Quand la Turquie tient en otage les cadavres des combattants kurdes…

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TURQUIE / BAKUR – Mêmes morts, les Kurdes ne peuvent échapper à la haine de l’Etat turc. Leurs cadavres sont attaqués, mutilés, déterrés, leurs cimetières profanés, tout cela depuis plusieurs décennies déjà, sans que la communauté internationale montre le moindre gêne face à de tels crimes contre l’humanité.

L’Etat turc refuse de remettre le corps d’un combattant kurde tué par l’armée turque en juillet 2019 à Hakkari/Çukurca à sa famille qui le réclame depuis des mois.
 
La famille de Barış Bardakçı, le combattant tué le 2 juillet 2019, mène une bataille acharnée pour obtenir le corps de leur enfant afin de l’inhumer et d’avoir un lieu où se recueillir.
 
En Turquie et en Iran*, il y a des milliers de mères kurdes qui mènent une bataille acharnée contre les autorités afin de récupérer les cadavres de leurs enfants tués ou exécutés qu’on cache dans des lieux non divulgués afin de faire souffrir les familles kurdes même après la mort.
 
*Même morts, les Kurdes du Rojhilat (Kurdistan de l’Est sous l’occupation d’Iran) ne peuvent trouver le repos car leurs bourreaux refusent de rendre leurs corps aux familles, rajoutant des souffrances supplémentaires à la douleur des familles à qui ont a volé un être cher. Commence alors une lutte acharnée des mères des exécutés qu’on a nommées « les Antigones des temps modernes » pour retrouver les corps de leurs enfants afin d’avoir une tombe où se recueillir et les pleurer…
Depuis plusieurs décennies, les prisonniers politiques kurdes exécutés par les Mollahs sont enterrés dans des lieux tenus secret, faisant fi du respect dû aux morts.

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