Les femmes kurdes contre les violences étatiques et masculines

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TURQUIE / BAKUR – Les femmes kurdes ont débuté leurs marches contre les violences faites aux femmes.
 
Aujourd’hui, les femmes kurdes étaient dans la ville martyre de Cizre où pendant l’hiver 2015/2016 les forces armées turques ont massacré des centaines de civils kurdes pour écraser l’autonomie-kurde.
 
Les femmes kurdes continueront leurs marches jusqu’au 25 novembre, Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes, y compris les féminicides et les viols, ainsi que l’esclavage moderne. 

Ces marches sont organisées par les militantes du Mouvement des femmes libres (Tewgera Jina Azad – TJA) et des assemblées féminines des partis politiques HDP et DBP.
 
Au Kurdistan, les violences étatiques visant les femmes kurdes ont pour but d’écraser la résistance kurde face au colonialisme turco-arabo-perse. A ces violences s’ajoutent les violences masculines dans une société écrasée par les pouvoirs dominants où trop d’hommes kurdes deviennent les bourreaux de leurs filles, sœurs, femmes… dans un cercle vicieux que les femmes kurdes sont décidées de casser.
 
Une journée en hommage aux sœurs Mirabal

Les Nations Unies ont annoncé le 25 novembre de chaque année Journée mondiale de lutte contre les violence faites aux femmes après l’assassinat des trois sœurs Mirabal en République dominicaine par Trujillo, contre lequel les trois sœurs s’étaient révoltées contre son pouvoir et son autorité.
La violence est considérée comme un moyen de domination masculine dont dépendent les femmes, la coercition et le déni, caractérisé par diverses formes de discrimination, d’oppression et d’agression, découlant du contrôle de l’autorité des hommes dans la société, qui prend diverses formes de dommages psychologiques et physiques.
La violence à l’égard des femmes varie de la violence individuelle verbale et physique à l’abus direct et indirect des femmes, entre la violence collective perpétrée par un groupe de personnes sur la base d’une identité ethnique, sectaire ou culturelle, caractérisée par le mépris, l’exclusion ou la liquidation, et la violence officielle (violence du pouvoir), qui se traduit par une violence politique envers l’opposition et les classes sociales générales mais toutes sortes de violence découlent de la pensée masculine de l’État nation.
Les femmes peuvent être exposées à diverses formes de violence physique et psychologique, sexuelle, spirituelle, communautaire et verbale. L’une des méthodes les plus courantes des femmes dans notre société est la violence sexuelle, psychologique et verbale, à commencer par les menaces, les coups de poing, les coups ou l’utilisation de moyens et d’outils nuisibles ainsi que des méthodes de violence physique qui peuvent entraîner directement la mort comme les brûlures, les tentatives de suffocation, les empoisonnements et les autres actes de même nature.

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