AccueilKurdistanBashurL'Irak aussi est responsable des attaques ciblant le Kurdistan irakien

L’Irak aussi est responsable des attaques ciblant le Kurdistan irakien

IRAK / KURDISTAN – Les attaques contre les Kurdes d’Irak ne viennent pas seulement de Téhéran. Les FMP (Hashd al-Shaabi), milices pro-iraniennes intégrées légalement à l’appareil irakien depuis 2016, en sont les exécutants. Après la défaite de Daech et leur allégeance ouverte à Khamenei, Bagdad aurait dû les dissoudre ou les intégrer dans l’armée fédérale. Au lieu de cela, il les protège et les laisse frapper les Kurdes en toute impunité.

Les Forces de mobilisation populaire (FMP – Hashd al-Shaabi) sont certes pilotées en grande partie par le Corps des Gardiens de la Révolution islamique iranienne. Mais elles constituent surtout une composante officielle et légale de l’appareil sécuritaire irakien.

 

En 2016, le Parlement irakien a voté des lois leur accordant un statut officiel, un budget, une autorité et une protection étatique. Pendant la guerre contre Daech, une grande tolérance existait envers l’utilisation des FMP par Bagdad pour combattre l’organisation terroriste. Cependant, une fois la menace de l’EI largement écartée, et surtout après que les FMP ont ouvertement déclaré leur allégeance au Guide suprême iranien Ali Khamenei et au CGRI, il était temps pour l’Irak de prendre ses responsabilités.

 

Bagdad aurait dû à ce moment-là affaiblir ces milices, les dissoudre ou les absorber pleinement dans l’armée fédérale irakienne. Au lieu de cela, le gouvernement irakien a choisi de les maintenir en l’état, leur laissant toute latitude pour opérer sur le territoire kurde. 

 

En se contentant de condamner verbalement les attaques répétées contre les Kurdes sans jamais mettre en place de mécanismes concrets pour les prévenir ou sanctionner leurs auteurs, Bagdad ne se montre pas seulement complice : il participe activement à cette politique d’agression. Cette inaction délibérée envoie un message clair : les Kurdes peuvent être visés en toute impunité sous couvert de l’État irakien. (Via Scharo Bajalan)