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SUISSE. Les femmes en campagne contre la guerre à la veille du 8 mars

SUISSE – A l’approche de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, et face à la nouvelle l’escalade du conflit au Moyen-Orient provoquée par l’intervention américaine et israélienne en Iran, des militantes de différentes nationalités, dont des kurdes, ont lancé créé le collectif « Libérez toutes les femmes (Free all women) » et lancé une pétition du même nom contre les violences faites aux femmes en temps de guerre.

Lancée en ligne sous le nom « Libérez toutes les femmes », la campagne se déroulera également physiquement dans cinq villes suisses le 7 mars.

Les militantes ont déclaré : « Face à la reprise du chaos lié à la guerre, des femmes de diverses communautés se rassemblent à l’occasion de la Journée internationale des femmes, le 8 mars, pour s’unir contre les violences sexuelles utilisées comme arme de guerre. C’est un pas dans la bonne direction. Et pourtant, des femmes d’horizons différents – chrétiennes, laïques, kurdes, yézidies, musulmanes, juives – se tiennent consciemment côte à côte. »

La violence sexuelle n’est pas un sous-produit de la guerre. Ce n’est pas un simple hasard ; c’est une arme de guerre délibérément utilisée à des fins de destruction, d’humiliation et d’intimidation.  

En cette période de polarisation, les espaces d’empathie et de tolérance face à l’incertitude se font de plus en plus rares. Ce projet vise également à répondre à ce besoin. 

En tant qu’État garant des Conventions de Genève, la Turquie a des obligations claires en vertu du droit international humanitaire et devrait jouer un rôle actif dans ces domaines. 

Le samedi 7 mars, des signatures seront recueillies à des stands installés dans les principales villes de Suisse : Zurich, Berne, Bâle, Lausanne et Genève. Les signatures recueillies seront soumises au Parlement fédéral suisse.

Les quatre principales revendications de la campagne sont :

1. Mise en œuvre contraignante et mesurable de la résolution 1325 de l’ONU ; objectifs transparents, rapports et actions concrètes.  

2. Tenir l’auteur des faits responsable : coopération active avec la Cour pénale internationale de La Haye, sanctions, principe de compétence universelle et gel des avoirs.  

3. Un soutien sûr et défini pour les victimes : financement spécifique, traitement des traumatismes et programmes de protection.  

4. Pas de place pour le deux poids deux mesures en matière de diplomatie : une condamnation claire quel que soit l’auteur des faits et une politique étrangère cohérente.  

La déclaration appelait également à ce que les violences sexuelles en temps de guerre soient considérées comme un crime de guerre, à la solidarité avec toutes les victimes et à une prise de position contre toutes les formes de discrimination et d’humiliation inhumaines.  

Lieux où les signatures seront recueillies le 7 mars :

1- Zurich : Tessinerplatz (Bahnhof Enge) 15h-17h

2- Berne : Kornhausplatz 15h-17

3- Bâle : Tellplatz 15h-17h

4- Lausanne : Place des Pionnières 15h-18h

5- Genève : Place Molard-Fontaine 13h-17h

La campagne peut être suivie sur le site Free All Women