FRANCE. Neuf Kurdes mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste »

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FRANCE. Neuf des dix militants kurdes arrêtés le 23 mars à Marseille et en région parisienne, ont été mis en examen vendredi pour « association de malfaiteurs terroriste, financement terroriste » et « extorsion en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste ».
 
Une des dix personnes arrêtées sur demande d’un juge antiterroriste, dans le cadre d’une information judiciaire portant sur des activités en lien avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a été remise en liberté.
 
Par ailleurs, dans le cadre d’ «une demande d’entraide pénale avec la Turquie», Vedat Bingol,  l’ancien coprésident du Conseil démocratique kurde en France, a été entendu le 24 mars par le commissariat de Villeneuve Saint-George, pour « outrage à Erdogan » et « propagande terroriste » à cause des tweets partagés sur son compte. Ankara lui reproche d’être un proche du PKK.
 
Ces arrestations des militants kurdes intervient au moment où Paris tente d’améliorer ses relations avec Ankara. En effet, la France utilise les Kurdes comme variable d’ajustement dans ses intérêts étatiques avec la Turquie. Jusqu’à présent, seul le Parti Communiste Français (PCF), La France Insoumise (FI) et le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) ont dénoncé la répression des Kurdes sur le sol français.

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