Les femmes kurdes du Rojava mettent en garde contre des tentatives de diviser à nouveau le Kurdistan

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SYRIE / ROJAVA – Le 15 mai, les femmes kurdes membres des partis politiques et organisations civiles se sont réunies à Qamishlo pour unir leur forces contre l’occupation turque au Kurdistan. Les femmes kurdes du Rojava ont mis en garde contre de nouvelles tentatives de diviser à nouveau le Kurdistan en disant que 2022 est décisive.
 

Lors de la réunion consultative des femmes kurdes au Rojava, les développements politiques récents au Kurdistan et le rôle des femmes ont été discutés.

Ramziya Muhammad a fait référence aux attaques contre le Kurdistan, en particulier le Rojava, par l’État occupant turc, en disant : « Ces accords et conspirations s’étendent à travers l’histoire dans le but d’exterminer les Kurdes, tandis que les femmes kurdes sont celles qui souffrent le plus de ces politiques. »

Ramziya a attiré l’attention sur le rôle des mouvements de femmes, des organisations et des partis politiques, ainsi que de la société civile et des institutions des droits humains, et a déclaré : « Toutes les femmes kurdes doivent jouer un rôle majeur dans la confrontation de toutes les politiques et complots ourdis contre le peuple du Kurdistan.

Dans la révolution du Rojava, dans le nord et l’est de la Syrie, les femmes ont joué un rôle majeur en termes politiques et dans tous les domaines, et méritaient donc de définir la révolution comme une révolution des femmes.

Pour discuter du rôle des femmes dans la protection des femmes et des acquis du Kurdistan, et pour confronter la politique pratiquée contre elles, nous organisons cette réunion consultative. »

La porte-parole de Kongra Star, Ramziya Muhammad, s’est concentrée sur le rôle des femmes kurdes dans les partis politiques et les institutions de la société civile, afin de chercher à tenir la troisième conférence internationale des femmes, et de prendre position notamment sur la guerre pratiquée contre les femmes par l’occupation turque et ses mercenaires qui visent à briser leur volonté, l’empêchant de remplir son rôle au sein de la société, et essayant d’effacer le rôle de femme militante qui cherche à créer de la résistance et de la lutte dans tous les domaines de la vie.

À la fin de son discours, Ramziya Muhammad a salué le grand rôle joué par les Unités de protection des femmes (YPJ) et les Unités des femmes libres (YJA STAR) pour faire face aux attaques de l’occupation turque et de ses mercenaires et protéger les acquis des femmes.

Fawza Yusuf, cadre du Parti de l’union démocratique (PYD) a déclaré : « ils cherchent à dominer le Moyen-Orient. Ces puissances se sont ingérées au Moyen-Orient sous le soulèvement arabe, depuis lors la région subit des crises. »

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Fawza Yusuf a poursuivi en disant que les forces interférant avec le statut du Kurdistan avaient une mentalité de division et de domination qui cherchent toujours à appliquer les accords Sykes-Picot qui a divisé le Yémen, la Libye, la Syrie et d’autres pays. Fawza Yusuf a déclaré que le peuple est le plus touché par ces politiques.

Concernant les récentes attaques contre le Rojava visant les Kurdes, Fawza Yusuf a déclaré :  »Nous ne pouvons pas dire que seuls les Kurdes du Rojava sont menacés par l’État d’occupation turc, ils sont plutôt attaqués dans toutes les régions du Kurdistan. On peut dire que 2022 va être décisive surtout pour nous les femmes. Si nous n’atteignons pas ce que nous cherchons, nous perdrons la chance. »

De son côté, Abir Hasaf, responsable du Congrès nationaliste du Kurdistan au Rojava, a déclaré :

Par l’accord Qasir Shirine en 1515, le Kurdistan a été divisé pour la première fois, où le savant Idris, après avoir été mandaté par le sultan Selim, a conclu un accord avec les émirs kurdes stipulant la reconnaissance des émirats kurdes en échange d’une défense en cas d’attaque d’Astana.

Abir a déclaré qu’il y eu ensuite l’accord d’Amasya en 1639 qui réglementait la frontière. C’était à l’époque du Shah Ismael Safawi et du Sultan Murad IV. Ensuite, l’accord d’Erzurum en 1823 et le deuxième accord d’Erzurum en 1847.

« Tous les accords qui divisaient le Kurdistan étaient injustes et approfondissaient la question kurde plus particulièrement après que les idées nationalistes aient envahi le Moyen-Orient et plus précisément au début du 20ème siècle alors que le Kurdistan commençait à être découvert par l’Europe par des voyageurs britanniques, les missionnaires français et consuls russes, puis américains. »

 

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