Hier, les familles des combattants capturés des Forces démocratiques syriennes (FDS) ont manifesté devant le rond-point Sony, au centre de Qamishlo, exigeant la libération de leurs fils et qu’on leur révèle leur sort.
L’échange de prisonniers est une question urgente en Syrie
Le régime syrien refuse toujours de libérer les soldats kurdes, malgré l’accord conclu avec les FDS fin janvier.
Bien que toutes les parties restent confiantes quant à sa réalisation, deux points méritent d’être soulignés :
1. Les FDS n’ont pas libéré leurs prisonniers en « geste de bonne volonté » ; elles les ont libérés conformément à l’accord, tandis que le gouvernement syrien bloque le processus de libération de ses prisonniers, ce qui doit être considéré comme un manque d’engagement de sa part à mettre en œuvre l’accord ; une violation directe de l’accord garanti par les États-Unis et la France.
2. Le gouvernement syrien retarde le processus de libération des prisonniers parce que
A) À leurs yeux, les prisonniers ne sont qu’un symbole, utilisé pour exercer une pression accrue sur les FDS.
B) La libération des prisonniers révélera que le gouvernement syrien a menti au public, aux garants internationaux et aux FDS en affirmant que la longue liste de prisonniers est en vie alors qu’ils ont en réalité été exécutés au cours des affrontements.
Ceci représente un véritable problème pour le gouvernement syrien, qui tente donc de ralentir le processus autant que possible afin que la question disparaisse progressivement de l’attention du public ; en somme, dans l’espoir que ce dernier se contentera de la libération des prisonniers et que, de ce fait, le nombre important de prisonniers décédés ne devienne pas un sujet de discorde persistant entre le gouvernement syrien et les FDS (avec les garants américains et français). (Scharo Maroof)