, des mercenaires du gouvernement intérimaire affilié à l’État turc occupant, accompagnés de mercenaires de l’EI, ont lancé une attaque directe contre les quartiers de Sheikh Maqsoud, Achrafiyah et Bani Zaid à Alep, commettant des crimes contre les habitants. Les membres des Forces de sécurité intérieure d’Alep ont opposé une résistance farouche à ces attaques.
Les attaques des mercenaires visaient les infrastructures, les services et les établissements de santé. Ils ont assiégé l’hôpital Martyr Khaled Fajr à Sheikh Maqsoud pendant plusieurs jours et l’ont bombardé avec des chars et de l’artillerie. Afin de prévenir des massacres et d’évacuer les blessés, les civils, les femmes et les enfants de l’hôpital vers des zones sûres, le Conseil général des quartiers a annoncé une trêve partielle le 11 janvier. Les Forces de sécurité intérieure d’Alep ont géré cette trêve avec une grande délicatesse, permettant ainsi l’évacuation réussie de l’hôpital Khaled Fajr. (ANHA)
« Nous sommes les enfants du Kurdistan, personne ne brisera notre résistance »
Alors que l’État turc saisit chaque occasion pour tenter d’effacer les Kurdes de l’histoire, il vit aussi, au plus profond de lui-même, la peur du moment où son tour viendra. Entouré de débris barbares issus de Daech et d’Al-Qaïda, il encercle et massacre les Kurdes sans même retenir ses cris de jubilation.
Ne vous réjouissez pas trop vite. Dans ce grand bouleversement mondial, votre tour viendra. Et j’espère que personne ne s’emploiera à maintenir ce régime en vie, à lui tendre une bouée de sauvetage. Un État qui n’a jamais offert aux Kurdes autre chose que l’esclavage et le néant ne mérite aucun secours.
C’est le seul État qui, où que soient les Kurdes, s’acharne à attaquer leur existence et à détruire leurs acquis, prêt à agir jusqu’à l’absurde pour les anéantir. C’est un État racial, fondé dès l’origine sur le racisme et l’uniformité. Il n’y a donc, par nature, aucune possibilité d’y vivre avec dignité et liberté. Refuser la soumission et choisir la résistance est la seule réalité possible.
Nous sommes les enfants du Kurdistan. Ces montagnes majestueuses et ces plaines infinies sont témoins de notre résistance, de nos cris, de nos chants et de nos danses. Jamais, au grand jamais, nous ne nous inclinerons ni devant l’État turc ni devant les barbares djihadistes.
LORIENT. Rassemblement pour le Rojava
LORIENT – La communauté kurde de Lorient appelle à manifester contre les attaques turco-djihadistes ciblant le Rojava. RDV le samedi 17 janvier 2026, à 15 h, place Aristide Briand.
Voici le communiqué appelant à manifester :
Au Rojava, nos droits et notre liberté sont menacés !
Ne restons pas silencieux face à l’atteinte à l’honneur du peuple kurde.
Le Kurdistan n’est pas à vendre, il ne sera jamais livré.
Les attaques inhumaines contre les quartiers Sheikh Maqsoud et Ashrafiey à Alep par HTS et DAESH sont insupportables.
Notre silence tue !
ROJAVA. Agression turque sur le territoire syrien dans un silence arabe
SYRIE / ROJAVA – Aux premières heures de ce jour, des drones armés turcs Bayraktar ont violé l’espace aérien souverain de la République syrienne et mené des frappes massives sur trois zones civiles syriennes, situés hors des zones frontalières et à l’ouest de l’Euphrate. Ces attaques ont exposé les civils syriens à un grave danger et constituent une atteinte flagrante à la souveraineté de la Syrie ainsi qu’à la dignité et à la sécurité de ses citoyens syriens.
Ces violations, contraires au droit international et au droit syrien, se sont produites dans un silence complet de la part du régime terroriste d’al-Jolani. Les observateurs interprètent ce silence comme un signe de complicité entre les autorités de Jolani et le parti AKP au pouvoir en Turquie, qui occupe des portions du territoire syrien. Ces attaques ont également suscité le silence du monde arabe, une absence de condamnation et un black-out médiatique généralisé dans le monde arabe.
Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont déclaré dans des communiqués officiels que l’agression comprenait :
Deux frappes de drones distinctes sur la ville de Maskanah, et une autre frappe sur le village d’Al-Bu’asi, dans la campagne d’Al-Tabqa, dans le gouvernorat de Raqqa.
Ces attaques constituent une escalade dangereuse et un acte manifeste d’agression militaire extérieure contre des civils se trouvant sur le territoire syrien.
