TURQUIE. 42 Kurdes arrêtés à Diyarbakir

0
315
TURQUIE / BAKUR – La guerre anti-kurde de l’Etat turc se poursuit sur tous les fronts : au Rojava, au Bashur et à l’intérieur des frontières turques. Alors que la Turquie utilise son armée contre les Kurdes de Syrie et d’Irak, dans le pays, elle utilise la répression judiciaire en arrêtant à tour de bras les membres de la société civile, des associations d’utilité publique, des défenseurs des droits des femmes et des partis politiques qui sont le HDP et le DBP.
 
Ce matin, la police turque a mené des raids simultanés contre plusieurs adresses, le bâtiment du DTK (Le Congrès de la société démocratique) et la maison d’édition J&J dans la ville kurde de Diyarbakır (Amed) et 6 autres localités.
 
On parle d’au moins 42 personnes arrêtées. Elles sont toutes accusées de « faire de la propagande terroriste » ou d’ « être membres d’une organisation terroriste (PKK) ».
 
Des syndicalistes, des avocats, des responsables politiques, associatifs et activistes des droits des femmes, dont Rojda Barış, cadre de l’Association des femmes Rosa, co-maire de la municipalité du district de Silvan qui a été démise de ses fonctions et assigné à résidence en mars, Naşide Toprak, l’avocate Newroz Uysal, administratrice de MEBYA-DER, Yıldız Damla, membre du Parti des régions démocratiques (DBP), Leyla Bağatır, membre du syndicat BES Suphi İzol sont parmi les personnes arrêtées lors des raids.
 
Le bâtiment du DTK a été perquisitionné à 4 heures du matin et l’enseigne du DTK, dont la coprésidente Leyla Guven avait été récemment arrêtée avant d’être libérée de nouveau, et de nombreux livres ont été saisis. La perquisition policière se poursuit dans les bâtiments de DTK et J&J.
 
.
 

REPONDRE AU COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom ici