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La Turquie coloniale réaffirme son occupation militaire au Rojava et au Kurdistan d’Irak

KURDISTAN – La Turquie, force occupante dans les régions kurdes du nord de la Syrie (Rojava) et du Kurdistan d’Irak, a une nouvelle fois affirmé sa volonté de maintenir sa présence militaire sur les terres kurdes. Le ministre turc de la Défense, Yaşar Güler, a déclaré le 20 octobre 2026 à l’AFP que l’armée d’occupation conservera ses troupes sur place tant que ses propres conditions de sécurité frontalière et régionale ne seront pas remplies.

« Nous maintenons notre présence militaire en Irak et en Syrie. Lorsque nous estimerons que les conditions nécessaires en matière de sécurité régionale et frontalière ont été remplies, le statut de nos zones de bases et de notre présence dans la région sera réexaminé », a indiqué le ministre dans des réponses écrites.

Güler a précisé que ce réexamen n’interviendrait qu’une fois que la menace aura été, selon Ankara, « complètement éliminée » et que l’autorité de l’État aura été établie sur l’ensemble de la Syrie.

Une présence militaire imposée sur les territoires kurdes

L’État turc maintient plusieurs milliers de soldats d’occupation dans le nord de la Syrie, ciblant directement les structures du Rojava, ainsi qu’environ 800 à 1 000 hommes au Kurdistan d’Irak, selon des sources irakiennes. Ces déploiements militaires, justifiés par le pouvoir turc sous le prétexte de la lutte contre le PKK et les YPG, durent depuis plusieurs années et renforcent le contrôle colonial sur ces régions.

En Irak, bien qu’un accord ait été conclu en septembre 2026 entre Recep Tayyip Erdoğan et le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi pour le transfert progressif de la base de Bachiqa-Zilkan (près de Mossoul) aux forces irakiennes, cette mesure marginale ne concerne en rien l’ensemble des positions et des bases de l’armée turque implantées au Kurdistan irakien.

L’occupation turque, frein majeur au retour des déplacés

Ankara refuse de donner le moindre calendrier de retrait et rejette toute idée de redéploiement à ce stade. Cette position intransigeante intervient alors que des milliers de familles kurdes déplacées tentent de regagner leurs terres au Rojava.

Sur le terrain, la présence militaire de la force occupante et l’installation de colons dans les habitations confisquées — notamment dans les régions de Serêkaniyê et d’Afrin — continuent de constituer l’obstacle principal au retour sûr et digne des Kurdes sur leurs terres historiques.