Les gangs de Damas attaquent Deir Hafir
Par ailleurs, les factions armées affiliées au gouvernement d’al-Jolani continuent de mener des attaques et des bombardements d’artillerie contre la ville de Deir Hafir.
Il est essentiel de comprendre la géographie de la région. Deir Hafir est une ville civile peuplée, sous le contrôle des Forces démocratiques syriennes (FDS). Elle se situe à environ 31 kilomètres à l’ouest du barrage de l’Euphrate, au cœur de la zone contrôlée par les FDS.
L’attaque perpétrée par ces factions constitue clairement un acte d’agression de la part du gouvernement extrémiste d’al-Jolani. Les forces affiliées à al-Jolani ont progressé depuis une zone située à plusieurs dizaines de kilomètres à l’ouest de Deir Hafir et ont lancé leur assaut sur la ville.
La situation géographique de Deir Hafir met à nu les allégations mensongères du gouvernement al-Jolani. Dans les quartiers de Sheikh Maqsoud et d’Achrafieh, ce dernier a faussement prétendu que les zones assiégées avaient déclenché les combats, une version relayée par certains médias arabes. Or, dans le cas de Deir Hafir, la géographie particulière et isolée de la ville – loin de toute zone contrôlée par le gouvernement al-Jolani – rend impossible la fabrication de tels prétextes ou récits.
Il s’agit d’un acte d’agression manifeste de la part d’une autorité extrémiste qui n’a aucune intention de reprendre les négociations avec les communautés kurdes ou les FDS. Au contraire, le gouvernement al-Jolani persiste dans sa politique d’exclusion, d’autoritarisme et d’alignement sur les intérêts et les ambitions du gouvernement turc d’Erdogan. (Syria Justice Archive)
Iran : Massacres à huis clos, le Kurdistan durement frappé
IRAN / ROJHILAT – La répression massive qui frappe depuis deux semaines les manifestations pacifiques tourne de plus en plus au massacre d’innocents.
En raison de la coupure d’internet et de liaison téléphoniques il devient très difficile de communiquer avec les villes où les manifestations continuent malgré la répression sauvage.
Le Kurdistan iranien où les forces de répression ont la gâchette facile subit de plein fouet la répression. Les 4 premières victimes de ce nouveau cycle des manifestations sont tombées le 3 janvier à Malekshahi dans la province kurde d’Ilam. Depuis la grève générale du 8 janvier lancée par le Bloc du Kurdistan regroupant tous les partis politiques kurdes et très largement suivie, la répression est devenue plus violente et plus massive, frappant sans distinction, même les enfants et les adolescents.
Dans l’ensemble de l’Iran, selon les estimations des ONG iraniennes, on compterait plusieurs milliers de morts et plus de 20 000 arrestations.
Derrière ces chiffres, des vies brisées, des jeunes fauchés dans la fleur de l’âge, des familles éprouvées luttant pour leur survie dans ce régime qui pour se maintenir massacre sa jeunesse.
Voici quelques portraits représentatifs de ces martyrs de la liberté :
Robina Aminian (23 ans) étudiante à l’Université Technique Shariatin (Polytechnique iranien) tuée à Téhéran le 8 janvier 2026
Rebin Moradi, (17 ans) étudiant et footballeur kurde, tué à Téhéran le 8 janvier 2026
Emirali Heidari, (17 ans) étudiant kurde, tué à Kermanshah le 8 janvier 2026
Emirali Heidari, (18 ans) étudiant kurde, tué à Kahrizak le 7 janvier 2026
Hossein Sherkol, tué à Isfahan le 8 janvier 2026
Cinq manifestants kurdes, dont un jeune homme de 17 ans, tués par des tirs directs lors de manifestations à Téhéran, le 8 janvier 2026:
Alireza Seidi, Borhan Seidi, Salam Mirani, Ebrahim Ahmadpourian et Mohammad Zamani.
Par l’Institut Kurde de Paris
Robina Aminian (23 ans) étudiante à l’Université Technique Shariatin (Polytechnique iranien) tuée à Téhéran le 8 janvier 2026
Rebin Moradi, (17 ans) étudiant et footballeur kurde, tué à Téhéran le 8 janvier 2026
Emirali Heidari, (17 ans) étudiant kurde, tué à Kermanshah le 8 janvier 2026
Emirali Heidari, (18 ans) étudiant kurde, tué à Kahrizak le 7 janvier 2026
Hossein Sherkol, tué à Isfahan le 8 janvier 2026
Cinq manifestants kurdes, dont un jeune homme de 17 ans, tués par des tirs directs lors de manifestations à Téhéran, le 8 janvier 2026:
Alireza Seidi, Borhan Seidi, Salam Mirani, Ebrahim Ahmadpourian et Mohammad Zamani.
