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ROJAVA. Les Kurdes exigent la libération des otages à l’approche de l’Aïd al-Adha

SYRIE / ROJAVA — À quelques jours seulement de l’Aïd al-Adha, prévu le 27 mai, la question des prisonniers kurdes détenus par le gouvernement intérimaire syrien reste bloquée, plongeant les familles dans l’angoisse et la colère.

Quatre mois après la signature de l’accord du 29 janvier, l’échange de prisonniers n’est toujours pas finalisé, malgré plusieurs promesses répétées des autorités de Damas.

Le commandant en chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), Mazloum Abdi, avait déjà alerté dans un entretien avec l’agence ANHA : la question des détenus continue d’être utilisée comme monnaie d’échange politique. Selon lui, bien que le processus d’intégration soit en cours, l’accord sur les prisonniers n’a pas été pleinement appliqué.

Environ 400 prisonniers encore détenus

Selon des sources proches du dossier, près de 400 personnes, dont des combattants des FDS et des civils, demeureraient toujours emprisonnées dans les geôles du gouvernement intérimaire.

Plusieurs vagues d’échanges ont déjà eu lieu : 10 mars : 100 prisonniers contre 100 19 mars : 300 prisonniers contre 300 11 avril : 400 personnes libérées par Damas contre 91 par les FDS 8 mai : 232 membres des FDS et plusieurs civils libérés

Malgré ces avancées, de nombreux cas restent en suspens.

Le porte-parole de la présidence, Ahmed al-Hilali, avait assuré que les autorités procédaient à un recensement final des détenus afin de clore le dossier avant l’Aïd al-Adha. De son côté, Sipan Hamo (Samir Ousso), vice-ministre de la Défense chargé des affaires de la région de l’Est, a qualifié le mécanisme d’échange actuel de « défectueux » et jugé « inacceptable » toute exploitation politique des familles des prisonniers.

Des manifestations quotidiennes

Depuis le 29 janvier, les familles des détenus se mobilisent quotidiennement dans plusieurs villes du nord-est de la Syrie, notamment à Jazira et Kobané, pour réclamer la libération rapide de leurs proches et l’application intégrale de l’accord.