TURQUIE. L’interminable interdiction de manifestations et rassemblements dans les villes kurdes

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TURQUIE / BAKUR – Depuis des années, le régime turc prolonge l’état d’urgence dans les villes kurdes où les rassemblements et les manifestations sont interdits.

Le gouverneur turc d’Hakkari a décidé de prolonger l’interdiction des rassemblements et des événements jusqu’au 15 mars dans toute la ville.

La déclaration du gouverneur a cité «l’unité indivisible», «la sécurité nationale» et «l’ordre public» comme raisons de l’interdiction.

Des interdictions arbitraires qui durent depuis des années

L’état d’urgence dans les villes kurdes a été systématiquement prolongé depuis des années.

Dans la ville d’Urfa, l’interdiction des rassemblements et des événements a été imposée pendant un mois le 26 février. L’interdiction a été prolongée de 15 jours à Mardin le 21 février.

Une décision similaire a été prise à Van le 17 février. L’interdiction dans la ville avait été automatiquement prolongée le 2 février. Le 12 février, les autorités ont décidé de prolonger l’interdiction des rassemblements et des événements à Hakkari. Dans la province de Dersim, les rassemblements et les événements sont interdits depuis plus de huit mois.

Selon un rapport de 2020 sur les violations des droits établi par la branche Amed de l’Association des droits de l’Homme (IHD), le gouvernement turc a déclaré l’année dernière 4 villes et 13 districts de ces villes comme «zones de sécurité spéciales». Des interdictions ont été périodiquement prolongées dans ces villes. De plus, des couvre-feux ont été déclarés 13 fois dans 3 centres-villes et 96 villages / quartiers dans 8 districts de ces villes dont des dizaines de leurs hameaux.

ANF

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