Par l’Institut Kurde de Paris Hengaw appelle à l’action contre les Crimes contre l’humanité commis en Iran
IRAN / ROJHILAT – L’ONG kurde Hengaw exhorte la communauté internationale à agir contre les crimes contre l’humanité commis par la République islamique d’Iran alors qu’on fait état de milliers de morts parmi les manifestants.
Sur la base de nos constatations, des informations recueillies sur le terrain et des documents crédibles provenant de sources indépendantes et fiables, l’organisation de défense des droits humains, Hengaw, que le schéma de répression mis en œuvre par la République islamique d’Iran lors des dernières manifestations de décembre 2025 comporte de multiples éléments constitutifs de crimes contre l’humanité, tels que définis par le droit international coutumier et le Statut de la Cour pénale internationale.
Nos enquêtes révèlent que les forces gouvernementales, agissant dans le cadre d’une politique de répression coordonnée, généralisée et systématique, ont commis des actes tels que le meurtre prémédité de manifestants civils, y compris des enfants ; l’usage massif et meurtrier de la force ; la mise en place de tribunaux improvisés ; des arrestations massives et arbitraires ; et la militarisation des espaces urbains visant à semer la peur et la terreur au sein de la population. De nombreux rapports concordants et convergents font état de massacres de manifestants dans différentes régions du pays. Hengaw confirme que plus de 2 500 personnes ont été tuées à travers l’Iran lors des récentes manifestations. Notre équipe de vérification procède quotidiennement à la vérification de l’identité des victimes et publie les noms confirmés. À ce jour, l’identité de 80 personnes a été entièrement vérifiée et enregistrée sur les plateformes de Hengaw.
Dans ce même contexte, des informations documentées montrent que les forces gouvernementales ont également ciblé des installations médicales. Le siège et l’assaut des hôpitaux, notamment à Ilam et à Téhéran, constituent une violation flagrante du droit international humanitaire et un déni délibéré d’accès aux soins pour les blessés – des actes qui, en eux-mêmes, relèvent des crimes contre l’humanité.
Dans le même temps, la République islamique d’Iran a imposé une coupure totale d’internet et de sévères restrictions aux télécommunications, qui, au moment de la publication de ce communiqué, en sont à leur cinquième jour consécutif. Cette action délibérée et ciblée a bloqué l’accès des citoyens à l’information et à la liberté de communication et témoigne d’un effort systématique des autorités pour dissimuler l’ampleur réelle des crimes commis et empêcher tout contrôle et toute obligation de rendre des comptes au niveau international.
Hengaw souligne que lorsqu’un État commet ouvertement et continuellement des massacres prémédités et à grande échelle de civils, la communauté internationale est obligée d’invoquer le principe de la responsabilité de protéger (R2P).
Hengaw souligne en outre que, dans de telles circonstances, les pressions diplomatiques et politiques ne suffisent pas. La communauté internationale doit examiner sérieusement tous les mécanismes légaux prévus par le droit international, y compris les mesures coercitives contraignantes en vertu de la Charte des Nations Unies. Ces mesures n’ont pas pour but l’intervention politique, mais la protection immédiate et effective des vies civiles et la cessation des massacres.
Hengaw appelle le Royaume-Uni et l’Union européenne à prendre une première mesure concrète en rappelant leurs ambassadeurs à Téhéran et en abaissant le niveau de leurs relations diplomatiques, envoyant ainsi un message clair : la poursuite des crimes contre l’humanité et l’impunité politique ne seront pas tolérées. Une telle action constitue la réponse minimale et responsable de la communauté internationale face à un gouvernement qui viole systématiquement les principes fondamentaux du droit international. (Hengaw)
ROJAVA. Les gangs de Damas bombardent un village de Deir Hafir
SYRIE / ROJAVA – Actuellement, les gangs de Damas bombardent un village de Deir Hafir disputée aux forces arabo-kurdes.
Actuellement, les forces gouvernementales de Damas ciblent des habitations civiles à l’aide de mitrailleuses lourdes dans le village d’Im El Mera, au sud de la ville de Deir Hafir. Simultanément, le barrage de Tishreen et ses environs sont bombardés à l’arme lourde par les gangs de l’Armée nationale syrienne sous commandement de la Turquie.
Nouveau front anti-kurde
Un peu plus tôt, la Direction des opérations de l’armée syrienne a émis un avertissement déclarant Dayr Hafir, Babiri Qawas et Maskanah « zones militaires fermées à compter d’aujourd’hui ».
Le ministère a indiqué que cette décision avait été motivée par ce qu’il a décrit comme une mobilisation militaire des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) et par des allégations selon lesquelles ces zones auraient servi de points de lancement pour des drones suicides iraniens ayant ciblé la ville d’Alep.
