SYRIE / ROJAVA – Les gangs de Damas ont arrêté six jeunes Kurdes à Raqqa, les accusant de soutenir et de collaborer avec les Forces démocratiques syriennes (FDS). Ces interpellations s’inscrivent dans un contexte plus large où les nouvelles autorités de Damas ont également procédé à des rafles ciblant des jeunes Alaouites et Druzes, souvent accusés d’être des « partisans d’Assad ». Ces pratiques ont servi à justifier des massacres ethniques et religieuses à travers le pays.
Arrestation de six jeunes Kurdes accusés de collaboration avec les FDS
Les six jeunes hommes auraient été appréhendés lors de raids menés dans plusieurs quartiers de Raqqa par les forces de sécurité. Ils ont ensuite été transférés vers des centres de détention. Leur sort reste inconnu à ce jour et aucune accusation formelle n’a été rendue publique.
Des sources locales indiquent que ces arrestations font partie d’une campagne de renforcement des mesures de sécurité dans la ville, sur fond d’inquiétude croissante parmi la population. Les habitants font état de la répétition d’incidents similaires ces derniers temps.
Aucune déclaration officielle n’a été publiée pour clarifier les circonstances exactes de ces arrestations, le nombre précis de détenus ou leurs conditions de détention. Des informations contradictoires continuent de circuler.
Raqqa reste régulièrement le théâtre de tensions sécuritaires et d’arrestations arbitraires, ce qui fragilise davantage une région déjà marquée par des conditions de vie difficiles et de profondes souffrances humanitaires.
Incident lié au retour de déplacés à Afrin
Par ailleurs, hier, les forces de sécurité publique ont arrêté un jeune homme à son retour avec le troisième convoi de personnes déplacées en provenance d’Afrin, dans la campagne d’Alep.
Selon les informations recueillies, l’arrestation a eu lieu dans le village de Qara Kul, dans le district de Bulbul, après une fouille. Le jeune homme a ensuite été conduit dans un centre de détention à Afrin.
Sa famille a tenté de contacter les autorités compétentes pour obtenir sa libération, mais s’est entendu répondre qu’il resterait détenu plusieurs jours, le temps de « poursuivre l’enquête ».
Cet incident soulève de vives inquiétudes quant aux conditions de retour des personnes déplacées dans leurs régions d’origine et aux risques auxquels elles sont exposées une fois revenues.