TURQUIE. Des maisons des Kurdes démolies à Ankara/Baglum

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ANKARA – Des Kurdes, dont les maisons et les fermes ont été détruites à Bağlum Köprü Mevkii, dans la province d’Ankara / Keçioren, au motif qu’il n’avaient pas fait les démarches nécessaires auprès du service de cadastre, disent qu’on a détruit seulement les biens appartenant aux Kurdes dans le cadre d’une politique spéciale anti-kurde. Par ailleurs, une des victimes de ces destructions a déclaré que lors d’une visite d’Emine Erdogan, la femme du président Erdogan, au refuge pour animaux de Keçiören le 28 juillet. Quelques femmes Kurdes ont demande à Mme Erdoğan d’empêcher la destruction de leurs fermes et maisons. Erdogan leur aurait répondu : « Allez à la montagne [rejoignez le PKK]».
 
Environ 150 familles kurdes sont actuellement menacées par la destruction de leurs maisons à Bağlum. Des familles dont les maisons ont été détruites ou sont en cours de démolition ont déclaré subir cela à cause de leur identité kurde.
Les victimes, dont la plupart ont immigré du district de Derik, à Mardin, il y a 20 ans, vivent de l’élevage ici. Expliquant qu’ils ont vendu tous leurs actifs dans leur ville natale avant de s’installer à Baglum et d’investir dans leur résidence actuelle, les victimes kurdes ont déclaré que leurs moyens de subsistance leur avaient été retirés. 8 maisons et fermes ont été détruites jusqu’à présent. Alors que ceux dont les maisons ont été détruites vont chez leurs proches vivant dans la même zone, ils essaient de protéger leurs biens.

ILS NE VEULENT PAS DES KURDES
Déclarant que les autorités turques les forçaient à quitter la maison depuis environ deux ans, Mustafa Ekinci qui habite ici depuis 21 ans a dit: « Nous ne savons pas quoi faire. Il y a 8 maisons et fermes détruites ici, et 8 d’entre elles appartiennent à des familles kurdes. Ils ne veulent pas de Kurdes ici. (…) Je ne suis pas d’accord. S’il y a un ordre, il doit être exécuté sans discrimination. Pourquoi choisissent-ils uniquement des Kurdes ? Ils ont détruit la maison où se trouvaient nos enfants. J’ai pleuré pendant des heures, ça devient de plus en plus difficile. »
SI VOUS NE PARTEZ PAS D’ICI, NOUS Y METTRONS LE FEU
Adil Ece, qui réside ici depuis 21 ans, a également déclaré qu’il vit de l’élevage mais qu’ils ne pouvaient pas régulariser leur situation en raison de difficultés financières, ajoutant : « Ils sont venus de la municipalité de Keçiören il y a environ deux ans, ils nous ont dit qu’il n’y avait aucun dossier de construction ici. Ils ont dit : ‘Si vous ne sortez pas d’ici, nous brûlerons cet endroit’. Pendant un an et demi, ils ont continué à nous menacer avec des rhétoriques telles que « nous allons brûler cet endroit ». Voilà le résultat, ils font ce qu’ils disent. »
 

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