Les lionceaux du califat sont une bombe à retardement

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SYRIE / ROJAVA – Des dizaines de milliers d’enfants de l’État islamique de nationalité étrangère (irakienne, européenne…) vivent dans des camps contrôlés par les forces arabo-kurdes. La majorité de ces enfants sont endoctrinés à l’idéologie extrémiste de l’EI par les femmes de DAECH qui rêvent de ressusciter le «Califat». La non prise en charge de ces enfants par les pays dont sont originaires leurs parents aggrave la situation déjà inquiétante de ces «Lionceaux du califat».
 
La plupart des enfants de DAECH vivant dans les camps de la Syrie du nord et de l’Est sont endoctrinés avec des pensées extrémistes, car les femmes de l’Etat islamique leur enseignent toujours à ne pas s’écarter de l’idéologie du groupe terroriste.
 
Dans les camps d’al-Hol et Roj, dans le nord-est de la Syrie, vivent les enfants les plus redoutés de toute la Syrie, peut-être même du monde. Ce sont les soi-disant «Lionceaux du califat» – des enfants élevés dans les zones contrôlées par l’État islamique (DAECH / ISIS) en Irak et en Syrie.
 
La plupart de ces enfants ont été endoctrinés avec des pensées extrémistes, d’autant plus que les femmes de l’EI leur apprendraient toujours à ne pas s’écarter de l’idéologie du groupe terroriste.
 
North Press a obtenu dimanche d’une source sécuritaire une vidéo montrant un enfant des «Lionceaux du califat» conduisant un groupe de femmes de l’Etat islamique en prière dans le camp de Hawl, dans le nord-est de la Syrie. Les femmes voulaient que l’enfant dirige la prière parce qu’il est un « homme » , a ajouté la source.
 
North Press a repéré plusieurs récits de femmes de l’Etat islamique persuadant les «Lionceaux du califat (Ashbal)» de menacer de mort des journalistes et du personnel d’organisations humanitaires dans les deux camps.
 
Les deux camps du nord-est de la Syrie abritent des milliers de femmes étrangères et d’enfants de familles de l’Etat islamique.
 
Le camp de al- Hawl abrite environ 56 000 personnes, dont 36 000 ont moins de 18 ans, selon le directeur du camp, Hamrin Hassan.
 
En décembre de l’année dernière, les services de sécurité du camp ont révélé un tunnel secret utilisé par les louveteaux pour se cacher des inspections et suivre des cours de charia.
 
Environ 25 300 enfants, 18 000 Irakiens et 7 300 de 60 pays, sont bloqués dans les camps de Hawl et Roj, selon un rapport de Save the Children.
 
Début mars, Save The Children a averti qu’il faudrait 30 ans pour que les enfants coincés dans des camps dangereux dans le nord-est de la Syrie rentrent chez eux si les rapatriements se poursuivent au rythme actuel.
 
En octobre 2021, l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (AANES) a ouvert le centre Halat pour la prise en charge et la réhabilitation des enfants de militants détenus ou tués de l’Etat islamique, près de Hassaké, dans le nord-est de la Syrie.
 
Perwin Hussein al-Ali, une responsable du centre, a déclaré que les mères affiliées à l’État islamique insufflent «des pensées extrémistes et radicales dans leur esprit [lionceaux du califat]».
 

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