La justice allemande rejette la plainte de la Turquie visant les drapeaux des YPG/YPJ

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Un tribunal de Hanovre a jugé que hisser les drapeaux des forces kurdes YPG/YPJ et faire de la propagande pour eux n’est pas un crime. L’affaire a été portée devant le tribunal après que l’État turc a déposé une plainte contre l’activiste Ciwan Çelîk.
 
L’activiste kurde Ciwan Çewlik mène un travail politique et culturel en Allemagne depuis plusieurs années. Le 20 juillet 2019, il monte sur scène en soutien à la résistance YPG/YPJ et à la révolution du Rojava. Le ministère turc de la Justice a ouvert une enquête sur lui.

À la demande de la Turquie, la Cour suprême de Hanovre, en Allemagne, a ouvert une procédure contre l’artiste Ciwan Çelîk. Hier, il s’est présenté devant la Cour suprême de la ville.
 
L’avocat de Ciwan Çelîk, Dündar Kelleoğlu, a présenté les décisions antérieures des tribunaux allemands concernant YPG/YPJ et a rappelé au tribunal que son client n’avait commis aucun crime et a exigé que le tribunal rejette la demande de la Turquie.
La représentation du tribunal a annoncé sa décision et a précisé que l’affaire ne concernait aucun acte criminel. L’avocat, Kelleoglu, a été satisfait de la décision du tribunal et a exprimé ses espoirs de l’Allemagne : « L’Allemagne doit rejeter la pression turque sur les réfugiés vivant en Allemagne et doit afficher une attitude claire à cet égard. »
 
Ciwan Çelîk s’est entretenu avec l’agence de presse ANF après la décision et a clairement indiqué qu’il continuerait à chanter des chansons pour YPG/YPJ et la révolution du Rojava. Il a précisé qu’il n’avait peur de personne ni d’aucune force à cet égard et a poursuivi : « Nous sommes justes et nous nous lèverons toujours contre l’injustice, nous n’avons pas peur de vous. »
 
Le 3 mars 2017, le ministère de l’Intérieur a publié une décision interdisant les drapeaux du PYD, des YPG / YPJ et des photographies d’Abdullah Ocalan et de plusieurs symboles du mouvement kurde pour la liberté.
 
Après l’envoi du décret aux 16 États allemands, la politique de criminalisation contre les Kurdes en Allemagne a immédiatement augmenté. Surtout, la police allemande a utilisé le décret comme prétexte pour effectuer des raids contre les maisons des militants kurdes et allemands en Bavière. Plusieurs tribunaux locaux en Allemagne ont statué que les drapeaux des YPG/YPJ et PYD ne sont pas criminalisés.
 
ANHA

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