SYRIE / ROJAVA – A Qamishlo, les familles des soldats kurdes détenus par les gangs de Damas ont manifesté pour exiger la libération immédiate des otages, dont on craint qu’ils soient exécutés et ou torturés par les gangs djihadistes.

« Nous voulons la liberté pour nos enfants »
Des centaines de camarades et de membres des familles de détenus des Forces démocratiques syriennes ont participé aujourd’hui à une grande marche dans la ville de Qamishlo, exigeant la libération des combattants capturés et détenus dans les prisons du gouvernement intérimaire.
La marche a débuté devant le Centre culturel et artistique Mohammad Sheikho. Les participants portaient des photos de combattants des FDS détenus et brandissaient des banderoles où l’on pouvait lire : « Nous exigeons le droit à la vie et à la liberté de nos prisonniers », « Justice pour les détenus », « Il est temps d’ouvrir les dossiers des prisonniers », « Nous exigeons la révélation de leur sort et la libération de nos enfants », « L’injustice ne dure pas », « Brisons les chaînes des prisonniers », « Rendez-nous nos prisonniers ! », « Nous exigeons la libération immédiate des détenus », « Nous exigeons la libération de nos fils des prisons du mercenaire Hatem Abou Shaqra », « La liberté n’attend pas ; la vie n’attend pas », « Je veux mon fils libre » et « Nous voulons la libération de nos enfants ».
La marche a traversé les principales rues de la ville avant de se transformer en sit-in devant le bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, où les manifestants ont scandé des slogans appelant à la libération immédiate des combattants détenus dans les prisons du gouvernement intérimaire.
S’exprimant au nom des manifestants, Youssef Kouti a déclaré : « Nous nous tenons aujourd’hui devant le siège des Nations Unies, qui n’a pas rempli son rôle ni ses devoirs envers les peuples de la région, et devant notre peuple dont le sang a coulé, qui a sacrifié sa vie et dont le cœur est rongé par le chagrin. Nous nous tenons devant une Nations Unies qui ignore ses propres lois et principes. »
Kouti a expliqué que « depuis le 6 janvier, et depuis l’attaque perfide menée par deux États, avec le soutien du monde entier, contre les quartiers de Sheikh Maqsoud et d’Achrafieh, suivie de l’extension des attaques à Deir Hafer, Maskanah, Raqqa et Tabqa, l’État turc, le gouvernement intérimaire et leurs cellules n’ont pas respecté les accords et ont placé nos fils sous un siège suffocant. »
Kouti a condamné le bain de sang kurde et a déclaré que la communauté internationale avait joué un rôle néfaste et s’était rendue complice des événements. Il a ajouté : « Nous, les familles des détenus et des disparus, disons que si nos fils ne sont pas libérés, ces atrocités se poursuivront. » (ANHA)