Lundi, les FDS ont rejeté ce qu’elles ont qualifié de « déclarations trompeuses » publiées par le ministère de la Défense du gouvernement de Damas concernant la situation sécuritaire autour de Maskanah et de Dayr Hafir.
Dans un communiqué, les FDS ont déclaré que les mouvements de terrain actuels étaient principalement menés par des factions affiliées au gouvernement de Damas lui-même, ajoutant que répéter de telles affirmations pour la deuxième fois revenait à une tentative de créer des tensions artificielles et de prétexte à une escalade.
Les a déclaré tenir les parties à l’origine de ces déclarations pleinement responsables de toutes les conséquences potentielles.
Ces développements surviennent une semaine après que le ministère syrien de la Défense a annoncé le lancement d’une opération militaire dans les quartiers kurdes d’Alep, à Sheikh Maqsoud et Ashrafiyeh.
Le CPJ exhorte Damas à garantir la liberté des journalistes
SYRIE / ROJAVA – Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a exhorté Damas à ne pas entraver le travail des journalistes après l’arrestation de trois journalistes dans les quartiers kurdes d’Alep attaqués par les gangs djihadistes.
Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a exhorté lundi les autorités de transition syriennes à « permettre à tous les journalistes de travailler librement », exprimant sa profonde inquiétude face à la détention de trois journalistes et aux restrictions imposées à la couverture médiatique indépendante dans les quartiers kurdes d’Alep de Sheikh Maqsoud et d’Achrafiyeh.
Dans un communiqué publié sur son site web, le CPJ a déclaré que les arrestations ont eu lieu après que les forces gouvernementales ont repris le contrôle des deux zones à la suite d’« affrontements avec des unités kurdes affiliées aux Forces démocratiques syriennes (FDS) ».
La directrice régionale du CPJ, Sara Qudah, a déclaré que l’organisation était « profondément troublée par les récentes violations de la liberté de la presse à Alep qui ont mis en danger les journalistes — qui ont déjà subi de graves exactions sous le régime d’Assad ».
Elle a ajouté que le fait de limiter la couverture des événements critiques à certains journalistes et médias constitue une tentative flagrante de contrôler le récit officiel des événements.
Le 10 janvier, les forces de sécurité du gouvernement de transition syrien ont brièvement détenu Vivyan Fetah, correspondant du réseau Rudaw Media Network basé dans la région du Kurdistan irakien, et le caméraman Aland Issa alors qu’ils couvraient les affrontements.
Le service de relations publiques de Rudaw a indiqué au CPJ que les deux personnes avaient été accusées de terrorisme et de falsification de faits uniquement parce qu’elles étaient kurdes. Elles ont été libérées après environ 90 minutes.
Le même jour, la police militaire a arrêté Adnan Emam, correspondant de la télévision syrienne basé à Istanbul, qui travaille pour Syrian Satellite TV, une chaîne affiliée au ministère syrien de l’Information, après qu’il a filmé un convoi militaire près de Sheikh Maqsoud.
Emam a déclaré au CPJ avoir été arrêté vers 15 h malgré un permis du ministère de la Défense, et a imputé l’incident à un manque de coordination. Libéré le lendemain après une douzaine d’heures de détention, il a affirmé avoir été bien traité.
Le CPJ a souligné que, durant les affrontements, la plupart des journalistes ont été empêchés de couvrir l’événement sur le terrain et que les forces militaires ont restreint l’accès à de vastes zones des régions touchées.
Un journaliste indépendant, s’exprimant sous couvert d’anonymat par crainte de représailles, a déclaré au CPJ que la plupart des journalistes et médias indépendants avaient été empêchés de couvrir les affrontements, tandis que les médias progouvernementaux, notamment Al Jazeera, basée au Qatar, et TRT, en Turquie, avaient été autorisés à faire des reportages depuis l’intérieur de la zone.
« Il s’agissait d’une monopolisation flagrante de l’information journalistique objective », a déclaré le journaliste. « Certaines scènes peuvent ne pas être montrées au public par les autorités. Le journalisme est censé refléter la réalité telle qu’elle est, et non se contenter d’images retouchées. »
En réponse aux questions du CPJ, Omar Haj Ahmad, directeur général des affaires de presse au ministère de l’Information, a déclaré que les restrictions d’accès étaient imposées pour des raisons de sécurité et que les journalistes n’étaient autorisés à entrer qu’après avoir accompli les procédures et inspections de sécurité.
Il a ajouté qu’Emam avait été brièvement détenu pour des raisons de procédure de routine et a qualifié d’inexactes les informations concernant la détention de Vivyan Fetah.
Le CPJ est une organisation à but non lucratif basée à New York qui se consacre à la défense de la liberté de la presse et à la protection des droits des journalistes dans le monde.